Lisier
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Le lisier est un mélange de déjections d'animaux d'élevage (urines, excrément) et d'eau dans lequel domine l'élément liquide. Il peut également contenir des résidus de litière (paille) en faible quantité. Il est produit principalement par les élevages de porcs, de bovins et de volailles qui n'emploient pas, ou peu, de litière pour l'évacuation des déchets (dans le cas contraire, ils produisent du fumier). Le lisier peut s'utiliser comme engrais organique, et pose un problème d'élimination dans le cas des élevages hors-sol (par exemple sur caillebotis) concentrés dans un faible périmètre.
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[modifier] Condition environnementale
Contrairement à ce que l'on peut croire, le lisier n'est pas en soi polluant car l'azote (ammoniacal et organique) (pas de nitrates) qu'il contient peuvent être rapidement absorbés par la végétation. Épandre des lisiers participe au cycle de l'azote, l'azote étant un élément indispensable à la croissance des plantes.
La pollution provient d'un épandage excessif de lisier ou d'une forte pluie qui survient juste après l'épandage, avant que les plantes aient pu absorber les nitrates. Cet afflux d'eau lessive les nitrates vers les nappes phréatiques et/ou les cours d'eau et provoque des phénomènes d'eutrophisation, c'est-à-dire d'excès d'éléments nutritifs dans l'eau et de prolifération de végétaux que l'on appelle « marées vertes ».
Pour éviter ces pollutions, des mesures sont maintenant mises en œuvre :
- les gros élevages doivent disposer de surfaces d'épandage suffisantes,
- les élevages doivent pouvoir stocker tout le lisier qu'ils produisent jusqu'à la fin de la saison pluvieuse
- la prise en compte de la valeur fertilisante des lisiers et des fumiers a été améliorée par la formation et l'information des agriculteurs afin qu'ils limitent les apports totaux d'azote - par les lisiers, fumiers mais aussi les engrais chimiques - aux stricts besoins des plantes.
Pour mesurer la réalité de ces améliorations, il convient de consulter par exemple le site de l'agence de bassin Loire-Bretagne, par exemple : la proportion des captages d'eau conformes à la norme « nitrates » est maintenant proche de 100 %.
[modifier] Procédé humicolae
Le procédé humicolae est un équipement de traitement des lisiers notamment de volailles et de canards.
Il est composé d'un dispositif de séparation d'une partie des matières solides, et éventuellement d'un traitement de la partie liquide, avec alternance de phases d'aérobies et d'anaérobies pour assurer la dégradation des matières organiques et azotées puis la transformation des nitrates en diazote (phases anaérobies), suivi d'un bassin de décantation.
L'objectif du traitement est de limiter les rejets polluants et/ou les volumes d'effluents d'élevage à épandre. Le lisier contient 90% d'eau et 10% de matière organique[réf. souhaitée].
[modifier] Solutions environnementales en partie auto-suffisantes élégamment combinées
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Les besoins en viandes augmentant trop vite...[style à revoir], il sera nécessaire de combiner plusieurs techniques pour résoudre autant ces problèmes de pollution que le manque de poissons dus à la sur-pêche (à quotas imposés déstabilisant la filière). Cela peut être résolu avec plusieurs solutions combinées relatifs à ces importants problèmes à résoudre où le lisier servira de lien ![style à revoir] Visant à imposer en toute ferme (et maison de campagne), les digesteurs individuels (à lisier, eaux-usées, végétaux, épluchures, produits alimentaires de récupération en activité agricoles et autres...) qui pourront traiter une grande partie de ces rejets pour en faire du compost sain et du biogaz, les deux vendables.
Les campagnes ont nettement besoin d'une meilleur autonomie et indépendance énergétique pour tenir financièrement en étant moins productivistes et y attirer les jeunes. Elles doivent comprendre qu'elle peuvent participer à une meilleur gestion des énergies renouvelables disponibles, grâce à ce biogaz exploité sur l'étendue de tous les territoires, participant éventuellement au maillage en réseau GNV pour alimenter les véhicules et engins de ferme (tracteur au biogaz déjà développé chez Renault, Peugeot pour les voitures...).
La question de la surpêche peut également être résolue en exportant du lisier sur de futurs chalutiers (et tankers), qui devenus propre, et comme combustible avec le méthane auto-produit en route, pourront le déverser en mer au large (nourriture appréciée du phytoplancton qui accru, enrichira toute la chaîne de reproduction piscicole jusqu'aux gros poissons pélagiques..., un énorme problème actuel de résolu...).
De cette élégante façon multimodale combinée..., d'autres solutions émergeront, tel que : les résolutions de la prolifération des algues en rivière et sur les côtes..., les marées noires..., le dégazages en mer abusif des tankers (une fois ceux-ci convertis à cette énergie propre à grande réduction d'effet de serre)...
Il devient donc important de repenser complètement toute la filière énergétique française, européenne avec les atouts locaux en place, pour sortir de la spirale des prix affolants du pétrole et du gaz, trop massivement importés...!
Par ce biais, combiné à d'autres (l'exploitation des immenses réserves d'hydrates de méthane en bas des talus continentaux) les réservoirs et stations services de biogaz pourront se multiplier dans l'intérieur et sur les côtes maritimes ou d'estuaires, avec un maillage plus dense de distribution et de répartition de biogaz GNV sur tout le territoire (et partout en Europe, comme déjà réalisé en Allemagne depuis longtemps, et récemment pour une ferme en Finlande..., en avance sur notre pays, trop centralisateur, conservateur et importateur..., donc fortement endetté !).
L'avantage écologique décisif de l'autonomie énergétique partielle se combinant avec la nécessité de brûler ce gaz des marais 23 fois plus à effet de serre que le CO2, serait d'y incorporer le plus de feuilles d'arbres et de brindilles possibles, poussant plus vite (beaucoup de CO2 absorbé en plus), si disposées en tous lieux en terres -terrasses-"rizières" à talus arborés (arboristerie), avec l'énorme bénéfice de supprimer ou grandement diminuer les sécheresses, les drainages et arrosages artificiels, les érosions et pertes dramatiques d'humus. Le percheron redevenant la règle (utiles par ses crottes lui-aussi)en ces forêts-jardins transpirant en auto-régulation naturelle reportée de l'hiver à l'été, en plus 35 fois moins effet de serre que l'air sec et les terres nues (étouffantes comme pour la culture unique de maïs, sans courgettes plantés entre en paillages au sol comme le fond certains chinois de montagne)...