Agriculture

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Culture intensive de pomme de terre en plein champ

L’agriculture (du latin agricultura) est un processus par lequel les hommes aménagent leurs écosystèmes pour satisfaire les besoins alimentaires en premier et autres, de leurs sociétés[1]. Elle désigne l’ensemble des savoir-faire et activités ayant pour objet la culture des terres, et, plus généralement, l’ensemble des travaux sur le milieu naturel (pas seulement terrestre) permettant de cultiver et prélever des êtres vivants (végétaux, animaux, voire champignons ou microbes) utiles à l’être humain.

L'agronomie regroupe, depuis le XIXe siècle, l’ensemble de la connaissance biologique, technique, culturelle, économique et sociale relative à l'agriculture.

En économie, l’économie agricole est définie comme le secteur d'activité dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l’exploitation de la terre (culture), de la forêt (sylviculture), de la mer, des lacs et des rivières (aquaculture, pêche), de l'animal de ferme (élevage) et de l'animal sauvage (chasse). Dans la pratique, cet exercice est pondéré par la disponibilité des ressources et les composantes de l'environnement biophysique et humain. La production et la distribution dans ce domaine sont intimement liées à l'économie politique dans un environnement global.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'agriculture.
Les foyers de l'agriculture.

L’agriculture est née avec la mise en terre de semence ou graine par l’homme. Cela a commencé il y a 10 000 ans au Moyen-Orient, en Iran, en Méso-Amérique ainsi qu'en Nouvelle-Guinée. C'est ce que l'on a appelé la révolution néolithique.

Malgré l'exode rural massif contemporain, la population agricole active serait d'environ 1,34 milliard de personnes soit près de 43 % de la population active mondiale.

Production agricole[modifier | modifier le code]

L'activité agricole assure principalement l'alimentation des humains. En outre, l’agriculture produit un nombre important de produits tels que des peaux d’animaux, des engrais, des produits destinés à l’industrie (éthanol, fécule, chanvre), des plantes vertes et fleurs, du bois. Elle représente un maillon indispensable dans la chaîne agroalimentaire, en lui assurant l’approvisionnement en matières premières (fécule, oignon, céréale, fruit, etc.).

La délimitation précise de ce qui entre ou non dans le champ de l’agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l’objet d’un consensus. Certaines productions peuvent être considérées comme ne faisant pas partie de l'agriculture : la mise en valeur de la forêt (sylviculture), l’élevage d’animal aquatique (aquaculture), l’élevage hors-sol de certains animaux (volaille et porc principalement), la culture sur substrat artificiel (cultures hydroponiques)... Mis à part ces cas particuliers, on distingue principalement la culture pour l'activité concernant le végétal et l'élevage pour l'activité concernant l'animal.

La culture, ou production végétale, est divisée en grandes cultures (céréales, oléagineux, protéagineux et quelques légumes), arboriculture fruitière, viticulture (production du raisin), sylviculture et horticulture.

L'élevage, ou production animale, vise à faire naître et élever des animaux pour la consommation directe (viande) ou pour leurs produits (lait, œuf, laine, miel, etc). Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcins, les ovins/caprins ou les granivores.

Exemple de produit primaire pour l’alimentation humaine ou animale : bœuf, veau, poulet, lapin, agneau, canard, dinde, oie, escargot, ...
Exemple de produit secondaire : miel, lait et autres produits laitiers, foie gras, soie, laine, ...

Technique[modifier | modifier le code]

Complexité agricole[modifier | modifier le code]

De nombreux facteurs interviennent dans l'agriculture en favorisant ou perturbant la production :

  • l’eau sur le plan de la disponibilité au moment opportun mais aussi sur le plan de la qualité
  • le climat et ses variations inattendues (chaleur, sécheresse, pluie, grêle, gel et autres calamités climatiques)
  • le sol
  • les espèces végétales
  • les espèces animales
  • les prédateurs (parasites, maladies, et consommateurs de toute sortes : végétaux, insectes, animaux sauvages...)
  • la mécanisation agricole
  • l'agronomie (fertilisation, biologie, génétique, etc)
  • et globalement tout l'environnement socio-économique (prix du pétrole, législation, consommateur, gouvernement, etc.).

