Les Catalans

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Les Catalans
Les Catalans
Le port des Catalans vers 1800 par Jean-Jérôme Baugean.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Ville Marseille
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 27″ nord, 5° 21′ 21″ est
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Marseille

Voir sur la carte administrative de Marseille
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Les Catalans

Les Catalans sont un quartier du bord de mer de Marseille.

Sa toponymie remonte au XVIIe siècle et est due à l'arrivée d'un groupe de pêcheurs catalans qui s'étaient installés dans une infirmerie désaffectée. Le temps passant, le nom est resté pour l'ensemble du quartier.

Dans le roman Le Comte de Monte-Cristo[1] d'Alexandre Dumas, la fiancée d'Edmond Dantès, Mercedes est censée vivre dans ce petit village côtier.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo (1re éd. 1845) (lire en ligne), chap. 3 (« Les Catalans ») :

    « Un jour, une colonie mystérieuse partit de l'Espagne et vint aborder à la langue de terre où elle est encore aujourd'hui. Elle arrivait on ne savait d'où et parlait une langue inconnue. Un des chefs, qui entendait le provençal, demanda à la commune de Marseille de leur donner ce promontoire nu et aride, sur lequel ils venaient, comme les matelots antiques, de tirer leurs bâtiments. La demande lui fut accordée, et trois mois après, autour des douze ou quinze bâtiments qui avaient amené ces bohémiens de la mer, un petit village s'élevait.
    Ce village construit d'une façon bizarre et pittoresque, moitié maure, moitié espagnol, est celui que l'on voit aujourd'hui habité par des descendants de ces hommes, qui parlent la langue de leurs pères. Depuis trois ou quatre siècles, ils sont encore demeurés fidèles à ce petit promontoire, sur lequel ils s'étaient abattus, pareils à une bande d'oiseaux de mer, sans se mêler en rien à la population marseillaise, se mariant entre eux, et ayant conservé les mœurs et le costume de leur mère patrie, comme ils en ont conservé le langage.
    Il faut que nos lecteurs nous suivent à travers l'unique rue de ce petit village, et entrent avec nous dans une de ces maisons auxquelles le soleil a donné, au-dehors, cette belle couleur feuille morte particulière aux monuments du pays, et, au-dedans, une couche de badigeon, cette teinte blanche qui forme le seul ornement des posadas espagnoles. »