Tour CMA-CGM

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tour CMA CGM
Tour cma cgm 1 credits Exmagina.jpg

La Tour CMA CGM vue au coucher de Soleil.

Histoire
Ancien(s) nom(s)
Tour French Line
Architecte
Zaha Hadid SRA architectes
Construction
Ouverture
Usage
Architecture
Style
Hauteur du toit
145 m
Hauteur du dernier étage
142,80 m
Étages
33
Superficie
94 000 m2
Nombre dʼascenseurs
15, dont :
10 à grande vitesse (7 m/s)
Administration
Propriétaire
Site web
Localisation
Adresse
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Marseille
voir sur la carte de Marseille
Red pog.svg

La Tour CMA CGM est le plus grand immeuble de grande hauteur (IGH) à usage de bureau de la ville de Marseille. Située dans le quartier d'affaires Euroméditerranée et dans le quartier officiel d'Arenc au sein du 2e arrondissement, cette tour conçue par l'architecte Zaha Hadid dans un style déconstructiviste [1] abrite le siège social de la Compagnie maritime d'affrètement - Compagnie générale maritime, le 3e groupe mondial de transport maritime en conteneurs.

Haute de 145 m, il s'agit de la plus haute tour marseillaise et de la troisième plus haute tour de province après les tours lyonnaises Tour Incity (202 m) et Tour Part-Dieu (165 m). Elle regroupe 2 700 employés[2] de CMA CGM répartis auparavant sur sept sites différents.

Les lots terrassements, fondations, structure, gros-œuvre ont été confiés à l'entreprise Grands travaux de Marseille (GTM).

À la tour s'ajoute un bâtiment annexe qui contiendra des locaux techniques, cinq niveaux de parking souterrain, un restaurant d'entreprise et les salles informatiques.

Contexte[modifier | modifier le code]

La construction de la tour CMA CGM est un des résultats du programme Euroméditerranée, qui consiste à restructurer complètement plusieurs quartiers jouxtant le port de Marseille. Elle constitue la première grande réalisation sur le site d'Euroméditerranée et elle est considérée par les médias comme le « nouveau phare » de la ville[3].

Mais, sa construction fut motivée par son PDG, Jacques Saadé, car l'entreprise se trouvait à l'étroit dans ses anciens locaux : un bâtiment jouxtant la tour (le siège actuel), revendu au conseil général des Bouches-du-Rhône.

Le bâtiment se situe au cœur du futur quartier d'affaires de Marseille, où d'autres tours et aménagements verront le jour à l'horizon 2018.

La tour est desservie par la station Tramway de MarseilleLigne 2 du tramway de Marseille et Tramway de MarseilleLigne 3 du tramway de Marseille Euroméditerranée Arenc du tramway de Marseille.

Une gare SNCF située au pied de la tour, nommée « Euroméditerranée-Arenc », a ouvert ses portes le 3 février 2014.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La hauteur de la tour CMA-CGM, comparée aux autres gratte-ciels les plus hauts du monde.

La tour mesure 145 m de haut. À la demande du maire, Jean-Claude Gaudin, la tour ne dépasse pas Notre-Dame-de-la-Garde, qui domine la ville de ses 154 m[2], symbole de la ville depuis 1864[4]. Sans cette restriction, la tour aurait été certainement plus haute vu les besoins de l'entreprise[5]. Il y a 75 m dans la plus grande dimension du plateau, et on compte 33 niveaux de grande hauteur (2,80 m sous le plafond). La surface hors œuvre nette est de 64 000 m2.

La capacité d'accueil est de 2 700 personnes. Treize ascenseurs, dont 10 à grande vitesse (7 m/s soit 25,2 km/h), assurent les déplacements. Il existe cinq niveaux de parking (770 automobiles & 200 deux-roues).

L'immeuble comprend au total 53 000 m2 de surface vitrée ; 65 000 m3 de béton ont été nécessaires, soit 168 000 tonnes. L'ossature de la tour est composée de 1 172 poteaux en béton[2] érigés depuis le sol. La construction a également nécessité 6 000 tonnes d'acier et 100 000 m3 de terrassement.

Le coût est proche de 300 millions d'euros[6].

Tous les poteaux ont des inclinaisons différentes[2], le béton qui les compose a été spécialement conçu pour la structure de cette tour ; en effet, elle doit supporter des contraintes spécifiques dues au choix architectural et à l'emplacement du bâtiment.

