César (film, 1936)

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César
Description de cette image, également commentée ci-après
Le vieux port de Marseille dans les années 1930
Réalisation Marcel Pagnol
Scénario Marcel Pagnol
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films Marcel Pagnol
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Mélodrame
Durée 134 minutes
Sortie 1936

Série

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

César est un film français écrit et réalisé par Marcel Pagnol, sorti en 1936. Dernier volet de la Trilogie marseillaise, le film a reçu un grand succès. C'est le seul film de la trilogie à avoir été réalisé par Marcel Pagnol.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Vingt ans ont passé[1]... Césariot est doué dans les études et il pourrait sortir Major de l'école Polytechnique. Il a été élevé à grands frais par le généreux Panisse et croit sincèrement que ce dernier est son père biologique. Le poids des ans fait que Panisse, très âgé, va bientôt mourir. Il tient absolument à ce que Césariot n'apprenne la vérité sur ses origines qu'après son enterrement[2].

Ainsi le jeune homme apprend avec une grande surprise que son géniteur est en fait Marius, le fils de son propre parrain César (qui est donc aussi son grand-père). Marius lui est décrit comme un renégat au nom maudit, jamais prononcé, qui a fait de la prison durant sa jeunesse sans que la cause en soit révélée.

Pour en avoir le cœur net, Césariot décide de le rencontrer incognito. Il se fait passer pour un journaliste afin de glaner des informations auprès de son entourage à Toulon où il travaille dans un garage automobile. Au cours d'une partie de pêche en tête-à-tête dans les calanques, il découvre l'homme sensible, doux et rêveur qu'est son père, et sa grande franchise l'incite à profondément s'attacher à lui. Pourtant, les affabulations de comptoir de Fernand, son associé au casier judiciaire douteux, sèment à nouveau le doute dans son esprit.

Profitant d'une visite professionnelle de Marius à Marseille, Césariot décide de crever l'abcès en provoquant une réunion de famille en présence de sa mère Fanny et de son grand-père César. À la suite de cette poignante explication, Césariot comprend que ses parents lui ont sacrifié leur jeunesse et leur amour afin que lui ne puisse jamais manquer d'éducation de qualité ni de biens matériels. Le jeune adulte comprend aussi sa situation était connue et acceptée de toute sa famille et son entourage.

Il œuvre alors à ce que Marius et Fanny se retrouvent et vivent enfin leur amour, resté intact après vingt ans.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Marcel Pagnol
  • Titre : César
  • Réalisation : Marcel Pagnol
  • Assistants : Pierre Méré et Pierre Arnaudy[3]
  • Scénario : Marcel Pagnol
  • Photographie : Willy Faktorovitch
  • Seconds opérateurs : Charly Willy-Gricha et Roger Ledru[3]
  • Montage : Suzanne de Troeye[4], assistée de Jeannette Ginestet
  • Décors : Marius Brouquier
  • Enregistrement sonore : Voisin et Cie, procédé G.I. Kraemer, licence Thomson-Houston[3]
  • Ingénieur du son : Georges Gérardot ; Assistants : J. Coutellier et J. Bañuls[3]
  • Musique : Vincent Scotto, Orchestre Symphonique sous la direction de Georges Sellers[3]
  • Machinerie et Lumière : Albert Spanna et Antoine Rossi ; Assistants : Latiere, F. Avella, Henri Garcia, Michel Scotto, et Francillon[3]
  • Maçons : Marius Brouquier, Ambrosi, et Olivi[3]
  • Ameublement : Maison David Frères[3]
  • Décoration : Galibert[3]
  • Maquillages : Albino Constanzo[3]
  • Développement et tirage des laboratoires des Films Marcel Pagnol à Marseille, sous la direction d'Albert Assouad ; assistants : Clément Maure, Le-Van-Kim, et André Robert[3]
  • Directeur de la Production : Charles Pons ; Assistants : Léon Bourelly, Jean Adam, et Fernand Bruno[3]
  • Production : Marcel Pagnol pour Les Films Marcel Pagnol
  • Tournage : extérieurs à Marseille, Toulon et Cassis ; intérieurs dans les studios Marcel Pagnol à Marseille, entre mai et août 1936
  • Pays d'origine : Drapeau de la France France
  • Langue : français
  • Format : Noir et blanc - 35 mm - 1,37:1
  • Genre : mélodrame
  • Durée : 134 minutes
  • Dates de sortie : France :

Distribution[modifier | modifier le code]

La statue de Raimu à Toulon (sa ville natale) le représente en personnage de César, le patron du bar de la marine

Critiques[modifier | modifier le code]

« Le film garde la qualité de cette saga tribale où se mêlent, s'aiment et surtout s'apostrophent des personnages qui sont à la fois les membres d'un pittoresque folklore régionaliste, et des types humains de valeur universelle. À travers d'homériques discussions de bistrot, ils évoquent le rêve de paradis lointains, le fossé des générations, les exigences du devoir moral au-delà des tricheries du quotidien. César conclut dignement le plus grand feuilleton populaire que le cinéma parlant ait apporté à cette époque. »

— Pierre Billard, L'Âge classique du cinéma français, Flammarion, 1995

Autour du film[modifier | modifier le code]

Pagnol raconte que, bloqué à la moitié du scénario, il retrouva l'inspiration en improvisant son récit pour une vieille dame, « une charmante nonagénaire, Mme Gaucherand, sœur aînée d'une antiquaire du Vieux-Port qui fournissait l'équipe en accessoires[5] », et qui ne souhaitait pas mourir sans connaître le dénouement de l'histoire[6]. Faisant fi du réalisme, Pagnol place l'intrigue vingt ans plus tard, et introduit parmi les personnages principaux le fils de Marius et Fanny, Césariot. Le film sort le , quatre ans après Fanny[7].

Afin de boucler la boucle, Pagnol adapte son scénario pour le théâtre. La pièce, première adaptation d'un film à la scène[8], est créée le au théâtre des Variétés où avait eu lieu une reprise de Marius et Fanny en 1942-43. Si Orane Demazis, Maupi, Milly Mathis et Robert Vattier retrouvent une dernière fois les rôles qui les ont rendus célèbres, Alida Rouffe et Fresnay, indisponibles, sont remplacés par Marguerite Chabert et Henri Alibert et le rôle de Césariot revient au jeune Raymond Pellegrin que Pagnol venait de faire tourner dans Naïs. Mais la création est endeuillée par la disparition en septembre de la même année de Raimu qu'Henri Vilbert ne parvient pas à faire oublier[9],[8],[10].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site cnc.fr, page sur l'histoire de la trilogie marseillaise, consulté le 24 avril 2021.
  2. Site halldulivre.com, page "César - Marcel Pagnol, consulté le 24 avril 2021.
  3. a b c d e f g h i j k et l Références provenant du générique du film.
  4. orthographe du nom provenant du générique du film.
  5. Claude Beylie, Marcel Pagnol ou Le cinéma en liberté, Éditions de Fallois, 1995
  6. Pagnol, Confidences, Julliard, 1981
  7. Site marcel-pagnol.com, article sur la pièce César, consulté le 23 avril 2021.
  8. a et b Pierre Billard, L'âge classique du cinéma français : Du cinéma parlant à la Nouvelle Vague, Flammarion, , 725 p. (ISBN 978-2-08-066138-8, lire en ligne), p. 304.
  9. Dullac et Charpin sont morts respectivement en 1941 et 1944.
  10. Pierre Barillet, Quatre années sans relâche : Récit, Fallois, , 334 p. (ISBN 978-2-87706-409-5, lire en ligne), p. 125.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]