Canal de Provence

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le canal de Provence dans le département du Var

Le canal de Provence est un ouvrage hydraulique régional qui participe à la desserte, principalement en eau brute, captée dans le Verdon, de 116 communes des Bouches-du-Rhône et du Var dont Aix-en-Provence, Marseille, Toulon, soit une population totale de 3 000 000 d'habitants. Il irrigue par aspersion 80 000 hectares de terres agricoles et alimente plus de 8 000 sites industriels de la région. D'une longueur de près de 270 km[réf. nécessaire] dont 140 en souterrain[1], le canal a été conçu et réalisé progressivement sur la base d'un schéma initial qui a très peu varié, à partir des années 1960, et a depuis trente ans évité les effets de la sécheresse dans les départements desservis, contribuant ainsi à leur développement économique.

La création de la Société du Canal de Provence[modifier | modifier le code]

Depuis toujours, les provençaux se sont ingéniés à tirer le meilleur parti de la Durance et de son principal affluent, le Verdon pour produire de l'électricité et fournir de l'eau en suffisance pour les agglomérations, l'irrigation et l'industrie. Depuis 1854, la Durance alimente le Canal de Marseille qui fournit les deux-tiers des besoins en eau de la ville, et dès 1868, le Verdon approvisionne la plaine d'Aix.

Articles détaillés : Canal de Marseille et Canal du Verdon.
Le château du Tholonet (Bouches-du-Rhône), siège de la Société du Canal de Provence

Si grâce à ces canaux, Marseille et sa région ne connurent plus de pénurie d'eau potable, les parties rurales de la Provence continuaient de souffrir d'un manque chronique d'eau. Après la Seconde Guerre mondiale, sous l'impulsion du ministère de l'Agriculture, les départements des Bouches-du-Rhône et du Var, ainsi que la Ville de Marseille eurent la volonté d'affranchir la Provence de cette pénurie d'eau qui y limitait ses possibilités de développement.

En 1957, la Société du Canal de Provence (SCP) est créée avec la mission de transférer les eaux du Verdon à travers le relief difficile de la région en construisant le canal de Provence. La SCP gère encore aujourd'hui aussi le barrage de Bimont

Les investissements ont été financés pour moitié par emprunts et pour moitié par subventions de l'État, de la Région, des Départements, de l'Europe et de l'Agence de l'eau.

Les travaux de construction[modifier | modifier le code]

Les travaux de réalisation du canal ont commencé en 1964.

Le réseau d’irrigation du canal de Provence comprend 70 km de canal principal, 140 km de galeries souterraines, 600 km de canalisations principales et 4400 km de canalisations secondaires enterrées[2].

Le canal au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Le canal de Provence peut délivrer chaque année 660 millions de mètres cubes d'eau du Verdon. Son débit maximum de pointe atteint 40 mètres cubes par seconde.

Les ouvrages principaux ont une longueur de 270 km dont 140 en souterrain. Ils alimentent 3 600 km de réseau secondaire de distribution sous pression.

Le canal se compose d'ouvrages de transport (canaux, galeries, aqueducs, adductions…), de réserves, de stations de pompage et d'ouvrages annexes nécessaires à son fonctionnement. Les réserves constituées sur le Verdon permettent de garantir les débits sur une période de sécheresse de deux ans, le canal de Provence étant à sa capacité maximale.

L'apport en eau potable[modifier | modifier le code]

Le canal de Provence dessert en eau potable une grande partie des communes de Provence.

Il fournit 40 % de la consommation de la ville de Marseille, l'autre partie étant fournie par le canal de Marseille.

L'irrigation agricole[modifier | modifier le code]

La gestion du canal[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger de Morant, Le canal de Provence, un exemple français d'aménagement régional (SCP), Le Tholonet, Société du canal de Provence et de la région provençale, , 136 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Bonci, « L'eau transportée », in Jacques Sapiega, La Durance, parcours & regards, Conseil régional PACA, 2004 (DVD)
  2. Nicolas Bonci, op. cit.