WhatsApp

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WhatsApp
WhatsApp horizontal.svg

Développeur WhatsApp Inc. (propriété de Facebook)
Dernière version 2.10.1 (16/07/2013[1])
Environnement iOS 4.3 ou ultérieur, Android 2.2 ou ultérieur, BlackBerry 4.6 ou ultérieur, Nokia et Windows Phone
Langue Français, Allemand, Anglais, Arabe, Catalan, Chinois, Coréen, Croate, Danois, Espagnol, Finlandais, Grec, Hébreu, Hongrois, Indonesien, Italien, Japonais, Néerlandais, Norvégien, Polonais, Tchèque, Thai, Turc, Malais, Portugais, Roumain, Russe, Slovaque, Suédois, Ukrainien, Vietnamien
Type Application mobile
Licence Propriétaire
Site web http://www.whatsapp.com/

WhatsApp messenger est une application mobile multiplateforme pour smartphones qui intègre un système de messagerie instantanée via Internet[2] utilisé par 600 millions de personnes, soit le troisième après les applications de messagerie instantanée chinoises WeChat (600 millions d'utilisateurs[3],[4]) et Tencent QQ (plus de 798,2 millions d'utilisateurs[5]). L’entreprise WhatsApp fondée en 2009 par Jan Koum et Brian Acton, deux anciens ingénieurs de Yahoo![6], a pour but de remplacer le SMS. Ses bureaux sont basés à Moutain View en Californie. Whatsapp est rachetée par Facebook en février 2014 pour environ 19 milliards de dollars, dont 15 milliards en actions Facebook[7], soit environ 350 millions de dollars par employé, ou 40 dollars par utilisateur[8]. Ce montant est réévalué en octobre pour atteindre près de 22 milliards après une appréciation de près de 14% des actions Facebook en bourse, pour un total de 17,3 milliards en actions et 4,59 milliards en numéraire[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom WhatsApp est une déformation de What's Up : "quoi de neuf ?" en français.

Croissance de la base d'utilisateurs[modifier | modifier le code]

Whatsapp est arrivée sur le marché de la messagerie en ligne au début d'une vague importante de nouveaux services sur mobile, parmi lesquels LINE, KakaoTalk, WeChat, ChatON (en), Kik Messenger, Viber, Facebook Messenger, Zalo. L'entreprise a su se démarquer par son absence de publicité et la simplicité de son service, concentré sur quelques fonctions bien développées, qui ont su lui assurer un développement rapide par bouche à oreille.

En octobre 2013, Whatsapp annonce avoir 350 millions d'utilisateurs actifs mensuels, soit 50 de plus que deux mois avant[10]. Ce chiffre passe à 400 en décembre[11], et à 450 en février 2014. Parmi eux, 70 % sont actifs quotidiennement, taux d'engagement très élevé et supérieur à celui de Facebook. À cette date, le nombre de messages échangés quotidiennement via WhatsApp s'approche du nombre de SMS échangés dans le monde, soit plus de 10 milliards par jour. Le service brasserait également un nombre de photos supérieur à celui de Facebook, Snapchat et Instagram : environ 500 millions par jour. Elle enregistre également plus d'un million de nouveaux utilisateurs chaque jour, et connaît en particulier une forte croissance sur certains territoires, notamment l'Inde (35 millions d'utilisateurs) et des pays en voie de développement où les réseaux 2G dominent.

Rachat[modifier | modifier le code]

Le 19 février 2014, Facebook annonce avoir fait l'acquisition de Whatsapp pour un montant de 16 milliards de dollars, dont 4 en comptant et 12 en actions Facebook[12]. Trois autres milliards sont également prévus pour les dirigeants et salariés, qui seront alors tous des salariés de Facebook, sous la forme de primes à la performance en actions, chaque année de 2015 à 2018. Par ailleurs, Jan Koum occupera une place au sein du conseil d'administration de Facebook. Le dirigeant et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, déclare dans un communiqué de presse : « WhatsApp est en bonne voie pour connecter un milliard d'individus. Les services qui atteignent ces sommets sont d'une très grande valeur[13]. »

Google avait auparavant fait une offre de 10 milliards de dollars[14].

