Parti démocrate (Italie)

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Parti démocrate
(it) Partito democratico
Image illustrative de l'article Parti démocrate (Italie)
Logo officiel
Présentation
Secrétaire national Matteo Renzi
Fondation 14 octobre 2007
Siège Piazza Sant'Anastasia 7
Rome
Président Matteo Orfini
Vice-présidents Matteo Ricci
Sandra Zampa
Coordinateur Maurizio Migliavacca
Porte-parole Lorenzo Guerini
Positionnement Centre-gauche
Idéologie Social-démocratie,
Social-libéralisme,
Christianisme social,
Progressisme
Affiliation internationale Alliance progressiste
Affiliation européenne Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates
Coalition L'Union (2007-08)
IdV (2008-11)
Italie. Bien commun (2012-13)
Couleurs      Rouge
Site web www.partitodemocratico.it/
Présidents de groupe
Députés Roberto Speranza
Sénateurs Luigi Zanda
Députés européens Gianni Pittella S&D
Représentation
Députés
293 / 630
Sénateurs
108 / 321
Députés européens
31 / 73
Gouvernements Regionales
12 / 20
Villes avec plus de 100.000 habitants
29 / 46

Le Parti démocrate (en italien, Partito Democratico, sigle PD) est un parti politique italien classé en général au centre gauche. Fondé le 14 octobre 2007, le PD réunit des courants issus de la gauche anciennement communiste et de la démocratie chrétienne.

Le parti est dans l'opposition depuis 2008 mais a soutenu le gouvernement Monti. Pour les élections de 2013 il fait partie de la coalition Italie. Bien commun.

Histoire[modifier | modifier le code]

La coalition de L'Olivier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Olivier.

Au début des années 1990, lors de la crise majeure du système politique italien (affaire Mains propres) et de la dissolution du Parti communiste italien, un processus est entamé en vue d'unir les forces de la gauche au sein d'une entité politique unique. Ce processus permet l'entrée de Romano Prodi (anciennement proche de l'aile gauche de la Démocratie chrétienne) dans la politique nationale et la création de L'Olivier, une coalition de centre-gauche, comprenant notamment :

La coalition, alliée au parti de la Refondation communiste, remporte les élections de 1996.

En 1998, le Parti démocratique de la gauche devient les Démocrates de gauche en fusionnant avec d'autres partis de centre-gauche. Les Démocrates de Romano Prodi fusionnent avec le Parti populaire italien se dotent d'une plate-forme de centre-gauche fondée sur le social-libéralisme, la social-démocratie et le christianisme social et fusionnent au sein de la coalition dite de La Marguerite en 2002.

Lors des élections de 2001, ces deux partis participent à la coalition de L'Olivier aux côtés des Popolari UDEUR, des écologistes et du Parti des communistes italiens sous la direction de Francesco Rutelli.

Lors de l'été 2003, Romano Prodi propose aux forces de la gauche italienne de s'unir au sein d'une liste commune pour les élections européennes de 2004. L'UDEUR et les partis d'extrême gauche refusent l'offre, mais quatre autres partis acceptent : les Démocrates de gauche, la Margherita, les Socialistes démocrates italiens et le Mouvement des républicains européens. Ils forment une liste commune,Unis dans l'Olivier, qui obtient 31,1 % des suffrages exprimés au niveau national. En 2005 cette coalition est abandonnées par les Socialistes démocrates italiens qui préfèrent former un nouveau parti, Rose au poing, avec les radicaux italiens.

Pour les élections générales de 2006, les trois partis de l'Olivier présentent des listes uniques que pour la Chambre des députés et s'allient avec les communistes, les écologistes et une multitude de petits partis du centre-gauche et du centre-droit au sein de L'Union. En 2005 une élection primaire ouverte à tous les citoyens italiens est organisée : plus de quatre millions d'électeurs approuvent la nomination de Romano Prodi comme candidat au poste de Président du Conseil.

L'Union remporte les élections, mais avec une très courte majorité.

Vers la formation du nouveau parti[modifier | modifier le code]

Le succès de la primaire ouverte de 2005 et la victoire électorale de 2006 donnent un coup d'accélérateur au projet de création d'un grand parti unifiant les Démocrates de gauche et la Margherita.

