Bullitt
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Bullitt
| Réalisation | Peter Yates |
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| Scénario | Roman : Robert L. Fish adaptation : Alan Trustman Harry Kleiner |
| Acteurs principaux |
Steve McQueen |
| Pays d’origine | |
| Sortie | 1968 |
| Durée | 113 min. |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Bullitt est un film américain réalisé par Peter Yates, sorti en 1968. Bullitt est adapté d'un roman de Robert L. Pike, intitulé Mute Witness et traduit dans la Série noire sous le titre Un silence de mort.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Frank Bullitt, un lieutenant de police, est chargé par un politicien ambitieux, Walter Chalmers, de protéger Johnny Ross, un gangster dont le témoignage est capital dans un procès où est impliqué l'homme politique. Malgré les précautions prises par Bullitt et ses hommes, Ross est grièvement blessé, et décède des suites de ses blessures sur son lit d'hôpital. Bullitt mène alors l'enquête pour retrouver les meurtriers.
Histoire détaillée [modifier]
Chalmers doit assister à une audience d'un sous-comité du Sénat Américain sur le crime organisé à San Francisco. Afin d'améliorer sa réputation politique, il espère faire tomber le mafioso de Chicago, Pete Ross, à l'aide du témoin clé Johnny Ross, frère de Pete. Le film se déroule pendant le week-end précédant l'audience, du vendredi au dimanche soir.
Chalmers convoque le populaire lieutenant Frank Bullitt dans son élégante villa de Pacific Heights. Il exige de la police de San Francisco qu'elle assure la protection de Johnny Ross pendant ce week-end. Bullitt, le sergent Delgetti et le détective Carl Stanton, se relaient pour assurer une protection 24 heures sur 24 à l'hôtel Daniels, un hôtel bon marché proche de l'autoroute Embarcadero Freeway. Comme Bullitt dîne avec son amie Cathy dans un cabaret branché, puis la "raccompagne", la garde de nuit du samedi soir ne sera assurée que par le jeune Stanton...
Dans la nuit, deux hommes (dont un qui, selon le réceptionniste, serait Chalmers) se présentent à l'hôtel et demandent à voir Ross. Pendant que Stanton téléphone à Bullitt pour demander des instructions, Ross ôte discrètement la chaîne de sécurité de la porte de la chambre. Quelques secondes plus tard, deux hommes (joués par Paul Genge et Bill Hickman) font irruption dans la pièce. L'un d'eux ouvre le feu avec son fusil de chasse Winchester à pompe (canon raccourci). Stanton, atteint à la cuisse, est assommé, et Ross, touché d'une décharge de chevrotines au thorax, laissé pour mort sur son lit.
Bullitt arrive trop tard et accompagne les deux blessés à l'hôpital. Chalmers, en colère, profère des menaces contre Bullitt. Il veut faire remplacer le chirurgien par un homme sous ses ordres.
L'assassin, armé d'un pic à glace scotché à sa cheville, arrive à l'hôpital pour achever Ross. Bullitt réussit à le faire fuir, mais Ross décède de ses blessures. Pour éviter que l'affaire soit classée, Bullitt demande au docteur Willard de taire le décès, d'enregistrer Ross comme John Doe (un mort inconnu) et d'égarer quelques jours le dossier. Il fait emporter le corps à la morgue par une ambulance privée et rentre chez lui.
Chalmers arrive à l'hôpital le dimanche matin et il est fou furieux de voir que Ross a disparu. Il exige que Bullitt lui restitue son témoin, mais le policier refuse obstinément. Contacté par Chalmers, le capitaine Sam Bennet refuse de faire pression sur Bullitt pour qu'il restitue Ross. Chalmers fait du chantage à Sam Bennet (alors que le policier entre dimanche matin avec sa famille à la Grace Cathedral) , en jouant sur les sentiments ou la carrière et finalement il lui remet devant ses gardes du corps (qui sont témoins) une injonction juridique officielle (habeas corpus) d'avoir à présenter le témoin.
