Productivité

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Dans le cadre d'un processus de transformation, la productivité entend mesurer précisément le degré de contribution d'un ou de plusieurs facteurs (facteurs matériels consommés ou facteurs immatériels mis en oeuvre) à la variation du résultat final dégagé par ce processus. La productivité est en lien avec la notion plus élémentaire de rendement et la notion plus générale d'efficacité.

La productivité a un rôle clef dans la compréhension de la façon dont les actions humaines (à l'échelon micro ou macro) sont contributives à ce que nous appelons le progrès, le développement ou la croissance économique. Historiquement, les gains de productivité les plus forts ont coïncidé avec les périodes de très forte croissance économique.

Perception de la productivité[modifier | modifier le code]

Jean Fourastié, dans son ouvrage « La productivité »[1], note que « la notion de productivité est à peu près la seule notion admise à la fois par les théories économiques marxistes ou libérales ».

Selon cet auteur[2], c'est depuis un très petit nombre d'années que la productivité est apparue sous son jour essentiel, c'est-à-dire comme une mesure du progrès technique.
« Les enjeux de la productivité se sont révélés en 4 étapes, pour mettre successivement en évidence :

  1. D'abord les liens du progrès technique avec le volume global de la production nationale et avec le niveau de vie
  2. Ensuite les liens du progrès technique avec la durée du travail, l'enseignement, l'élévation des âges scolaires et le phénomène général de la répartition de la population active
  3. Ensuite, une prise de conscience - plus difficile à franchir - des inégalités foncières manifestées par le progrès technique dans les diverses professions
  4. Enfin, plus récemment, l'action du progrès technique sur les prix et par conséquent le pouvoir d'achat »
Poster de propagande américain de la Seconde Guerre mondiale, invitant les ouvriers à battre des records de production pour chacun de leurs gestes, les associant à la victoire finale. Source : NARA.

Le Gain de productivité[modifier | modifier le code]

Le gain de productivité se mesure comme la différence entre deux productivités à deux dates données. Ce gain peut être évalué en valeur absolue (gain absolu par travailleur) ou en valeur relative (taux de variation exprimé en pourcentage).

Le gain de productivité donne lieu à la création d'un surplus qui peut être distribué aux salariés (hausse des salaires, prime, promotion, baisse de la durée du travail…), à l'entreprise (augmentation des fonds propres, financement des investissements), aux actionnaires (hausse des dividendes) ou aux consommateurs (baisse des prix, augmentation des garanties...).

Traditionnellement, on considère que les gains de productivité sont inégaux selon les secteurs. En particulier dans certains services, ce qu'avait déjà constaté Adam Smith en donnant l'exemple des coiffeurs, et qu'a généralisé l'économiste William Baumol, sous l'appellation « maladie de Baumol ». Certains services sont toutefois susceptibles de connaître des gains de productivité importants notamment du fait de l'informatisation.

Le concept de productivité s'applique mieux aux produits agricoles ou industriels standardisés et à qualité constante (par ex: le blé, l'acier, le container...) et moins bien aux services ou aux produits où l'innovation est constante (par ex : informatique). Ceci pour deux raisons :

  • Le service rendu n'est pas assimilable à un nombre d'actes (nombre de visites médicales, de cours donnés) et la productivité physique est difficile à évaluer ;
  • Le coût des services est calculé en fonction du coût salarial: toute augmentation de cet élément répercutée sur son prix apparaît comme une augmentation de la productivité en valeur.

Il existe toutefois des exceptions comme les prestations au forfait (par ex : honoraires d'expert comptable) . Effectivement, les gains de productivité réalisés par un employé sur un dossier (petits dossiers aux tâches récurrentes toutes choses égales par ailleurs) peuvent être mesurés entre 2 périodes (et ce à prix équivalent, puisque la facturation se fait au forfait).

Caractéristiques de la productivité[modifier | modifier le code]

Mesure de la productivité[modifier | modifier le code]

Elle peut être exprimée sous la forme d'un ratio de productivité rapportant le résultat obtenu (extrant) à la consommation constatée des facteurs intrants. Il s'agit donc d'une mesure de rendement. Soit par exemple : intensité énergétique du PIB, rendement par hectare d'une production agricole, etc.

En science économique, la productivité est le rapport de la production de biens ou de services à la quantité de facteurs de production ou intrants (parmi lesquels, le capital et le travail) utilisés pour produire ces biens ou services :

  • La productivité du capital est le rapport de la valeur ajoutée au capital fixe productif en volume ;
  • La productivité du travail est le rapport de la valeur ajoutée au nombre d'heures travaillées ;
  • La productivité globale des facteurs, est le rapport de la valeur ajoutée au volume des deux facteurs capital et travail.

