Colombie-Britannique

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Colombie-Britannique
British Columbia
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Carte de localisation
Carte de localisation
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Capitale Victoria
Plus grande ville Vancouver
Admission dans la Confédération 20 juillet 1871 (6e)
Lieutenant-gouverneur Judith Guichon
Premier ministre Christy Clark
Sièges à la Chambre des communes 36
Sièges au sénat 6
Code postal V
ISO 3166-2:CA CA-BC
Démographie
Gentilé Britanno-Colombien, Britanno-Colombienne
Population 4 622 573 hab. (2012)
Densité 4,9 hab./km2
Rang 3e
Langue officielle De jure : Aucune
De facto : Anglais
Géographie
Superficie 944 735 km2
Rang 5e
Terre 925 186 km2
Eau 19 549 km2 (2,10 %)
Fuseau horaire UTC -8 et -7
Divers
Devise Splendor Sine Occasu
(Latin : « Éclat sans déclin »)
Domaine Internet .bc.ca

La Colombie-Britannique (en anglais : British Columbia), est une province du Canada, située sur la côte Ouest, bordée par l'Alberta à l'est, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest au nord, et les États américains de l'Alaska au nord-ouest, de Washington, de l'Idaho et du Montana au sud. La façade océanique suit entièrement le relief des chaînes côtières du Pacifique au-delà desquelles s'étend le plateau Intérieur sur les contreforts des Rocheuses. L'exploration européenne commence au XVIIIe siècle, la Colombie-Britannique est alors occupée par diverses tribus nord-amérindiennes. Le territoire est progressivement intégré à l'Amérique du Nord britannique, puis devient la colonie de la Colombie-Britannique en 1858 à la suite de la fusion de plusieurs colonies du Royaume-Uni. Elle se joint au Canada le 20 juillet 1871, devenant la 6e province du pays. Sa devise est Splendor Sine Occasu (Éclat sans déclin), et ses habitants sont appelés Britanno-Colombiens et Britanno-Colombiennes.

La capitale de la Colombie-Britannique est Victoria mais la ville la plus peuplée est Vancouver (2,5 millions d'habitants), la troisième aire urbaine du pays par sa population, la métropole la plus peuplée de l'Ouest canadien, et la deuxième plus grande métropole du Nord-Ouest Pacifique, abritant de nombreuses entreprises canadiennes. Avec une population estimée à 4 622 573 habitants en 2012 et une superficie de 944 735 km2, la Colombie-Britannique est la troisième province la plus peuplée et la cinquième plus grande entité territoriale du pays.

L'économie de la Colombie-Britannique est dynamique et puissante, il s'agit en effet de la quatrième province du Canada en termes de produit intérieur brut (PIB). Elle est principalement basée sur l'exploitation forestière, l'exploitation minière, l'industrie cinématographique, et le tourisme. La Colombie-Britannique abrite l'une des plus importantes zones portuaires de la côte Pacifique, qui constitue une route maritime majeure. Bien que moins de 5% de son territoire soit constitué de terres arables, la province est riche en agriculture (particulièrement dans les vallées Fraser et Okanagan) en raison de son climat doux. La Colombie-Britannique bénéficie également d'un important marché de l'immobilier et d'un PIB par habitant supérieur à la moyenne nationale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chute d'eau à Takakkaw Falls

Géographie physique[modifier | modifier le code]

La Colombie-Britannique est la province la plus occidentale du Canada, elle longe la côte Pacifique du Canada. Elle a une forme allongée orientée du sud-est vers le nord-ouest, que l'on peut schématiser par un parallélogramme. Sa partie continentale est située entre les latitudes nord de 49 ° et de 60 ° (mais l'extrémité sud de l'île de Vancouver est située à 48 °18'), tandis qu'elle s'étend entre les longitudes ouest de 114 ° et de 139 °. Les régions limitrophes sont l'Alaska au nord-ouest, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest au nord, l'Alberta à l'est, et les États américains de Washington, Idaho et Montana au sud.

La province est majoritairement dominée par des chaînes montagneuses globalement parallèles à l'axe nord–sud principal de la province, notamment les Rocheuses canadiennes, la chaîne Côtière, la chaîne des Cassiars et la chaîne Columbia. Ces montagnes recouvertes de vastes forêts ont été érigées il y a des dizaines de millions d'années lors de la subduction de la plaque océanique sous la plaque nord-américaine.