De ce fait, l'agriculture est le domaine le plus ancien et le plus complexe du monde civilisé, mais aussi le plus influencé par les techniques modernes et les aspirations de l'Homme.

Système agricole[modifier | modifier le code]

On distingue plusieurs systèmes agricoles selon leur mode de fonctionnement et leur impact socio-économico-environnemental :

Technique agricole[modifier | modifier le code]

L’agriculture hors-sol : culture successivement hydroponique, aéroponique, puis ultraponique.
Pulvérisation d’un champ par avion, dans l’Illinois, aux États-Unis.

Les techniques qui ont marqué l'évolution de l'agriculture sont, par ordre alphabétique :

Environnement[modifier | modifier le code]

L'agriculture est une activité humaine qui utilise une emprise foncière croissante sur la planète[réf. nécessaire]. Elle se substitue aux milieux naturels dans l'environnement.

Via la photosynthèse, elle utilise des nutriments et de l'eau pour produire de la nourriture (énergie alimentaire) ou des produits à vocation énergétique (agrocarburants).

L'agriculture moderne a un fort impact environnemental[2] et écopaysager, en particulier le secteur de l'élevage et de la production de viande et toutes les activités utilisant des engrais (nitrates et phosphates notamment) ou des biocides.


Besoins en eau douce[modifier | modifier le code]

L'agriculture est aussi un secteur fortement consommateur d'eau douce. Une tonne de céréales nécessite en moyenne 1 000 tonnes d'eau[3], et produire de la viande nécessite plus d'eau encore.

L'importance de la consommation en eau et des échanges de produits agricoles dans le monde a donné naissance au concept d'eau virtuelle[4].

L'alimentation en eau se fait de deux façons différentes :

  • l'agriculture dite pluviale n'utilise que l'eau de pluie ;
  • l'agriculture irriguée utilise l'eau des rivières, des lacs, et des réservoirs ou des eaux souterraines (nappes phréatiques).

En 2000, dans le monde, l'agriculture pluviale consommait 5 000 km3 d'eau par an sur une superficie de 1 240 millions d'hectares. L'agriculture irriguée consommait 1 500 km3 d'eau par an, sur une superficie de 264 millions d'hectares. Au rythme d'extension actuel de la superficie irriguée, on atteindrait, en 2050, 331 millions d'hectares irrigués, consommant environ 500 km3 par an d'eau de plus qu'aujourd'hui. Or, la demande en eau complémentaire en 2050 est estimée à 4 500 km3 par an du fait des prévisions d'accroissement démographique. Le seul recours à l'irrigation ne pourra donc pas satisfaire les besoins mondiaux[5]. En outre, environ 10 % de l'eau actuellement utilisée pour l'irrigation provient de sources non renouvelables (nappes phréatiques profondes)[6].

Selon une étude de l'université d'Utrecht, des pénuries d'eau sont donc à prévoir dans de nombreux pays, dont les trois plus grands pays producteurs de céréales au monde que sont la Chine, les États-Unis, et l'Inde, ainsi que dans des pays dont la proportion d'eau d'irrigation d'origine non renouvelable est importante : Arabie saoudite, Pakistan, Iran, Mexique, notamment[7].

Selon la même étude, « la non durabilité de l'usage des eaux souterraines pour l'irrigation est un problème pour les pays utilisant intensivement des eaux souterraines, mais aussi pour le monde dans son ensemble, étant donné que le commerce international introduit de fortes corrélations entre la production de nourriture dans un pays et la consommation dans un autre ».

