Cours Julien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Cours Julien
Image illustrative de l’article Cours Julien
Situation
Coordonnées 43° 17′ 38″ nord, 5° 22′ 59″ est
Arrondissement 6e
Quartier La Plaine
Transport
Métro Ligne 2 du métro de Marseille

Géolocalisation sur la carte : Marseille

(Voir situation sur carte : Marseille)
Cours Julien

Le cours Julien est une voie située dans du 6e arrondissement de Marseille, dans le quartier de la Plaine, il est considéré comme le quartier des artistes, des bobos[1] et musiciens de Marseille. On y trouve de nombreuses terrasses de cafés, des œuvres de street-art, des boutiques à tendance artistique, des aires de jeu pour les enfants et il est entouré de rues piétonnes

Il accueille une salle de concert (l'Espace Julien), un vidéo-club (le vidéodrome 2)[2] et un cinéma d'art et d'essai (La Baleine)[3],[4],[5], un café associatif (l'équitable café)[6], un marché de produits bio le mercredi et une école primaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusque vers 1970, le cours Julien et la Plaine furent à Marseille les lieux d'échanges commerciaux privilégiés des fruits et légumes. Les paysans de Plan-de-Cuques, Château-Gombert, La Pomme, Mazargues, Bonneveine, etc. y arrivaient vers minuit avec leurs productions. Sur le cours Julien se trouvaient les entrepôts des grossistes et, en plein air et le long du Cours, se tenaient deux catégories bien distinctes de marchandes, les Partisanes (semi-grossistes) et les Revendeuses, qui vendaient les productions des maraîchers locaux. Les grossistes proposaient essentiellement des produits d'Afrique fraichement débarqués sur le Vieux Port : artichauts de Tunisie, oranges d'Algérie, tomates du Maroc, ananas et bananes d'Afrique noire. Vers 1960, la Ville de Marseille, afin de désengorger le centre-ville et le Cours Julien, décide de regrouper toutes les activités de fruits et légumes sur un seul et même site, dans le quartier des Arnavaux.

Le cours Julien est le lieu de naissance en 1872 du biochimiste Victor Henri, l'un des fondateurs de la cinétique enzymatique[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Manon Rescan, « À Marseille, le centre-ville résiste toujours à la gentrification », lemonde.fr, 11 juin 2015.
  2. « Un cinéma de quartier sur le Cours Ju », Marsactu,‎ (lire en ligne)
  3. « Un cinéma à bon port », Marsactu,‎ (lire en ligne)
  4. « La Baleine, un nouveau cinéma dans le petit bassin de l'art et essai à Marseille », Marsactu,‎ (lire en ligne)
  5. « Marseille : la Baleine un nouveau lieu pour les amateurs de cinéma d'art et d'essai », France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,‎ (lire en ligne)
  6. « L'essence du partage », Marsactu,‎ (lire en ligne)
  7. Athel Cornish-Bowden, Jean-Pierre Mazat et Serge Nicolas, « Victor Henri: 111 years of his equation », Biochimie, vol. 107,‎ , p. 161–166 (ISSN 0300-9084, DOI 10.1016/j.biochi.2014.09.018, lire en ligne, consulté le 1er novembre 2018)