Taxi (film, 1998)

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Taxi
Réalisation Gérard Pirès
Scénario Luc Besson
Acteurs principaux
Sociétés de production EuropaCorp
ARP Sélection
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie policière
Durée 90 minutes
Sortie 1998

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Taxi est une comédie policière française réalisée par Gérard Pirès, sortie en 1998. Il s'agit du premier film de la série Taxi, écrit et produit par Luc Besson.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Marseille, fou de volant, Daniel Morales quitte son travail de livreur de pizza pour devenir chauffeur de taxi. Au volant de sa Peugeot 406 blanche qu'il a lui-même modifiée, il attend des clients comme Camille, une gentille femme d'une soixantaine d'années qu'il conduit avec douceur, mais lorsque l'un de ses clients lui demande d'arriver à Marignane en moins de vingt-cinq minutes, il équipe son taxi et conduit comme un pilote de Grand Prix.

Un beau jour, il embarque le fils de Camille, Émilien, policier peu sûr de lui et ayant déjà tenté de passer huit fois son permis de conduire. Pour éviter que les gens du quartier lui demandent de faire sauter leurs contraventions, sa mère le fait passer pour un ingénieur d'IBM. Au cours du trajet, Daniel critique violemment les policiers qu'il déteste et Émilien les défend ardemment. Après une démonstration de ses talents de pilote dans les rues de Marseille, Daniel se retrouve au commissariat, Émilien révélant son véritable métier. Le jeune policier propose alors à Daniel de l'aider à arrêter un gang de braqueurs de banques allemands sévissant depuis peu à Marseille, en échange de quoi il passera l'éponge sur ses excès de vitesse. Grâce à son sens de l'observation et à ses connaissances en mécanique, Daniel identifie le garagiste chez qui les Allemands portent réparer leur véhicule. Daniel et Émilien s'y rendent et observent les allées et venues, Daniel apprend que Krüger le patron est insomniaque et ne ferme jamais. La nuit venue, les Allemands arrivent à bord de leur Mercedes grise pour récupérer des pneus neufs qu'ils avaient commandés. Inspiré par une tactique de deux chauffeurs de taxi coréens, Émilien se cache dans leur coffre mais il est démasqué et jeté violemment dans la poubelle. Daniel l'aide à en sortir.

Le lendemain, Émilien et Daniel se rendent à nouveau au garage, Emilien veut interroger Krüger mais celui-ci sort une mitraillette et commence à tirer dans leur direction. Daniel a le temps de protéger Émilien derrière une voiture et une fusillade commence. Tous les employés s'enfuient à bord d'une camionnette, y compris le patron. Émilien continue à tirer comme un fou jusqu'à ce que Daniel lui fasse remarquer qu'il n'y a plus personne à part eux dans le garage.

Émilien regarde une série américaine à la télévision où un agent secret place un émetteur sur une voiture pour suivre des gangsters ; il s'en inspire et propose ce plan à son chef, le commissaire Gibert... mais est parti trop vite de chez lui et a oublié d'éteindre la bouilloire, ce qui va créer un incendie... Les braqueurs arrivent à la banque à bord d'une Mercedes rouge et entrent. Un tireur d'élite caché dans un faux camion-restaurant envoie un émetteur sur la voiture pendant ce temps : les braqueurs repartent très rapidement en se fondant dans la circulation, l'émetteur permettant de les suivre... jusqu'à ce qu'ils repeignent leur voiture en gris métallisé dans un camion et neutralisent l'émetteur. Plus tard, la Mercedes grise est arrêtée par la police mais Gibert s'aperçoit qu'il n'y a pas de sacs d'argent à l'intérieur mais que des pyjamas. Ses occupants étant sous l'identité de simples touristes, les voitures peuvent repartir.

A cause de l'incendie dû à la bouilloire surchauffée au gaz, Émilien et sa mère se retrouvent sans domicile et frappent chez Daniel en lui demandant de l'héberger. A contrecœur, il accepte malgré l'opposition de sa copine Lili qui est furieuse d'avoir été interrompue pendant sa soirée. Entre-temps, à la banque braquée, un homme de ménage d'origine italienne récupère les sacs d'argent cachés dans une salle par les braqueurs et les amène à ces derniers. Ils lui donnent une partie du butin et à sa demande, ils libèrent sa femme qu'ils avaient kidnappé.

Daniel repère que les voitures ont été repeintes pour passer inaperçues ; ils se rendent sur un circuit d'entraînement... où se trouvent les braqueurs en train de faire quelques tours. Daniel les provoque en leur proposant une course, le jeu du lièvre... et l'emporte. Les Allemands sont fortement agacés, ce qui fait partie du plan de Daniel qui explique à Émilien que le but est de les provoquer pour les amener dans une souricière. Le jeune policier aurait préféré appeler des renforts pour arrêter les Allemands mais il n'avait aucune preuve valable de leurs méfaits.

Suivant le plan de Daniel, Émilien subtilise une clef à feu rouge d'un collègue et Jimmy, un ami de Daniel en fait 20 copies. Il emprunte également 20 talkies-walkies et, boosté par le sermon de Daniel, dit ses quatre-vérités à un collègue lourd et va embrasser Petra, sa collègue dont il est amoureux, mais se reçoit une gifle. Lors de la dernière attaque de banque, les braqueurs arrivent avec 2 Mercedes rouges, la police échoue à les stopper car ils emmènent des otages avec eux puis s'en débarrassent rapidement. Ils décident alors de retourner en Allemagne, leur objectif de braquages étant atteint.

