Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)
| Saint-Ouen | ||
L'hôtel de ville. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Seine-Saint-Denis | |
| Arrondissement | Arrondissement de Saint-Denis | |
| Canton | Chef-lieu du Canton de Saint-Ouen Canton de Saint-Denis-Sud |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Plaine-Commune | |
| Maire Mandat |
Jacqueline Rouillon-Dambreville 2008-2014 |
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| Code postal | 93400 | |
| Code commune | 93070 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Audoniens | |
| Population municipale |
47 189 hab. (2010) | |
| Densité | 10 949 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 22 m — Max. 48 m | |
| Superficie | 4,31 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.saint-ouen.fr | |
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Saint-Ouen est une ville française du département de la Seine-Saint-Denis, entre Paris, Saint-Denis et Clichy. Les habitants de Saint-Ouen sont les Audoniens.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
| Commune de la Seine-Saint-Denis (93) | |
Saint-Ouen est une commune limitrophe de Paris accessible par la porte de Saint-Ouen et située au nord de la capitale, constituée par la partie sud du Pays de France, limitée par la première boucle de la Seine, la ville de Clichy et la ville de Saint-Denis. Elle est constituée par une large part de la Plaine Saint-Denis et fait partie de la Plaine de France
En 1860, la ville de Paris a absorbé le territoire des anciennes communes qui se trouvaient à l'intérieur des fortifications de Thiers. La partie de l'ancienne commune de Montmartre et une partie de celle de La Chapelle situées à l'extérieur de la ligne de défense fut alors attribuée à Saint-Ouen.
Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.
Saint-Ouen est une commune de la première couronne parisienne. Conséquence directe de cette localisation, Saint-Ouen se trouve sur l'un des axes obligés du trafic routier de la capitale et subit d'importantes coupures liées à la présence de nombreuses infrastructures de transport (routes, chemins de fer…). Par ailleurs, la Ville de Paris est un important propriétaire foncier de la commune, ses diverses emprises représentant environ 36 ha.
Géologie et relief [modifier]
Hydrographie [modifier]
Climat [modifier]
Le climat est de type océanique dégradé. Ainsi, la ville et ses alentours subissent l'influence de vents plutôt connus. La Bise est un vent venant de nord-est qui est froid et sec et apporte le plus souvent un ciel bleu. Par contre le vent de sud-ouest qui n'a plus de nom, mais que l'on appelait autrefois le santa, est un vent humide apportant les perturbations de l'atlantique. Les températures sont de 3 degrés en moyenne en hiver et de 25 degrés en moyenne en été[réf. nécessaire]. Les pluies tombent fréquemment en automne et en hiver[réf. nécessaire].
Voies de communication et transports [modifier]
Voies routières [modifier]
La ville est desservie par le boulevard périphérique, l'autoroute A86, la nationale 14, la Route de la Révolte (RD 410) et la RD1, qui correspond aux Quais de Seine de Saint-Ouen.
Transports en commun [modifier]
- RER
- Porte de Clignancourt
(l'atelier d'entretien des rames de cette ligne se trouve sur la commune de Saint-Ouen, au 109 bis - 117 avenue Michelet, sur 26 319 m2) ; - Garibaldi et Mairie de Saint-Ouen
. À proximité immédiate de Saint-Ouen se trouvent les stations Porte de Saint-Ouen (à Paris) et Carrefour Pleyel (à Saint-Denis).
La commune de Saint-Ouen est desservie par plusieurs lignes du Réseau de bus RATP : 56 60 81 85 95 137 139 166 173 174 237 255 274 341. La ville bénéficie également d'une ligne circulaire interne, L'Audonienne. Au 59, avenue Michelet est installé un atelier RATP de maintenance des véhicules auxiliaires.
