René Dumont

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René Dumont

Naissance 13 mars 1904
à Cambrai
Décès 18 juin 2001 (à 97 ans)
Fontenay-sous-Bois
Nationalité Drapeau de France Français
Profession agronome
Conjoint
Charlotte Paquet (décédée en 2013)

René Dumont, né le 13 mars 1904 à Cambrai (Nord) et mort le 18 juin 2001 à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), est un agronome français, connu pour son combat pour le développement rural des pays pauvres et son engagement écologiste. Ce fut un auteur prolixe avec près de 70 ouvrages dont L'Afrique noire est mal partie en 1962 et L'Utopie ou la mort ! en 1973.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et jeunesse[modifier | modifier le code]

René Dumont est né à Cambrai (19, allée Saint-Roch), le 13 mars 1904. D'origine rurale, René Dumont descend du côté de son père d'une lignée de paysans des Ardennes.

Son père, Rémy Dumont, est initialement instituteur rural avant d'entrer à l'école nationale d'agriculture de Grandjouan pour devenir ingénieur agricole. Il devient alors professeur spécial d'agriculture à Cambrai de 1899 à 1925 et écrit une quinzaine d'ouvrages agronomiques chez Larousse et participe à la rédaction du premier Larousse agricole en 1921. Il est également franc-maçon et militant du Parti radical et fut quelque temps conseiller municipal de Sedan. Espérant que son fils suive sa voie, il inculque à René Dumont l'amour de la terre[1].

Sa mère, née Françoise Busque, est en 1898 l'une des premières femmes agrégées de mathématiques en France[2]. D'abord professeur de sciences, elle devient directrice de collège. Sa fonction la mène à Arras, puis à Amiens, à Évreux et enfin à Montargis, au collège du Chinchon. En 1920, René Dumont y côtoie de jeunes Chinois qui allaient ensuite lancer la révolution dans leur pays[3].

René Dumont est ainsi élevé dans une famille de républicains laïques militants[1]. Il est également très tôt sensibilisé à l'agriculture. Ses parents ne sont eux-mêmes pas agriculteurs mais ses deux oncles et son grand-père tiennent une ferme à Rubécourt, près de Sedan, où il part chaque été et participe aux activités agricoles.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, sa famille réside encore dans le Nord et se trouve très proche du front. Le collège où enseigne sa mère est reconverti en hôpital militaire et René est marqué par l'horreur de la guerre. La famille part ensuite dans la Nièvre.

Pendant un an, René Dumont entre en classe préparatoire mathématiques supérieures au lycée Henri-IV à Paris, afin de préparer le concours d’entrée de l’Institut national agronomique (INA). Entré brillamment[4] en 1922 à l'INA, il en sort avec un diplôme d'ingénieur agronome en poche.

Il part effectuer son service militaire, mais en raison de son tempérament pacifiste et de son comportement rebelle, des conditions particulièrement difficiles lui sont réservées et il fait par la suite une dépression. Il part se soigner à l’établissement psychiatrique de Charenton puis, en 1926, il passe une année de convalescence comme ouvrier agricole dans la ferme de son frère, puis dans celle d’un de ses oncles.

Rétabli en 1927, il entre à l’Institut national d’agronomie coloniale (INAC) à Nogent-sur-Marne suivre une formation d'un an d'ingénieur colonial. Intéressé par l'agronomie tropicale, il quitte la France pour le Viêt Nam le 19 janvier 1929 et commence sa carrière dans les rizières du Tonkin.

Début de carrière au Nord Vietnam, alors le Tonkin[modifier | modifier le code]

René Dumont commence sa carrière en expérimentant le modèle agricole dual de l'époque : d'un côté, la recherche agronomique à ses débuts, l'utilisation des fertilisants chimiques et sur le machinisme agricole pour les cultures d'exportation ; de l'autre, la quasi négligence des cultures vivrières.

