Otis Redding

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Otis Redding

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Otis Redding en 1966

Informations générales
Surnom Rockhouse Redding
The Big O
The King of Soul
Naissance 9 septembre 1941
Drapeau des États-Unis Dawson, Géorgie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 10 décembre 1967 (à 26 ans)
Drapeau du Wisconsin Madison, Wisconsin
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Soul music
Années actives 1960 - 1967
Labels Stax Records
Site officiel otisredding.com

Otis Redding, né le 9 septembre 1941 à Dawson (Géorgie) et mort le 10 décembre 1967 dans le Wisconsin, est un des plus grands chanteurs américains de musique soul. Quelques jours après l'enregistrement de sa chanson la plus connue, (Sittin' On) The Dock of the Bay, il meurt à 26 ans dans un accident d’avion, laissant derrière lui une œuvre très dense.
Otis Redding est parvenu à faire de sa musique profondément enracinée dans la culture noire américaine, une musique universelle. A cet égard, il jouit d’une remarquable popularité à travers le monde comme l’attestent les nombreuses reprises, de son vivant ou posthumes, par des artistes d'horizons multiples : des Rolling Stones à Aretha Franklin en passant par Etta James, les Moody Blues, Janis Joplin, Tina Turner, Johnny Hallyday, Michael Bolton, les Black Crowes ou le Zaïrois Papa Wemba. Plusieurs artistes de renom lui ont par ailleurs rendu hommage en chanson comme Eddie Floyd (Big Bird), Wilson Pickett (Cole, Cooke & Redding), Arthur Conley (Otis Sleep On), The Doors (Runnin' Blue), Paul Young (Now I Know What Made Otis Blue), Magma (Otis), etc...

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Statue de bronze d'Otis Redding à Macon

Né dans la ville de Dawson, en Géorgie, il a passé toute son enfance à Macon dont il deviendra plus tard le maire d’honneur. Son père cumulait un temps partiel de révérend et gagnait sa vie sur la base de l'armée de l'air. Comme pour beaucoup de chanteurs Noirs-Américains, l’influence religieuse de sa famille fut prédominante dans ses chansons.

Très vite, Otis Redding doit quitter l’école pour subvenir aux besoins de la famille. Entre autres petits boulots, pour six dollars la matinée, il est batteur pour les groupes de gospel du dimanche matin.

Redding grandit, reste longtemps à Macon évoluant entre sa vie familiale, capitale, auprès de sa femme Zelma. Sa rencontre avec Johnny Jenkins est une étape importante. Ce guitariste noir survolté qui jouait la guitare à l’envers (et préfigure le jeu explosif de Jimi Hendrix) lui propose de rejoindre son groupe, les Pinetoppers. À ce moment, Otis Redding n’est encore qu’un membre parmi d’autres et Johnny Jenkins la star de la scène rhythm and blues locale.

Carrière[modifier | modifier le code]

L'association avec Johnny Jenkins permet à Otis Redding de rencontrer l’agent de celui-ci : Phil Walden. Redding convainc la maison de disques grâce à These Arms of Mine, ballade soul qui permet au chanteur d’exprimer avec succès le trémolo de sa voix. Ce sont ces ballades qui assurent les succès de Redding dans un premier temps (That’s What My Heart Needs, Pain in My Heart, jusqu’au langoureux I’ve Been Loving You). Toutefois, les titres plus durs et plus rythmés, où les cuivres jouent toujours un rôle fondamental, connaissent un succès moindre.

Avec Mr. Pitiful, les choses changent pour le chanteur. Le titre lui permet de rentrer dans le Top 10 des chansons rhythm and blues. Selon la légende, Otis Redding, surnommé Mr. Pitiful à cause de sa voix mélancolique, aurait créé cette chanson en quelques minutes avec l’aide de son arrangeur Steve Cropper.

En 1965, l’album Otis Blue sort. L’album le plus complet de la carrière du chanteur comprenant notamment Respect (qui devint un succès fulgurant d'Aretha Franklin), I’ve Been Loving You, Ole Man Trouble, et de nombreuses reprises comme Satisfaction des Rolling Stones, Shake de Sam Cooke, My Girl de Smokey Robinson, ou Down in the Valley de Solomon Burke.