La ligne
, exploitée en fourche dans sa partie nord, dessert actuellement la ville de Saint Ouen au travers de quatre stations de métro (Porte de Saint-Ouen, Garibaldi, Mairie de Saint-Ouen, Carrefour Pleyel). Or, cette ligne est saturée. De façon à soulager la ligne
, le STIF a lancé en 2009 un projet d’extension de la ligne
jusqu'à Mairie de Saint Ouen[3], qui est soumis à enquête publique au printemps 2012[4]. Le prolongement de la ligne
de Saint-Lazare à Mairie de Saint-Ouen permettra des correspondances avec les 2 branches de la ligne
(Porte de Clichy et Mairie de Saint-Ouen) et le ![]()
(Saint Ouen). Les performances de la ligne 14 et ces nouvelles correspondances diminueront la fréquentation de la ligne 13 d’environ 25 % sur le tronc commun. Ce prolongement de 5 km dessert les projets urbains engagés sur Paris, Clichy-la-Garenne et Saint-Ouen, en particulier la ZAC des Docks. La mise en service de ce nouveau tronçon est prévue en 2017. Le site de maintenance et de remisage des rames de la ligne
sera, par la même occasion, installé sur une friche de la ZAC des Docks de Saint-Ouen, sur un ancien site pétrolier de Total, à proximité de la future station Clichy - Saint-Ouen RER.
Un prolongement de la ligne
jusqu'à Mairie de Saint-Ouen, puis jusqu'aux Docks de Saint-Ouen est inscrit à la phase 1 (horizon 2007-2013) du Schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), adopté par délibération du conseil régional d'Île-de-France le 25 septembre 2008. Mais ce prolongement n'a encore fait l'objet d'aucune étude détaillée, ni d'un plan de financement. Il s'agit donc d'un projet à long terme.
Vers 2017, les portes de Paris limitrophes de Saint-Ouen devraient voir arriver le tramway ![]()
, dans le cadre du prolongement de la ligne entre Porte de La Chapelle et Porte d'Asnières. Bien que l'aménagement physique soit prévu sur le territoire de Paris, sur les Boulevards des Maréchaux, ce tramway permettra néanmoins de proposer un moyen de transport collectif supplémentaire pour desservir le quartier de la Porte de Saint-Ouen côté audonien, quartier qui est appelé à se développer dans les années 2015-2020 en raison du projet de ZAC dont l'aménagement est en cours. Des stations sont également prévues à la Porte des Poissonniers, à la Porte de Clignancourt, à la Porte Montmartre et à la Porte Pouchet. Cette extension facilitera les déplacements en transports collectifs entre le sud de Saint-Ouen et les portes du Nord et de l'Est parisien et offrira de nombreuses correspondances avec le réseau du Métro de Paris (
à Porte de La Chapelle,
à Porte de la Villette et
à Porte de Pantin en particulier).
Urbanisme [modifier]
Morphologie urbaine [modifier]
Logement [modifier]
En 2005, Saint-Ouen comptait 8 193 logements sociaux ce qui la plaçait en 8e place de Seine-Saint-Denis. Le taux de logements sociaux de la ville était de 45,5 % , ce qui la place à la 7e place du département. La moyenne du département était de 35,7 %[5].
Projets d'aménagements [modifier]
Le principal projet d'aménagement de la ville concerne la transformation de l'ancienne zone d'activité des Docks de Saint-Ouen en quartier diversifié[6], structuré autour d'un parc paysagé de 12 hectares et du réaménagement des berges de Seine.
Le nouveau quartier des Docks, conçu par l'Agence Rafatdjou, architecte-urbaniste, s'étendra sur 100 hectares (environ le quart de la ville) et comprendra de nouveaux équipements publics (dont le groupe scolaire Nelson Mandela, rue des Docks, livré en septembre 2008, et un nouveau groupe scolaire rue Albert Dhalenne), 4 000 logements diversifiés, 10 000 nouveaux emplois, un parc de 12 hectares et de nouvelles zones d’activités dans le cadre d'une démarche de haute qualité environnementale (HQE), dans le cadre d'une recherche de mixité des fonctions (308 000 m2 de SHON de bureaux, 60 000 m2 de SHON de commerces et activités, 52 000 m2 de SHON d'équipements collectifs, 17 000 m2 de SHON d'équipements publics) et de mixité sociale (40 % de logements sociaux, 60 % en parc privé), avec le développement de la desserte en transports en commun (avec, en particulier le prolongement de la ligne 14) et des circulations douces. Ce projet est contesté par une partie des Audoniens, malgré de gros efforts de la ville pour mimer une concertation. En effet, il est prévu de construire des logements d'habitation sur d'anciens terrains industriels pollués, à proximité d'un incinérateur dont les émanations toxiques sont potentiellement dangereuses pour la santé. L'un des enjeux du projet sera d'intégrer les infrastructures industrielles du Syctom et de la CPCU dans un quartier moderne, tertiaire et résidentiel.