En février 1929, René Dumont est affecté comme « ingénieur adjoint de troisième classe des Services techniques et scientifiques de l’Agriculture en Indochine ». Responsable de station agricole dans le Delta du Fleuve Rouge, il est chargé de développer l'utilisation des engrais en rizières, notamment l'acide phosphorique qui est produit par la Société des Phosphates du Tonkin, une compagnie française locale. Bien que cantonné à l'évaluation de l'efficacité des engrais prescrits, René Dumont étudie également en profondeur les techniques locales traditionnelles de la culture du riz.

En 1930, il devient responsable de la nouvelle Section du Nord indochinois de l’Office du Riz. La même année, ses premières études sont publiées dans le Bulletin économique de l’Indochine. Ces premières missions recèlent déjà une approche originale de l'agronomie, dans laquelle Dumont essaye d'analyser les situations dans leur globalité tout en s'intéressant aux modes de vie et aux techniques des populations locales[1].

Toutefois, il remet assez vite en question les bienfaits du colonialisme. Son approche critique de l'agronomie entre en conflit avec l'idéologie des agronomes coloniaux de l'époque qui méprisaient souvent l'agriculture traditionnelle des populations indigènes[1]. Écœuré par l'administration française et épuisé par son rythme de travail, il démissionne de son poste et retourne en France en février 1932.

Un an après son retour, en 1933, il commence la rédaction de son premier ouvrage, non sans avoir complété ses données indochinoises par des visites en Italie à la station rizicole expérimentale de Vercelli et aux Pays-Bas à Wageningen chez les « maîtres en cultures tropicales » selon sa propre expression. Publié début 1935, La Culture du riz dans le Delta du Tonkin s'illustre par son approche novatrice de l'agronomie, une approche pluridisciplinaire s'intéressant autant à la géographie qu'à l'humain et que l'agronome Igor Besson, responsable de sa réédition revue et augmentée en 1995, qualifie d'« ethno-agronomique » avant l'heure[1].

Carrière académique[modifier | modifier le code]

René Dumont a passé toute sa carrière, de 1933, un an après son retour du Tonkin, à sa retraite en 1974, à l'Institut national agronomique (INA) à Paris ou plus simplement « l'Agro » (plus tard, l'INA Paris-Grignon, INA P-G, à la fusion en 1971 de l'INA avec l'École Nationale Supérieure d'Agriculture - ENSA - de Grignon). Il y est entré en octobre 1933 comme Chef de travaux des chaires d’agriculture et d’agriculture comparée (à titre provisoire puis titularisé à ce poste en janvier 1935). En 1936, il est devenu Maître de conférences d'agriculture spéciale à vacation, puis Maître de conférences d’agriculture spéciale en 1951 à l'occasion de la création de la chaire du même nom. En 1953, il a été nommé Professeur de la chaire d’agriculture comparée qu'il a contribué à créer et où il a enseigné jusqu'à sa retraite. Il a été Professeur honoraire de cette chaire jusqu'à sa mort, chaire qui est de nos jours d'agriculture comparée et de développement agricole (dite de « dèv ») après avoir été « d'agriculture comparée de la France et dans le monde » dans les années 1950 et « de développement et de planification en agriculture » dans les années 1960[5].

Parallèlement, il a aussi été enseignant de 1941 à 1970 à l'École supérieure d’application d’agriculture tropicale (ESAAT, ex ENSAC, l'École nationale supérieure d'agriculture coloniale). Il a enseigné le thème de l'« Économie agricole en France et dans le monde » une année sur deux à l'Institut d'études politiques de Paris de 1946 à 1966. Il a développé ce même sujet au cours commun général de l'École nationale d'administration (ENA) de 1955 à 1958, date à laquelle l'agriculture fut rayée du cursus. Il a enseigné l'économie et la sociologie rurale à l'École pratique des hautes études et à l'Institut des hautes études d'Amérique latine et a étudié ces thèmes au Centre de formation des experts de la coopération technique internationale de la Fondation nationale des sciences politiques. Il a enfin donné régulièrement des conférences à l'intérieur de divers programmes de l'Institut d'étude du développement économique et social (IEDES) de l'université Paris I à partir de 1958 et à l’Institut international d’administration durant les années 1960 et années 1970[6].