Dans la partie sud située entre les chaînes montagneuses de l'Ouest et celles de l'Est, se trouve un vaste plateau, le plateau Intérieur (Interior Plateau), tandis que le coin nord-est de la province est occupée par des plaines légèrement ondulées dans le prolongement des grandes plaines de l'Alberta et de la Saskatchewan.

La côte, très montagneuse, est renommée pour ses nombreux fjords bordés de forêts, qui contribuent à rendre les paysages spectaculaires.

Régions[modifier | modifier le code]

La Colombie-Britannique est généralement divisée en trois grandes régions :

  • le Lower Mainland qui est le coin sud-ouest de la province autour de la ville de Vancouver et du delta du Fraser ;
  • la Côte (The Coast) qui est constituée par la bande côtière au nord du Lower Mainland, entre le littoral et la chaîne Côtière, et par les îles ;
  • l'Intérieur (The Interior) qui est constitué par toute la superficie de la province à l'est de la chaîne Côtière.

Une division un peu plus fine distingue les régions suivantes :

  • Île de Vancouver et côte (Vancouver Island & Coast) ;
  • Vancouver et zone urbaine (Vancouver and Metropolitan Area) ;
  • Vallée Fraser (Fraser Valley) ;
  • Sea to Sky Country ;
  • Thompson (ancien: Pais du Couteau) ;
  • Okanagan ;
  • Kootenay ;
  • Cariboo ;
  • Chilcotin ;
  • Côte nord (North Coast) ;
  • Côte centrale (Central Coast) ;
  • Nechako ;
  • Vallée Robson (Robson Valley) ;
  • Pays de la Paix (Nord-est: the Northeast) ;
  • Pays de Stikine (Stikine Country) ;
  • District Atlin (Atlin District ou Atlin Country).

Climat[modifier | modifier le code]

Les régions situées dans le Nord ont des hivers froids et neigeux. La région sud de l'île de Vancouver jouit d'un climat tempéré, modéré par le courant de Kuroshio de l'océan Pacifique. À l'intérieur des terres les températures estivales peuvent être plutôt chaudes, puisqu'il existe plusieurs régions semi-arides dans la province, par exemple près des villes d'Osoyoos et de Lillooet. Un endroit unique en Colombie-Britannique s'appelle Sunshine Coast (« La côte ensoleillée »). Les températures les plus élevées enregistrées tournent autour de 43,3 °C.

Climat maritime de l'ouest de montagne. En hiver, la côte est régulièrement battue par des tempêtes qui laissent des quantités importantes de pluie et donnent souvent de très forts vents. Un exemple extrême de ce phénomène est la tempête du Columbus Day de 1962.

La fleur du cornouiller du Pacifique ou cornouiller de Nutall (en anglais : pacific dogwood) est l'emblème floral de la Colombie-Britannique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La capitale de la Colombie-Britannique est Victoria, à l'extrémité sud-est de l'île de Vancouver. La principale métropole de la province est Vancouver, au coin sud-ouest du Canada continental.

Aires urbaines par population[1]
Aire urbaine 2001 1996
Vancouver 1 986 965 1 831 665
Victoria 311 902 304 287
Kelowna 147 739 136 541
Abbotsford 147 370 136 480
Kamloops 86 491 85 407
Nanaimo 85 664 82 691
Prince George 85 035 87 731
Chilliwack 69 776 66 254
Vernon 51 530 49 701
Courtenay 47 051 46 297
Les villes les plus peuplées
Municipalité 2001 1996
Vancouver 545 671 514 008
Surrey 347 825 304 477
Burnaby 193 954 179 209
Richmond 164 345 148 867
Abbotsford 115 463 104 403
Coquitlam 112 890 101 820
Saanich 103 654 101 388
Delta 96 950 95 411
Kelowna 96 288 89 422
Langley 86 896 80 179

Histoire[modifier | modifier le code]

Premiers habitants[modifier | modifier le code]

Chapeau de chef nutka, fibre de cèdre, avec motifs de chasse (à la baleine ?), XVIIIe siècle

C'est après la fin du dernier réchauffement climatique que les premiers habitants amérindiens s'établirent le long des côtes et dans les vallées de la Colombie-Britannique.

