Faucille

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Récolte des blés en Italie du sud en 1943.
Retour des champs dans le Kerala en 2007.

La faucille est un outil de cultivateur utilisé pour la moisson.

Sommaire

Historique [modifier]

Faucille (à gauche) et faux (à droite)

La faucille qui se tient à une main précède la faux. La faucille primitive apparaît au paléolithique supérieur (-20 000 à -10 000)[1]. Au Paléolithique et au Néolithique, la faucille était constituée d'une longue lame de silex[2], ou d'un « manche incurvé qui porte, fixées dans une gouttière, une série de lamelles de pierre »[3].


Usage [modifier]

Gant de bois destiné à protéger la main gauche d'un faucheur droitier

Lors de la moisson, le faucheur doit se protéger la main qui tient la javelle des coups de faucille possibles. Dans le midi de la France il utilise des didals, des doigtiers faits de roseau[4]. Dans d'autres régions, Auvergne, Bretagne les faucheurs à la faucille utilisaient des gants de bois préparés pendant les veillées d'hiver. Le gant de bois pouvait comporter trois ou quatre doigts, le pouce devant rester libre pour saisir le javelle, ou un creux unique pour tous les doigts. Le gant se termine par une pointe qui aide à la formation de la javelle[5].

Entretien [modifier]

L'affinage ou le redressement du tranchant de la faucille peut se faire par battage. Le fer souple s'affine sous les coups, il n'y a pas de perte de matière. Le battage peut se faire avec les mêmes outils que le battage de la faux. L'aiguisage se fait à la pierre.

Symbolique [modifier]

Elle a été utilisée comme symbole de la classe paysanne, par exemple sur le drapeau soviétique représentant la faucille et le marteau.

Notes et références [modifier]

  1. Rémi Carillon, « Du bâton à fouir à l'aube de la motorisation agricole », Centre de recherche sur la culture technique, Neuilly-sur-Seine (FRA), 1986, p. 87.
  2. René Treuil, Les civilisations égéennes du Néolithique et de l'Âge du bronze, PUF, 2008, p. 484.
  3. René Treuil, op. cit., p. 83.
  4. Louis Boucoiran, « Dictionnaire analogique et étymologique des idiomes méridionaux », tome 2, p. 480, 1898, numérisé par IEO Paris
  5. Collection de l'« Amicale des Corréziens de Paris »

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