Deux autres ZAC sont en cours d'aménagement :
- la ZAC "OVG", qui consiste en la viabilisation d'une ancienne friche industrielle induite par la fermeture de l'usine Ouvrard-Villars et Guilux avec la construction d'un programme mixte de logements (6 000 m2 de SHON) et d'activité tertiaire (10 000 m2 de SHON).
- la ZAC "Porte de Saint-Ouen", qui consiste en la construction de 58 000 m2 de SHON, dont la moitié de bureaux, avec la démolition de nombreux bâtiments anciens et la création de nouveaux espaces publics.
Une médiathèque[7] de 4 000 m², baptisée Persépolis, a remplacé l'ancienne bibliothèque, de 700 m², fin 2008. Elle est située sur la place centrale où se trouve l’hôtel de ville. Il s’agit d’un grand bâtiment blanc en forme de bateau.
Toponymie [modifier]
Le nom de la commune provient de saint Ouen, évêque de Rouen mort dans la Villa Clippiacum, c'est-à-dire le palais du roi Dagobert situé dans le "Vieux Saint-Ouen" qui faisait partie de l'ancien territoire de Clichy.
Il est connu en Angleterre sous le nom de saint Owen ou Ewen et ses reliques furent transportées à Cantorbéry.
Le nom latin de l'évêque Ouen était Audœnus Dado ; il a donné le nom d'Audoniens aux habitants de la ville.
Histoire [modifier]
La présence humaine sur le site dès la préhistoire est attestée par la découverte d'outils datés du paléolithique moyen. L'histoire du village proprement dit débute à l'époque mérovingienne, époque à laquelle est édifiée une villa royale, Clippiacum, où demeura le roi Dagobert.
L'évêque saint Ouen y décède le 24 août 686. La villa devient alors un important lieu de pèlerinage et un village s'établit rapidement autour du lieu de culte.
En 1285, Guillaume Crespy y acheta le canton de Mauvoy, où il fit bâtir un manoir qu'en 1299 Agnès de Crespy donna à Charles de Valois, qui l'embellit.
En 1311, Philippe le Bel, étant à St Ouen, donna l'ordre de chasser les juifs du royaume.
En 1351, Le roi Jean fonda l'ordre militaire des chevaliers de l'Étoile, et leur assigna, à St Ouen la Noble Maison pour tenir leurs assemblées. Jean, ayant fui de Paris, les factieux donnèrent la Noble Maison à Charles le Mauvais, roi de Navarre. De retour de captivité, en 1361, Jean y vint encore.
En 1374 Charles V donna la maison au dauphin.
Louis XI, en 1412, en fit don à l'abbaye de Saint Denis.
Le château seigneurial, bâti en 1660 fut vendu, en 1745 à madame de Pompadour.
Durant la Révolution, la commune fut rebaptisée en 1793 Bain-sur-Seine, appellation qui fut abandonnée en 1799[8].
En 1814, Louis XVIII venant d'Angleterre, descendit au château de St Ouen.
En 1815, les troupes française et anglo prussiennes s'y battirent. La convention militaire livra le village aux alliés, qui le dévastèrent.
Saint-Ouen possédait une glacière qui contribuait à la consommation parisienne. Saint-Ouen ne reste, toutefois, qu'un village jusqu'au XIXe siècle, période durant laquelle débute l'industrialisation de la commune.
En 1830 le port est inauguré et les docks ouverts jusqu’à l'avenue Victor-Hugo. Ils sont reliés en 1862 au chemin de fer de Ceinture de Paris, puis à la gare du Nord et à la gare de Paris-Est.