Les recherches ont révélé des traces d'habitation remontant à six mille à huit mille ans. Ces populations semi sédentaires profitaient des ressources naturelles de la région : l'eau douce, le gibier, les poissons, les crustacés et les plantes comestibles étaient présents en abondance tandis que les hautes forêts fournissaient le bois nécessaire au feu et à la construction des abris.

Ces peuples parlaient de nombreux langages, parmi lesquelles les langues salishennes. Ils avaient développé une culture raffinée dont témoignent les totems richement décorés et la coutume du « potlatch » au cérémonial élaboré[2]. Dans les années 1950, des universitaires canadiens ont réagi en constatant le quasi-anéantissement de l'art des Indiens Haïdas et Kwagu'I. Ils ont demandé à deux vieux maîtres sculpteurs de prendre des apprentis et de leur transmettre leur savoir d'antan. Des écoles ont fleuri. Aujourd'hui, dans le bois ou l'argilite, la cosmogonie indienne s'exprime à travers le totem mais aussi à travers des miniatures. Les collectionneurs du monde entier et les musées sont friands de ces mâts-totems miniatures.

Le plus ancien site archéologique connu en Colombie-Britannique est situé au nord-est (région presque arctique) de la Colombie-Britannique. Des fouilles à Charlie Lake Cave, près de Fort St. John dans le district régional de la rivière de la Paix (Peace River Regional District), ont permis de mettre au jour des ossements d'animaux (bisons, corbeaux[3]) associés à des artéfacts d'origine humaine. Les datations ont permis d'estimer que leur ancienneté était comprise entre 10 500 et 8 000 années[4].

Arrivée des Européens[modifier | modifier le code]

Le premier voyage documenté d'un Européen dans la région est celui du navigateur espagnol Juan José Pérez Hernández en 1774 qui approcha des côtes de Colombie-Britannique mais sans y aborder. L'année suivante, l'espagnol Juan Francisco de la Bodega y Quadra fut le premier à explorer la région. À noter cependant, qu'il est possible que Francis Drake, le navigateur anglais et Juan de Fuca, un pilote grec au service de l'Espagne, aient exploré la région dès le XVIe siècle. Le détroit entre l'île de Vancouver et l'État de Washington porte toujours le nom de Juan de Fuca. James Cook, le navigateur britannique visita les côtes de l'île de Vancouver en 1778, et George Vancouver, qui avait accompagné Cook en 1778, revint en 1792 pour faire une exploration plus détaillée de la région ce qui a déterminé une fois pour toutes qu'aucun passage maritime au sud du détroit de Bering ne permettait l'accès à l'Europe.

Un conflit territorial entre l'Espagne et la Grande-Bretagne pour contrôler la traite des fourrures de loutres de mer, alors très estimées en Chine, fut évité grâce aux Conventions de Nootka. L'Espagne, qui avait établi le Fort San Miguel dans la baie de Nootka se retira de la région, ce qui permit aux Britanniques et aux Américains de se livrer à la traite et à la colonisation[5].

Colonisation britannique[modifier | modifier le code]

Avant l'établissement en 1846 de la frontière entre les parties américaine et britannique des territoires situés à l'ouest des Rocheuses, la plus grande partie de l'actuelle Colombie-Britannique faisait partie de ce qui était appelé Oregon Country à l'époque, par les Américains[6]. Le traité de l'Oregon fixa cette frontière à la latitude du 49e parallèle jusqu'à l'océan Pacifique.

La partie sud du District de Columbia de la Compagnie de la Baie d'Hudson (ou l'Oregon Country comme les Américains l'appelèrent) devint le territoire de l'Oregon, sous la souveraineté des États-Unis, tandis que la partie nord, sous souveraineté britannique, était composée de l'Île de Vancouver en entier qui devint une colonie britannique en 1849, et de la partie correspondant à la Colombie-Britannique continentale actuelle qui n'avait pas de statut officiel et était appelée informellement Nouvelle-Calédonie (à ne pas confondre avec le territoire français du même nom). Cette partie continentale devint une colonie britannique en 1858, sous le nom de British Columbia (traduit en français par « Colombie-Britannique »), en référence au fleuve Columbia qui traverse la province et au « Columbia District » de la CBH. C'est la reine Victoria qui prit la décision finale sur le nom de la colonie. À l'origine, en français, on parlait de la Colombie-Anglaise (voir attestations à l'article « Colombie-Anglaise » du Wiktionnaire).

Les deux colonies fusionnèrent en 1866 sous le nom de colonie de la Colombie-Britannique.

