Jean Roucas

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Jean Roucas
Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Roucas en octobre 2009.

Nom de naissance Jean Avril
Naissance (64 ans)
Marseille
Nationalité France Français
Profession
Jean Roucas et les comédiens du spectacle "P'tit coup de pompe à l'Elysée" en octobre 2009.

Jean Avril, dit Jean Roucas, né le à Marseille, est un humoriste, imitateur, animateur de télévision, animateur de radio et auteur de théâtre français. Il est notamment connu pour l'émission de télévision Le Bébête show et pour son émission de radio Les Roucasseries. Il a également interprété des chansons humoristiques. Il tient son pseudonyme du quartier du Roucas blanc de Marseille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est repéré par Stéphane Collaro, avec lequel il travaille sur TF1 dans les émissions Collaroshow (de 1979 à 1981), Cocoboy (de 1982 à 1984), Cocoricocoboy (de 1984 à 1987) : il y interprète des sketches et réalise également, avec Guy Montagné, les voix de la rubrique Le Bébête show, dans laquelle il parodie des hommes politiques.

En 1985, il tient l'un des rôles principaux du film Le Gaffeur de Serge Pénard avec Jean Lefebvre et Denise Grey. Ce film, considéré comme un navet, fut un très mauvais choix, à cause de son agent artistique de l'époque, et marque la fin de sa carrière d'acteur au cinéma, alors que son agent avait refusé que Jean Roucas participe à l'un des rôles principaux du film Subway, de Luc Besson.

À la rentrée de septembre 1987, alors que Stéphane Collaro est parti travailler sur La Cinq, Jean Roucas anime en solo un show mensuel sur Antenne 2 Cadet Roucas diffusé à 20 h 50[1].

À partir de 1988, il travaille à nouveau avec Stéphane Collaro, pour les besoins du Bébête show, devenu une émission à part entière diffusée avant le Journal de 20 heures de TF1, avec Jean Amadou à l'écriture.

Il fut également animateur à la radio sur Europe 1, où il remplace Coluche, avec Les Roucasseries (1986 à 1994), et participa à plusieurs spectacles, notamment au théâtre des Deux Ânes, avec Jacques Mailhot et Jean Amadou, à la fin des années 1990. La période faste et de gloire de Jean Roucas est à situer entre 1983 et 1988, époque ou il est l'un des comiques les plus incontournables, avec Coluche, Michel Leeb, ou Thierry le Luron. De plus, il est très populaire, et connu de presque tous les Français, à une époque où, avant 1984, il n'y avait que trois chaines de télévision. Mais avec les années, son style n'évolue guère, tout comme son répertoire reste figé : il imite souvent Jacques Chirac, ou Raymond Barre, et il finit par lasser une grande partie de son public très exigeant, qui va finir par se tourner vers d'autres comiques émergeants, comme par exemple, Laurent Gerra, ou les Guignols de l'info.

Les années qui suivent la fin du Bébête show en 1995 sont très difficiles. Il est pris en main une première fois par l'association La roue tourne, de Janalla Jarnach, qui vient en aides aux artistes déchus, ou dans le besoin. Après s'être éloigné du milieu du spectacle durant quelques années, Jean Roucas a renoué avec celui-ci, avec l'aide et les conseils de l'association La roue tourne. Il se produit à nouveau sur scène, notamment au théâtre des Deux Ânes.

Il a aussi participé à l'émission de téléréalité La Première compagnie en 2005. Il publie la même année le livre Jamais l'un sans l'autre, coécrit avec sa femme Florence, dans lequel il raconte ses années de traversée du désert et ses déboires avec l'alcool[2].

Le 15 septembre 2013, il participe à l'université d'été du Front national à Marseille[3], où il annonce son ralliement à ce parti[4],[5].

Le 3 octobre 2013, il déclare à Nice-Matin constater « avec effroi, que la gauche caviar, qui tient les rênes du métier du spectacle, pardonne plus facilement à un type qui a massacré sa femme à coups de poings (Bertrand Cantat) qu'à moi, qui ai eu tort de dire mes sympathies »[6]. Il reçoit à cette occasion le soutien de Michel Drucker[7] et de Michel Fugain[8].

Le , après un tweet où il comparait François Hollande à Adolf Hitler, réagissant à des agressions subies par des militants FN, Jean Roucas est désavoué par Jacques Mailhot, le directeur du théâtre des Deux Ânes, qui annonce vouloir mettre fin à leur collaboration. Pour sa part, l'humoriste déclare qu'il « ne voulait pas comparer Hollande à Hitler [mais] juste attirer l'attention sur le côté facho des agressions subies par le FN »[9]. Au même moment, Michel Drucker, qui souhaitait l'engager pour animer une rubrique sur le monde du spectacle ou des comiques depuis 1960, dans le cadre de son émission Vivement dimanche, annonce qu'il ne sera pas engagé.

Le , Jean Roucas annonce ne plus soutenir le FN et vouloir s'éloigner le plus possible de la politique, celle-ci ayant, selon ses dires, nui à sa carrière artistique[10]. Le 2 novembre 2015, il annonce qu'il est de nouveau pris en main par l'association La roue tourne, association qui vient en aide aux artistes déchus, ou dans le besoin, où il affirme trouver de bons conseils, et de l'assistance, son engagement au Front national ayant eu des conséquences catastrophiques pour la suite de sa carrière.

Carrière à Europe 1 (1986 à 1996)[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]