Pendant ce temps, Bullitt cherche à reconstituer les dernières heures de Ross. Il retrouve le chauffeur de taxi Weissberg qui l'a amené à l'hôtel. Celui ci lui dit que Ross a passé deux coups de téléphone depuis une cabine publique dont un appel longue distance ("il a utilisé beaucoup de pièces"). Un petit truand occasionnellement indicateur (qui espère une intervention du policier en faveur d'un ami emprisonné) informe Bullitt que l'Organisation de Chicago recherche activement Johnny Ross qui lui a volé 2 millions de dollars.
Bullitt reprend son véhicule, une Ford Mustang GT Fastback verte mais il se rend compte qu'il est filé par une voiture (une Dodge Charger B noire). En utilisant des détours, il réussit à se retrouver derrière cette voiture et à la prendre en chasse. C'est le début de la longue et célèbre poursuite de voitures dans les rues de San Francisco, souvent en pente raide dans les descentes vers le port. La poursuite continue en banlieue. Le passager de la voiture (qui est en fait celui qui a tué Ross) essaie de tirer au fusil sur Bullitt, mais il est gêné par la vitesse. Finalement, la voiture des tueurs quitte la route et percute une station-service qui explose et prend feu. La piste s'arrête.
De retour au poste de police, Bullitt subit un blâme de la part de son chef, qui est mis sous pression par sa hiérarchie, acquise à Chalmers. Le captain ordonne à Bullitt de restituer le corps au plus tard le lundi matin. La police cherche à gêner Bullitt en refusant de lui donner une voiture de remplacement, et Bullitt doit se faire conduire par son amie Cathy (dans une Porsche 356 C Cabriolet jaune) à l'hôtel où Ross a appelé. Il y découvre le corps d'une femme, inscrite sous le nom de Dorothy Simmons (jouée par Brandy Carroll), récemment étranglée. Cathy, qui voit le corps, est perturbée, elle exprime sa crainte que Bullitt ne soit en train de devenir aussi froid et insensible que les criminels qu'il chasse.
Dans les bagages de la femme décédée, Bullitt et Delgetti trouvent deux étuis (vides) de passeport et de billet d'avion, deux brochures d'une agence de voyages basée à Chicago avec une publicité pour des forfaits vacances à Rome. Ils trouvent aussi cachés dans des vêtements, deux paquets de traveller-checks pour presque 100 000 $ chacun. L'un d'eux a été signé par Mme Dorothy Rennick et l'autre par son mari, Albert Rennick. Bullitt demande à Delgetti d'appeler le Service de l'Immigration de Chicago pour obtenir les photos de passeport de M. et Mme Albert Rennick.
Chalmers arrive au commissariat et exige que Bullitt signe un aveu reconnaissant que Ross est mort alors qu'il en avait la garde. Bullitt refuse, et lorsque la photo de passeport d'Albert Rennick, vendeur de voitures à Chicago arrive par télécopie, elle s'avère être celle de la personne connue sous le nom de Ross et qui a été tuée. Bullitt apporte donc la preuve à Chalmers qu'il a demandé la protection d'un homme qui n'était pas Johnny Ross.
A l'aéroport, il y a des réservations pour Rome au nom de M et Mme Rennick. Mais la recherche sur le vol pour Rome ne révèle aucun Ross ou Rennick. Bullitt devine que Ross est monté un peu plus tôt dans un avion pour Londres, et fait arrêter l'avion qui s'apprêtait à décoller. Chalmers, fou de rage de se voir berné par Ross, arrive à l'aéroport et fait une dernière tentative pour récupérer le mafioso, témoin capital qui doit comparaître devant la commission d'enquête, mais Bullitt refuse de façon abrupte. Le vol de Londres revient au satellite de départ, et tous les passagers sont priés de débarquer. Ross, prudent, ne se presse pas pour descendre . Soudain, il saute de l'appareil par une porte arrière, et s'enfuit en courant sur la piste. Bullitt le poursuit sur les pistes malgré les avions qui décollent. Ils échangent des coups de feu, se retrouvent dans le terminal. Ross tire sur un policier mais se retrouve coincé entre deux portes en verre et Bullitt, en légitime défense car Ross braque son arme sur lui, l'abat de 3 balles.