La région du Cariboo (l'« Intérieur central ») fut l'objet d'une ruée vers l'or en 1862-1865. Cela créa un flux rapide de mineurs et de colons, à peu près 30 000 personnes. Cette période est commémorée dans le « Sentier de la ruée vers l'or » (Harrison-Lillooet Gold Rush Trail) — un ensemble de lieux historiques de Lillooet jusqu'à Barkerville et au-delà. Quelques-unes des villes le long de cette route sont numérotées selon leur distance à Lillooet, dont les plus connues sont « 70 Mile House », « 100 Mile House », « 108 Mile House », et « 150 Mile House ».

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

3 enfants Nuu-chah-nulth (Nootkas), à Friendly Cove, dont l'un tenant une sculpture de bois

Depuis 1871, la Colombie-Britannique est une province de la fédération canadienne, et la Constitution du Canada régule ses relations avec le gouvernement et le parlement fédéral.

Les raisons de la décision des Britanno-Colombiens de se joindre au Canada en 1871 furent nombreuses. Il y avait la peur d'annexion aux États-Unis, la dette écrasante créée par la croissance rapide de la population et le besoin de services gouvernementaux pour les supporter, et la fin de la ruée vers l'or et la dépression légère qui l'avait accompagnée.

La Colombie-Britannique devint province du dominion du Canada le 20 juillet 1871, à la suite de la promesse du dominion de construire une ligne de chemin de fer reliant la côte pacifique aux provinces de l'est. Le Canadien Pacifique à travers les montagnes Rocheuses fut difficilement construit entre 1875-1885.

En 1898-1903 la province rétrécit considérablement après que la Dispute de la frontière de l'Alaska attribua le nord-ouest, en particulier la côte, à son voisin septentrional.

Les relations ethniques furent un peu délicates notamment pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque de nombreux résidents d'ascendance japonaise furent dépossédés de leur propriété et internés ou déplacés à l'intérieur de la province après l'attaque contre Pearl Harbor en 1941.

Langues[modifier | modifier le code]

Drapeau franco-colombien.

La langue la plus parlée en Colombie-Britannique est l'anglais. Bien qu'il n'y ait pas juridiquement de langue officielle, l'anglais est systématiquement utilisé par les organismes officiels, ce qui lui donne de facto un statut de langue officielle, comme dans la plupart des provinces anglophones.

La Colombie-Britannique a une forte prédominance anglaise, selon les études de Statistique Canada effectuées sur la période 1971-2011, 70,3 % de la population déclarent avoir pour langue maternelle l'anglais, 1,3 % le français (population franco-colombienne) et 26,3 % des tierces langues (notamment le Pendjabi, Cantonais, Chinois (non précisé), Mandarin, Allemand, Tagalog (pilipino), Coréen et l’Espagnol). 6,8 % de la population de la Colombie-Britannique parle à la fois anglais et français.

Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (en anglais : "Francophone Education Authority" ou encore "School District No 93") est la commission scolaire qui gère, depuis 1995, le réseau des établissements scolaires francophones de cette province. Contrairement aux autres commissions scolaires de la Colombie-Britannique, ce conseil scolaire ne couvre pas une zone géographique spécifique, mais coiffe les écoles fondées uniquement sur ​​la langue française.

Minorité francophone[modifier | modifier le code]

Les Canadiens français ont participé en grande mesure dans les explorations et au développement de la Colombie-Britannique, grâce au rôle de la Compagnie du Nord-Ouest, de la Compagnie de la Baie d'Hudson et de l'Église catholique dans les Districts de la Nouvelle-Calédonie et Columbia. Six voyageurs Canadien-français accompagnèrent l'explorateur Mackenzie au cours de son expédition à la côte ouest du continent de 1792-1793. Les Sœurs de Ste Anne arrivèrent à Victoria en 1845, peu après la construction du fort Victoria, et fondèrent la première école de la colonie. L'école, conservée par le gouvernement provincial, est aujourd'hui le bâtiment le plus ancien de type européen dans la province. Les Sœurs de Ste Anne établirent aussi l'hôpital St Joseph, qui est devenu plus tard Victoria General Hospital. Le premier évêque de l'île de Vancouver, Modeste Demers fit transporter de San Francisco à Victoria une imprimerie utilisée par un Américain pour publier Le Courrier de la Nouvelle-Calédonie pendant quelques semaines en 1858 — le deuxième journal publié en Colombie-Britannique[7]. Un autre ordre religieux français, les Oblats de Marie-Immaculée, fondèrent en 1859 une mission à ce qui est aujourd'hui la ville de Kelowna. Un autre religieux de l'ordre des Oblats, le Père Fouquet, fonda en 1861 une école résidentielle amérindienne à Mission City avec l'aide des Sœurs de Sainte-Anne. Avant 1858, quand commença la ruée vers l'or, les Canadiens-français formaient la population la plus nombreuse de la partie continentale de ce qui est aujourd'hui la Colombie-Britannique. Après la construction de chemin de fer transcontinental, une petite communauté d'ouvriers francophones s'installa à Hatzic Prairie, non loin de la mission des Oblats à Mission City. En 1910, la communauté francophone de Maillardville fut fondée par des colons québécois dans la région de Coquitlam[8].