Le 19 avril 2007, les Démocrates de gauche tiennent leur dernier congrès à l'occasion duquel environ 75 % des membres du parti votent en faveur de la création du Parti démocrate dès que possible. La gauche du parti, menée par le ministre Fabio Mussi opposé à ce projet, n'obtient qu'environ 15 % des voix. Une troisième motion, présentée par Gavino Angius proposant l'intégration du Parti démocrate au Parti socialiste européen (et donc à aucune autre formation politique européenne), obtient 10 % des voix. Fabio Mussi et Gavino Angius annoncent leur intention de ne pas adhérer au Parti démocrate et fondent un nouveau parti de gauche, Gauche démocrate, plus enclin à unir l'extrême gauche sous une même bannière. Angius abandonne le projet en faveur de la création d'un parti social-démocrate avec les Socialistes démocrates italiens, le Parti socialiste.

Les formations politiques suivantes se sont toutes dissoutes dans le PD :

Le 22 mai 2007, la liste des membres du Comité d'organisation du Parti démocrate est annoncée : elle comprend 45 hommes politiques, principalement issus des deux grands partis impliqués dans le processus, mais également des personnalités comme Marco Follini, Ottaviano Del Turco, Luciana Sbarbati, Renato Soru, Giuliano Amato, Gad Lerner et Tullia Zevi[1]. Le 18 juin, le Comité se réunit pour décider des règles à suivre pour l'ouverture de l'élection des 2 400 membres de l'Assemblée constituante. Romani Prodi annonce que chaque électeur aura à choisir entre un certain nombre de listes, chacune d'elle étant associée à un candidat au poste de chef du parti. L'assemblée doit ensuite élire le premier chef de file lors d'une convention fondatrice, prévue le 14 octobre 2007.

La course à la direction[modifier | modifier le code]

Tous les candidats au poste de dirigeant du Parti démocrate doivent présenter au moins 2 000 signatures valables au plus tard le 30 juillet 2007. Ils doivent également être associés au projet de fondation du Parti démocrate, soit en tant que membres d'une des formations prenant part à la fusion, soit sans aucune association avec un quelconque autre parti.

Le 30 juillet, un total de dix candidatures sont enregistrées : Walter Veltroni, Rosy Bindi, Enrico Letta, Furio Colombo, Marco Pannella, Antonio Di Pietro, Mario Adinolfi, Pier Giorgio Gawronski, Jacopo Schettini Gherardini, Lucio Cangini et Amerigo Rutigliano. Parmi eux, Pannella et Di Pietro voient leurs candidatures annulées en raison de leur participation à des partis externes, Cangini et Rutigliano ne réussissent pas à présenter les 2 000 signatures valables avant la date limite, Colombo décide finalement de retirer sa candidature, déclarant être dans l'impossibilité de se plier à toutes les conditions nécessaires pour être candidat.

Pendant la campagne, tous les sondages d'opinions prédisent une large victoire pour Veltroni, avec des résultats allant de 65 à environ 75 %[2]. Veltroni est officiellement élu premier secrétaire du Parti démocrate lors de l'assemblée constituante qui se tient à Milan le 28 octobre 2007[3].

Résultats officiels[4]

Candidats Total Listes
Voix % Sièges Nom Voix % Sièges
Walter Veltroni 2.694.721 75,82 2322 Democratici con Veltroni 1.553.946 43,72 1493
Con Veltroni. Ambiente, innovazione, lavoro 286.811 8,07 172
A Sinistra con Veltroni 272.111 7,66 226
Autres listes 581.853 16,37 430
Rosy Bindi 459.398 12,93 312 Con Rosy Bindi. Democratici, davvero 459.398 12,93 312
Enrico Letta 391.775 11,02 220 I democratici per Enrico Letta 391.775 11,02 220
Mario Adinolfi 5.924 0,17 0 Generazione U 5.924 0,17 0
Pier Giorgio Gawronski (et Jacopo G. Schettini) 2.351 0,07 0 Gawronski. Il coraggio di cambiare et Noi per il Partito Democratico 2.351 0,08 0
Total 3.554.169 100,0 2853 Total 3.554.169 100,0 2853

Le 21 novembre, le nouveau logo est dévoilé : il dépeint l'acronyme du parti (PD) avec des couleurs rappelant le drapeau tricolore italien (vert, blanc et rouge) et intégrant une branche d'olivier, symbole historique de L'Olivier. Selon les termes de Ermete Realacci, le vert représente les cultures écologiste et sociale-libérale, le blanc la solidarité catholique et le rouge les traditions socialistes et social-démocrates[5].

