Marseille (série télévisée)

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Marseille
Description de cette image, également commentée ci-après
Panneau installé à Marseille par la société Netflix
Titre original Marseille
Genre Série politique
Création Dan Franck
Production Pascal Breton
Acteurs principaux Gérard Depardieu
Benoît Magimel
Géraldine Pailhas
Nadia Farès
Stéphane Caillard
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine Netflix
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 8
Durée 52 minutes
Diff. originale – en production

Marseille est une série télévisée française financée et commandée par Netflix, dont la première saison a été produite en 2015, disponible sur la plateforme Netflix depuis le .

Cette série est le premier programme français produit par Netflix. Elle a pour théâtre la mairie de Marseille. Les deux premiers épisodes sont diffusés gratuitement sur TF1 le en raison d'un partenariat inédit entre Netflix et TF1[1]. Selon certaines sources, les autres épisodes pourraient être diffusés plus tard sur la chaîne gratuite[2].

Le scénario est écrit par Dan Franck[3]. Pascal Breton s'est entouré du réalisateur Florent Emilio-Siri pour la réalisation de la série.

La seconde saison de la série a été annoncée officiellement par Netflix en juin 2016 ; elle devrait être diffusée en 2017[4].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Robert Taro est maire de Marseille depuis 20 ans. Les prochaines élections municipales vont l’opposer à l’homme qu’il avait choisi pour lui succéder, son jeune adjoint ; Taro veut l'affronter car ce dernier l'a trahi. Les deux candidats vont se livrer un combat sans merci au terme duquel un seul sortira vainqueur. Marseille met en scène une lutte au couteau tournant autour de la vengeance et animée par les barons de la drogue, les politiciens, les syndicats et les acteurs de l'ombre de la ville[5].

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs principaux[modifier | modifier le code]

Acteurs récurrents[modifier | modifier le code]

Plusieurs journalistes jouent leur propre rôle, comme Patrick Cohen, David Pujadas, Olivier Truchot ou Michaël Darmon.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Épisodes de Marseille.

Première saison (2016)[modifier | modifier le code]

  1. 20 ans
  2. Homme de paille
  3. Crocodile
  4. Intox
  5. Face à face
  6. Liberté, égalité, sans pitié
  7. A voté
  8. La Lutte finale

Deuxième saison (2017)[modifier | modifier le code]

La deuxième saison est tournée au printemps 2017. Elle sera diffusée également sur TMC[6].

Production[modifier | modifier le code]

Joris Evers, directeur de la Communication Europe de Netflix, a donné en mars 2015 lors du MWC de Barcelone des informations sur le planning de Marseille : « nous finissons l’écriture, le casting va démarrer prochainement, la production commencera cet été et la série sera sur Netflix avant la fin de l’année dans le monde entier »[7].

Le tournage a commencé le 31 août 2015[8]. La série est disponible depuis le 5 mai 2016 sur Netflix.

Promotion[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la promotion de la série, la ville de Marseille en partenariat avec Netflix, propose la diffusion en avant-première des deux premiers épisodes de la série dans l'auditorium du Palais du Pharo[9].

La municipalité a également fait installer les lettres de la ville stylisées selon le logotype de la série sur les hauteurs de la ville, à la façon du célèbre panneau Hollywood[10].

Réalisme et satire de la politique française[modifier | modifier le code]

Cette section semble contenir un travail inédit ou des déclarations non vérifiées (mai 2016). Vous pouvez aider en ajoutant des références.

Dans le cadre d'une élection municipale, les deux partis politiques principaux mis en scènes dans la série sont l'UPM et le Parti de Gauche. Ils évoquent les deux grands partis politiques français l'UMP et le PS. Les sondages d'opinion en vue des élections sont mis en scène de façon la plus réaliste possible, ainsi que le débat télévisé du second tour entre les deux candidats de "l'UPM", Taro et Barrès, à l'image de la tradition du débat télévisé du second tour de l'élection présidentielle française. Gravitent autour de cette mise en scène qui se veut réaliste des radios, des chaînes de TV, des journaux et des présentateurs puisés dans la réalité: David Pujadas présentant le journal de TF1, Patrick Cohen interviewant le personnage de Robert Taro, BFM TV, France 2, France 3, iTELE, l'émission radiophonique des Grandes Gueules mentionnée par le personnage de Lucas Barrès, France Info, le journal La Provenceetc.

