Chiffonnier (métier)

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chiffonnier

Lumpensammler.jpg

Un chiffonnier parisien, avenue des Gobelins, en 1899 (photo Eugène Atget).

Un chiffonnier est une personne dont le métier consiste à passer dans les villes et villages pour racheter des choses usagées et les revendre à des entreprises de transformation. Ce métier a été exercé en France jusque dans les années 1960 et continue à l'être dans de nombreuses régions du monde.

Le chiffonnier collecte :

En Europe[modifier | modifier le code]

Statue d'un chiffonnier au centre de Gambettola, Italie
Enseigne d'un chiffonnier à Montreux, Suisse

En Europe et particulièrement en France et en Italie, les chiffonniers restent dans la mémoire des anciens. De coutume, ce « chiffonnier » que l'on appelait le « Peau de lapin » ou « biffin »[2], passait le dimanche matin pour ramasser la peau du lapin que la ménagère avait tué et dépouillé pour le repas dominical. Dans la semaine, c'était au tour des chiffons et ferraille que le chiffonnier transportait dans une carriole ou une vieille auto. En Bretagne, on les appelait pilhaouers et ils étaient particulièrement nombreux dans les communes de Botmeur, La Feuillée, Brennilis et Loqueffret, situés en plein cœur des Monts d'Arrée. Un musée, la Maison du Recteur, leur est consacré à Loqueffret[3].

Article détaillé : Pilhaouer.

Bien souvent les jeunes enfants se chargeaient de faire la transaction, ce qui constituait bien souvent leur argent de poche.

La disparition de ce métier tient essentiellement aux habitudes de consommation qui ont considérablement évolué à partir des années 1970, avec l'apparition de la grande distribution et le ramassage des ordures généralisé dans tous les pays d'Europe.

En France, les Biffins peuvent être considéré comme des néos-chiffonniers. À Paris par exemple, dans l'est de la capitale, ils se regroupent pour vendre leurs trouvailles au porte de la ville[4].

Pays en voie de développement[modifier | modifier le code]

Si ce métier a presque disparu de France et de nombreux autres pays développés, cependant il existe toujours massivement dans les pays en développement où les « récupérateurs informels » jouent un rôle considérable dans les systèmes de gestion des déchets.

Langage populaire[modifier | modifier le code]

Bien souvent le terme « chiffonnier » a un sens péjoratif et est associé à une personne mal habillée ou se tenant mal, aussi bien dans sa tenue que dans son parler. En revanche le chiffonnier de métier, dont l'habillement était sali de par sa profession, exerçait un métier relativement lucratif et net d'impôt.

En France, la profession est à l'origine de l'expression courante « Se battre comme des chiffonniers ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sabine Barles, L'invention des déchets urbains : France, 1790-1970, Éditions Champ Vallon, 2005.
  2. n. m. XIXe siècle. Dérivé de « biffe », au sens de « chiffon, objet sans valeur » (XVe siècle) in Base de données Mérimée ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine, ainsi dénommé par le peuple à cause de son crochet qui sert à deux fins, se défendre et ramasser les biffes.
  3. Maison du Recteur - Parc naturel régional d'Armorique
  4. [1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline Favreau et Jean-Louis Aguila, Pilhaouer et Bonnet-rouge, (Poche) Letavia jeunesse - Liv'ditions
  • Yann Ber Kemener, Pilhaouer et Pillotou : Chiffonniers de Bretagne, Skol Vreizh, no 8 - juillet 1987

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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