Le rachat de WhatsApp intervient dans un contexte de concentration du marché de la messagerie en ligne, notamment après l'achat de Viber par le groupe Rakuten. Cependant, il se distingue par l'ampleur de la somme en jeu, d'autant plus impressionnante que l'entreprise n'a connu qu'une seule levée de fonds dans son histoire, à hauteur de 8 millions de dollars (ou 50 selon les sources[15]), par Sequoia Capital, pour 10 à 20 % des parts de l'entreprise[16]. Whatsapp est une entreprise exceptionnellement légère en termes d'effectifs : 32 informaticiens pour 450 millions d'utilisateurs mensuels, ce qui représente environ 14 millions d'utilisateurs par salarié[17]. Le service a su garder un taux d'uptime de 99,9 %. Son business model est également rare parmi les startups de la Silicon Valley, puisque beaucoup de services font le choix de rester gratuits pour se constituer une base d'utilisateurs la plus grande possible. La formule du fondateur Jan Koum résume la philosophie de l'entreprise : « No Ads! No Games! No Gimmicks! » (« Pas de publicités ! Pas de jeux ! Pas de gadgets ! »). C'est en suivant cette philosophie que Whatsapp n'a jamais fonctionné qu'au bouche à oreille, et n'a pas embauché de communiquant ou de responsable marketing.

Le rachat représente historiquement la plus grosse marge réalisée en une seule opération par une entreprise de capital risque.

L'intégration du réseau social avec Facebook se fera comme avec Instagram : l'application conservera sa marque et son siège social à Mountain View, et continuera de fonctionner indépendamment, en parallèle à Facebook Messenger[18]. Pour certains commentateurs, le prix payé par Facebook est emblématique du retard que représente pour cette entreprise l'absence de système d'exploitation mobile face à Apple et Google[19].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Plateformes et technologies[modifier | modifier le code]

Le logiciel est disponible sur Android, iOS, BlackBerry, Nokia, Windows Phone et Symbian. Moyennant un abonnement annuel de 1 dollar (la première année étant gratuite), il permet d'interagir avec les autres utilisateurs en envoyant des messages, des photos et des sons.

Whatsapp utilise une version personnalisée du XMPP, et se sert du numéro de téléphone comme identifiant unique (ce qui peut poser un problème de confidentialité sur les données récupérées[20]). L'identifiant Jabber est du type [numéro de téléphone]@s.whatsapp.net. Auparavant l'application Android utilisait le code IMEI, et la version iOS l'adresse MAC du Wifi, comme mot de passe. À partir de la mise à jour de 2012, un mot de passe aléatoire est généré côté serveur.

L'application utilise ensuite le carnet d'adresses de contact de l'utilisateur et la fait correspondre à sa base de données interne pour constituer une liste de contacts disponibles sur la plateforme.

Principe[modifier | modifier le code]

Comme ses ancêtres de messagerie instantanée, ICQ (1998), MSN Messenger (1999, intégré à Skype), ou Facebook Messenger (ou module discussion instantanée du site web, 2011) ; comme son concurrent Google Hangouts (2013), WhatsApp permet d'envoyer gratuitement, via Internet, un message (message texte ou message vocal) à un ou plusieurs contacts. Ceci nécessite que non seulement l’émetteur du message, mais aussi tous les destinataires du message soient utilisateurs de l'application.

La principale utilisation de WhatsApp est l'envoi de messages gratuits depuis ou vers l'étranger. En effet, si le téléphone mobile est connecté gratuitement à Internet, via un forfait ou une connexion Wi-Fi, l'envoi de l'équivalent d'un SMS est gratuit et illimité[21].