Échecs électoraux et crise de leadership[modifier | modifier le code]

Le PD prend part aux premières élections générales de son histoire les 13 et 14 avril 2008. Mené par Walter Veltroni, candidat à la présidence du conseil, le PD s'allie au petit parti centriste de l'Italie des Valeurs et reçoit le soutien des Radicaux italiens. Avec 37,5 % des suffrages exprimés à la Chambre des députés et 38 % au Sénat, la coalition de Walter Veltroni est largement distancée par le Peuple de la libertéde Silvio Berlusconi, dont les scores avoisinent les 47 %. C'est un échec retentissant pour le PD, qui a bénéficié pourtant du report des suffrages de l'électorat de l'extrême-gauche, influencé par un vote utile induit par la pratique des primes majoritaires imposée par le système de vote mixte alors en vigueur. Second parti du pays[6], Le PD devient donc la première force de l'opposition parlementaire au gouvernement Berlusconi, devant les démocrates chrétiens de l'Union de Centre et ses alliés de l'Italie des Valeurs.

Les élections municipales qui ont lieu quelques semaines plus tard sont une nouvelle déconvenue pour le PD. Il perd notamment Rome, ancien fief de Walter Veltroni, au profit des nationalistes de l'Alliance nationale (composante du PdL).

Les affiches électorales du Parti démocrate lors des élections régionales italiennes des 28-29 mars 2010 à Rome.

Le 15 décembre 2008, le PD perd les élections régionales anticipées aux Abruzzes puis, le 16 février 2009, le centre-gauche perd également en Sardaigne. Ces déconvenues électorales sont interprétées comme un désaveux pour le nouveau parti. Au lendemain de l'élection en Sardaigne, Walter Veltroni démissionne de ses fonctions de dirigeant du Parti démocrate. Dario Franceschini assure l'intérim du secrétariat.

Le 21 février 2009, il est décidé de ne pas organiser de primaires pour élire un nouveau secrétaire avant les élections européennes de juin 2009. Deux candidats s'affrontent pour devenir secrétaire du PD : Arturo Parisi et Dario Franceschini. C'est ce dernier qui l'e

mporte largement avec plus de mille voix des membres de l'assemblée du parti.

En octobre 2009, le président du Latium, Piero Marrazzo, est contraint à la démission. Puis, fin janvier 2010, le candidat du PD Francesco Boccia est défait aux élections des Pouilles par le président sortant, Nichi Vendola (Refondation pour la gauche, communiste) qui l'emporte avec 67 % des voix. Le lendemain, le maire de Bologne, Flavio Delbono, est également contraint à démissionner. Le secrétaire Pierluigi Bersani annonce alors une alliance électorale avec l'Italie des Valeurs d'Antonio Di Pietro, quatrième parti italien depuis les élections européennes de juin 2009, dans onze régions sur treize[7].

Pour les élections européennes de juin 2009, le Parti démocrate se voit refuser une alliance par les Verts et le Parti socialiste. Le PD n'obtient que 26,1 %.

Le 8 octobre 2009, Pier Luigi Bersani est élu secrétaire du PD avec 53 % des voix lors d'une primaire ouverte à laquelle ont participé trois millions de personnes. Suite à son élection, Francesco Rutelli quitte le parti pour former un nouveau parti centriste, l'Alliance pour l'Italie. Au total, 14 députés, 15 sénateurs, un député européen et plusieurs conseillers régionaux quittent le PD pour rejoindre l'Alliance pour l'Italie, l'Union de Centre ou d'autres petits partis.

Lors des élections régionales de 2010, le PD l'emporte dans six régions.

