Parti ouvrier socialiste révolutionnaire

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Le Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR) était un parti socialiste français (1890-1901) de tendance allemaniste. Il est l'un des partis ayant indirectement donné naissance au parti socialiste SFIO en 1905.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Parti ouvrier socialiste révolutionnaire est issu en 1890 d'une scission de la Fédération des travailleurs socialistes de France (FTSF, de tendance broussiste) menée par Jean Allemane[1]. Le POSR est donc qualifié à l'époque de « parti allemaniste ».

Les allemanistes du POSR se distinguent au sein des partis socialistes de l'époque par la primauté donnée à l'action syndicale sur l'action politique, par le thème de la grève générale et aussi par l'antimilitarisme. Le POSR a donc été un vivier de futurs militants du syndicalisme révolutionnaire[1]. Le POSR « a l'appui des artisans du vieux Paris »[2].

À côté du socialisme ouvriériste communard d'un Jean Allemane (lui-même ouvrier typographe et communard), un « socialisme d'intellectuels » se développe également au sein du POSR autour de Lucien Herr (bibliothécaire de l'École normale supérieure et maître à penser en socialisme de Jean Jaurès et Léon Blum) qui collabore au journal du POSR, Le Parti ouvrier. Ce courant donne la priorité à l'éducation du peuple[1].

En 1896, une partie des militants quitte le POSR et crée l'Alliance communiste révolutionnaire.

En 1901, le Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR) va s'unir avec la Fédération des travailleurs socialistes de France (broussiste) et avec les socialistes indépendants au sein du Parti socialiste français (PSF). Ce dernier sera l'une des deux composantes de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) créée en 1905[3].

Personnalités du POSR[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jacques Droz, Le socialisme démocratique 1864-1964, coll. « U », Armand Colin, 1968, p. 66.
  2. Jean Defrasne, Les gauches en France, éd. PUF, coll. « Que-sais-je ? », 1983, p. 65
  3. L'autre composante étant le Parti socialiste de France.