Épouvantail

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Un épouvantail placé en pleine ville, au potager du Jardin des Plantes de Paris

Un épouvantail est un mannequin, le plus souvent fait d'une armature de bois ou d'osier et recouvert de haillons de manière à ressembler à un être humain, que l'on dresse dans un jardin ou dans un champ pour effrayer les oiseaux et les empêcher ainsi de dévorer les graines et les fruits. Pour les oiseaux, l'épouvantail était tantôt un repoussoir, tantôt un perchoir.

En fait, ils effraient les oiseaux les plus jeunes, mais les plus âgés ne mettent que quelques heures pour comprendre, du moins pour les espèces les plus intelligentes[1].

Longtemps utilisé par les cultivateurs, (aussi bien en Orient qu'en Occident), les agriculteurs modernes ont désormais recours à des subterfuges plus efficaces, tels les dispostififs d'effarouchement d'oiseaux (en).

Types d'épouvantail[modifier | modifier le code]

Épouvantail en pierre pour éloigner les chacals d'un élevage de chèvres (Adrar mauritanien)

D'autres dispositifs sont appelés « épouvantails ». Lorsque les rapaces sont prédateurs des espèces, une image de ceux-ci, qui peut être fixé sur un ballon à hélium ou un cerf-volant. Pour les jardins, on trouve sur le commerce des modèles en trois dimensions qui représentent soit un chat, un hibou ou un serpent. L'épouvantail de Markgren[1] consiste en deux yeux énormes. L'exposition de corps d'oiseaux dans une posture inhabituelle peut être efficace pour certains oiseaux. Ceci ne marche pas avec tous les oiseaux. Des lumières stroboscopiques peuvent s'avérer assez répulsives, mais les oiseaux finissent par s'y habituer[1].

Augmenter l'efficacité[modifier | modifier le code]

Pour augmenter l'efficacité il convient de changer de place l'épouvantail[1]. Si le modèle bouge régulièrement, avec le vent par exemple, il s'avère être plus efficace. On peut associer d'autres stimuli à certains mouvements comme des explosions sonores. Si un mouvement est associé au bruit, pendant un temps, le mouvement seul reste efficace. Un épouvantail ayant la forme d'un chasseur en train de tirer s'avère aussi souvent plus efficace qu'une posture classique en T.

L'épouvantail dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

L'épouvantail tient une place de choix dans les cultures populaires du monde entier. Le mot peut aussi désigner une personne laide ou mal habillée, ou encore un objet ou une personne d'apparence effrayante.

  • Piétrebais, petit village belge des épouvantails, situé entre Wavre et Jodoigne, propose chaque troisième fin de semaine du mois d'août une « Fête de l'épouvantail ».
  • Béville-le-Comte se veut la capitale mondiale de l'épouvantail, depuis 1990,à l'initiative de l'association "Épouvantail, témoin universel, je vis au salon de mai".
  • Serge Fechet et Albert Néel ont été les initiateurs de la fête des épouvantails,organisée par l'association Vibrevan'z qui a animé pendant 20 ans (jusqu'en 2012) le premier weekend du mois d'août, à Viricelles dans les Monts du Lyonnais.
  • La fête de l'Épouvantail se déroule tous les trois ans dans la commune de Denens dans le canton de Vaud en Suisse.
  • Omal, petit village belge des épouvantails, propose chaque année au mois de mai-juin, une « Fête de l'épouvantail ».
  • Thimougies, village belge situé près de Tournai, propose la biennale des épouvantails sous forme de concours le troisième week-end de juin. Thimougies a été un des premiers à proposer cette manifestation en Belgique (1re édition en 1998).

D'autres épouvantails[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Aucante, Épouvantails : le carnaval des champs, Subervie, Rodez, 1998, 94 p. (ISBN 2911381262) (photographies)
  • Sergio Cozzi, Les épouvantails, sentinelles de l'éphémère, Équinoxe, Barbentane, 1999, 95 p. (ISBN 2-8413-5154-8)
  • Robert Doisneau, Épouvantables épouvantails : photographies (commentées par quelques célèbres auteurs français), Éditions Hors Mesure, Paris, 1965, 44 p.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Jean Duval, « Les oiseaux nuisibles aux cultures », sur eap.mcgill.ca, Ecological agriculture project, McGill University,‎ 1993