Bullitt retourne chez Cathy qui s'était endormie en l'attendant. Bullitt va dans la salle de bains se laver les mains, il se regarde dans le miroir et se demande s'il est devenu un être froid et cynique comme Cathy le redoute.
On peut reconstituer l'histoire comme suit :
Johnny Ross, membre de la mafia de Chicago a volé 2 millions de dollars à l'Organisation. Il a soudoyé un pigeon, Albert Rennick, inconnu des services de police, afin qu'il prenne sa place en échange des deux paquets de 100 000 dollars de travellers checks et deux billets à destination de Rome pour lui et sa femme. Il s'agissait de prétendre vouloir témoigner devant une commission anti-mafia, mais avec la promesse d'être délivré auparavant pendant le week-end : c'est la raison pour laquelle le prétendu Ross a ouvert la porte à ses agresseurs. Les hommes "chargés de le libérer" sont en fait des tueurs de la mafia, Chalmers leur a donné l'adresse de l'hôtel et le numéro de la chambre. Ross, qui a élaboré une stratégie complexe pour disparaître, a tué la femme de Rennick pour éviter qu'elle ne parle. La mort de Ross à l'issue d'une fusillade dans l'aéroport enterre l'enquête. Le policier intègre et tenace est frustré de son succès - et le politicien Chalmers peut retourner à ses prévarications : il sort de l'aéroport et monte tranquillement dans sa grosse voiture avec chauffeur; l'arrière de la voiture porte un auto-collant : "Support Your Local Police".
Fiche technique [modifier]
- Titre original : Bullitt
- Réalisation : Peter Yates
- Scénario : Robert L. Fish, Harry Kleiner et Alan Trustman
- Musique : Lalo Schifrin
- Photographie : William A. Fraker
- Montage : Frank P. Keller (en)
- Générique: Pablo Ferro
- Coordination Cascades/préparation mécanique : Pierre Parks (Alias Peppone)
- Producteurs : Philip D'Antoni (en) et Robert E. Relyea
- Sociétés de production : Solar & Warner Bros. Pictures
- Société de distribution : Warner Bros. Entertainment
- Pays d'origine : États-Unis
- Langue : anglais
- Format : Couleurs (Technicolor) - 1,85:1 - mono - 35 mm
- Genre : Action, policier
- Durée : 113 minutes (1h53)
- Dates de sortie :
- Budget : 5 500 000 $
- Box-office US : 42 300 873 $
- Box office en France : 3 054 612 entrées
Distribution [modifier]
- Steve McQueen (VF : Jacques Thébault) : Lieutenant Frank Bullitt
- Robert Vaughn (VF : Louis Velle) : Walter Chalmers
- Jacqueline Bisset (VF : Jeanine Freson) : Cathy
- Don Gordon (en) (VF : Claude Joseph) : Détective Delgetti
- Robert Duvall (VF : Jacques Richard) : Weissberg
- Simon Oakland (VF : Pierre Collet) : Captain Sam Bennett
- Norman Fell (VF : Jean Berger) : Capitaine Baker
- Carl Reindel (en) (VF : Sady Rebbot) : Inspecteur Stanton
- Felice Orlandi (VF : Roger Rudel) : Albert E. Renick
- Pat Renella (en) : Johnny Ross / Peter Ross
- Ed Peck : Wescott
- Georg Stanford Brown (en) (VF : Serge Sauvion) : Dr. Willard
Commentaire [modifier]
Le film est centré tout entier sur le personnage principal, le lieutenant Frank Bullitt, interprété par Steve McQueen ; il est présent dans chacune des scènes, exceptées la scène d'introduction et la scène entre Walter Chalmers et le capitaine Sam Bennett, devant l'église. De plus, le film se déroule sur une période de temps très courte, deux jours. Le scénario se concentre non seulement sur la psychologie de Bullitt et l'action en cours, en choisissant de ne pas s'élargir à de multiples intrigues et personnages, à l'instar des classiques du film noir, comme Le Grand Sommeil par exemple.
