Défense des cultures

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La défense des cultures ou protection des cultures est vitale pour l'homme car, selon l'adage, « l'agriculteur ne reçoit que ce que les parasites veulent bien lui laisser ». Elle est d'autant plus nécessaire que les plantes cultivées sont le plus souvent des variétés sélectionnées en vue d'améliorer leur rendement et la qualité des produits recherchés. Ces modifications de leur patrimoine génétique les rendent plus fragiles aux agressions de leur environnement, qu'il s'agisse des agressions d'organismes parasites ou phytophages, de la concurrence des mauvaises herbes ou d'accidents climatiques.

Cette défense des cultures, particulière à l'agriculture, se traduit par des luttes, des pratiques culturales et des législations locale et régionale. L'apport de nouvelles pratiques culturales est développé pour la pérennité des milieux agricoles. Par exemple, la permaculture limite des interventions défensives coûteuses en temps et en espèce.

En France, les articles L. 252-1 et suivant du Code rural confient la lutte contre les organismes nuisibles à des Groupements de défense contre les organismes nuisibles[1].

Lutte contre les agressions physiques[modifier | modifier le code]

  • Protection contre les intempéries
  • Soins aux blessures (accidentelles ou consécutives à la taille)

Lutte contre les carences nutritionnelles[modifier | modifier le code]

Lutte contre les ennemis des cultures[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lutte contre les ravageurs.

Méthodes de prévention[modifier | modifier le code]

Pratiques culturales[modifier | modifier le code]

  • Amélioration du sol (amendements, drainage, fumure)
  • Alternance des cultures (assolement ou rotation des cultures)
  • Sélection de variétés résistantes et hybridations
  • Mesures de propreté du sol
  • Entretien des abords de la parcelle
  • Épouvantails

Mesures réglementaires[modifier | modifier le code]

  • Contrôle de l'importation et des échanges de végétaux

Il existe une Convention internationale pour la protection des végétaux

Méthodes de lutte directe[modifier | modifier le code]

Lutte mécanique[modifier | modifier le code]

  • ramassage et destruction des parasites, échenillage, enlèvement des parasites végétaux
  • pièges
  • désinfection par des procédés thermiques
  • protection physique (ensachage des fruits, filets contre les oiseaux, ceintures protectrices sur les troncs)

Lutte chimique[modifier | modifier le code]

C'est le recours aux produits phytopharmaceutiques ou phytopharmacie.

Lutte biologique[modifier | modifier le code]

C'est l'utilisation de produits non toxiques, issus de la nature, ayant une faible rémanence.

Lutte intégrée[modifier | modifier le code]

La lutte intégrée est une méthode de protection phytosanitaire contre les insectes indésirables. Elle consiste à suivre l'évolution des nuisibles et de leurs prédateurs naturels, de décider d'un seuil d'action et de choisir parmi tous les moyens d'intervention disponibles (façons culturales, équilibres nutritifs, ennemis naturels et, en cas de nécessité, de produits chimiques), ceux qui s'avèrent les mieux adaptés sur le plan économique, écologique et toxicologique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]