Saint-Ouen passe de 3 300 habitants en 1861 à 30 700 en 1896 grâce à l'industrialisation de la ville qui devient un faubourg industriel et populeux grâce à l'influence de Paris, même si les cultures représentent encore 50 % de la surface de la ville à cette époque. Plusieurs lignes de tramway électriques, tels l’Enghien - Trinité sont en circulation à cette époque et relient la ville à ses voisines.
En 1923, la ville se dote d'un office municipal d'Habitation à bon marché (HBM)[9], afin de contribuer à résoudre les problèmes de logement de cette ville en plein développement économique.
La ville est durement frappée durant la Première Guerre mondiale, avec 2 238 morts. Saint-Ouen est bombardée plusieurs fois durant la Seconde Guerre mondiale[10].
-
... et cette image où le tramway disposait de son site propre, hors de la chaussée de la RN410. Néanmoins, les tramways parisiens furent supprimés en 1937
Politique et administration [modifier]
Tendances politiques et résultats [modifier]
Administration municipale [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Après avoir hésité entre l'adhésion à la Communauté d'agglomération Plaine-Commune et la création d'une structure autonome avec Clichy, la ville s'est orienté vers l'adhésion à Plaine Commune[11]. Un référendum tenu en décembre 2011 a permis d'établir l'accord des habitants, malgré une faible participation[12]. L'adhésion à la Communauté d'agglomération Plaine-Commune est effective depuis le 1er janvier 2013.
Liste des maires [modifier]
Instances judiciaires et administratives [modifier]
Le taux de criminalité de la circonscription de police de Saint-Ouen [13] est de 153,39 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé de la Seine-Saint-Denis, très largement supérieur aux moyennes nationale (83 ‰) et départementale (95,67 ‰). Le taux de résolution des affaires par les services de police de 28,79 % est quant à lui quasi-identique à la moyenne nationale de 28,76 %. En valeur absolue, le nombre d’actes de délinquance à Saint-Ouen n'est pas le premier du département[14].
Politique environnementale [modifier]
Jumelages [modifier]
Terni (Italie) depuis 1961
Salford (Grande-Bretagne) depuis 1961
Roussé (Bulgarie) depuis 1961
Podolsk (Russie) depuis 1966
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 47 189 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
Saint-Denis est située dans l'académie de ….
- 11 écoles maternelles
- 9 écoles primaires
- 3 collèges
- 2 lycées :
- Lycée professionnel et technologique Marcel Cachin ;
- Lycée polyvalent régional Auguste Blanqui.
- Institut supérieur de mécanique de Paris : école d'ingénieurs dans les métiers de la mécanique.
- École nationale supérieure des beaux-arts de Paris : cinq ateliers de technicités ouverts dans l'hôtel d'entreprises Cap Saint-Ouen depuis l'année universitaire 2008-2009.
- Classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Auguste Blanqui (filière littéraire).
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
Santé [modifier]
Sports [modifier]
La ville possède un stade, inauguré le 24 octobre 1909, dont le nom officiel est le stade de Paris mais qui est aussi connu sous le nom de stade Bauer, stade hôte de l'équipe du Red Star et qui a accueilli des matchs internationaux.
La ville dispose aussi d'une patinoire et du centre nautique Auguste-Delaune, ainsi que du complexe sportif de l'Île des Vannes, situé sur le territoire de la commune de l'Île-Saint-Denis
Médias [modifier]
Cultes [modifier]
Une mosquée, gérée par l’association Essalam, est située au 3 rue des Docks. Un projet de construction est en cours[Quoi ?].
