Aquaponie

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Système d'aquaponie réduit

L'aquaponie est la culture de végétaux en « symbiose » avec l'élevage de poissons. Ce mode de culture a été utilisé depuis une haute antiquité, notamment en Mésoamérique. Ce sont les déjections des poissons qui servent d'engrais pour le végétal cultivé.

Le mot aquaponie, traduction de l’anglais aquaponics, est un mot-valise formé par la fusion des mots aquaculture (élevage de poissons ou autres organismes aquatiques) et hydroponique (culture des plantes par de l'eau enrichie en matières minérales).

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Il s’agit en fait d’un écosystème dans lequel interviennent trois types d’organismes vivants dans un cycle écologique:

  • Les poissons dont les déjections, riches en azote (ammonium et urée) et en phosphore et potassium, sont la source de nutriments pour les plantes, l'aliment apporté aux poissons permet d'enrichir le milieu sous forme d'engrais.
  • Des bactéries aérobies qui transforment les matières organiques comme l’ammoniaque/ammonium et l'urée en nitrites puis en nitrates, ces derniers étant assimilables par les plantes sous forme minérale. Elles permettent de jouer le rôle de filtre biologique puisque les excrétions des poissons sont toxiques pour les poissons (blocage de l'hémoglobine et donc de la respiration) à des concentrations trop élevées. Il y a un ratio de 100 en toxicité entre les différents composés azotés, seuils toxiques: de NH4+/NH3 < 0,5 mg/l, de NO2- (nitrites) < 5 mg/l et NO3- (nitrates) < 50 mg/l voire plus selon les espèces.
  • Les plantes cultivées épurent l’eau de l’aquarium par l’assimilation des racines, elles se servent des nutriments sous forme minérale pour croître.

En pratique, l’eau de l’aquarium est pompée pour être emmenée dans le système hydroponique, de préférence une table à marée avec support de culture (billes d'argile, graviers…) et NFT horizontal ou vertical en sortie de filtre biologique, pour ensuite retourner vers les poissons.

L’enjeu principal est de trouver le juste équilibre entre la population de poissons, la nourriture apportée, la population bactérienne et la végétation cultivée : une carence en azote (jaunissement des feuilles se développant en partant du bas des plantes) sera le signe d’une sous-population de poissons et ou d’un manque de nourriture. À l’inverse des taux de nitrites et de nitrates trop élevés indiquent que le filtre sur plante est inefficace et que le métabolisme de ces dernières est insuffisant pour dépolluer l’eau des déjections. Il arrive que des carences apparaissent principalement en fer et oligo-éléments, qu'il est aisé de trouver dans des décoctions d'algues et des extraits de fer chélaté.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le principe est ancestral puisqu'il a été utilisé, pas toujours consciemment[réf. nécessaire], dans les chinampas mésoaméricaines (hortillonnages sur lesquels étaient déposées les boues des canaux, chargées entre autre d'excréments de poisson)[1] et dans les rizières asiatiques[réf. nécessaire].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Juanita Boutwelluc, « Aztecs’ aquaponics revamped », Napa Valley Register, 15 décembre 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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