Ces enjeux véritables sont des défis pour demain auxquels l’humanité s’efforce de répondre. Au delà du perfectionnement des méthodes de traitements de l’eau (dessalement…), le stockage fait partie des moyens utilisés afin d’économiser l’eau (Réservoirs, Citerne souple). 

Contribution à l'effet de serre[modifier | modifier le code]

Le secteur agricole contribue fortement à l'effet de serre. En France, c'est même le secteur qui contribue le plus à ce phénomène (24 % des émissions en 1998) devant le transport routier (21 % des émissions), l'industrie manufacturière (21 %), le résidentiel tertiaire (18 %) et la transformation d'énergie (12 %)[8]. Cette situation nécessite une adaptation des pratiques agricoles[9].

Dans l'Union européenne, la part de l'agriculture dans les émissions de gaz à effet de serre est de 10,2 % ; les émissions de l'agriculture ont baissé de 22 % de 1990 à 2012[10].

En France, les trois gaz à effet de serre émis par le secteur de l'agriculture sont les suivants, par ordre d'importance dans le secteur agricole[11] :

  • Le protoxyde d'azote (N2O), dont la part dans les émissions agricoles en France est de 56 %, et dont la part agricole dans les émissions françaises totales est de 76 % ; le protoxyde d'azote a une durée de résidence très longue dans l'atmosphère (120 ans) ; il est émis par l'épandage d'engrais azotés et des processus de dégradation dans le sol, et par le tassement des sols chargé et utilisation d'engins agricoles lourds ;
  • Le méthane (CH4), dont la part dans les émissions agricoles en France est de 33 %, et dont la part agricole dans les émissions françaises totales est de 70 % ; le méthane a une durée de résidence courte dans l'atmosphère (14 ans) ; il est émis par les productions animales en général, notamment la fermentation des déjections animales dans les fosses de stockage, et par la fermentation entérique des ruminants ;
  • Le dioxyde de carbone (CO2), dont la part dans les émissions agricoles en France est de 11 %, et dont la part dans les émissions françaises totales est de 14 % ; le dioxyde de carbone a une durée de résidence dans l'atmosphère longue (100 ans) ; il est émis par l'utilisation de l'énergie en agriculture (carburant, chauffage des bâtiments d'élevage).

On voit que les contributions les plus fortes sont le protoxyde d'azote et le méthane (respectivement 76 % et 70 % des émissions françaises totales), et que le dioxyde de carbone intervient à un niveau peu élevé (seulement 14 % des émissions françaises totales). Le protoxyde d'azote a un potentiel de réchauffement global à 100 ans très élevé, 298 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone.

La FAO publie des statistiques détaillées sur les émissions de gaz à effet de serre (métane et oxyde nitreux) mondiales et par pays (moyennes 1990-2011 en équivalent CO2)[12] :

  • répartition par continent : Asie 42,6 % ; Amériques 25,3 % ; Europe 14,1 % ; Afrique 13,9 % ; Océanie 4,2 % ;
  • répartition par secteur : fermentation entérique 40,1 % ; fumier déposé sur les pâturages : 15,2 % ; engrais synthétiques : 11,9 % ; riziculture : 10,1 % ; gestion du fumier : 7,1 % ; brûlage de savane : 5,2 % ; fumier appliqué au sol : 3,6 % ; résidus de récolte : 3,5 % ; culture de sols organiques : 2,8 % ; brûlage de résidus de récolte : 0,5 % ;
  • principaux pays émetteurs : Chine 655,5 Mt CO2éq ; Inde 564,5 Mt ; Brésil 366 Mt ; États-Unis 354 Mt ; Australie 154,6 Mt ; Indonésie 138,7 Mt ; Russie 117,6 Mt ; Argentine 109,3 Mt ; Pakistan 104,2 ; Soudan 93,4 Mt ;
  • émissions par fermentation entérique par catégorie d'animaux[13] : bovins 84,4 % (vaches laitières 10,2 % ; autres bovins : 55,3 %) ; ovins 7,1 % ; caprins 4,3 % ; chevaux 1,2 % ; camélidés 1,1 % ; ânes 0,5 % ;
  • émissions (dioxyde de carbone, méthane et oxyde nitreux) dues à la consommation d'énergie (brûlage de combustibles et la production d'électricité dans l'agriculture et la pêche) : 785,3 Mt CO2éq en 2010 (taux d'accroissement moyen annuel 1990-2010 : +1,6 %), dont 54,9 % en Asie (+2,6 % l'an), 24 % en Europe (-1,3 % l'an), 16,5 % dans les Amériques(+1,7 % l'an), 3,2 % en Afrique(+6,8 % l'an) et 1,4 % en Océanie ; répartition par combustible : gazole 44,9 %, électricité 36,9 %, charbon 9,5 %, gaz naturel 3,4 %, essence 2,3 %, fioul lourd 1,9 %, GPL 1,1 %.

