Camorra

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Camorra
Carte situant la Campanie en Italie
La région Campanie est en surbrillance sur la carte d'Italie
Origines présumées Garduna
Création XVe siècle-XVIe siècle
Membres actuels 5 000 membres
Estimation du nombre de familles 106 clans
Activités Racket, pari clandestin, prostitution, trafic de drogue, trafic d'armes, trafic du traitement des ordures ménagères, blanchiment d'argent, trafic de cigarettes, fraude sur les subventions européennes
Naples, berceau de la Camorra.
Camorristes à Naples, 1906.

La Camorra est un phénomène mafieux italien. À la différence de Cosa Nostra, qui est issue d'un milieu rural, la Camorra est d'origine urbaine. C'est un type de mafia né à Naples en Italie au début du XIXe siècle mais dont les origines sont plus anciennes[1]. À partir de Naples, elle s’est diffusée dans d'autres provinces de Campanie, notamment dans la province voisine de Caserta, bien que ses intérêts économiques en ce qui concerne le blanchiment d'argent sale dépassent les frontières de l'Italie. C'est avant tout une organisation criminelle fondée sur les affaires[2].

Dès 1863, l’historien Marco Monnier la définissait comme « l’extorsion organisée, une société secrète populaire dont la finalité est le mal ».

En 1993, elle comptait 5000 initiés, les camorristes, regroupés dans 106 familles, rien qu'à Naples on comptait 67 familles et 3 350 affiliés. Des membres féminins commencent à y jouer un rôle de plus en plus important du fait des nombreux arrestations et assassinats. Elle est très intégrée dans la population, surtout dans les milieux les plus pauvres. Elle est la plus vieille organisation criminelle d'Italie. Selon l'agence Eurispes, son chiffre d'affaires est évalué à 12,5 milliards d'euros.

Genèse et croissance[modifier | modifier le code]

La première utilisation officielle du terme Camorra remonte à 1735, quand un décret royal autorisa l'établissement de huit maisons de jeu dans Naples. Le terme est, vraisemblablement, une association des termes Capo, chef en italien, et de Morra. La « Morra » est un jeu typiquement napolitain où deux joueurs principaux déterminent, avec leurs deux mains, un nombre de doigts que doivent deviner en même temps et le dire en chœur à haute voix, d'autres joueurs rassemblés autour[3]. Cette activité était prohibée par le pouvoir local et des personnes faisaient payer les joueurs pour les protéger des passages de la police. Cette étymologie semble représenter au mieux les origines et la véritable nature de la Camorra. Son nom pourrait aussi provenir soit de la chamarra qui signifie veste de bandit, soit de camorra qui signifie rixe.

Mais la véritable structuration de la Camorra se fait au XIXe siècle. Les membres de la Camorra étaient organisés selon une hiérarchie précisément codifiée : la basse Camorra regroupait petits voleurs et mendiants, la haute Camorra était constituée de plusieurs grades dont le plus élevé était celui de camorrista. La société pratiquait la contrebande, le chantage, la corruption, le vol et le meurtre, terrorisant et pillant le pays. À l'origine, comme la Garduna, c'était une organisation fraternelle de prisonniers.

Elle faisait office, sous le règne de Ferdinand Ier de Bourbon, de police occulte. Elle se développa encore pendant la tourmente que connut l'Italie lors de son combat pour l'unification entre 1799-1815. La société s'allia avec les forces du patriote italien Giuseppe Garibaldi, qui s'inspirait de la Révolution française, et aida à l'expulsion d'Italie de la maison d'Espagne des Bourbons qui régnait alors sur le royaume des Deux-Siciles. Après l'unification de l'Italie en 1870, on tenta sans succès d'intégrer les camorristi dans les forces de police. Mais la Camorra continua de terroriser le pays. Et au début du XXe siècle, elle régnait sur Naples. Néanmoins la condamnation pour meurtres des camorristes, en 1911, contribua à l'affaiblir. Pour finalement disparaître en 1922, sous le gouvernement fasciste de Benito Mussolini.