La productivité est un ratio obtenu en divisant la production par l'un des facteurs de production employé pour l'obtenir. On peut ainsi calculer la productivité du travail, la productivité du capital, des investissements, des matières premières, etc. Le terme productivité employé seul sous-entend le plus souvent « productivité du travail ».

La recherche de la productivité par action sur l’efficience relève de l’analyse de la valeur et de la gestion de la qualité, et de l’utilisation intelligente du temps travaillé.

Il existe également une notion de productivité globale des facteurs (PGF), qui vise à synthétiser la productivité d'ensemble du processus de production. Cette variable mesure approximativement le progrès technique.

On peut mesurer également la productivité par quantité d'énergie utilisée ou la productivité d'une unité de production ou d'une chaîne de production.

Productivité du travail[modifier | modifier le code]

La productivité du travail est définie comme la production (en termes de quantité de biens ou de services produits) obtenue pour chaque unité du facteur de production « travail » utilisé.

Par exemple, si le travail est mesuré en nombre d’heures travaillées, la productivité sera égale au ratio entre la quantité produite sur une période temporelle (un jour, une semaine, une année) et le nombre total d’heures travaillées par les employés pendant cette période.

Un autre ratio est calculé en divisant la valeur des biens produits (chiffre d'affaires) par le coût de la main-d'œuvre.

Le premier ratio donne la productivité réelle (du latin res, la chose) qui mesure la relation entre deux quantités physiques. Le second fournit la productivité financière.

Le rapprochement des deux ratios calculés à des époques différentes, montre la dégradation ou la progression de la part des salariés dans la répartition du produit des firmes.

Lors de l'étude d'une éventuelle délocalisation vers un autre État, le ratio de productivité financière est usuellement privilégié.


Source des gains de productivité[modifier | modifier le code]

La hausse de la productivité est due à plusieurs facteurs : l'organisation du travail, la motivation, la performance du matériel, l'environnement de l'entreprise, le climat social, l'expérience et la qualification, la responsabilité et la confiance… Pour les économistes, le terme « technologie » est souvent utilisé, dans un sens large, pour englober tout ce qui détermine la productivité.

Mais l'amélioration de la productivité provient essentiellement du progrès scientifique, que ce soit dans les sciences exactes (informatique, électronique, ...) ou humaines (gestion, ...) [3].

Effet du management sur la productivité[modifier | modifier le code]

L'effet du management sur la productivité des entreprises est généralement difficile à estimer. Dans une étude publiée en 2013 dans le Quarterly Journal of Economics, Nicholas Bloom et ses coauteurs présentent les conclusions d'une expérience contrôlée menée en Inde dans laquelle ils ont offert à un groupe d'entreprises tirées au hasard un service de conseil pour améliorer leurs pratiques managériales. En comparant, les performances de ces entreprises avec les entreprises appartenant au groupe de contrôle, ils peuvent identifier l'effet des innovations managériales sur la productivité. Cette étude montre que la productivité a augmenté de 17 % en un an dans les entreprises ayant bénéficié du conseil en management[4].

Une étude menée au sein de la banque américaine Bank of America visant à comprendre ce qui distinguait un salarié productif des " autres " a montré que la cohésion et le dialogue entre collègues améliorait le facteur productivité. Les salariés étaient amenés à porter un badge intelligent qui enregistrait leurs mouvements. Les résultats ont montré que les employés les plus efficaces sont ceux qui font partie d'une équipe soudée et échangent énormément avec leurs collègues. La banque, soucieuse d'optimiser sa productivité, développa une politique de cohésion d'équipe parmi ses collaborateurs ce qui fit augmenter la productivité de 10 %.

Les femmes et la productivité[modifier | modifier le code]

Incitation à la productivité par des gratifications telle que celle que reçoit Mrs Elsie Harrison entre 1942 et 1943.
(Photo : Office for Emergency Management - War Production Board
Source : fonds historique de la NARA).

Depuis toujours, plusieurs inégalités entre les hommes et les femmes sont rencontrées dans le milieu des affaires. Récemment, plusieurs études démontrent qu'il pourrait exister un lien entre la productivité de l'entreprise et la présence des femmes dans celle-ci.

Phénomène des femmes au travail[modifier | modifier le code]

Depuis le début du XXe siècle, une hausse considérable des femmes sur le marché du travail est survenue. Malgré ce phénomène, on observe encore aujourd'hui une inégalité entre les hommes et les femmes, entre autres concernant l'accessibilité des postes administratifs. En effet, seulement 15,3 %[5] de ceux-ci sont occupés par des femmes. Avec plus d'accessibilité aux postes de directions, les femmes pourraient changer la facette de la productivité au sein des entreprises.