Économie [modifier]
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
Emploi [modifier]
En 2004, le revenu moyen par ménage était de 11 672 €/an[16]. En 2008, le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal était de 17 505 €/an[17]. Le taux de chômage en 2000 était de 20 %[16]. En 2007 il a baissé à 16,3 %[16]. Voici les taux de chômage par quartier :
- Centre Ville 19 %
- Debain 18,8 %
- Garibaldi 18,5 %
- Pasteur Zola 15,4 %
- Rosiers les Puces 15,4 %
- Victor Hugo les Docks 23,5 %
- Vieux Saint-Ouen 23 %
Entreprises et commerces [modifier]
Le développement économique de la commune débute en 1830, avec l'inauguration de la « gare d'eau » et des docks. Les décennies suivantes voient apparaître de puissantes industries métallurgiques et chimiques. Le raccordement des docks au chemin de fer de la ligne de Petite Ceinture transforme rapidement l'activité de stockage en activité de production. Cet essor économique considérable va s'accentuer jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, toujours fondé sur les trois branches d'activités principales : la chimie et la parachimie, la métallurgie et le secteur énergétique. Les besoins vont être à la base d'une nouvelle vague d'industrialisation et durant l'entre-deux-guerres apparaissent de nombreuses industries.
Saint-Ouen est frappé par la désindustrialisation de la Plaine Saint-Denis, dans les années 1960-1980, mais a su profondément renouveler son tissu économique, avec l'installation de nombreuses activités tertiaires, en particulier des sièges sociaux de grands groupes.
Néanmoins, Saint-Ouen accueille toujours une des dernières usines de Citroën en milieu urbain. Cette Usine PSA de Saint-Ouen emploie environ 700 salariés et est spécialisée dans l'emboutissage et l'assemblage de pièces.
Les Docks de Saint-Ouen sont un pôle majeur de production énergétique en première couronne[18]. Les Docks accueillent une unité de valorisation énergétique des déchets ménagers du Syctom, exploitée par le groupe TIRU depuis 1990 sur une parcelle de 4,4 ha. De plus, une parcelle de 0,5 ha accueille un garage à bennes de la Direction de la Propreté et de l'Eau de la Ville de Paris, qui en est propriétaire. Les Docks hébergent également, sur une parcelle de 3,6 ha, un site de cogénération CPCU (Compagnie Parisienne du Chauffage Urbain) qui produit à la fois de l'électricité et de la vapeur par une turbine fonctionnant principalement grâce à l'incinération des ordures ménagères (pour moitié), au gaz naturel (25 %) et au charbon (20 %) et dont la capacité de production est de 125 MW électriques, 982 MW thermiques et de 400 tonnes/heures de vapeur. Cette usine de production d'énergie est encadrée par deux terrains appartenant à la Ville de Paris. Un des terrains, de 4,3 ha, proche de la Seine, est vide de toute occupation. Le deuxième terrain, de 4 ha, tourné vers Saint-Ouen et le boulevard Victor Hugo, est concédé à EDF et RTE et accueille des postes de transformation électrique qui servent à l'alimentation électrique des communes voisines, y compris Paris, ainsi que des entrepôts de EDF/ERDF.
La commune compte désormais 3 727 établissements, qui emploient 35 000 salariés[19], dans un immobilier d'entreprise diversifié de 465 000 m² de locaux professionnels.
Elle comprend notamment :
- Un pôle tertiaire à l’ouest de la ville de 201 486 m2 de bureaux : ZAC Victor-Hugo (Danone, Centre de Recherche Capillaire, division "Grand Public" et club des créateurs de beauté L'Oréal, OCP Répartition, Crown, Nokia Siemens Networks France, GFI Informatique, Groupe Solendi, Cetelem, GDF Suez), immeubles Eurocrystal (siège de Danone), EuroSquare 1 et 2 (siège de Nokia Siemens Networks France), Porte du Parc (GFI), EuroAtrium, Ovalie, Colisée I, II et III (sièges de Citroen, ISS Propreté et Sage France. Les parcelles des bâtiments sont cadastréees à Saint-Ouen mais ces trois sociétés relèvent du RCS de Paris), entre autres. Le siège de Sony France, située entre Clichy et Saint-Ouen, compte un bâtiment situé sur le territoire audonien (immeuble Floréal 2).