De 1945 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

À la sortie de la 2ème Guerre Mondiale, la Camorra entame sa mutation pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui. Le séjour forcé à Naples de Lucky Luciano, Capo de la Cosa Nostra nord-américaine, faisant suite à son expulsion du territoire américain, contribuera à ranimer le phénomène criminel local qu'est la Camorra, notamment en passant des trafics illicites locaux aux trafics internationaux. La Camorra s'allie avec des clans marseillais pour la contrebande de cigarettes. Mais la Camorra n'a plus la structure verticale qui la caractérisait dans les siècles précédents. Ce qui l'affaiblit dans sa prise de décision pour la direction des affaires face à la Cosa Nostra sicilienne. Elle se constitue d'une constellation de clans plus ou moins liés entre eux. Dans les années 1970, Raffaele Cutolo, (surnommé 'O Professore), incarcéré pour meurtre à la prison de Poggioreale[4], tente de réaliser ses projets. Il veut structurer la Camorra comme une organisation rattachée à un lieu géographique pour réguler le nouveau business du marché de la drogue. Ainsi naît la Nuova Camorra Organizzata (N.C.O)[4]. Mais cette organisation connaît une forte opposition qui se structure autour de la Nuova Famiglia (NF). Cette dernière fait la guerre à la Camorra de Cutolo. La guerre entre les deux organisations est impitoyable et se conclut en 1983 par la défaite de la N.C.O[4]. Les victimes se comptent par centaines et parmi eux beaucoup d'innocents. Peu de temps après, la NF disparaît d'elle-même n'ayant plus de raisons d'exister. En 1981, Raffaele Cutolo fait pression auprès des Brigades rouges afin qu'elles acceptent de libérer un de leurs prisonniers, Ciro Cirillo (un politicien important membre de la Démocratie chrétienne).

En 1992, le capo Alfieri tenta à nouveau de structurer la Camorra de manière verticale avec la création de la Nuova Mafia Campana (NMC). Mais cette nouvelle organisation disparut peu de temps après, à la suite de l'arrestation d'Alfieri et le fait qu'il devienne un "Pentito" (repenti pour le gouvernement). De nos jours, la Camorra est une organisation horizontale avec plusieurs clans qui luttent entre eux.

Le 30 novembre 2004, plusieurs milliers de manifestants se sont retrouvés dans les rues de Naples, pour protester contre la mafia locale Camorra. En 2004, les règlements de compte entre bandes mafieuses rivales ont fait 139 morts, surtout dans les quartiers défavorisés de Scampia et de Secondigliano de cette même ville. Cette guerre mafieuse n’a pas encore atteint l’ampleur de celle qui avait fait 273 morts pour la seule année 1981 [réf. incomplète][5].

[réf. nécessaire]

Activités[modifier | modifier le code]

La Camorra est présente dans tous les secteurs de l’économie régionale napolitaine. Ses clans gèrent des trafics divers, la prostitution et les extorsions de fonds[6].

Ils sont également présents dans les offres publiques de chantiers, les adjudications et les activités liées à la dépense publique. Le chef de la protection civile a ainsi reconnu qu’« en matière de gestion des déchets, la seule réalité gagnante est celle de la Camorra »[7].

Ces activités sont très nombreuses :

  • Extorsion : Les autorités estiment que la Camorra reçoit de l’argent de la part d'un grand nombre d'industries et entreprises de Naples et de ses environs sous forme d'un impôt appelé le pizzo. De plus, elle a investi dans des activités légales et contrôle totalement le commerce local des fleurs, de la viande[1].
  • Contrebande[1] : contrebande d’objets volés, ou de contrefaçon.
  • Trafic de déchets : la Camorra détient le monopole du ramassage des ordures en Campanie, et contrôle de nombreuses décharges. Leur fermeture progressive ainsi que la présence de déchets illégalement enfouis dans les sols est en partie à l'origine de l'actuelle crise des déchets dans la région de Naples. La gestion des ordures est d'ailleurs gérée par état d'urgence depuis 1994[8].

Depuis des décennies, la camorra a aussi pour habitude d'envoyer ses déchets en Roumanie dans des "groapa", qui veut dire fosse en roumain. La camorra via des sociétés-écran ouvre une multitude d'agences de traitement des déchets originaire de Campanie. Depuis 2009, la mafia a décidé de faire de la décharge de Glina en Roumanie, sunommée "Ochiul Boului" (l'œil de bœuf en roumain), la plus grande d'Europe. Les clans camorristes sont très implantés dans le nord-ouest du pays, Bucarest et sa région. De plus, l'Union européenne finance le système de modernisation du système roumain de traitement des ordures. Les fonds sont en partie détournés par la Camorra qui fait disparaître les déchets pour deux à trois fois moins cher en les mélangeant à d'autres, ce qui est impossible en Italie. Depuis l'entrée de la Roumanie en janvier 2007, le crime organisé s'est emparé du "secteur écologique" qui s’avère plus profitable que le trafic de drogue avec un double avantage : les investissements sont nuls et des masses d'argent peuvent être recyclés. Les déchets transitent par voies routières et maritimes. Les principales décharges identifiées sont à Glina, Baicoi, Plolesti, Mures, Constanta et Tulcea en Roumanie[9].