Bullitt est donc un film simple avec une intrigue facile à suivre, des personnages peu nombreux et qui parlent peu. Ceci n'empêche toutefois pas les acteurs de réaliser une performance : bien que le visage de Steve McQueen reste à tout moment quasiment immuable, stoïque, il n'en est pas moins expressif. Le caractère de Bullitt est décrit en quelques plans : il est direct, renfermé, séducteur, mais romantique, incorruptible (« We all have to compromise » « Bullshit »), un peu filou, et il possède un profond sens du devoir. D'une esquisse presque caricaturale donnée par le scénario, Steve McQueen amène son rôle à un archétype à la Bogart.
La course-poursuite [modifier]
Cette scène fait désormais partie des classiques du cinéma américain. Elle constitue la première course-poursuite en voiture digne de ce nom (Dodge Charger R/T '68 et Ford Mustang Fastback GT390 de 1968, debadgée par Carroll Shelby à la demande de Steve McQueen) de l'histoire du cinéma ; elle parvient à se démarquer de celles qui l'ont suivie par un réalisme saisissant grâce à un positionnement judicieux des angles de vue.
Le lieutenant Bullitt se rend compte qu'il est suivi par une autre voiture alors qu'il mène son enquête dans San Francisco. On pourrait donc s'attendre à ce qu'il joue le rôle du poursuivi dans la scène de course-poursuite qui va suivre, mais c'est tout le contraire qui se produit. Bullitt, malin, parvient à échanger les rôles et c'est désormais lui qui traque les deux tueurs à gage dans une course-poursuite qui dure près de dix minutes et qui pour la Charger se terminera dans une station-service pour y partir en fumée....
Le réalisateur parvient à intégrer le spectateur en lui faisant adopter le point de vue du pilote, à la manière d'une vue subjective d'un jeu vidéo. À cela s'ajoute le travail sur le son : lors des plans embarqués, le bruit du moteur de la Dodge (sourd et mat) et celui de la Mustang (pétaradant et plus aigu) sont sensiblement différents, ce qui produit deux ambiances distinctes à l'intérieur de chaque engin. La scène gagne donc un certain cachet de réalisme que l'on a du mal à retrouver dans des scènes de courses-poursuites plus modernes. Les plans extérieurs aux deux voitures sont relativement larges, ce qui permet de mieux appréhender l'ampleur de l'action : les virages qui font crisser les pneus, les sauts dans les pentes des rues de San Francisco, les dépassements tôle contre tôle sur l'autoroute, rien n'est truqué mais contrairement à la croyance populaire, ce n'est pas Steve McQueen seulement qui conduit lors du tournage de cette scène (les compagnies d'assurance ont catégoriquement refusé), mais aussi Bud Ekins qui lui même fait le saut à moto dans la grande évasion[1].
La scène est émaillée de faux-raccords : on peut voir que la même scène est repassée plusieurs fois (le moment où ils doublent une Coccinelle verte dans une descente), mais dans des plans différents. Par ailleurs, le nombre d'enjoliveurs de la Dodge varie de façon curieuse : 4 au début, puis 3 puis 2 (après les pertes consécutives d'un enjoliveur au cours de virages serrés dans les rues de San Francisco) puis de nouveau 3 et enfin 4 lorsque la Dodge va percuter la station-service.
Cependant les paysages connus défilent en arrière-plan d'une façon hallucinante : quartiers de Potrero Hills au début de la course, puis les 2 bolides s'envolent dans les rues de Russian Hills et Marina District, puis des lieux complêtement à l'opposé de Frisco alternent, créant une ambiance surréaliste; et on reconnait au passage, silhouettés sur la baie de San Francisco, l'île d'Alcatraz, et la célèbre Coit Tower près de l'église St-Pierre & St-Paul...
Contrairement aux scènes de poursuite comme celles de Duel (Steven Spielberg, 1971) ou des Blues Brothers (John Landis, 1980) qui utilisent des voitures familiales,(Plymouth Valiant, Dodge Monaco) la Ford Mustang Fastback GT '68 (V8 de 390 ci, immatriculée JJZ 109) de Bullitt et la Dodge Charger R/T 1968 (V8 440 ci, soit 7,2 litres, immatriculée RDR 838) des tueurs sont de vrais bolides.