- 5 principaux parcs d’activités : parc Albert-Dhalenne, parc des Docks (parc logistique Valad Park), parc Quai de Seine, parc Victor-Hugo, Cap Saint-Ouen
- Des immeubles de bureaux : Axe Nord (Challancin, Siemens ACS, Compagnie Française d'Informatique, entre autres), le Baldi (Rue Du Commerce.com), Energy Park, le Landy Pleyel, le Garibaldi, le Bauer, le parc Dieumegard (siège de Kuoni France et importante division du groupe informatique Bull), le laboratoire d'analyses industrielles Apave installé dans une ancienne usine Ricqlès, etc.
| Nom | Activité | Chiffre d'affaires |
|---|---|---|
| Danone | Agroalimentaire | 13 700 000 000 € |
| Citroën | Automobile | 8 582 379 400 € |
| OCP Répartition | Pharmacie | 6 605 969 900 € |
| Alstom Transport | Industrie transports | 5 600 000 000 € |
| Groupe CRIT | Travail temporaire | 1 500 000 000 € |
| Bosch | Automobile | 1 461 743 000 € |
| Bacardi Martini France | Spiritueux | 883 954 100 € |
| ISS Propreté | Services | 563 000 000 € |
| Bosch Électroménager France | Électroménager | 553 329 800 € |
| Célio | Confection | 515 450 700 € |
| Crown Emballage France | Métallurgie | 490 294 500 € |
| GFI Informatique | Informatique | 367 950 300 € |
| Rue Du Commerce.com | E-commerce | 316 808 300 € |
| Sage France | Informatique | 277 422 000 € |
| Kuoni France | Voyagiste | 220 349 700 € |
| Le Parisien | Presse quotidienne | 213 398 700 € |
| Nokia Siemens Networks France | Télécommunications | 212 282 700 € |
| Oger international | Ingénierie | 192 101 700 € |
| Groupe Challancin | Gardiennage et entretien | 126 352 800 € |
| Balas Mahey | BTP | 77 195 800 € |
| Compagnie Française d'Informatique | Informatique | 65 643 800 € |
| Fenwick | Équipements industriels | 38 000 000 € |
| Bally France | Jeux | 16 660 800 € |
| Video Plus | Commerce | 15 823 000 € |
| Saguez et Partners | Publicité | 12 358 200 € |
| Groupe Bergame | Impression | 11 377 700 € |
| Garage des Taxis G7 | Logistique | 10 743 700 € |
| Brasseries Étoile Boulogne | Commerce de boissons | 10 629 200 € |
Le 16 janvier 2012, l'État, Saint-Ouen et la Communauté d'agglomération Plaine-Commune ont signé le premier accord cadre du Grand Paris, pour la mise en place d'un territoire de la création, dont l'une des locomotives sera la nouvelle Cité du cinéma de Luc Besson, qui se situe à Saint-Denis, sur un ancien site EDF limitrophe de Saint-Ouen. Une des halles Alstom (longue de 265 m., large de 65 m. et haute de 17 m.), située dans la ZAC des Docks, est prévue pour accueillir dès 2014 une Cité du design, avec l'installation d'une société de design, une école et un laboratoire du design et des espaces de rencontres et d'expositions. De nombreuses sociétés de production audiovisuelle, d'agences de publicité, de design et de structures spécialisées dans l'art et les antiquités sont déjà basées à Saint-Ouen, de même que sur le territoire de Plaine Commune. Saint-Ouen accueille également le plus grand marché d'antiquaires et de brocanteurs au monde : le Marché aux puces de Saint-Ouen. Avec 11 millions de visiteurs annuels, c'est le principal pôle touristique de la ville.
Culture locale et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Marché aux puces [modifier]
La ville accueille l'un des marchés aux puces de Paris[20]. Le marché aux puces de Saint-Ouen est la plus importante concentration[réf. nécessaire] d'antiquaires et de brocanteurs du monde. Ce marché aux puces se tient tous les samedis, dimanche et lundi et n'est plus depuis longtemps constitué que de professionnels louant leur emplacement avec des baux d'une durée minimale de trois ans dans plusieurs marchés les regroupant (Paul-Bert, Serpette, Vernaison, Biron, Malik...)
Château de Saint-Ouen [modifier]
Le Château, en face du Pont de Saint-Ouen, fut édifié de 1664 à 1669 par l'architecte Antoine Le Pautre pour Joachim-Adolphe de Seiglières de Boisfranc, surintendant des finances de Monsieur, frère du roi Louis XIV. Le château appartint ensuite à la famille de Gesvres, à la marquise de Pompadour de 1759 à 1764, avant d'être acheté en 1811 par Vincent Potocki, grand chambellan de Pologne et général de cavalerie.