Les tactiques électorales controversées mises en scène dans la série sont elles aussi puisées dans le monde réel. C'est le cas des alliances entre 2 partis politiques ayant pour but de remporter des élections. À l'image du personnage de Robert Taro s'alliant avec le personnage de Duprez tête liste socialiste afin de remporter les élections municipales de la ville de Marseille, il est fréquent que les candidats politiques français procèdent à des alliances bipartites afin de remporter des élections notamment à l'issue d'un premier tour d'une élection [11],[12],[13],[14],[15]. Les tactiques électorales illégales mises en scène dans la série sont elles aussi inspirées de la réalité. C'est le cas de la fraude électorale dont use le personnage de Lucas Barrès[16],[17]. Celui-ci, avec le support du mafieux Ange Cosini, fait murer les portes de certains bureaux de votes la veille des élections. Il diffuse aussi des bulletins de votes non conformes dans les secteurs votant majoritairement pour Taro, invalidant ainsi leurs votes. L'usage de tactiques électorales illégales a en effet été observé dans la réalité, comme en témoigne la jurisprudence du Conseil Constitutionnel[18]. C'est aussi le cas des manipulations illégales de votes, observées dans la réalité[19],[20],[21], et toujours orchestrés pas Barrès, lorsque celui-ci à l'aide de Cosini influence illégalement des votes dans les cités marseillaises. S'il n'use pas de tactiques illégales, le personnage de Robert Taro lui use de vices de procédures lorsqu'il évince un candidat tête de liste la veille des élections.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

L'accueil de la série par la presse française est extrêmement négatif. Pierre Langlais pour Télérama juge que cette première série française produite par Netflix est un « ratage tellement énorme qu'il en deviendrait presque fascinant » et qu'au lieu du thriller attendu, le public se retrouve devant un « soap maladroit »[22]. Le jugement est tout aussi sévère pour Le Monde, qui évoque un « accident industriel », une « bouse », qui « ressemble à une série des années 1990 » et dans laquelle les acteurs ne sont pas dirigés, les dialogues ne fonctionnent pas et qui prend « les spectateurs pour des imbéciles »[23]. L'AFP écrit que « le casting prestigieux peine à installer une intrigue, desservie par ses dialogues »[24]. Pour Ouest-France, la campagne promotionnelle de la série ne propose que « du vent et un malaise palpable », flairant « l'ambition manquée et un projet bancal »[25]. Le journaliste de Télé 2 Semaines, Alain Carrazé, parle d'une « catastrophe », comparant la série à un « gros épisode de Plus belle la vie» ou à une « vieille saga de l'été des années 1990 »[26]. Même critique pour L'Express, qui compare également la série à « une saga de l'été des années 1990 », plombé par son propos « très mélodramatique », une caractérisation des personnages trop chargée, un déséquilibre entre l'intrigue politique et l'intrigue familiale ainsi qu'une tendance « à multiplier les rebondissements plutôt que de creuser les émotions »[27]. Les Inrockuptibles évoque une « catastrophe accumulant les clichés ». L'hebdomadaire décrit une série « aussi surfilmée que vide de sens et de capacité à émouvoir », mâtiné d'« un soupçon d’accent local raté, une dose de soleil brûlant, le tout arrosé d’un sexisme de base parfaitement vulgaire »[28]. Le Figaro parle également de « ratage » et d'un « vulgaire mélo », comparant la série à une sorte de « Dallas phocéen érotico-démodé ». La faute à une « narration linéaire, formatée, dans la veine des sagas d’été des années 1990 », à la « vulgarité assommante des dialogues », des acteurs en roue libre et une mise en scène dans laquelle la ville « reste abstraite malgré de sublimes vues aériennes »[29]. Le site AlloCiné, ayant recensé dix critiques presse, attribue à la série une moyenne de 1,75[30].