En dehors de la France, il a été invité à cinq reprises en Amérique du Nord : six semaines à la faculté d’agronomie de l’université Laval à Québec en 1966, ainsi qu'un mois aux départements de géographie de l'Université d’Ottawa en 1969 et de l'Université de Montréal en 1970 ; une semaine dans le cadre d'un programme spécial Nutrition et agriculture de l'Université Cornell (Ithaca, New York) en 1987 ; enfin, une semaine d’interventions et de conférences sur les problèmes de l'environnement et du développement de plusieurs facultés de l'Université de Moncton au Canada en 1988. Il a obtenu quatre doctorats honoris causa[7].

Après sa retraite professionnelle en 1974, il a tenu régulièrement des conférences, notamment à l'INA P-G, et a publié de façon continue jusqu'au milieu des années 1990[1].

Responsabilités scientifiques pour le gouvernement français[modifier | modifier le code]

Au long de sa carrière, René Dumont a été plusieurs fois sollicité par le gouvernement français.

En 1937, il passe trois mois en intérim au cabinet du ministre de l’Agriculture Georges Monnet au sein du gouvernement de Front populaire.

Marqué par la Première Guerre mondiale, il rejoint la Ligue internationale des Combattants de la Paix pendant l'entre-deux-guerres et, y défendant le « pacifisme intégral », se prononce contre la guerre avec l'Allemagne. Il écrit, pendant la Seconde Guerre mondiale, des articles dans La Terre française, l'« Hebdomadaire de l'agriculture et de l'artisanat » contrôlé comme toute la presse française par le gouvernement du Maréchal Pétain et prônant entre autres choses le corporatisme agricole. De tels articles à usage de vulgarisation scientifique – au moins quatorze en 1942-43 – ont concerné uniquement des cas d'études en France avec parfois des comparaisons avec des exemples concernant l'agriculture allemande et celle de plusieurs autres pays. Ils seront mentionnés au moment de sa mort en 2001[8] alors même que le comportement exemplaire en tant qu'enseignant et les prises de position de René Dumont en faveur des élèves juifs présents à l'INA n'ont pas suscité de polémique de son vivant.

De décembre 1945 à 1953, il est conseiller agricole au Commissariat général du Plan de modernisation et d’équipement où il assure la direction pratique des travaux de la section agricole du plan Monnet. Il publie alors Le Problème agricole français. Esquisse d’un plan d’orientation et d’équipement (1953), dans lequel il défend la révolution agricole productiviste qui n'en est qu'à ses tout débuts en France : motorisation (premiers tracteurs, moissonneuses, etc.), semences sélectionnées, rotations culturales avec légumineuses, retournement des prairies permanentes, utilisation d'engrais minéraux ou chimiques, épandage de produits phytosanitaires, etc. ; et allant de pair avec les techniques améliorant le rendement, des mesures permettant d'augmenter la productivité du travail (remembrement, agrandissement des surfaces par exploitant, modernisation des structures agricoles…), des investissements publics (drainage et irrigation, recherche agronomique, vulgarisation agricole, formation des producteurs…) et des politiques agricoles pour orienter et accompagner les progrès. L'ouvrage est l'aboutissement d'un travail qu'il mène depuis 1933 en parcourant le pays pour analyser les besoins de moderniser l'activité agricole française et livre ses premières propositions. Il fait également un séjour d'étude aux États-Unis d'août à octobre 1946 pour analyser les techniques agricoles existantes et identifier celles qui pourraient être utiles à connaître en France. Pour améliorer le rendement agricole français, il propose notamment la formation des agriculteurs, le remembrement et la mécanisation, et est favorable à une agriculture productive et ouverte aux échanges internationaux[1]. Il prône ainsi, dans ce livre, de s'appuyer sur « la collaboration active des élites rurales, de la représentation professionnelle agricole, pour éveiller au sein de notre paysannat la mystique du progrès technique, du plan d'équipement ; en somme la volonté d'aller plus vite »[9].