Avec Try a Little Tenderness, Otis Redding unifie dans une même chanson ses deux genres familiers, la ballade et la soul survoltée ; commençant par une ballade, le titre se termine à grand renfort de cuivres et de chœurs.

De sa collaboration avec Carla Thomas en 1967, il tirera notamment les chansons Lovey, Dovey et Tramp, enchaînant insulte sur insulte. Au mois de juin de la même année, Redding se produit et se fait remarquer au très influent Festival international de musique pop de Monterey.

Après une opération de la gorge, Redding peut à nouveau rechanter. Au mélancolique Fa-fa-fa-fa-fa (Sad Song), symbole de ses années « pitiful » et mélancoliques répond le truculent The Happy Song. Dans un mélange des genres étonnant, Otis Redding veut d’ailleurs reprendre beaucoup de ses chansons en accélérant les ballades et en bridant ses chansons endiablées. Il n’en aura pas le temps.

Accident mortel[modifier | modifier le code]

Le 10 décembre 1967, l’avion personnel d’Otis Redding, un Beech 18, avec à son bord les membres des The Bar-Kays, s’écrase dans le lac Monona Wisconsin. Il n’y a qu’un seul survivant, le musicien Ben Cauley (en). Otis est mort, trois ans après la mort de Sam Cooke, l’une de ses grandes idoles avec les Beatles et Bob Dylan. Peu après sa mort, Robby Krieger des Doors lui rend hommage dans la chanson Runnin' Blue (en), ou encore le chanteur William Bell avec le titre A Tribute to A King.

De nombreux tubes sortiront après sa mort, comme Match Game et bien sûr (Sittin' On) The Dock of the Bay. Si cette chanson est aujourd’hui celle que le grand public associe le plus volontiers au nom d’Otis Redding, ce n’est pas seulement à cause de la mort tragique de l’auteur, survenue quelques jours après son enregistrement. Pour beaucoup il s’agit d’un virage pop qu’aurait pu prendre la carrière de l'artiste, au sommet de sa gloire.

Ses fils Dexter et Otis ont fondé avec leur cousin Mark Locket le groupe de funk/disco The Reddings à la fin des années 1970.

En 2002, une statue a été érigée en son honneur à Macon (Géorgie), où il a passé son enfance. Un pont et une bibliothèque de la ville portent son nom.

Le batteur-compositeur Christian Vander du groupe Magma lui a dédié la chanson Otis sur l'album Merci (1985). Son nom est cité parmi ceux de chanteurs disparus, dans le texte de la chanson titre de l’album Ex-Fan des Sixties, écrit et composé par Serge Gainsbourg pour Jane Birkin et sorti en 1978. En 2011, la voix du chanteur sert de rythme dans la chanson Otis qui apparait dans l'album Watch the Throne des rappeurs Kanye West et Jay-Z.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Albums posthumes[modifier | modifier le code]

  • 1968 : The Dock of the Bay
  • 1968 : The Immortal Otis Redding
  • 1968 : The Whisky A Go Go
  • 1969 : Love Man
  • 1970 : Tell The Truth
  • 1972 : The Otis Redding Story (Atlantic-ATCO. France. Double album)
  • 1972 : The Otis Redding Story. VOL. 2 (Atlantic-ATCO. France. Double album)
  • 1986 : The Ultimate Otis Redding
  • 1992 : Remember Me
  • 1992 : The Very Best of Otis Redding
  • 1992 : The Monterey International Pop Festival
  • 1993 : Good to Me
  • 1993 : The Definitive Otis Redding
  • 1995 : The Very Best of Otis Redding Volume II
  • 1998 : The Otis Redding Anthology
  • 1998 : Love Songs
  • 1999 : In Concert-Live
  • 2008 : Live in London and Paris
  • 2013 : The Complete Stax/Volt Singles Collection

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]