Georgette Lemaire

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Georgette Lemaire

Nom de naissance Georgette Kibleur
Naissance 15 février 1943 (71 ans)
Paris, France
Activité principale chanteuse
Genre musical variété française
Années actives 1965 -
Labels Phillips
Site officiel http://www.georgettelemaire.com

Georgette Lemaire est une chanteuse française née à Paris dans le quartier de Belleville le 15 février 1943. Elle connut le succès dans les années 1960 et 1970 avec des chansons réalistes comme Je ne sais pas et Vous étiez belle, madame.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Née dans une famille modeste elle suit une scolarité normale avec un plus : elle est première en chant. Jeune femme elle rencontre un garçon de café prénommé Daniel avec qui elle va avoir deux fils Pascal et Yvan.

Tous les dimanches elle chante chez Louisette aux puces de Saint-Ouen et se fait connaître en y interprétant les chansons du répertoire réaliste : Le Dénicheur, Padam Padam, ou encore La Montagne de Jean Ferrat.

En 1965 sa mère Léone l'encourage à s'inscrire au télé-crochet de l'époque : l'émission de Raymond Marcillac Le Jeu de la chance. Pendant 5 semaines Georgette est plébiscitée par les téléspectateurs[1]. Néanmoins, elle est battue de peu par Mireille Mathieu. La maison de disques Philips lui fait signer un contrat.

Charles Dumont lui signe ses premières chansons : À faire l'amour sans amour, Le Cœur désaccordé, puis Et si c'était vrai, Je ne sais pas, Éblouis par notre amour.

Elle part ensuite pour sa première tournée d'été qui remporte un vif succès.

Le succès des années 1970[modifier | modifier le code]

En 1967 elle enregistre de nouvelles chansons : Elle ne chante plus, Lui, et se retrouve la même année à Bobino en vedette américaine dans le spectacle de Georges Brassens. Elle enchaîne avec une nouvelle tournée avec Alain Barrière et enregistre de nouveaux titres signés par Jean-Jacques Debout et Roger Dumas : Les Tambours et Il viendra.

À cette époque, Georgette est vedette sur scène, mais aussi sur le petit écran. Elle participe régulièrement aux nombreuses émissions de variétés Discorama, Le Palmarès des chansons et, bien évidemment, Télé Dimanche.

En 1968 elle passe à l'Olympia en vedette américaine d'Enrico Macias. Elle enregistre une de ses plus grandes chansons qui est signée par Jean-Jacques Debout et Pascal Sevran Vous étiez belle, madame.

Côté vie privée, elle divorce d'avec Daniel et épouse son pianiste Bob Sellers. De cette union naîtra son troisième enfant Tony en 1969.

Toujours en 1969, elle passe enfin en vedette lors d'un Musicorama à l'Olympia.

En 1972, elle enregistre la chanson du film Le Professeur : Demain sera différent.

Elle quitte alors la maison de disques Philips pour signer un contrat chez AZ avec la chanson Superstar un soir et des chansons signées par Paul de Senneville, Olivier Toussaint ou Jean-Loup Dabadie.

En 1976 elle est l'invitée d'honneur du spectacle de Julio Iglesias à l'Olympia et y crée la chanson C'est fini d'Ornella Vanoni, et chante a cappella Vous étiez belle madame. Elle triomphe devant un public qui se lève et l'acclame de longues minutes.

En 1978 elle passe sous le label Accord et sort un album avec les titres Heureuse, On n'est pas au bal des adieux ainsi que la chanson du film L'Amour en question écrit et composé par Pierre Delanoë et Olivier Dassault.

En 1980 elle réalise un album composé par dix chansons de Charles Aznavour, parmi lesquelles De t'avoir aimé, Hier encore, Désormais, etc. Aznavour lui fit la dédicace suivante : « Une voix, un cœur, une authenticité, et dans son chant les cris de l'animal blessé, telle qu'en elle-même Georgette Lemaire ».

Trois 45 tours suivront avec les chansons suivantes : S'aimer, Berlin, Le soir où l'on refait l'amour.

Entre reconnaissance officielle et difficultés financières[modifier | modifier le code]

Elle est faite chevalier des Arts et Lettres en 1986 par Jack Lang. Une émission spéciale de La Chance aux chansons fut consacrée par Pascal Sevran à cet honneur.

En juin[réf. nécessaire] 1989, sur l'intercession de François Mitterrand, président de la République, elle est nommée membre du Conseil économique et social, au titre des « personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique ou culturel » nommées par décret en conseil des ministres, sur le rapport du Premier ministre[2].

Un CD et quelques nouvelles chansons sortent sur un label privé intitulé Intime, avec Le Temps des cerises, dédié à François Mitterrand. Mais même le choix d'un de ses succès par Steven Spielberg ("Munich") aux côtés de superstars, n'arrive pas à la mettre à nouveau en lumière.

Le 25 mai 2009 parait un nouvel album, "Inoubliable", composé de 10 titres inédits (Balablan Music Label).

En 2010 Georgette Lemaire fait partie de la Tournée Âge tendre et Têtes de bois saison 5, au côté notamment de Michèle Torr, Sheila, Hervé Vilard, Alain Turban...

Face à des difficultés financières, elle est à plusieurs reprises menacée d'expulsion[1].

Elle prépare la sortie d'un album de reprises Paris Jazz prévu pour avril 2014[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A m'en déchirer le coeur, Boulogne, France, Les Éditions du Toucan,‎ 2010

Site officiel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Georgette Lemaire expulsée ? », Le Parisien,‎ 1er avril 2014 (lire en ligne)
  2. Cette nomination au Conseil économique et social donne l'occasion, le 27 octobre suivant, au député d'opposition Ladislas Poniatowski, siégeant à l'époque au sein du groupe UDF, de s'élever contre cette nomination, à la tribune de l'Assemblée nationale, lors de la discussion du projet de loi de finances pour 1990, lorsque sont examinés les crédits alloués au Conseil économique et social. Le député estimait qu'il y aurait, selon ses vues, « un côté un peu surréaliste dans sa présence parmi les autres conseillers représentant les forces économiques et sociales de notre pays. » et ajoutait que, à ses yeux, une telle nomination, dont il avait précédemment annoncé qu'elle serait l'illustration « d'un genre kitsch », aurait « malheureusement renforcé l'image d'une institution qui joue, au moment des renouvellements, un peu les « soupes populaires » au profit d'un certain nombre de notables ratés, qui sert trop souvent à caser des élus battus ». Source : Compte rendu intégral de la Ire séance du 27 octobre 1989, pages 6 (4248) et 7 (4249).