René Frégni

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René Frégni
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René Frégni au lycée Langevin à Martigues

Naissance (69 ans)
Marseille, Drapeau de la France France
Activité principale
Ecrivain
Auteur
Langue d’écriture Française

Œuvres principales

  • 1988 : Les chemins noirs
  • 1990 : La tendresse des loups
  • 1992 : Les nuits d'Alice
  • 1994 : Le voleur d'innocence, Une enfance volée
  • 1996 : Où se perdent les hommes ?
  • 1998 : Elle danse dans le noir
  • 2000 : On ne s'endort jamais seul
  • 2002 : L'été
  • 2004 : Lettre à mes tueurs
  • 2006 : Maudit le jour
  • 2008 : Tu tomberas avec la nuit
  • 2011 : Fiancée des corbeaux
  • 2013 : Sous la ville rouge
  • 2016 - Je me souviens de tous vos rêves

René Frégni, né le à Marseille, est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il passe toute son enfance et sa jeunesse dans un quartier populaire de Marseille. Dès l'âge de 6 ans, il est victime de moqueries : les enfants l'appellent "quatre œil" car il est le seul de la classe à porter des lunettes. Blessé, humilié, il jette ses lunettes dans une bouche d’égout, prend l'école en horreur et traîne durant toute sa jeunesse dans les rues de Marseille. Il quitte définitivement toute scolarité en classe de troisième et travaille avec son père[1], sur les chantiers comme peintre en bâtiment, cela dure environ deux ou trois ans. Cette activité ne l'intéresse pas. À 19 ans il part en voyage à Istanbul, en stop, où il travaille dans des restaurants. Mais il doit revenir en France pour effectuer son service militaire. Il arrive à la caserne en retard de deux mois, il vient de parcourir les routes d'Europe avec beaucoup d'insouciance. Considéré comme déserteur, il est condamné à six mois de prison militaire[2]par le tribunal militaire de Metz. Il s'évade de cette prison militaire et est, à nouveau déserteur, pendant 5 ans. Il repart sur les routes avec de faux papiers.

Par la suite, il travaille durant 10 ans en tant qu'aide-soignant, puis infirmier dans un hôpital psychiatrique[3]de Marseille et passionné d'écriture, il rédige chaque jour le journal de bord de l’hôpital. C'est en rédigeant cette chronique des jours à l'asile qu'il décide de tenter d'écrire un premier roman. Il quitte l'hôpital, se réfugie dans un petit cabanon à Manosque et pendant 3 ans, se bat avec les mots dans une liberté sans limites et un bonheur total. Son premier roman Les chemins noirs, parait en 1988 et obtient, tout de suite le Prix Populiste..

Il vit aujourd'hui à Manosque mais son cœur bat à Marseille. La ville est au centre de tous les polars qu'il écrit[4].

Rapport avec la justice et la prison[modifier | modifier le code]

La prison militaire est un lieu d’inspiration pour lui : il passe ses journées d'incarcération à lire et à écrire. Il se rend compte que lire est un voyage et écrit ses premiers poèmes et quelques nouvelles. Le détenu de la cellule voisine de la sienne est professeur de philosophie et c'est grâce à ce dernier qu'il apprécie la lecture. Le professeur de philosophie lui propose quelques grands livres dont L'Étranger d'Albert Camus et Colline de Jean Giono. Ces œuvres, dévorées dans la pénombre d'une cellule, signent le début d'une passion littéraire pour René Frégni.

En 1990, sur demande du ministère de la Culture, René Frégni entame une série de visites auprès de détenus afin de leur faire découvrir l'écriture[2]. Ces rendez-vous hebdomadaires durent 20 ans. Lors de ces ateliers, il fait écrire les détenus sur des sujets aussi variés que le voyage, le suspense, la poésie ou la correspondance amoureuse. Grâce à l'écriture, il fait entrer dans chaque cellule, les bruits du monde, l'odeur des forêts, la lumière de la mer et la beauté des femmes. La prison est, malheureusement, l'université du crime, René Frégni tente avec des mots de la rendre un peu plus humaine.

Le 17 février 2004, la réalité rattrape la fiction : René Frégni est placé en garde à vue pendant trois jours pour une supposée histoire de blanchiment d'argent dans un restaurant qu'il cogère avec un ancien « voyou »[5]. Il raconte le harcèlement judiciaire dont il fait l'objet dans Tu tomberas avec la nuit. Il explique : "Les voyous ont des calibres, moi j’ai pris mon stylo et j’ai criblé le juge de mots.[6] Il est complètement blanchi de cette affaire en 2014 par le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1988 - Les chemins noirs : L'évasion et l'errance d'un jeune homme à travers l'Europe. (Prix du roman populiste 1989) - Folio Gallimard
  • 1990 - Tendresse des loups
  • 1992 - Les Nuits d'Alice- Folio Gallimard
  • 1994 - Le Voleur d'innocence - Folio Gallimard
  • 1996 - Où se perdent les hommes ? - Folio Gallimard
  • 1998 - Elle danse dans le noir - Folio Gallimard
  • 2000 - On ne s'endort jamais seul Prix Antigone (2001)- Folio Gallimard
  • 2002 - L'Été- Folio Gallimard
  • 2004 - Lettre à mes tueurs - Folio policier Gallimard
  • 2006 - Maudit le jour - Folio Gallimard
  • 2008- Tu tomberas avec la nuit - Folio Gallimard
  • 2011 - La fiancée des corbeaux, Gallimard - collection « blanche » - Folio Gallimard
  • 2013 - Sous la ville rouge, , Gallimard - collection « blanche » - Folio Gallimard
  • 2016 - Je me souviens de tous vos rêves, Gallimard - collection « blanche »

Littérature pour les enfants[modifier | modifier le code]

  • 1990 - Marilou et l'assassin, Syros
  • 1992 - La vengeance de la petite gitane, Syros
  • 1998 - La nuit de l'évasion, Bayard jeunesse
  • 2003 - L'étrange Noël de Léa, Magnard, 2003 Epuisé dans cette édition
  • 2012 - L'étrange Noël de Léa, Parole Éditions

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

  • Prix 2012, La XX° Targa Jean Giono pour l'ensemble de son œuvre
  • Prix Jean-Carrière 2011, pour "la Fiancée des corbeaux"
  • Meilleur roman 2011, Prix des médiathèques de la communauté de communes Luberon Durance Verdon, pour "la Fiancée des corbeaux"
  • Premier Prix des lecteurs Festival du Livre de Mouans-Sartoux 2011, pour "la Fiancée des corbeaux"
  • Prix Monte Cristo 2009, pour "Tu tomberas avec la nuit"
  • Prix Baie des Anges 2009, pour "Tu tomberas avec la nuit"
  • Prix Antigone 2001, pour "On ne s'endort jamais seul"
  • Prix Paul Léautaud 1998, pour "Elle danse dans le noir"
  • Prix Cino del Duca 1992, pour "Les nuits d'Alice"
  • Prix Spécial du jury du Levant 1992, pour "Les nuits d'Alice"
  • Prix Motta de l'Académie Française 1990, pour "Tendresse des Loups"
  • Prix Populiste 1989, pour "Les chemins noirs"

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]