Économie[modifier | modifier le code]

English Bay (Vancouver)

L'économie de la Colombie-Britannique est historiquement liée aux ressources naturelles (exploitation forestière, extraction de minéraux, pêche). Cependant, depuis le milieu du XXe siècle, elle s'est considérablement diversifiée en bénéficiant d'une situation géographique privilégiée qui en fait une porte d'entrée vers les zones les plus prospères de l'Asie et l'ouest des États-Unis. L'agriculture n'a jamais joué un rôle important dans l'économie de la province.

Le PIB de la Colombie-Britannique s'est élevé à 192 528 millions de dollars canadiens en 2007 (+5,4 % sur un an)[9] et son économie est désormais essentiellement liée aux activités tertiaires.

Le taux de chômage s'est élevé à 5,1 % en octobre 2008.

Cure-dents[Quoi ?] de la Colombie-Britannique, Montréal, QC, 1892

Exploitation forestière[modifier | modifier le code]

L'exploitation des forêts est une activité économique très importante en Colombie-Britannique

Depuis le début des années 2000, ce secteur économique est confronté au grave problème de la pullulation de la dendroctone du pin ponderosa qui a déjà détruit des millions de pins tordus, l'essence la plus exploitée dans la province[10]. Le risque économique en jeu s'èlève à 20 milliards de dollars canadiens, correspondant à la valeur du bois concerné[11].

Exploitation minière[modifier | modifier le code]

L'exploitation minière est une des principales activités économiques de la Colombie-Britannique. La valeur totale des minéraux extraits est estimée à 5,7 milliards de dollars canadiens, tandis que les investissements en matière d'exploration se sont élevés à 367 millions de dollars cette même année. À la fin de l'année 2008, il y avait en production huit mines de métaux, neuf de charbon et plus de trente de minéraux industriels[12]. Tout comme l'exploitation minière, la construction est également un secteur économique important.

Production artistique[modifier | modifier le code]

C'est en Colombie-Britannique qu'a eu lieu la majorité des tournages de la série télévisée Stargate SG-1.[réf. nécessaire]De nombreuses autres séries ont également été tournées dans la région de Vancouver, comme Dark Angel, Smallville, Supernatural et X-Files. Ainsi que la série télévisée Sanctuary [réf. nécessaire] à la fin du générique de la saison 4.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vue sur Vancouver depuis Grouse Mountain
Ville et nature en Colombie-Britannique: Vancouver, un exemple d'intégration

La province est connue pour ses paysages montagneux et ses fjords spectaculaires qui constituent le contexte pour une industrie croissante d'aventures en plein air et d'écotourisme.

Par son climat, sa beauté et son esprit pionnier très ouvert, la Colombie-Britannique convient à ceux qui cherchent une dernière frontière. Entre Rocheuses et Pacifique, dans les Kootenays ou la vallée de la Similkameen, on trouve disparates et mélangés, des gens de toutes origines : enfants d'exilés russes, réfugiés des mégalopoles, voyageurs échappés d'une Europe surpeuplée, Québécois découvrant avec étonnement une nouvelle dimension de leur propre pays. C'est une population marginale, nomade, voire saisonnière, qui s'installe dans les collines pour six mois ou trois ans, au gré de l'inspiration. Ils vivent dans des tipis à même le sol, dans de vieux bus d'écoliers aménagés ou dans des cabanes bien cachées qui ont déjà reçu plusieurs locataires. Ils se déplacent à pied, à cheval, à skis ou dans de vieilles camionnettes, ne craignant pas les routes en terre.