Études : Femmes vs performance[modifier | modifier le code]

Selon plusieurs études, il y aurait une corrélation entre la présence des femmes dans une entreprise et la performance de celle-ci. En effet, Michel Ferrary a établi un lien étroit entre la croissance du chiffre d'affaires des entreprises et l'augmentation de la présence de femmes cadres dans celles-ci. Par les résultats de ses recherches, l'expert en vient à conclure que :

« Les entreprises les plus féminisées sont plus rentables, ont une meilleure productivité et créent davantage d'emplois[5] . »

Bien entendu, il est important de noter que ce type de recherche est sujet à discussion. Or, bien que ce sujet soit loin d'être clos, il n'a pas moins un avenir promettant ; ces recherches peuvent jouer un grand rôle quant à l'avancement de l'égalité des sexes au travail.

Effets sur l'emploi[modifier | modifier le code]

De nombreux auteurs ont débattu des effets positifs et négatifs de la productivité sur l'emploi. La plupart des économistes considèrent que l'augmentation de la productivité génère des effets complexes sur l'emploi : Effets positifs et/ou négatifs en fonction du temps, des secteurs, des pays. Elle doit donc être appréciée comme étant un facteur parmi d'autres.

Selon l'analyse marxiste[modifier | modifier le code]

  • Marx rapporte — dans le Capital — la théorie (défendue par J Mill, Mac Culloch, Torrens, Senior, J.-St. Mill, et d'autres) selon laquelle la mécanisation de l'industrie conduirait certes au remplacement d'ouvriers par des machines, mais aussi rendrait disponibles les moyens de subsistance de ces ouvriers à d'autres ouvriers, ou aux mêmes ouvriers, qui s'engageraient dans une autre industrie. Il y aurait donc « compensation ».
  • Marx répond alors que les ouvriers licenciés, avant de retrouver un emploi, se retrouvent au chômage, et donc incapables de s'acheter les mêmes moyens de subsistance qu'ils pouvaient auparavant ; que, spécialisés dans une tâche qu'ils connaissaient bien, les chômeurs peinent à trouver un métier à la hauteur de leur ancienne qualification, et sont souvent réduits à prendre un emploi inférieur. Ainsi pour Marx, s'il y a « compensation », elle n'est ni immédiate, ni homogène parmi les travailleurs.
  • Marx cite cependant plusieurs cas où l'augmentation de la productivité mène à l'amélioration du taux d'emploi. Pour prendre un exemple contemporain, supposons que la croissance de la productivité permette de produire quatre fois plus d'automobiles avec le même nombre d'ouvriers ou même un nombre d'ouvriers inférieur. Il faudra alors quatre fois plus d'acier pour les produire et quatre fois plus d'essence pour les faire rouler, ce qui signifiera une augmentation de l'activité dans ces secteurs[6].

Selon Jean Fourastié[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage La réalité économique [7], l'auteur estime que l'équation fondamentale de l'équilibre économique est donnée par la relation :

Emploi = consommation / productivité, où l'emploi est en longue période la variable d'ajustement.

En indiquant plus loin dans son raisonnement, que les hommes qui produisent de plus en plus de biens avec de moins en moins de travail ont le choix entre :

  • produire plus et consommer plus (arbitrage en faveur du niveau de vie) ;
  • ou ne pas produire plus, de travailler moins, et donc de ne pas augmenter la consommation (arbitrage en faveur du genre de vie).

Selon Alfred Sauvy[modifier | modifier le code]

La productivité est à la base de sa théorie du déversement selon laquelle les emplois, par le biais du progrès technique, se "déversent", c'est-à-dire que des emplois sont détruits dans un secteur au profit d'un autre secteur d'activité. Empiriquement c'est le secteur primaire qui a le plus souffert de la destruction d'emplois généré par le progrès technique avec une baisse de 57 % entre 1978 et 2004 pour l'agriculture notamment. Quant à la création d'emplois, elle s'est principalement opérée dans le secteur tertiaire, c'est ce que l'on nomme la tertiarisation. En longue période, le progrès de la production butant sur la capacité des marchés et des consommateurs à absorber le volume croissant des produits, conduit à la réduction des effectifs du secteur primaire agricole, puis du secteur secondaire industriel. Les travailleurs sont contraints par un mouvement de déversement continu. La question contemporaine étant d'évaluer l'impact de la productivité sur les activités tertiaires et les effectifs qu'elles emploient. Le progrès technique qui entraîne l'amélioration de la productivité a donc des effets considérables sur l'emploi tant au niveau quantitatif que qualitatif. Que sera l'étape suivante ? L’émergence d'un secteur quaternaire ? Ou la marche vers la civilisation des loisirs annoncée par joffre Dumazedier?

