Élevage canin

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Élevage canin
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Portée de chiots.
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L'élevage canin est l'activité agricole de conduite de la reproduction de l'espèce Canis lupus familiaris en vue de la commercialisation de la production. L'élevage peut être pratiqué avec des chiens de race ou des chiens s'apparentant à une race.

Les animaux produits peuvent avoir plusieurs destinations, ils peuvent être produits :

  • pour la compagnie ou l'agrément ;
  • pour la reproduction chez d'autres éleveurs ;
  • pour le loisir sportif ou des sports canins : agility, canicross, canicyclocross, flyball, mondioring, obéissance, obérytmée, traîneau, pulka, poursuite sur leurre, racing... ;
  • pour l'utilisation : recherche en décombre, travail à l'eau (sauvetage), recherche de stupéfiants, recherche de matières explosives, pistage, cavage, ;
  • pour le travail : attaque, défense, guerre, guide d'aveugle, assistance aux personnes dépendantes...

En France, est considéré comme élevage canin, l'activité qui consiste à détenir des femelles reproductices et donnant lieu à la vente d'au moins deux portées par an[1].

Les éleveurs de chiens inscrits à un livre généalogique et titulaires d'un affixe doivent respecter les consignes des associations nationales ou internationales qui édictent des standards et des recommandations d'élevage. Un éleveur de chiens de race tend à ce que les chiens produits se rapprochent le plus possible du standard de la race qu'il élève, il vise également à augmenter la qualité de sa production en faisant réaliser des contrôles vetérinaires sur ses reproducteurs.

L'éleveur peut parfois faire réaliser des examens cliniques et génétiques afin de s'assurer de la conformité de sa production en termes de garantie de la santé des chiots produits et pour éviter qu'une maladie génétique ou "tare" se propage parmi les sujets de la race.

Formalités liées à la création d'un élevage canin[modifier | modifier le code]

Le dossier de déclaration ou de demande d'autorisation déposé aux services vétérinaires doit être conforme aux normes légales destinées à la protection des animaux et de l'environnement.

Le respect de quelques notions simples sur la conception et la conduite de l'élevage canin permet de rester en conformité avec la loi[2] sur les installations classées et d'éviter ainsi les plaintes de voisinage notamment relatives au bruit.

Les nuisances de voisinage relèvent en premier lieu de la compétence de la municipalité (arrêté municipal de lutte contre les troubles du voisinage autorisé par le Code des communes) et de la Direction des services vétérinaires (DSV) s'il s'agit d'une installation classée (plus de 9 chiens sevrés).

Équipements nécessaires[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne l'installation d'un chenil, la loi fixe les normes minimales :

  • de ventilation (renouvellement d'air de 10 mètres cubes par heure pour un chien de grande taille, de 2 mètres cubes par heure pour un chien de petite taille) ;
  • de chauffage (température supérieure à 15 °C l'hiver et absence de condensation) ;
  • de conservation des aliments ;
  • d'abreuvement (prévoir un système d'adduction d'eau potable protégé contre le gel) ;
  • de nettoyage, désinfection, désodorisation, désinsectisation et dératisation des chenils ;
  • d'isolation sonore et thermique.

L'hygiène du chenil est également réglementée par la loi, notamment en ce qui concerne l'obligation de disposer d'une infirmerie séparée interdite au public (ou, dans le cas contraire, de faire hospitaliser les animaux malades chez le vétérinaire).

Confort minimal[modifier | modifier le code]

L'arrêté du 25 octobre 1982 précise quant à lui les conditions minimales de confort à respecter pour l'élevage, la garde et la détention des animaux domestiques. Il s'applique à tous les détenteurs d'animaux de compagnie, le non-respect de ces exigences étant désormais assimilable à de mauvais traitements. Il rappelle notamment que tout propriétaire et, a fortiori, tout éleveur, est tenu de fournir à ses chiens alimentation, abreuvement et soins de santé compatibles avec leur bien-être et les impératifs biologiques de leur espèce.

Il précise les conditions d'hébergement :

  • chaque chien doit disposer d'une surface minimale de 5 m² et avoir accès à des zones ombragées ;
  • la clôture périmétrique doit être haute de plus de 2 m ; le sol sera fait de matériaux durs et présentera une pente d'évacuation s'il est imperméable ;
  • les murs et cloisons seront recouverts de matériaux imperméables, durs, résistants aux chocs et à surface lisse sur une hauteur minimale de 2 m ;
  • l'aire de couchage doit être saine, sèche et sous abri pour les chiens détenus en plein air ;
  • la niche doit être étanche, protégée des vents, de la chaleur et du froid par des matériaux isolants, surélevée du sol et orientée vers le sud ;
  • l'entrée de la niche doit être constituée d'une surface imperméable d'au moins 2 m² ou d'un caillebotis.

Les chenils détenant des animaux destinés aux laboratoires font l'objet d'une réglementation particulière et plus stricte concernant les systèmes de ventilation et de surveillance ainsi que le personnel et sa formation (arrêté du 19 avril 1988).

L'ensemble de cette législation a le mérite de fixer des normes minimales pour l'élevage canin et pourrait, si elle était appliquée, aboutir à la disparition des élevages clandestins. Malheureusement, tous ces textes se référent à la notion de bien-être animal qui reste malgré tout très subjective et ne font aucun cas des besoins biologiques propres à chaque race de chien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon l'article L214-6 du Code Rural nouveau, alinéa III "On entend par élevage de chiens ou de chats l'activité consistant à détenir des femelles reproductrices et donnant lieu à la vente d'au moins deux portées d'animaux par an"
  2. La loi du 19 juillet 1976 relative à la protection de l'environnement précise que :
    • le voisinage dispose d'un délai de recours de quatre ans après l'installation de l'élevage si celui-ci ne satisfait pas aux normes des installations classées. En revanche, le recours s'avère plus difficile pour des voisins qui seraient venus s'installer à proximité de l'élevage (moins de 100 m) en toute connaissance des nuisances potentielles causées par une installation classée ;
    • tout accident ou incident susceptible de nuire à l'environnement doit faire l'objet d'une déclaration de la part de l'exploitant au service des installations classées. Une nouvelle demande d'autorisation devra alors être déposée pour les bâtiments réhabilités.

Articles connexes[modifier | modifier le code]