Daniel a repéré où se trouvait le camion où les Mercedes entrent et où elles sont repeintes à nouveau en gris métallisé. Il les suit et les rejoint à un feu rouge, il provoque méchamment les braqueurs qui le poursuivent pour lui régler son compte ; une course-poursuite spectaculaire s'engage alors dans les rues de Marseille où de nombreux automobilistes subissent des accidents, heurtés par les voitures des protagonistes. Daniel s'engage sur une portion d'autoroute non achevée et freine au moment où le bitume se termine ; les Allemands ayant accéléré se retrouvent au-dessus d'une pile de pont et sont donc coincés. Étant donné que leurs coffres sont cette-fois remplis de sacs d'argent, la police peut enfin les arrêter.

Émilien et Daniel reçoivent l'ordre national du mérite pour leur acte. Le premier reçoit les excuses de Petra et le second une proposition du préfet qui, pour annuler ses infractions, lui propose piloter sous les couleurs de la Police Nationale lors d'une course F1.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Luc Besson, producteur et scénariste du film, a écrit le scénario en trente jours. Accaparé par la réalisation de son propre film Le Cinquième Élément, il confie la réalisation de Taxis à Gérard Pirès qui alors n'avait plus réalisé de long-métrage depuis quinze ans[1]. Néanmoins, ce dernier a réalisé entretemps de nombreux clips publicitaires pour des automobiles… dont des Peugeot[réf. nécessaire].

Le réalisateur Gérard Pirès se retrouve hospitalisé à cause d'une chute à cheval juste avant le début du tournage. Luc Besson appelle alors Gérard Krawczyck pour tourner les premières scènes. Il sera ensuite le réalisateur des trois prochains autres opus de la saga[1].

L'histoire devait se dérouler à Paris[réf. nécessaire]. Mais pour réduire drastiquement le budget, les dirigeants du Gaumont (le producteur historique de Luc Besson) proposent d'engager des acteurs sans notoriété et de déplacer l'intrigue à Marseille, ville où les autorisations pour tourner les scènes de cascades automobiles sont plus faciles à obtenir que dans la capitale. Malgré ça, la Gaumont décide de se retirer du projet, doutant du succès du film car non réalisé par Luc Besson[réf. nécessaire]. Suite au refus de la Gaumont son producteur de ses projets précédents de financer Taxis, Luc Besson débauche Pierre-Ange Le Pogam, n°3 de la Gaumont et fondent leur propre société de production, le studio EuropaCorp[1]

Distribution de rôles[modifier | modifier le code]

Luc Besson songeait initialement confier les deux rôles principaux à Patrick Bruel et Vincent Perez[1]. Olivier Martinez et Yvan Attal ont été aussi contactés[réf. nécessaire].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé en seulement 27 jours, du 4 au 31 août 1997 à Marseille dans les Bouches-du-Rhône[2].

Le lycée Saint-Charles à Marseille est le commissariat dans le film. Le nom du lycée a été caché pour les besoins de tournage[réf. nécessaire].

Musique[modifier | modifier le code]

Taxi
B.O. du film
Bande originale de divers artistes
Sortie 1998
Enregistré Studio La Cosca Marseille
Studio Cactus
Studis Petit Mas
Studio Sad Hill[3]
Genre Hip-hop français
Compositeur Akhenaton, DJ Kheops
Producteur IAM
Label Delabel

Bandes originales Taxi

Luc Besson a demandé à Akhenaton du groupe IAM de composer la bande originale du film Taxi. Ce dernier composa l'instrumental de chaque morceau (sauf Tu me plais, composé par DJ Kheops), et invita plusieurs artistes émergents à y apposer leurs textes.

Pour promouvoir le film, le titre la vie de rêve du groupe 3e Œil a été réalisé, incluant des images du film.

L'album s'est vendu à plus de 400 000 exemplaires et est certifié disque de platine.[4],[5]

Liste des titres
  1. Maudits soient les yeux fermés - Chiens de Paille
  2. Scooter
  3. Dini - Assia
  4. L'amour du risque - Fonky Family
  5. La charge
  6. Give me your love - Deni Hines
  7. La vie de rêve - 3e Œil
  8. 1re attaque
  9. Le dernier coup - Freeman & K-Rhyme Le Roi
  10. Ne rien faire - Karl
  11. 2e attaque
  12. Marseille la nuit - IAM
  13. Taxi - Mafia Underground
  14. Dernière banque
  15. Vie infecte - Carré Rouge
  16. Tu me plais - K-Reen & Def Bond
  17. Thème de Lily III
  18. Lyrix files - Akhenaton
  19. What makes you a man - Deni Hines
Samples

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film connait un grand succès public en 1998 en cumulant 6 522 121 entrées au box-office français[6]. Cependant, fait rare, le film n'a jamais été numéro un au box-office hebdomadaire malgré son nombre d'entrées.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Christophe Carrière, « Luc Besson, le Taxi driver », sur L'Express, .
  2. « Fiche du film », sur Bifi.fr
  3. a et b Taxi OST - Discogs
  4. Laurent Bouneau, Fif Tobossi et Tonie Behar, Le Rap est la musique préférée des Français, Don Quichotte, (ISBN 9782359491982, lire en ligne)
  5. « Vingt ans après : 1998 en 20 disques de rap français - Le Bon Son », sur lebonson.org (consulté le 29 mai 2018)
  6. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées box1
  7. (en) Awards - Internet Movie Database.
  8. « Laurent Aiello - Anecdotes », sur aiellolaurent.free.fr (consulté le 23 mai 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]