La presse étrangère ne se montre guère plus enthousiaste. Pour The Hollywood Reporter, Marseille « est très américain, mais dans le mauvais sens du terme », ajoutant que le produit est « calamiteux sur de nombreux points ». Le magazine américain incrimine des dialogues « mal assemblés » et « des fioritures musicales rappelant les telenovelas espagnols ». Le journal allemand Die Zeit pointe les clichés véhiculés par la série et écrit que « les intrigues secondaires n’apportent pas plus de réalisme que l’histoire principale mais consolident les stéréotypes ». Le personnage de Benoît Magimel y est décrit comme « fatigant » et « finalement assez transparent ». La version italienne de Vanity Fair note que la série « ne tient pas la comparaison avec House of Cards, tant dans la qualité de sa production que par l'originalité de l'histoire » tandis que le journal anglais The Times parle d'un « thriller politique graveleux ». Le quotidien suisse Le Temps compare la série à « du TF1, millésime 1990 », ajoutant que « Marseille ne sent pas le large, ni le Sud, mais la poussière et la crème grasse, comme chez les vieux sous la pendule d'argent. Une odeur sèche et douce à la fois, rassurante, ennuyeuse ». Pour La Libre Belgique, la série « semble errer sans but ». Le journal note : « les dialogues sont répétitifs et parfois terriblement rabâchés. Boursouflée comme la grenouille de la fable, aussi digeste qu’une pièce montée pour mariage mégalomane, Marseille manque à la fois de fond et de conviction. Une chose reste incompréhensible : cette propension à inscrire au cœur de chaque épisode des résumés de ce qui vient de se dire entre deux personnages. Comme si le public avait le QI d’un bulot… »[31]. Le journal néerlandais NRC Handelsblad, s'il souligne la crédibilité des acteurs et de leurs personnages, incrimine un récit qui ne parvient pas créer d'excitation et pointe la fadeur des dialogues[32].

Face à toutes ces critiques, Gérard Depardieu doute que le public les lise[33].

Accueil du public[modifier | modifier le code]

La série reçoit un meilleur accueil du public puisqu'elle obtient la note de 7,1 sur 10 sur IMDb[34], 3,2 sur 5 sur Allociné[35], et 3,3 sur 5 par des utilisateurs votants de Netflix[36] et les premiers spectateurs lors de la projection en avant-première au palais du Pharo ont plutôt apprécié[37],[38].

