Esclavage sexuel

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L'esclavage sexuel consiste à amener par la contrainte des personnes non consentantes à diverses pratiques sexuelles. Il peut se présenter sous la forme d'une relation à un seul maître, d'esclavage rituel souvent associé à des pratiques religieuses traditionnelles, d'esclavage à des fins principalement non sexuelles, mais où la sexualité est courante, ou enfin sous la forme de prostitution forcée et considéré comme un des crimes contre humanité.

En général, la nature même de l'esclavage implique que l'esclave soit de fait disponible pour le sexe, et les conventions sociales usuelles ainsi que les protections légales qui restreindraient dans d'autres circonstances les actions du propriétaire ne sont plus effectives. Ainsi, la sexualité extramaritale entre un homme marié et une esclave n'était pas considérée comme un adultère dans la plupart des sociétés acceptant l'esclavage[1].

Un rapport des Nations unies[2] donne l'estimation annuelle d'un million de femmes ou petites filles impliquées par la force dans le commerce et/ou l'esclavage sexuel.

Chine[modifier | modifier le code]

En Chine, le déséquilibre entre les sexes (117 garçons pour 100 filles en 2005) a pour conséquence la mise en place de trafic humain dans le cadre de la prostitution. Ainsi en 2002, un homme a été condamné à mort pour avoir enlevé puis vendu une centaine de femmes à des Chinois célibataires dans la province du Guangxi. Dans la province du Yunnan des dizaines de femmes ont pu être libérées avant d'être vendues à des réseaux mafieux proxénètes. Elles étaient destinées à alimenter les lieux de prostitution comme esclaves sexuelles dans les centres urbains de l'Asie du Sud-Est. D'autres femmes devaient rejoindre Taïwan afin de s'y marier [3],[4].

Le chef adjoint des services d'enquêtes sur les crimes indique qu'entre 30 000 et 60 000 enfants disparaissent chaque année en Chine sans pouvoir indiquer toutefois le pourcentage attribué au trafic humain. En août 2009, le ministère chinois de la Sécurité publique a mis en place un programme pilote destiné à informer les populations migrantes de ce trafic[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Love and Sex and Women in the Art of Ancient Greece
  2. Rapport de l'UNICEF, 2000
  3. Chine un pays à la dérive sexuelle
  4. Trafic humain en Chine
  5. Chine informations; Chine : nouveau programme pour lutter contre le trafic humain

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stephen Barlay, L'Esclavage sexuel, traduit de l'anglais par Jane Fillion, Michel, 1969.
  • Kathleen Barry, Esclavage sexuel de la femme, Stock, 1982.
  • Matiada Ngalikpima, L'esclavage sexuel, un défi à l'Europe, Fondation Scelles, 2005, 280 p.  (ISBN 2846210594)
  • Louise Toupin, La question du trafic des femmes : points de repères dans la documentation des coalitions féministes internationales anti-trafic, Montréal, Stella, Alliance de recherche IREF/Relais-femmes (ARIR), 2002, 96 p.  En ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]