Productivité et développement durable[modifier | modifier le code]

Concernant la productivité des écosystèmes ou agrosystèmes[modifier | modifier le code]

Le maintien et l'autoentretien d'une productivité agricole, sylvicole, halieutique... haute, et compatible avec l'épanouissement du reste de la vie, est une des bases du développement durable. Il dépend de la diversité des espèces qui constituent l'écosystème[8], qui est notamment pour les plantes un puissant facteur de résilience écologique face au stress [9].

Les effets (indirects et différés notamment) d'un gain de productivité en termes de développement durable sont très difficiles à évaluer. On sait maintenant que[10], ce qui fait des services écosystémiques des facteurs de productivité [11], qu'on ne sait cependant pas évaluer avec les outils de l'économie classique. Dans ce cas, ce sont souvent des mutualismes (ex : Plante-pollinisateur) qui sont en danger[12] au-delà des espèces elles-mêmes, ce qui met en péril la productivité de pans entiers d'écosystèmes ou d'agrosystèmes. De plus souvent la diversité des pollinisateurs, au sein d'une communauté de pollinisateurs différents[13] et même au sein d'une même genre augmente la productivité, par exemple pour les abeilles pollinisant les caféiers[14] ; À titre d'exemple, la productivité d'un champ ou d'une prairie peut augmenter puis fortement régresser (alors que la biodiversité y régresse et que le sol s'y dégrade) en cas d'usages systématiques, intenses et répétés, d'engrais, du labour et de pesticides. Inversement, une prairie riche en biodiversité produira plus et constituera un meilleur puits de carbone[15],[8]. Dans certains cas, certains pollinisateurs spécialistes (souvent menacés) sont nécessaires à la bioproductivité la plus élevée [16].
La productivité agricole, sylvicole et des écosystèmes dépend aussi de facteurs discrets tels que la diversité et qualité des champignons du sol et du bois mort [17]

Concernant la productivité du travail ou du capital non naturel.[modifier | modifier le code]

Notons tout d'abord que, dans une approche économique néoclassique, la productivité est évaluée par rapport aux seuls facteurs de production capital et travail, mais qu'elle ignore la quantité de ressource naturelle employée pour la production des biens ou des services. Ceci est la conséquence de modèles économiques qui ont été élaborés à l'origine au XIXe siècle (école néoclassique), alors qu'on ne connaissait pas de limite à l'exploitation des ressources naturelles. Aujourd'hui, la situation est bien différente, puisque nous savons que nous allons vers un épuisement des énergies fossiles et de diverses matières premières, ce qui se traduit par le fait que l’empreinte écologique globale de l'humanité dépasse la capacité de la Terre à renouveler les ressources naturelles.

Ainsi, lorsque la productivité augmente, en général, pour une même quantité de capital et de travail, la quantité de ressource naturelle utilisée pour la production des biens ou des services augmente, ce qui peut avoir des effets négatifs en termes de développement durable sur le pilier environnemental, sauf si l'entreprise fait appel au recyclage.

Si la productivité du travail augmente, le nombre d'heures travaillées pour une même quantité de production diminue, ce qui signifie que, soit la durée du travail diminue, sans impact social négatif, soit le nombre d'emplois diminue dans l'entreprise, ce qui peut avoir des effets négatifs en matière sociale (chômage), soit la production augmente et la consommation de ressource naturelle s'accroît avec un effet négatif sur le pilier environnemental du développement durable (sauf en cas de recyclage). Un autre cas peut se produire, si l'entreprise choisit de délocaliser la production dans une région à faibles salaires, mais la multiplication de telles opérations conduit à exporter le modèle occidental dans les pays dits émergents, avec des conséquences négatives sur le plan du développement durable.

Donc un gain de productivité du travail peut avoir des conséquences négatives en termes de développement durable, ces conséquences pouvant être modérées par la généralisation du recyclage, ou le remplacement des emplois de production de biens dans l'industrie par des emplois dans le secteur tertiaire moins consommateurs de ressources naturelles.

Approche managériale[modifier | modifier le code]

Les concepts de DPO et de ProMES ont été développés. La motivation des employés est importante pour augmenter leur productivité.