Autres impacts environnementaux[modifier | modifier le code]

L'agriculture intensive industrialisée a augmenté la production agricole, tout en améliorant globalement la sûreté alimentaire, mais elle est de plus en plus critiquée en raison de ses impacts environnementaux, de sa dépendance croissante au pétrole[14], et de la survenue récente de crises alimentaires assez sérieuses pour inquiéter l’opinion publique.

En France, René Dumont, un ingénieur en agronomie et sociologue célèbre, fut l’un des premiers à dénoncer les dégâts considérables de la « révolution verte », et à lutter contre le productivisme agricole.

Rendements de blé dans les pays en développement (1950-2004)

Parmi les impacts environnementaux, les plus cités sont:

Enfin, l’agriculture produit également des déchets, effluents et autres rejets tel que l'ammoniac[23],[24] utilisé pour fertiliser les sols.

Pour enrayer l’érosion du sol, certains agriculteurs abandonnent le labour pour le semis direct, qui limite aussi l’utilisation du tracteur et donc diminue les émissions de CO2. Aux États-Unis en 2005, 15 % des terres arables étaient traitées de cette façon.

L’utilisation des organismes génétiquement modifiés (O.G.M.) dans certains pays, tels que les États-Unis, le Canada, le Mexique ou la Chine, et les risques potentiels qui leur sont associés sont également sujets à de nombreuses discussions et conflits.

Ces dernières années ont également été en Europe l’objet de plusieurs crises touchant à la sécurité alimentaire : bœuf aux hormones, poulet aux dioxines, vache folle et maladie de Creutzfelt-Jakob, contaminations bactériennes d'aliments (fromage par listeria).

Parmi les impacts sociaux, les plus cités sont :

  • Une perte massive d'emplois agricoles induite par l'intensification industrielle de l'agriculture et le machinisme (alors que l'agriculture traditionnelle ou biologique, qui dans une certaine mesure peut aussi être « écologiquement intensive »[25], tout en faisant vivre plus de personnes par tonne produite[26]);
  • surproduction agricole, avec l'exportation des surproductions de ce type d'agriculture vers les Pays du Sud qui engendre une déstabilisation des marchés vivriers locaux
  • exode rural des paysans vers des bidonvilles situés en périphérie des grandes villes.

Défense de l'agriculture[modifier | modifier le code]

La capacité de nourrir les populations[modifier | modifier le code]

Les crises alimentaires de 2008 et de 2011 ont posé la question de la capacité à nourrir la population mondiale. Ces crises ont des origines multifactorielles complexes. "Cet emballement résulte du cumul de facteurs à long et à court termes : croissance de la population, investissements insuffisants dans l’agriculture et le développement rural, diminution des stocks, augmentation du prix du pétrole (donc des transports et des engrais), modification du climat, accaparement des terres pour les biocarburants ou l’exportation, distorsions du marché…"[27]

Sécurité sanitaire des aliments[modifier | modifier le code]