Louis XVIII, de retour d'Angleterre, y signe dans la nuit du 2 au 3 mai 1814 un acte historique : la déclaration dite de Saint-Ouen rétablissant la monarchie, reconnaissant cependant certaines libertés acquises durant la Révolution française et l'Empire.
Il ne reste rien de l'ancien château, acquis en 1816 par Louis XVIII, qui le détruisit pour en faire construire un nouveau par Huvé, à l'italienne. Il l’offrit à sa maîtresse Madame du Cayla, qui y tint une grande fête en 1823, où fut inauguré le portrait du roi, peint par Gérard.
En 1881 ses propriétaires autorisèrent l'établissement d'un hamp de courses dans le parc. Si celui-ci fit le bonheur de nombreux turfistes au tournant du XXe siècle, il avait disparu en 1917.
Le château, abandonné après la mort de Mme du Cayla, fut repris par la commune qui le restaura en 1963 pour en faire le musée d'histoire locale'. Depuis, il accueille également le conservatoire de musique municipal.
À découvrir [modifier]
- Église du Vieux Saint-Ouen (4, rue Planty), témoin de l'histoire de la ville, est un édifice dont l'origine date du XIIe siècle, mais qui fut plusieurs fois restauré, notamment au cours du XIXe siècle, inscrit à l'inventaire des monuments historiques.
- Église Notre-Dame-du-Rosaire de 1902, néo-romane
- Église du Sacré-Cœur de 1933 par Charles Nicod, de style néo-roman.
- La salle Macchiavelli qui servit aux offices religieux avant la construction de l'Église du Sacré-Cœur.
- Le musée Pierre-Cardin (33, boulevard Victor-Hugo) : Pierre Cardin a décidé d'installer son musée entre la mairie et les docks de la commune, dans une ancienne usine de peinture de 3 000 m² rachetée il y a six ans.
- La Chope des Puces 122, rue des Rosiers, lieu culte du jazz manouche depuis plus de 60 ans et désormais salle de spectacle, école de guitare, atelier de fabrication traditionnelle de guitares
- L'usine Citroën 23, avenue du Capitaine Glarner. En 1848 l'industriel et inventeur Joseph Farcot s'implante à Saint-Ouen, et ouvre une usine spécialisée dans les machines à vapeur. Le constructeur automobile André Citroën rachète l'ensemble des bâtiments en 1919 pour y établir une usine d'emboutissage destinée à la construction automobile. Cette usine est aujourd'hui classée parmi les monuments historiques de la ville de Saint-Ouen.
- Deux cimetières : le cimetière communal et le cimetière parisien de Saint-Ouen, propriété de la Ville de Paris, qui en assure la gestion. Implanté le long de l'avenue Michelet, l'entrée principale se situe à l'extrémité de l'avenue du Cimetière, voie d'accès au cimetière qui démarre au 69, avenue Michelet. Sa superficie est de 27,08 ha.
Patrimoine culturel [modifier]
Saint-Ouen et la chanson [modifier]
- Aristide Bruant a chanté À Saint-Ouen.
- Dona a chanté l’Idylle à Saint-Ouen
- Édith Piaf a chanté Entre Saint-Ouen et Clignancourt.
- Henri Salvador a composé la chanson Trompette d'occasion sur le marché aux puces.
- Yves Simon, dans Histoire d'un vaurien, évoque également le marché aux puces.
- Daniel Guichard, dans Le Gitan, parle de la ville.
- Le texte de Pierre Frachet Ma môme, interprété par Jean Ferrat, évoque aussi la ville.
- Sanseverino évoque notamment La Chope des Puces dans Michto la pompe.
- Alpha 5.20, évoque le marché aux puces dans l'ensemble de ses morceaux.
Saint-Ouen et la poésie [modifier]
- Raymond Queneau a écrit Saint-Ouen's blues
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jacques Necker, homme politique et banquier français, possédait le château de Saint-Ouen.