Hors application[modifier | modifier le code]

Whatsapp a créé fin 2013 un bouton de partage utilisable sur des sites tiers ; il est notamment présent sur le site Buzzfeed, dont les dirigeants expliquent avoir constaté une utilisation considérable de ce mécanisme depuis son implémentation[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://itunes.apple.com/us/app/whatsapp-messenger/id310633997?mt=8 Apple
  2. Dudouit Patrick, « WhatsApp, l'application de messagerie la plus utilisée au monde », Surfandbiz,‎ 7 Avril, 2013
  3. (zh) « 传微信用户总数超6亿 海外业务或将独立 »,‎ 23 octobre 2013
  4. (en) « WeChat Reportedly Surpassed 600 million Users »,‎ 24 octobre 2013
  5. « Tencent Announces 2012 Fourth Quarter and Annual Results », PR Newswire,‎ 20 mars 2013 (consulté le 20 février 2014)
  6. Nicolas Rauline, « Snapchat, WhatsApp, Line, trois start-up au succès fulgurant », sur Les Échos Business, Groupe Les Échos,‎ 20 novembre 2013 (consulté le 19 février 2014)
  7. « Facebook achète WhatsApp pour 16 milliards de dollars », sur Capital.fr, Prisma Media,‎ 19 février 2014 (consulté le 19 février 2014)
  8. Audrey Fournier, « WhatsApp : des chiffres qui donnent le vertige », sur Le Monde,‎ 20 février 2014 (consulté le 20 février 2014)
  9. « Facebook aura finalement réglé près de 22 milliards de dollars pour WhatsApp », sur Les Échos,‎ 6 octobre 2014 (consulté le 10 octobre 2014)
  10. (en) « WhatsApp now has 350 million monthly active users », sur The Verge,‎ 22 octobre 2013 (consulté le 20 février 2014)
  11. (en) « 400 Million Stories », sur Whatsapp,‎ 19 décembre 2013 (consulté le 20 février 2014)
  12. (en) Chris Welch, « Facebook is buying WhatsApp for $16 billion », sur The Verge,‎ 19 février 2014 (consulté le 20 février 2014)
  13. (en) « Facebook to Acquire WhatsApp », sur Facebook Newsroom,‎ 19 février 2014 (consulté le 20 février 2014)
  14. (en) Tom Warren, « Google reportedly offered $10 billion for WhatsApp », sur The Verge,‎ 20 février 2014 (consulté le 20 février 2014)
  15. (en) Dan Primack, « Facebook-WhatsApp: The other numbers », sur CNN Money,‎ 19 février 2014 (consulté le 20 février 2014)
  16. (en) Bryan Bishop, « For WhatsApp's lone investor, Facebook deal is one of the biggest wins in startup history », sur The Verge,‎ 19 janvier 2014 (consulté le 20 février 2014)
  17. (en) Jim Goetz, de l'équipe Sequoia Capital, « Four Numbers That Explain Why Facebook Acquired WhatsApp », sur Blog de Sequoia Capital,‎ 19 février 2014 (consulté le 20 février 2014)
  18. « Facebook s'offre la messagerie Whatsapp pour 16 milliards de dollars », sur Le Monde.fr,‎ 19 février 2014 (consulté le 20 février 2014)
  19. (en) Kara Swisher, « Facebook Price for Having No Phone OS? $19 Billion. A Must-Have Apps Play? Priceless. », sur Re/code,‎ 19 février 2014 (consulté le 20 février 2014)
  20. (en) Zack Whittaker, « WhatsApp privacy practices under scrutiny », sur CNet,‎ 28 janvier 2013 (consulté le 20 février 2014)
  21. Avec WhatsApp, « notre conversation est quasi permanente », Le Monde.fr, 20 février 2014
  22. (en) Liz Gannes, « Before Facebook Deal, WhatsApp Was Helping BuzzFeed and Shazam Go Viral With New Platform Tools », sur Re/code,‎ 20 février 2014 (consulté le 21 février 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Logiciels similaires[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]