La plupart de ces maladies étaient déjà présentes dans les siècles précédents. La « tremblante du mouton » (la variante ovine de la maladie de la vache folle), la listeria ou la salmonelle ne sont pas des problèmes récents. Ils apparaissaient autrefois de manière bien plus fréquente et souvent plus tragique que maintenant[réf. souhaitée] . En effet, de gros progrès ont été faits en matière d’hygiène et de contrôle bactérien des produits alimentaires. Mais la massification de la fabrication et de la vente des aliments font qu’un seul incident peut toucher un très grand nombre de personnes. Le caractère exceptionnel des problèmes, le nombre de personnes potentiellement touchées, la médiatisation alarmiste tendent à marquer les esprits. Néanmoins, le nombre de morts par intoxication ou empoisonnement lors de ces affaires « médiatiques » est extrêmement faible [réf. nécessaire].

Ces derniers événements et l'exigence d'une haute qualité sanitaire des produits ont eu pour conséquence la mise en place croissante de systèmes de traçabilité, la refonte de la législation sanitaire (règlements européens du paquet Hygiène) et la création d'agences de sécurité sanitaire indépendantes des pouvoirs exécutifs (EFSA pour l'Europe et AFSSA et AFSSET - fusionnées en ANSES - pour la France).

L’étiquetage devrait permettre au consommateur de décider s’il prend le supplément de risques inhérent à une agriculture intensive ou accepte le prix plus élevé qui accompagne l’émergence ou le développement de techniques agricoles alternatives, telles que l’agriculture biologique, la permaculture, l’agriculture raisonnée et l’agriculture de précision.

Agriculture et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’agriculture constitue un champ multidisciplinaire, qui se recoupe avec des domaines tels la botanique, la zootechnie, la phytotechnie, les sciences alimentaires, la géologie, la pédologie, l’hydrologie, la microbiologie, les biotechnologies, l’économie, les statistiques, la sociologie. Depuis les années 1990, des expériences de monitoring de la biodiversité[28] se mettent en place, qui ont permis notamment de quantifier les impacts de l'agriculture intensive et de mettre en évidence certains intérêts de l'agriculture biologique.

Outre son importance pour la conservation de la diversité génétique des variétés anciennes, l'agriculture joue parfois un très grand rôle pour la protection de diversité biologique : La Commission européenne combine trois grands critères pour mesurer l’intérêt d'un espace agricole sur le plan de la contribution à la préservation de la biodiversité. Les zones ayant le score le plus élevées sont dites « à haute valeur naturelle »[29],[30]. 10 % à 30 % des terres agricoles méritent ce titre en Europe. En France, 84 % des surfaces classées en « haute valeur naturelle » sont en montagne ou moyenne montagne (Alpes, Corse, Franche-Comté, Massif central, Pyrénées…). Ce sont surtout des zones d’élevage extensif en plein air caractérisées par une faible densité de chargement (bétail) à l'hectare, peu ou pas d’intrants chimiques et presque toujours une utilisation plus importante de main-d’œuvre agricole.

En France, à la demande de certaines collectivités et à certaines conditions, des zones agricoles protégées peuvent être inscrites dans les documents d'urbanisme, contre la perte de foncier agricole due à la périurbanisation.

Agricultures biologique et durable[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Agriculture biologique et Agriculture durable.

L'Europe réoriente des subventions particulières vis a vis des agriculteurs qui font un effort pour l'environnement. Les mesures agrienvironnementales et l'agriculture biologique sont plus ou moins encouragées et développées selon les pays (2 % des cultures dans la zone OCDE sont « bio », jusqu'à 6 % dans certains pays).

Économie et statistiques[modifier | modifier le code]

Échange agricole[modifier | modifier le code]

Les échanges agricoles représentent 8,8 % des échanges mondiaux. Ils restent très marquées par l’impact des subventions agricoles des pays développés et de nombreuses barrières douanières, tarifaires ou non. Cela dit, il faut nuancer ce chiffre : les échanges liés à l’industrie agroalimentaire, intimement liée à l’agriculture, sont loin d’être négligeables.