On notera également l'usage très judicieux de la musique de Lalo Schifrin. D'abord répétitive et se tendant à la manière d'un ressort avec des pompes de sections de cuivre de plus en plus entêtantes, obsédantes, dès la mise en train des futurs poursuivants, elle se fait feulement quand l'inversion se produit et que de gibier McQueen se fait chasseur, ce dans le célébrissime plan de rétroviseur où la Mustang apparait comme fondue au ciel, mélange d'élégance et de menace. Puis, une fois que les deux tueurs ont aperçu leur proie postée désormais sur leurs talons et qu'ils engagent leur fuite faisant hurler pneumatiques et moteur, la bande son laisse toute la place aux rageurs bruits mécaniques des deux bolides, immiscent juste quelques bribes de trafic quand les deux véhicules manquent se heurter aux autres usagers.
Autour du film [modifier]
Pour la célèbre course de voitures dans les rues de San Francisco, Steve McQueen fit appel à son ami Bill Hickman (en), ancien coureur motocycliste, pour conduire le véhicule qu'il poursuit dans le film[2]. L'acteur exigea de ne pas être doublé dans cette séquence mais devra céder le volant pour les cascades les plus difficiles à réaliser[1]. La vitesse pouvait atteindre jusqu'à 180 km/h (110 mph) dans certains plans[2]. Le tournage de cette scène dura deux semaines et nécessita le recours à deux Ford Mustang et deux Dodge Charger[1].
Steve McQueen loua un circuit afin que Bill Hickman et lui puissent s’entraîner et ainsi avoir confiance l'un dans l'autre lors des scènes où les 2 muscle-cars se frôlaient [3],[2].
En 2001 et 2008, Ford a sorti une Ford Mustang Bullitt en série limitée.
Distinctions [modifier]
Récompenses [modifier]
- Oscar du meilleur montage en 1969.
- Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur scénario.
- National Film Preservation Board en 2007.
Anecdotes [modifier]
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- Steve McQueen a confié la réalisation du film au réalisateur britannique après avoir vu et apprécié Trois milliards d'un coup (1967). Ce sont ses débuts à Hollywood. Mais celui-ci accepta à condition que le scénario soit modifié et que le tournage se déroule dans des décors naturels, ce qui permettait de moderniser le sujet. McQueen soutient ses exigences face à la Warner. Mais à la fin du tournage, la major, qui devait produire encore cinq autres films avec McQueen, préféra résilier le contrat qui les liait.
- Le maire de San Francisco, Joseph L. Alioto, autorisa à tourner dans la ville et mit trois policiers à disposition afin de barrer les rues et d'assurer la sécurité des lieux où avait lieu le tournage. Pour le remercier, McQueen força la Warner à donner à la ville l'argent nécessaire à la construction d'une piscine.
- C'est la première fois que l'injure « bullshit » est mentionnée dans le scénario d'une grosse production américaine.
- Après le décès de Steve McQueen en 1980, Jean-Paul Belmondo lui rendit hommage dans le film policier Le Marginal (1983), de Jacques Deray, en exigeant qu'une poursuite de voitures, semblable à celle de Bullit, y soit intégrée. Belmondo conduisant lui-même la voiture du poursuivant, une Ford Mustang.
- la course-poursuite a inspiré 2 autres morceaux de bravoure automobile célèbres : ceux de French Connection et de "The Seven-Ups" (Police Puissance 7 , 1973, avec Roy Scheider)
Notes et références [modifier]
- (en) After 30 years, the real truth behind the Bullitt chase scene - Mike Magda, Motor Trend, décembre 1998
- (en) Bullitt - The Greatest Chase of All - Hot TR6
- Steve McQueen, L'indomptable, film documentaire de Mimi Freedman (USA, 2005) , diffusé par TV-Arte le dimanche 27 janvier 2013 à 22h40