À la suite de son action au sein du Commissariat général, il devient une des icônes de ce mouvement de modernisation[1].

Après 1953, la production agricole française augmente et René Dumont s'intéresse alors au tiers monde, où il souhaite lutter contre la famine. Il reste toutefois épisodiquement sollicité par la France.

En 1959, il est membre du Comité consultatif de la recherche scientifique et technique. Il doit cependant démissionner de ce comité en 1962, après avoir signé le Manifeste des 121 contre la guerre d'Algérie.

De 1959 à octobre 1961, il entre au Comité directeur du Fonds d’aide et de coopération (FAC) du ministère de la Coopération pour lequel il réalise des missions au Rwanda, au Mali, au Tchad, au Congo, au Bénin, à Madagascar et au Cameroun. Sa liberté d'analyse ne plaît pas et le Premier ministre Michel Debré demande des sanctions contre lui[1]. Après cela, il est essentiellement sollicité par des gouvernements étrangers, des ONG et des organismes internationaux.

Après en avoir été l'un de ses plus ardents partisans, il a été l'un des premiers à dénoncer les dégâts issus de la Révolution verte et à lutter contre l'agriculture productiviste. Il fut un expert aux Nations unies et à la FAO.

Candidat à l'élection présidentielle de 1974[modifier | modifier le code]

Dès 1972, l'idée de présenter un candidat à l'élection présidentielle suivante circule dans les milieux écologistes[10]. Le 7 avril 1974, quelques jours après la mort du président Georges Pompidou, divers groupes et personnalités de l'écologie (Amis de la Terre, Pollution Non, Jean Carlier et les Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie) affichent leur volonté de présenter une candidature écologiste pour l'élection présidentielle.

Après le retrait de Charles Piaget, René Dumont accepte de se présenter en tant que premier candidat écologiste[10],[11]. Robert Lafont militant occitan n'ayant pas réussi à recueillir le nombre de signatures nécessaires pour se présenter, René Dumont reçoit le soutien des Comités d'Action Bretons et des Comités Bretons Minorités nationales qui mènent campagne à ses côtés, et lors de son meeting du 1er mai à Lorient, il lit lui-même l'essentiel du texte élaboré pour cette occasion. Le résultat du scrutin sur la France est faible (1,32 % des votes), mais il s'agit alors surtout d'utiliser les médias et particulièrement la télévision pour faire connaître la pensée écologiste en politique. Brice Lalonde est son directeur de campagne électorale.

En avance sur son temps, bien connu pour son éternel pull-over rouge, il surprend les Français en se montrant à la télévision avec une pomme et un verre d'eau, pour leur expliquer avec des mots tout simples combien ces ressources sont précieuses et en péril. Il prédit l'inévitable hausse du prix des carburants.

La politique écologique française fondée par Dumont est contre la guerre, contre le capitalisme, pour la solidarité entre les peuples et prenant en compte le monde sous-développé.

À la suite de sa campagne, en juin 1974, lors des Assises de Montargis (Loiret), où se réunissent les militants qui s'étaient engagés dans celle-ci, est fondée la première organisation de l'écologie politique d'envergure nationale : le Mouvement écologique.

Certains voient en René Dumont le père spirituel du parti des Verts. Les Verts, dont il soutint régulièrement les candidats à la présidentielle et qui après sa mort créent une fondation portant son nom, l'ont toujours considéré comme l'un des leurs. C'était sûrement un humaniste de gauche, mais surtout un mondialiste et certainement un altermondialiste ; il était membre fondateur d'Attac.

Thèses écologistes[modifier | modifier le code]

Grand voyageur, il était spécialiste des problèmes du monde agricole dans les pays sous-développés.