Études économiques par pays[modifier | modifier le code]

Afin de favoriser les exportations, des études par pays, globales ou sectorielles, sont proposées gratuitement sur leur site internet par des organismes gouvernementaux. Parmi ceux-ci se trouvent le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), qui représentent deux des plus importants pays exportateurs de produits agricoles. Ces deux ministères, à côté d'autres organismes, associations, universités ou entreprises, en diffusent également sur le site Globaltrade.net[31].

Globaltrade.net est issu d'un partenariat public-privé (PPP) entre l'United States Commercial Service (dépendant du Département du Commerce des États-Unis) et la Fédération des Associations du Commerce International (FITA). Globaltrade classe les études suivant deux critères de tri : par pays étudié et par industrie.

L'UE propose aussi sur son site de nombreuses études statistiques, portant sur tout ou partie du territoire communautaire[32].

Sociologie et politique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Dufumier, ingénieur agronome, Institut national agronomique Paris-Grignon radiofrance.fr
  2. Ministère de l'Agriculture et Ademe, Interactions entre agriculture et environnement ; Quels outils de diagnostic ? ; Actes du Colloque du 2 Avril 1997, Paris
  3. Lester R. Brown, Éco-économie, une autre croissance est possible, écologique et durable, Seuil, 2001, p. 76
  4. La documentation française - Les échanges d'eau virtuelle via les produits agricoles, 1997-2001
  5. Revue géosciences, n° 2, septembre 2005, l'eau souterraine, p. 22
  6. Voir section durabilité de l'irrigation dans l'article irrigation
  7. Yoshihide Wada, Ludovicus van Beek et Marc Bierkens, département de géographie physique de l'Université d'Utrecht (Pays-Bas), Nonsustainable groundwater sustaining irrigation: A global assessment, 25 janvier 2012, résumé disponible sur le site de Libération
  8. Jean-Marc Jancovici, L'Avenir climatique, page 165
  9. Agriculture et effet de serre - Adaptation des pratiques agricoles, alternatives énergétiques, Sylvain Ecole Agu, Alain Bonnefoix, Laurence Devaux, Thierry Mouilleron, Hélène Touret
  10. (en)Annual European Union greenhouse gas inventory 1990-2011 and inventory report 2013, site de l'EEA (Agence européenne de l'environnement)
  11. Réseau action climat, fiche agriculture, INRA 2002 pour les parts de chaque gaz dans les émissions agricole, et Citepa 2002 pour les parts agricoles dans les émissions françaises
  12. Émissions - Agriculture, site FAOStat consulté le 24 juin 2014.
  13. fermentation entérique, site FAOStat consulté le 24 juin 2014.
  14. a et b (en) UK government’s office for science, Foresight project on global food and farming futures, janvier 2011, Synthesis report C2: Changing pressures on food production systems
  15. Conseil général de Loire-Atlantique, juin 2007, Pesticides: quels dangers? quels alternatives?
  16. a et b (en) Robert J. Diaz et Rutger Rosenberg, Science, 15 août 2008, vol. 321, n° 5891, pp. 926-929, Spreading Dead Zones and Consequences for Marine Ecosystems
  17. Gérard Miquel, Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, rapport sur Les effets des métaux lourds sur l'environnement et la santé, 2001, IIe part., V, D, c) Les métaux lourds dans les boues
  18. Yves Sciama, La Recherche, spé. sécurité alimentaire, février 2001, n°339, p.90, Métaux lourds, le revers du recyclage?
  19. Agriculture et biodiversité: rapport d'expertise, INRA, 2008, chap 1, Les effets de l’agriculture sur la biodiversité
  20. Anne-Véronique Auzet et al., Économie rurale, 1992, n°208-209, p. 105-110, L'agriculture et l'érosion des sols: importance en France de l'érosion liée aux pratiques agricoles
  21. Jean-Luc Goudet, En bref : L’agriculture intensive érode les sols, Futura-Sciences
  22. (en) Cheryl Lyn Dybas, Bioscience, 2005, vol. 55, n°7, pp. 552-557, Dead Zones Spreading in World Oceans
  23. Stéphanie Portejoie et al., INRA, 2002, L’ammoniac d’origine agricole: impacts sur la santé humaine et animale et sur le milieu naturel
  24. Archive ARIA, 1999, L'ammoniac agricole
  25. Michel Griffon, (directeur adjoint de l’Agence nationale pur la Recherche, « Pour une agriculture écologiquement intensive » Usine nouvelle, Publié 2010-02-26, consulté 2010-06-10
  26. Rodrigue Coutouly (2012) L'agriculture peut-elle être "écologiquement intensive et responsable"? ; Les Échos (Agriculture / Tribune), 20/10/2012
  27. La sécurité alimentaire, une chaîne de valeur, ICSTD, 27 septembre 2011.
  28. B. Clergué, B. Amiaud, S. Plantureux, Évaluation de la biodiversité par des indicateurs agri-environnementaux à l'échelle d'un territoire agricole, Séminaire 2004 de l’École doctorale RP2E « Ingénierie des Ressources, Procédés, Produits et Environnement », Nancy, 15 janvier 2004– ISBN 978-2-9518564-2-4
  29. Rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement n°1/2004 « High nature value farmland »
  30. Espaces agricoles à haute valeur naturelle (Lettre Evaluation (juillet 2004)
  31. Globaltrade.net : études économiques sur l’agriculture
  32. Glossaire - Notice concernant les sources d'information UE