La vallée de l'Okanagan devient une importante zone de vignobles. La station de ski de Whistler dont l'accès routier a été amélioré en vue des JO de 2010 est de niveau international. Les pistes de ski fournissent, l'été, une grande quantité de baies qui font exploser la population d'ours noirs (plus de cent dix mille et une quinzaine de milliers pour les Grizzlis). La municipalité a mis en place des installations comme des poubelles à ouverture spéciale, des clôtures électriques et des groupes de sécurité équipés d'armes à balles en plastiques pour les maintenir hors du périmètre.

La sea to sky highway, célèbre route touristique qui relie Vancouver et Whistler, deux des sites qui ont accueilli les Jeux olympiques d'hiver de 2010, sera fortement améliorée, équipée d'un réseau de production et de ravitaillement en hydrogène comprenant notamment sept stations-service. Par contre, un chemin de fer en navette n'est pas au programme.

Whistler offre un des plus grands domaines hors piste du monde durant l'hiver ainsi que de nombreux kilomètres de pistes de VTT durant l'été.

La promotion du tourisme est assurée par Tourism BC, qui est une société de la Couronne depuis juin 1997, financée par une taxe sur les chambres d'hôtel de la Colombie-Britannique. Tourism BC a divisé la province en six régions touristiques[13] :

  • Vancouver, Coast & Mountains ;
  • Vancouver Island ;
  • Thompson Okanagan ;
  • Northern British Columbia ;
  • Cariboo Chilcotin Coast ;
  • Kootenay Rockies.

La devise touristique actuelle de la Colombie-Britannique est Super, Natural British Columbia (il s'agit d'une marque déposée).

Parcs, aires protégées et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

La Colombie-Britannique abrite sept des 42 parcs nationaux du Canada[14] :

Elle abrite également des lieux de mémoires du Canada :

  • lieux historiques nationaux Fort Rodd Hill et du Phare-de-Fisgard ;
  • lieu historique national Gulf of Georgia Cannery ;
  • lieu historique national du Fort Langley ;
  • lieu historique national Fort-St. James.

Il existe également de nombreux parcs provinciaux.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Kim Campbell, de Port Alberni, sur l'île de Vancouver est devenue en 1993 la première femme à accéder aux fonctions de Premier ministre du Canada.

Divers[modifier | modifier le code]

Il y a neuf jours fériés légaux par année, durant lesquels les banques, les magasins d'alcool, la plupart des entreprises et certains commerces sont fermés.

Sport[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. StatsCan
  2. Histoire de la Colombie-Britannique sur le site web de l'Encyclopédie canadienne
  3. (en) J. C. Drive, Raven skeletons from Paleoindian contexts, Charlie Lake Cave, British Columbia / « Squelettes de corbeaux paléo-indiens, Charlie Lake Cave, Colombie-Britannique », Simon Fraser University, American antiquity, 1999, vol. 64, no 2, pp. 289-298, ISSN 0002-7316, éditeur : Society for American Archaeology, Résumé disponible en ligne
  4. Histoire du Canada en images - Phase Ancienne dans l'intérieur sur le site web officiel du Musée canadien des civilisations
  5. (en) Jean Barman, The West Beyond the West : A History of British Columbia, Toronto, University of Toronto Press,‎ 2007, 3e éd., p. 29-30
  6. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BCGNIS.
  7. The Fraser River Gold Rucsh and the Victoria Newspaper Boom, University of British Columbia, UBC Library.[1]
  8. (en) Jean Barman, The West Beyond the West : A History of British Columbia, Toronto, University of Toronto Press,‎ 2007, 3e éd., p. 193
  9. PIB des provinces canadiennes sur le site web Statistique Canada
  10. Article sur le dendroctone sur le site de « Ressources naturelles Canada »
  11. (en) B.C. Forest are under attack., article de la campagne d'information publique du gouvernement de Colombie-Britannique sur la pullulation de la dendroctone du pin
  12. British Columbia mining and mineral exploration Overview 2008, disponible.Ministry of Energy, Mines and Petroleum Resources'
  13. Présentation des six régions touristiques officielles de la Colombie-Britannique sur le site web Hello BC
  14. Les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux du Canada en Colombie-Britannique sur le site web officiel Parcs Canada

Liens externes[modifier | modifier le code]

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