César (film, 1936)

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César
Réalisation Marcel Pagnol
Scénario Marcel Pagnol
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films Marcel Pagnol
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Mélodrame
Durée 134 minutes (2 h 14)
Sortie 1936

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

César est un film français écrit et réalisé par Marcel Pagnol, sorti en 1936. Dernier volet de la trilogie marseillaise, César n'est pas comme les deux premiers opus, l'adaptation cinématographique d'une pièce de théâtre mais a été écrit directement pour l'écran. Pagnol a adapté le scénario pour le théâtre en 1946.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Vingt ans après les évènements racontés dans Fanny, Césariot, élevé à grands frais par le généreux Panisse, sort premier de l'école Polytechnique. Après l'enterrement de Panisse, il apprend que celui-ci n'est pas son vrai père et que son géniteur est en fait Marius, le fils de César, qu'on lui décrit plus ou moins comme un renégat. Pour en avoir le cœur net, il décide de le rencontrer incognito et, se faisant passer pour un journaliste, glane des informations auprès de son entourage à Toulon. Au cours d'une partie de pêche en tête-à-tête dans les calanques, il découvre l'homme sensible, doux et rêveur qu'est son père, mais les affabulations de comptoir de Fernand, son associé au casier judiciaire douteux, sèment à nouveau le doute dans son esprit. Profitant d'une visite professionnelle de Marius à Marseille, il décide de crever l'abcès, en provoquant une réunion de famille en présence de sa mère Fanny et de son grand-père César. À la suite de cette poignante explication, Césariot comprend que ses parents lui ont sacrifié leur jeunesse et leur amour ; et que toute sa famille et l'entourage savaient. Il œuvre alors à ce que Marius et Fanny, veuve et libre, se retrouvent et vivent enfin leur amour, resté intact après vingt ans.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Appréciation[modifier | modifier le code]

« Le film garde la qualité de cette saga tribale où se mêlent, s'aiment et surtout s'apostrophent des personnages qui sont à la fois les membres d'un pittoresque folklore régionaliste, et des types humains de valeur universelle. À travers d'homériques discussions de bistrot, ils évoquent le rêve de paradis lointains, le fossé des générations, les exigences du devoir moral au-delà des tricheries du quotidien. César conclut dignement le plus grand feuilleton populaire que le cinéma parlant ait apporté à cette époque. »

— Pierre Billard, L'Âge classique du cinéma français, Flammarion, 1995

Autour du film[modifier | modifier le code]

Pagnol raconte que, bloqué à la moitié du scénario, il retrouva l'inspiration en improvisant son récit pour une vieille dame, « une charmante nonagénaire, Mme Gaucherand, sœur aînée d'une antiquaire du Vieux-Port qui fournissait l'équipe en accessoires[1] », et qui ne souhaitait pas mourir sans connaître le dénouement de l'histoire[2]. Faisant fi du réalisme, Pagnol place l'intrigue vingt ans plus tard, et introduit parmi les personnages principaux le fils de Marius et Fanny, Césariot. Le film sort le , quatre ans après Fanny.

Afin de boucler la boucle, Pagnol adapte son scénario pour la scène. La pièce est créée en 1946 au théâtre des Variétés où avait eu lieu une reprise de Marius et Fanny en 1942-43. Si Orane Demazis, Maupi, Milly Mathis et Robert Vattier retrouvent une dernière fois les rôles qui les ont rendus célèbres, Alida Rouffe et Fresnay, indisponibles, sont remplacés par Marguerite Chabert et Henri Alibert, et le rôle de Césariot revient au jeune Raymond Pellegrin que Pagnol venait de faire tourner dans Naïs. Mais la création est endeuillée par la disparition en septembre de la même année de Raimu, qu'Henri Vilbert ne parvient pas à faire oublier[3].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Beylie, Marcel Pagnol ou Le cinéma en liberté, Éditions de Fallois, 1995
  2. Pagnol, Confidences, Julliard, 1981
  3. Dullac et Charpin sont morts respectivement en 1941 et 1944.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]