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ouvrages classiques[modifier | modifier le code]

  • Paul Cunisset-Carnot :
    • Le Petit Agronome, premier livre d'agriculture et d'horticulture (1890)
    • Le Livre d'agriculture (1893)
    • La Vie à la campagne (1907)
    • La Vie aux champs pendant la guerre (1917).

Ouvrages contemporains[modifier | modifier le code]

  • Ministère de l'agriculture et de la pêche, L'agriculture, la forêt et les industries agroalimentaires, 2006, (ISBN 978-2-11-095963-8)
  • Jean-Paul Charvet, Atlas de l’agriculture - Comment pourra-t-on nourrir le monde en 2050 ?, édition Autrement, 2010
  • René Dumont, L'Afrique noire est mal partie, 1962
  • Michel Griffon, Nourrir la planète, éditions Odile Jacob, 2006.
  • Marcel Mazoyer et Laurence Roudart, La Fracture agricole et alimentaire mondiale. Nourrir l’humanité aujourd’hui et demain, Universalis, 2005.
  • Jean Ziegler, L'Empire de la honte, Fayard, 2005.
  • Jacques Maret, Le Naufrage paysan. Ou comment voir l’avenir en vert, avec préface de Dominique Voynet et Guy Hascoët et avant-propos de Philippe Desbrosses, Ed. Dilecta, 2006, (ISBN 978-2-916275-06-2)
  • Joop Lensink et Hélène Leruste, L’Observation du troupeau bovin, Éditions France Agricole, janvier 2006, (ISBN 978-2-85557-128-7)
  • Christian Schvartz, Jean Charles Muller, Jacques Decroux, Guide de la fertilisation raisonnée, septembre 2005
  • Peter Moser, Sélectionner, semer, récolter, Politique agricole, politique semencière et amélioration génétique en Suisse de 1860 à 2002, 2003, (ISBN 978-3-906419-66-4)
  • Slicher van Bath Bernard H., The Agrarian History of Western Europe, A. D. 500 – 1850, E. Arnold, Londres, 1963

Études[modifier | modifier le code]