Il soutenait en particulier :

René Dumont considérait que le développement n'était pas un problème d'argent, d'engrais ou de semences, mais plutôt la résultante d'un équilibre entre les trois. Il soutenait que les relations entre hommes et leurs champs reposaient essentiellement sur les relations existantes entre les hommes eux-mêmes, les relations sociales constituant les bases sur lesquelles reposent une agriculture et un développement industriel de qualité. Enfin, il considérait que les piliers soutenant de bonnes relations sociales entre les hommes reposaient sur de bonnes relations entre les hommes et les femmes. Il affirmait ainsi sa croyance en l'importance de l'émancipation de la femme dans le cadre du contrôle démographique.

Dumont a été un des premiers à expliquer les conséquences de ce qui ne s'appelait pas encore la mondialisation : explosion démographique, productivisme, pollution, bidonvilles, fossé grandissant entre pays du Sud et pays du Nord[12].

Œuvres[modifier | modifier le code]

René Dumont est le premier triple auteur dans la prestigieuse Collection Terre humaine fondée par Jean Malaurie chez Plon.

Ouvrages (liste quasi complète) :

  • La Culture du riz dans le Delta du Tonkin. Étude et propositions d'amélioration des techniques traditionnelles de riziculture tropicale, 1935 (Société d’Éditions géographiques, maritimes et coloniales, Paris ; édition revue, corrigée et augmentée en 1995, Prince of Songkla University, Patani, coll. "Grand Sud")
  • Misère ou prospérité paysanne ?, 1936 (Ed. Fustier, Paris, coll "Dynamo")
  • Le Problème agricole français. Esquisse d'un plan d'orientation et d'équipement, 1946 (Les Éditions nouvelles, Paris, coll. "Bibliothèque de l'économie contemporaine")
  • Les Leçons de l'agriculture américaine, 1949 (Flammarion, Paris, coll. "La terre, encyclopédie paysanne")
  • Voyages en France d'un agronome, 1951 (Librairie de Médicis, Ed. M.-Th. Génin, Paris)
  • Économie agricole dans le monde, 1954 (Dalloz, Paris, coll. "Études politiques, économiques et sociales")
  • La nécessaire révolution fourragère et l'expérience lyonnaise avec Pierre Chazal en premier auteur, 1955 (Le Journal de la France Agricole, Paris)
  • Révolutions dans les campagnes chinoises, 1957 (Le Seuil, Paris, coll. "Esprit")
  • Terres vivantes. Voyage d'un agronome autour du monde, 1961 (Plon, Paris, collection Terre humaine) (texte écrit de 1959 à 1961 sur des notes prises sur le terrain depuis 1956)
  • L'Afrique noire est mal partie, 1962 (Le Seuil, Paris, coll. "Esprit", réédition en 2012)
  • Sovkhoz, kolkhoz ou le problématique communiste, 1964 (Le Seuil, Paris, coll. "Esprit")
  • Cuba. Socialisme et développement, 1964 (Le Seuil, Paris, coll. "Esprit")
  • Chine surpeuplée. Tiers Monde affamé, 1965 (Le Seuil, Paris, coll. "Esprit")
  • Nous allons à la famine avec Bernard Rosier, 1966 (Le Seuil, Paris, coll. "Esprit")
  • Développement et socialismes avec Marcel Mazoyer, 1969 (Le Seuil, Paris, coll. "Esprit")
  • Cuba est-il socialiste ?, 1970 (Le Seuil, Paris coll. "Points-Politique")
  • Paysannaries aux abois. Ceylan-Tunisie-Sénégal, 1972 (Le Seuil, Paris, coll. "Esprit")
  • L'Utopie ou la Mort !, 1973 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Agronome de la faim, 1974 (Ed. Robert Laffont, Paris, coll. "Un homme et son métier")
  • La Croissance de la famine ! Une agriculture repensée, 1975 (Le Seuil, Paris, coll. "Techno-critique")
  • Chine, la révolution culturale, 1976 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Nouveaux voyages dans les campagnes françaises avec François de Ravignan, 1977 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate"))
  • Seule une écologie socialiste…, 1977 (Ed. Robert Laffont, Paris)
  • Paysans écrasés, terres massacrées. Équateur, Inde, Bangladesh, Thaïlande, Haute-Volta, 1978 (Ed. Robert Laffont, Paris)
  • L'Afrique étranglée. Zambie, Tanzanie, Sénégal, Côte-d'Ivoire, Guinée-Bissau, Cap-Vert, 1980 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Le mal-développement en Amérique latine. Mexique, Colombie, Brésil avec Marie-France Mottin, 1981 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Finis les lendemains qui chantent. Tome 1 : Albanie, Pologne, Nicaragua. Finis pour tous les mondes, 1983 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Finis les lendemains qui chantent. Tome 2 : Surpeuplée, totalitaire, la Chine décollectivise, 1983 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Finis les lendemains qui chantent. Tome 3 : Bangladesh-Népal, « l'aide » contre le développement avec Charlotte Paquet, 1983 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Pour l'Afrique, j'accuse. Le journal d'un agronome au Sahel en voie de destruction en collaboration avec Charlotte Paquet, 1986 (Plon, Paris, collection Terre humaine)
  • Les raisons de la colère. Ou l'utopie et les Verts avec Charlotte Paquet, (1987 (La Découverte, Paris, coll. "Antidotes")
  • Taïwan. Le prix de la réussite en collaboration avec Charlotte Paquet, 1987 (La Découverte, Paris, coll. "Cahiers libres")
  • Un monde intolérable. Le libéralisme en question avec Charlotte Paquet, 1988 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Mes combats. Dans quinze ans les dés seront jetés, 1989 (Plon, Paris, collection Terre humaine-Courants de pensée")
  • Démocratie pour l'Afrique. La longue marche de l'Afrique noire vers la liberté avec Charlotte Paquet, 1991 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Cette guerre nous déshonore. Quel nouvel ordre mondial ? avec Charlotte Paquet, 1992 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Misère et chômage. Libéralisme ou démocratie avec Charlotte Paquet, 1994 (Le Seuil, Paris, coll. "L’Histoire immédiate")
  • Ouvrez les yeux ! Le XXIe siècle est mal parti, 1995 (Politis Ed./Arléa, Paris)
  • Famines, le retour. Désordre libéral et démographique non contrôlée, 1997 (Politis Ed./Arléa, Paris)