La structure doit en outre résister à des vents supérieurs à 200 km/h[7].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Aménagements particuliers[modifier | modifier le code]

La tour a une capacité de 2 700 postes de travail, le restaurant d'entreprise de 800 places, l'auditorium de 190 places. L'immeuble comprend également un musée maritime, une salle de fitness et des salles de formation. À l'origine, un restaurant panoramique ouvert au public avait été promis au sommet, mais officiellement pour des raisons d'espace, cet aménagement a été abandonné.

Le hall de la tour devait à l'origine contenir le plus grand aquarium privé d'Europe, un souhait de Jacques Saadé, PDG du groupe CMA CGM ne cachant pas sa passion pour l'aquariophilie, qui ne sera pas réalisé en raison de précautions techniques[5],[8].

Une grande partie des aménagements intérieurs de la tour et de son annexe ont été imaginés par Jacques Saadé, en collaboration avec l'architecte Zaha Hadid. Jacques Saadé a montré tout au long de la réalisation du projet qu'il était très attaché à la réalisation du bâtiment[4].

Quelques œuvres d'art remarquables participent de la décoration intérieure et extérieure, notamment un bronze monumental le génie de la mer du sculpteur Carlo Sarrabezolles qui trône désormais devant l'édifice et deux grands panneaux en laque d'or signés Jean Dunand en 1935 la conquête du cheval et la pêche pour décorer le fumoir première classe du paquebot Normandie[9] et qui aujourd'hui ornent la grande salle du conseil au 31e étage de la tour[10].

Aménagements de « Haute Qualité Environnementale »[modifier | modifier le code]

Aucun standard de haute qualité environnementale n'a été pris en compte dans la conception technique de la Tour CMA-CGM. En effet le bureau d'études londonien Arup n'a intégré aucun critère particulier en matière d'économie d'énergie lors de la conception technique de cette tour, si ce n'est à minima, la simple application de la Réglementation Thermique 2000. Cela, grâce au concours des ingénieurs thermiciens du bureau d'études COPLAN (NICE), à qui Arup a sous-traité la rédaction des pièces écrites des lots techniques ainsi que l'adaptation aux réglementations françaises. Il est donc impropre de parler de « Haute Qualité Environnementale » dans le cas de la Tour CMA-CGM. En effet la date de dépôt de son permis de construire étant antérieure au 1er septembre 2006, la Réglementation Thermique 2005 ne s'applique pas à cette construction.

Dates clés[modifier | modifier le code]

Le début des travaux a lieu en juillet 2006. Les fondations sont terminées en mars 2007 ; la cérémonie de pose de la première pierre suit le 23 mars 2007.

Le noyau atteint le 33e et dernier étage fin juin 2008. La fin des travaux de béton date d'octobre 2008, la fin des travaux des façades extérieures de mai 2009, la fin de la pose des revêtements extérieurs d'août 2009.

La livraison du bâtiment, initialement prévue pour le troisième trimestre 2009, a été repoussée au quatrième trimestre 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.emporis.com/building/tour-cma-cgm-marseille-france
  2. a, b, c et d « A Marseille, la tour CMA CGM tutoie la Bonne Mère », Le Moniteur, no 5611,‎ , p. 12 (ISSN 0026-9700).
  3. Milena Chessa, « La tour CMA-CGM de Zaha Hadid, un nouveau phare pour Marseille », Le Moniteur,‎ (ISSN 0026-9700, lire en ligne)
  4. a et b http://www.laprovence.com/articles/2008/07/25/523432-A-la-une.php
  5. a et b http://www.paris-skyscrapers.fr/forum/viewtopic.php?id=71
  6. « La tour CMA CGM au zénith du ciel marseillais », Le Moniteur, no 5462,‎ , p. 9 (ISSN 0026-9700, lire en ligne)
  7. http://www.lesechos.fr/info/innovation/4769247-la-tour-cma-cgm-empile--les-defis-techniques.htm
  8. http://blog.bmykey.com/immobilier/donner-de-la-hauteur-a-la-france-par-des-gratte-ciels-qu%E2%80%99en-pensez-vous/2007/84/
  9. depuis les années 1960 les panneaux, propriété de la CGT, étaient en dépôt au Musée d'art moderne de la ville de Paris
  10. french lines la mémoire des paquebots sur www.lesechos.fr consulté le 29 juillet 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Trop de liens externes (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Les liens externes doivent être des sites de référence dans le domaine du sujet. Il est souhaitable — si cela présente un intérêt — de citer ces liens comme source et de les enlever du corps de l'article ou de la section « Liens externes ».