Le premier épisode, diffusé en clair sur TF1 le 12 mai 2016, a rassemblé 4,4 millions de téléspectateurs (soit 19,8 % de part d’audience), ce qui classe TF1 leader de la soirée, malgré le mauvais accueil critique[39]. Le second épisode rassemble lui 3,94 millions (soit 18,8 % de part d'audience), les avis du public sont partagés[40].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pour sa série « Marseille », Netflix conclut un partenariat inédit avec TF1 », sur lesechos.fr (consulté le 20 avril 2016)
  2. AlloCine, « Marseille : la série française de Netflix diffusée exceptionnellement sur TF1 », sur AlloCiné (consulté le 20 avril 2016)
  3. « Netflix prépare son arrivée en France et lance une série sur Marseille », article de Challenges le 28/08/2014.
  4. Netflix annonce une saison 2 de Marseille, Le Figaro du 6 juin 2016.
  5. « Marseille », première série en France pour Netflix, article de DailyMars le 28/08/2014.
  6. Pierre Dezeraud, « "Marseille" : La suite de la série de Netflix sera finalement diffusée sur TMC » sur PureMédias, 4 qeptembre 2017
  7. « Les petits secrets de Netflix pour augmenter votre consommation de séries »
  8. « Gaudin ironise sur Depardieu, "l'autre maire" de Marseille »,
  9. « Ville de Marseille », sur www.facebook.com (consulté le 4 mai 2016).
  10. « Marseille en lettres hollywoodiennes ! », sur LaProvence.com (consulté le 4 mai 2016).
  11. La Voix du Nord, « Alliances électorales à Maubeuge: une guerre des Verts à l’horizon? », sur La Voix du Nord (consulté le 21 mai 2016)
  12. Le Parisien, « Au MoDem, le casse-tête des alliances électorales - Le Parisien », sur m.leparisien.fr (consulté le 21 mai 2016)
  13. La-Croix.com, « PS à la Rochelle: alliances électorales délicates et tensions sur l'économie », sur La Croix (consulté le 21 mai 2016)
  14. « Souhaits d’alliances des Français pour les régionales : le sondage qui devrait inquiéter la gauche », sur Atlantico.fr (consulté le 21 mai 2016)
  15. « Christine Boutin veut former une alliance électorale avec l'UMP pour 2014 », sur Le Monde.fr (consulté le 21 mai 2016)
  16. « A Thionville, les coulisses de la fraude électorale aux «petits vieux grabataires» », sur Mediapart (consulté le 21 mai 2016)
  17. « Fraude électorale aux municipales de 2008 à Carcassonne : deux jours de procès », sur Lindependant.fr (consulté le 21 mai 2016)
  18. NEXINT, « Synthèse du Conseil Constitutionnel regroupant des faits avérés de fraude électorale en France », sur www.conseil-constitutionnel.fr, (consulté le 21 mai 2016)
  19. « Manipulations illégales de votes: jurisprudence 3 »
  20. « Manipulations illégales de votes: jurisprudence 1 »
  21. « Manipulations illégales de votes: jurisprudence 2 »
  22. « Carton rouge pour “Marseille”, le premier navet “maison” de Netflix », Télérama, 27 avril 2016.
  23. Marseille – Et soudain, c’est le drame sur lemonde.fr du 28 avril 2016
  24. "Marseille" : La série de Netflix flinguée par la critique sur ozap.com le 27 avril 2016
  25. Marseille de Netflix, que de la com' sur ouest-france.fr du 25 avril 2016
  26. "Marseille", la série de Netflix : "une saga d'été des années 1990 !" sur europe1.fr du 2 mai 2016
  27. Séries: le "Marseille" de Netflix, très loin de "House of Cards" sur lexpress.fr du 1er mai 2016
  28. Pourquoi Marseille est une catastrophe accumulant les clichés sur lesinrocks.com du 4 mai 2016
  29. Marseille de Netflix, autopsie d’un ratage sur tvmag.lefigaro.fr du 5 mai 2016
  30. http://www.allocine.fr/series/ficheserie-18040/critiques/presse/
  31. Aïe, la série “Marseille” se fait aussi flinguer à l'étranger sur telerama.fr du 6 mai 2016
  32. (nl) Netflix-serie : Marseille kan niet tippen aan House of Cards
  33. Public, Face aux mauvaises critiques de la série Marseille, Gérard Depardieu sort encore la sulfateuse
  34. Marseille, (lire en ligne)
  35. AlloCine, « Critiques de Marseille », sur AlloCiné (consulté le 20 mai 2016)
  36. « Marseille : les abonnés de Netflix aiment la série », sur ZDNet France (consulté le 17 mai 2016)
  37. "La Provence" : "Marseille" sur Netflix : critiques et public pas vraiment d'accord....
  38. BFM TV que vaut vraiment la nouvelle série de Netflix
  39. Jean-Marc Morandini Audiences Prime, malgré les mauvaises critiques, la série Marseille propulse TF1 à plus de 4.4 millions
  40. «Marseille»: Grosse déception pour le lancement de la série sur TF1 sur 20minutes.fr du 13 mai 2016

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]