Autres ouvrages :

  • Plan d'orientation de la production agricole française et coloniale, 1945 (rapport publié par le ministère du Ravitaillement, Paris)
  • Les possibilités de la petite exploitation et l'intensification fourragère, 1953 (Le Journal de la France agricole, Paris)
  • Problèmes fourragers dans les pays scandinaves et en Grande-Bretagne, 1954 (Ed. SADEP, Paris, coll. "Travail et productivité")
  • Report of a community development evaluation mission in India. 23 November 1958-3 April 1959 avec M.J. Coldwell et Margaret Read, 1959 (Ministry of Community Development and Co-operation, Government of India)
  • Évolution des campagnes malgaches. Quelques problèmes essentiels d'orientation et de modernisation de l'agriculture malgache, 1978 (Imprimerie officielle, Tananarive)
  • Afrique noire. Développement agricole. Reconversion de l'économie agricole : Guinée, Côte-d'Ivoire; Mali, 1961 (PUF, Paris, Cahiers "Tiers Monde")
  • La réforme agraire à Cuba. ses conditions de réussite, avec Julien Coléou 1961 (PUF/IEDES, Paris, Études "Tiers Monde. Problèmes des pays sous-développés")
  • Problèmes agraires, avec Christian Beringuier, 1969 (PUF/IEDES, Paris, Études "Tiers Monde")
  • Pourquoi les écologistes font-ils de la politique ? : Entretiens de Jean-Paul Ribes avec Brice Lalonde, Serge Moscovici et René Dumont, 1978, vol. 49 de Combats, Le Seuil, Paris (ISBN 978-2-02-004794-4)
  • Pauvreté et inégalités rurales en Afrique de l'Ouest francophone (Haute-Volta, Sénégal, Côte d'Ivoire avec Claude Reboul et Marcel Mazoyer, 1981 (BIT, Genève)
  • Le défi sénégalais. Reconstruire les terroirs, libérer les paysans avec Marie-France Mottin, 1982 (ENDA, Dakar, Série "Études et recherches")
  • La contrainte ou la mort. Lettre aux québécoises et québécois sur l'avenir de la planète (donc le leur) avec Gilles Boileau en collaboration avec Charlotte Paquet, 1990 (Ed. du Méridien, Montréal, coll. "Environnement")