Goulot d'étranglement[modifier | modifier le code]

L’amélioration de la productivité, certes liée au progrès technique, dépend aussi du processus de production du système considéré, et des procédés de fabrication. La théorie des goulet postule que la capacité de production d'un système dépend principalement de la capacité de son (ses) goulet(s).

  • Diminution de la productivité – L’amélioration du rendement en dehors du chemin critique d’un processus de production diminue la productivité, ne générant que des surplus d'inventaire d'en cours.
  • Paradoxe de la productivité – Le paradoxe précédent s’explique par la diminution du ratio économique associé (à production égale, l’amélioration du rendement entraîne une diminution du volume de travail effectué).
  • Augmentation de la productivité – L’amélioration du rendement n’augmente la productivité que si l’amélioration considérée s’applique au goulet d’étranglement du système de production considéré.

L'approche visant à une utilisation à 100 % des ressources ne fait que déplacer les goulet d'étranglement et rendre instable l'ensemble du système. Au contraire, une certaine sous-utilisation des ressources non goulet augmente la capacité d'un système à absorber les imprévus et à protéger la productivité du goulot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La productivité par Jean Fourastié, Collec Que sais-je ? N° 557, PUF Paris 1952
  2. J. Fourastié, op cit.
  3. The Origins of Industrial Scientific Discoveries, NBER, 2008, p. 26-28
  4. (en) Nicholas Bloom, Benn Eifert, Aprajit Mahajan, David McKenzie et John Roberts, « Does Management Matter? Evidence from India », The Quarterly Journal of Economics, vol. 128, no 1,‎ 2013, p. 1-51 (DOI 10.1093/qje/qjs044, lire en ligne)
  5. a et b « Les femmes, moteur de la performance économique ? », L'Express, 2 mars 2011, '2011 Factiva, Inc'`Base de donnée Université d'Ottawa, Copyright 2011 Groupe Express-Roularta.
  6. Le Capital, Livre premier, chapitre XV, Machinisme et grande industrie
  7. « La réalité économique, vers la révision des idées dominantes en France », Paris, 1978, éditions Robert Laffont, collection Libertés 2000, page 25 et suivantes.
  8. a et b Cardinale BJ, Palmer MA, Collins SL (2002) Species diversity enhances ecosystem functioning through interspecific facilitation. Nature 415: 426–429. (Résumé)
  9. Callaway RM, Brooker RW, Choler P, Kikvidze Z, Lortie CJ, et al. (2002) Positive interactions among alpine plants increase with stress. Nature 417: 844–848. (Résumé)
  10. Naeem S, Thompson LJ, Lawler SP, Lawton JH, Woodfin RM (1994) Declining biodiversity can alter the performance of ecosystems. Nature 368: 734–737. (Résumé)
  11. Costanza R, Arge R, Groot R, Farber S, Grasso M, et al. (1997) The value of the world's ecosystem services and natural capital. Nature 387 : 253–260. (Résumé)
  12. Kearns CA, Inouye DW, Waser NM (1998) Endangered mutualisms: The conservation of plant-pollinator interactions. Annu Rev Ecol Syst 29: 83–112. (Résumé)
  13. Herrera CM (1987) Components of pollinator ‘quality': Comparative analysis of a diverse insect assemblage. Oikos 50: 79–90. Résumé
  14. Klein AM, Steffan-Dewenter I, Tscharntke T (2003) Fruit set of highland coffee increases with the diversity of pollinating bees. Proc R Soc Lond B Biol Sci 270: 955–961. (Résumé
  15. Hector A, Schmid B, Beierkuhnlein C, Caldeira MC, Diemer M, et al. (1999) Plant diversity and productivity experiments in European grasslands. Science 286: 1123–1127. Résumé
  16. [Thostesen AM, Olesen JM (1996) Pollen removal and deposition by specialist and generalist bumblebees in Aconitum septentrionale. Oikos 77: 77–84. Résumé
  17. Van der Heijden MGA, Klironomos JN, Ursic M, Moutoglis P, Streitwolf-Engel R, et al. (1998) Mycorrhizal fungal diversity determines plant biodiversity, ecosystem variability and productivity. Nature 396: 69–72. (Résumé)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • La productivité, analyse de la rentabilité, de l'efficacité et de la productivité, par P. Combemale et A. Parienty, Éditions Nathan, coll. Circa, 1993.
  • L'Avenir de la productivité: des choix clairs pour un Canada concurrentiel, par Bill Currie, Lawrence W. Scott [et] Andrew W. Dunn, coll. L'Avenir du Canada, [Montréal]: Samson Bélair/Deloitte & Touche, [2012?]. Voir aussi le texte en ligne à: www.productivite.deloitte.ca

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]