En septembre 2011, Bersani et les leaders de l'Italie des Valeurs et de Gauche, écologie et liberté s'accordent pour former un "nouvel Olivier" en vue des élections de 2013.

La coalition Italie. Bien commun[modifier | modifier le code]

Un an après l'accord pour une nouvelle coalition, les relations avec l'Italie des Valeurs se tendent et son leader Antonio Di Pietro, malgré une photo des leaders de la gauche prise à Vasto en 2012, se radicalise contre l'action du gouvernement Monti et quitte son alliance avec le PD.

Les négociations regroupent alors avec le PD Nichi Vendola de Gauche, écologie et liberté et Riccardo Nencini du Parti socialiste italien. Ces trois formations signent le 13 octobre 2012 un "Pacte des démocrates et progressistes" et s'entendent pour l'organisation d'une élection primaire afin de désigner le candidat de la coalition aux élections de 2013. Cette élection primaire en deux tours est un succès populaire et permet de confirmer Bersani contre Matteo Renzi, le jeune maire de Florence.

Les difficultés après les élections de 2013[modifier | modifier le code]

La coalition de Italie. Bien commun qui a pour slogan de fin de campagne L'Italie juste, remporte de justesse la majorité absolue à la Chambre, avec la prime majoritaire qui lui donne 55 % des députés, pour moins de 30 % des voix, mais ne remporte que la majorité relative au Sénat, en raison de la loi électorale qui donne une prime spécifique dans chaque région. Du coup, sa victoire rend l'Italie ingouvernable puisque le bicamérisme est parfait en Italie. Bersani entend néanmoins, en tant que parti arrivé en tête, former un gouvernement, même minoritaire et refuse toute entente avec Le Peuple de la liberté (PDL) de Berlusconi.

La crise de l'élection présidentielle[modifier | modifier le code]

L'élection présidentielle d'avril 2013 est l'occasion d'importantes divisions au sein du parti. Au premier tour, Bersani négocie avec le PDL, Choix citoyen (SC) et la Ligue du Nord (Lega), en proposant la candidature de Franco Marini. Toutefois, le Mouvement 5 étoiles (M5S) soutient la candidature de l'ancien député proche des communistes Stefano Rodotà, qui reçoit l'appui de SEL et d'une partie des démocrates. Marini rate largement la majorité des deux tiers et sa candidature est retirée.

Aux deux tours suivants, les grands électeurs démocrates votent blanc, puis le secrétaire du parti propose la candidature de Romano Prodi, investi à l'unanimité, par acclamation. Pourtant, au quatrième tour, où l'ancien chef du gouvernement pouvait théoriquement compter sur près de 500 voix, 504 étant nécessaires, il n'obtient que 395 suffrages, tandis que Rodotà continue de dépasser les voix du seul M5S. En conséquence de ce nouvel échec, Bindi renonce à la présidence de l'Assemblée nationale du Parti démocrate, puis Bersani, affirmant que « un délégué sur quatre est un traître », annonce qu'il quittera le secrétariat du PD une fois le scrutin présidentiel achevé. Guglielmo Epifani est élu secrétaire national du Parti démocrate le 12 mai 2013 en attendant le prochain congrès, prévu à l'automne. Lors de primaires qui ont réuni 1,6 millions de votants, le maire de Florence, Matteo Renzi l'emporte avec plus de 68 % des suffrages, devant Gianni Cuperlo (18 %) et Pippo Civati (14 %). Renzi nomme alors deux nouveaux vice-présidents, Matteo Ricci et Sandra Zampa le 15 novembre 2013.

Présidence du conseil et succès aux européennes[modifier | modifier le code]

Matteo Renzi devient président du conseil. Il remporte le meilleur score jamais obtenu par un parti de gauche lors des élections européennes du 25 mai 2014 avec 11,2 millions de voix et 40,81 % des voix soit 31 députés (sans compter le député du Südtiroler Volkspartei). Le même jour, le PD remporte les régions du Piémont et des Abruzzes (qui étaient à droite) ainsi que les principaux chefs-lieu.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le Parti démocrate est influencé par les idées de la social-démocratie, du social-libéralisme, de la gauche chrétienne et de la démocratie-chrétienne. Le logo du parti, qui reprend les couleurs du drapeau national, est interprété par le parti de la manière suivante : le vert symbolise les laïcs et les écologistes, le blanc la démocratie-chrétienne et le catholicisme, le rouge le monde du travail[8].