Note : La bibliographie détaillée et quasi complète de René Dumont (1 166 documents dont 59 éditions en langues étrangères, sans compter une cinquantaine de références d'interviews de l'auteur, ni une trentaine d'extraits de livre ou citations) constitue une partie de La Culture du riz dans le Delta du Tonkin, Prince of Songkla University, Pattani, 1995, p. 437-582. Elle a été établie par Igor Besson à l'occasion de la réédition du premier ouvrage de l'auteur. Elle est organisée en douze sous-listes et est précédée d'une introduction biobibliographique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Wilfrid Séjeau, « René Dumont agronome », Ruralia [lire en ligne], 15 | 2004, mis en ligne le 1er juillet 2008, consulté le 6 juin 2011.
  2. André Chervel, "Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1950"
  3. Le Monde, 26 mai 2005.
  4. En cinquième position des quatre-vingt-dix admissibles sur les six cents candidats
  5. Besson, Igor, p. 454, "Bibliographie de René Dumont", p. 437-582 in : R. Dumont, La Culture du riz dans le Delta du Tonkin, Prince of Songkla University, Pattani, 1995 (édition de 1935 revue, corrigée et augmentée).
  6. Besson, Igor, p. 454-5, "Bibliographie de René Dumont", p. 437-582 in : R. Dumont, La Culture du riz dans le Delta du Tonkin, Prince of Songkla University, Pattani, 1995 (édition de 1935 revue, corrigée et augmentée).
  7. Besson, Igor, p. 455, "Bibliographie de René Dumont", p. 437-582 in : R. Dumont, La Culture du riz dans le Delta du Tonkin, Prince of Songkla University, Pattani, 1995 (édition de 1935 revue, corrigée et augmentée).
  8. René Dumont, pacifiste, fasciste et tiers-mondiste est mort, Réseau Voltaire, 8 août 2001, (page consultée le 8 juin 2011).
  9. R. Dumont, Le Problème agricole français. Esquisse d’un plan d’orientation et d’équipement (1953), p. 215-217
  10. a et b Patrick Salmon, Les Écologistes dans les médias : de René Dumont à Dominique Voynet, éditions L'Harmattan, 2001, p. 20 (ISBN 2747508374).
  11. http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/CAF94054916/rene-dumont.fr.html
  12. http://www.ina.fr/politique/allocutions-discours/video/CAF92033886/rene-dumont.fr.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Besset, René Dumont, une vie saisie par l’écologie, Stock, Paris, 1992
  • Marc Dufumier (dir.), Un agronome dans son siècle. Actualité de René Dumont, Association pour la création de la Fondation René Dumont/Éditions Karthala/INA P-G, coll. « Hommes et Sociétés », Paris, 2002
  • Alain Lipietz, René Dumont. 1904 - 2001, Universalia 2002, Encyclopaedia Universalis, Paris, 2002 (voir : René Dumont (1904 - 2001))
  • « René Dumont, un agronome d'exception », dans Ingénieurs de la vie : la revue des ingénieurs de l'INA P-G, Mazarine, Paris, 2005

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]