- Madame de Staël, sa fille, y a séjourné. Elle y fut notamment assignée à résidence par Napoléon Ier.
- Charles Terront, premier vainqueur de Paris-Brest-Paris y est né.
- Le capitaine Jean Glarner, résistant français, est citoyen d'honneur de la ville de Saint-Ouen. Il participa à la création du comité local de libération de Saint-Ouen qui, le 19 août 1944, mena le combat contre les troupes allemandes jusqu'à l'arrivée des premiers blindés de la division Leclerc. Une avenue de la ville porte son nom.
- Georgette Lemaire a chanté chez Louisette aux puces de Saint-Ouen.
- La Goulue a vécu à Saint-Ouen, non loin du marché aux puces. Quand elle mourut, elle était domiciliée à Saint-Ouen, dans sa roulotte située 59, rue des Entrepôts.
- Alex Virot y repose.
- Joey Starr a vécu à Saint-Ouen, pendant une dizaine d'années en location, la maison reste inhabitée.
- Alibi Montana vit à Saint-Ouen
- Philippe Risoli, chanteur et animateur de télévision et de radio
- Rohff a vécu à Saint-Ouen dans le quartier Debain-Michelet, lorsqu'il a immigré des Comores
- Xavier Delarue est né à Saint-Ouen, il est connu pour avoir participé à Secret Story 1
- Marcel Campion propriétaire du bar de jazz la chope des puces
- Jean Lanier, 1913-1999, comédien français était né à Saint-Ouen
- Filip Nikolic, 1974-2009, chanteur et acteur français.
Héraldique, logotype et devise [modifier]
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Les armes de la ville de Saint-Ouen se blasonnent ainsi : |
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Stade de Paris
- Red Star 93
- Peugeot - Citroën Saint-Ouen
- Cimetière parisien de Saint-Ouen
- Ligne de Saint-Ouen-les-Docks
- Liste des maires de la Seine-Saint-Denis
- Liste des communes de la Seine-Saint-Denis
Lien externe [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
- Une gare desservait autrefois la ville, celle de Saint-Ouen-sur-Seine, ouverte en 1908, située environ 500 m au sud-est de la mairie sur la ligne de La Plaine à Ermont - Eaubonne ou ligne des Grésillons ; elle a été désaffectée lors de l'intégration de la partie nord de cette ligne dans le RER C
- Prolongement de la ligne 14 pour désaturer la ligne 13, STIF, 2011. Consulté le 25 janvier 2012
- Le Dossier d’Enquête Publique, sur http://www.desaturerlaligne13.com, STIF, 2011. Consulté le 25 janvier 2012
- Données chiffrées sur les logements sociaux en Seine-Saint-Denis
- Ecoquartier des Docks sur sequano.com
- Batiactu- info, emploi, moteur de recherche BTP & immobilier
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- L'office municipal d'HBM de Saint-Ouen est l'ancêtre de l'Office public de l'habitat de Saint-Ouen
- Paris et l’Île-de-France, collection Terre des villes, Édition BELIN
- [PDF] Avis du conseil municipal sur son projet de développement intercommunal et sur le schéma départemental de coopération intercommunale, Ville de Saint-Ouen, 27 juin 2011, p. 27-56. Consulté le 26 janvier 2012
- Votation Citoyenne, sur http://www.ville-saintouen.fr, 2011. Consulté le 25 janvier 2012
- Préfecture de Seine-Saint-Denis : le commissariat de Saint-Ouen
- Le Figaro - Délinquance : palmarès 2005 de la Seine-Saint-Denis
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Contrat Urbain de Cohésion Sociale 2007- 2009 de la ville de Saint-Ouen
- Chiffres INSEE de la ville de Saint-Ouen
- Source
- Source : INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Emplois au lieu de travail.
- Il est implanté sur l'emplacement des anciennes glacières de Saint-Ouen qui fournissaient autrefois une grande partie de la glace utilisée à Paris. Ces glacières consistaient en un puits de 10 mètres de profondeur et de 33 mètres de diamètre, on y fabriquait de la glace par des procédés artificiels.