Le parti n'appartient pas à l'Internationale socialiste, bien qu'il ait constitué un groupe avec le Parti socialiste européen au sein de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen. En revanche, il a appartenu brièvement à l'Alliance mondiale des démocrates aux côtés du Mouvement démocrate français. Il a refusé d'adhérer au Parti socialiste européen, mais n'a pas adhéré pour autant au Parti démocrate européen créé par François Bayrou et par Francesco Rutelli, élu en 2008 sous l'étiquette du Parti démocrate.

Son orientation idéologique est donc multiforme. Le parti, né de la fusion de plusieurs anciens partis, est traversé par des courants issus de l'ancien Parti de la démocratie-chrétienne et par des courants issus de l'ancien Parti communiste italien. Cette formation résulte donc à la fois de l'éclatement du système politique italien de l'Après-guerre et de la fusion d'éléments issus des deux principaux partis qui s'opposaient radicalement à cette époque sur une ligne de fracture gauche/droite. Le Parti démocrate représente même l'un des principaux courants démocrate-chrétien d'Europe, avec ceux qui subsistent dans le Benelux[9].

Positionnement européen[modifier | modifier le code]

Le positionnement européen est l'une des principales questions concernant le Parti démocrate ; en effet, les Démocrates de gauche (DS) sont affiliés au PSE tandis que la Margherita est membre fondateur du PDE. Les diessini Valdo Spini et Gavino Angius, qui ne font pourtant pas partie des courants de gauche de DS, ont plusieurs fois exprimé leurs perplexités au sujet de la fondation du Parti démocrate précisément parce que cela pourrait les conduire à ne plus siéger au PSE.

Dans cette perspective, le PSE a modifié ses statuts lors de son dernier congrès, en se redéfinissant comme une force politique ouverte à tous les partis européens « d'inspiration socialiste, progressiste et démocrate », de façon à permettre la possibilité d'un élargissement du parti aux mouvements progressistes qui ne proviennent pas nécessairement du champ historique des gauches européennes. Cette tentative d'amener la Marguerite dans le giron socialiste n'a cependant pas trouvé un écho favorable au sein du parti de centre-gauche, qui continue de refuser de rejoindre le PSE.

Le 1er décembre 2008, le Parti démocrate italien a annoncé[10] sa décision de ne pas rejoindre le PSE. Selon la déclaration de Walter Veltroni, le PD « restera une force autonome, mais pas isolée, et cherchera une relation de coopération, d'échange et d'intérêt mutuel avec le parti socialiste européen, et avec toutes les forces démocratiques et progressistes ». Il a justifié cette décision par la nature non socialiste de son nouveau parti : « Nous sommes une force démocratique qui ne peut pas être rattachée à la tradition socialiste, mais nous estimons qu'il y a, dans de nombreux pays européens, d'autres forces démocratiques et progressistes qui font partie du PSE, et nous devons avoir avec ces forces une relation et un dialogue ». Le Parti démocrate s'est en revanche prononcé pour la création d'un groupe d'union entre socialistes et démocrates, afin d'unir toutes les forces progressistes en Europe.

Ce groupe est créé le 23 juin 2009, sous le nom d'Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen et comprenant les partis membres du PSE et le PD italien.

En février 2014, suite à l'élection de Matteo Renzi, le parti adhère au PSE[11].

Laïcité[modifier | modifier le code]

Sur les questions religieuses, de profondes divergences continuent de subsister entre les diessini et les membres de la Marguerite. Ces clivages font régulièrement surface, par exemple à l'occasion des débats sur la loi DiCo, les diessini y étant favorables tandis qu'une partie des membres de la Marguerite y restent réticents. Les mêmes clivages existent en général sur les questions relevant de la laïcité ou de l'avortement, la branche démocrate-chrétienne du parti ayant été historiquement l'interlocutrice privilégiée de la Papauté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]