  • Trafic de cigarettes : Le trafic de cigarettes, quasiment disparu depuis près de 20 ans, est réapparu à Ercolano dans la banlieue de Naples après les hausses des prix du tabac en Europe.
  • Trafic de drogue : en provenance du Maghreb (cannabis), de la Turquie (héroïne, opium) et des pays d’Amérique du Sud (cocaïne), mais principalement la cocaïne[1].
  • Fraude aux subventions européennes : toutes les mafias du sud de l'Italie, la Camorra en particulier, essayent de détourner les subventions européennes[1].
  • Jeux clandestins : le jeu « La Morra » est une ancienne activité.
  • Production de béton en Campanie : après le tremblement de terre de 1980, la Camorra a détourné des millions (en provenance de l'UE essentiellement) grâce aux contrats de reconstruction[1].

Économie de la Camorra[modifier | modifier le code]

Selon Eurispes (it), institut de données économiques italien, il est estimé qu'annuellement l'économie mafieuse de la Camorra détourne :

  • 7 230 millions d'euros par le biais du trafic de drogue
  • 2 582 millions par la criminalité en cols blancs utilisant des voies légales (appels d'offres truqués, surfacturations de devis…).
  • 2 066 millions par le trafic d'armes.
  • 362 millions par l'extorsion, l'usure et la perception du pizzo.
  • 258 millions par la prostitution.

Le chiffre d'affaires total de la Camorra représente 12,5 milliards d'euros par an. L'économie mafieuse est un frein au développement économique de la Campanie que cela soit au niveau industriel, ou urbain. De plus, le trafic extrêmement lucratif du retraitement des ordures ménagères entraîne une pollution massive des sols et de l'air extérieur. À titre d'exemple, les communes d'Acerra, Marigliano et Nola, autrefois considérées comme les plus fertiles sont aujourd'hui appelées « le triangle de la mort ».

Structure[modifier | modifier le code]

La Camorra, en 1993, est organisée autour 106 familles, 5 000 camorristes dans la région de Campanie[10]. Rien qu'à Naples, on dénombrait 67 familles avec 2542 camorristes[10]. Ces familles ont une grande facilité à s'unir ou à se séparer. Elles n'ont pas une structure verticale, comme chez Cosa Nostra, mais plutôt horizontale. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les deux seules tentatives de structurer la Camorra verticalement se sont soldées par des échecs, et elles n'ont été que temporaires. La première occasion s'est déroulée au début des années 1980 quand la Nuova Camorra Organizzata (NCO) luttait contre la Nuova Famiglia (Nouvelle Famille) et la seconde s'est effectuée dix ans plus tard pendant la réorganisation de la Camorra en NMC. Chaque clan est indépendant l'un de l'autre et il ne se soumet qu'à son propre Capo ou parrain. C'est pour cela qu'il est malvenu de parler de la Camorra comme d'un phénomène criminel unitaire et organique. La Camorra, dans son fonctionnement, est extrêmement fragmentée et chaotique. Elle est souvent comparée à une Hydre, car lorsqu'un clan est dissous sur un territoire, dix sont prêts à le remplacer aussitôt[11]. À la tête d'une famille, se trouve "un chef-en-tête" (un Capintesta), tandis que le Consigliere (conseil chez Cosa Nostra) se nomme Contaiuolo (le Conteur)[10].

Clans camorriste principaux à Naples[modifier | modifier le code]

Municipalità et quartiers de Naples[modifier | modifier le code]

Le territoire de la Commune est divisé en 10 Municipalità, elles-mêmes subdivisées en quartiers (31 au total):

Les dix Municipalità de Naples.
  • Municipalità 1 - San Ferdinando - Chiaia - Posillipo
  • Municipalità 2 - San Giuseppe - Montecalvario - Avvocata - Mercato - Pendino - Porto
  • Municipalità 3 - Stella - San Carlo all'Arena
  • Municipalità 4 - Vicaria - San Lorenzo - Poggioreale - Zona Industriale
  • Municipalità 5 - Vomero - Arenella
  • Municipalità 6 - Ponticelli - Barra - San Giovanni a Teduccio
  • Municipalità 7 - Miano - Secondigliano - San Pietro a Patierno
  • Municipalità 8 - Chiaiano - Piscinola - Marianella - Scampia
  • Municipalità 9 - Soccavo - Pianura
  • Municipalità 10 - Bagnoli - Fuorigrotta
Quartier de Naples Clans de la Camorra
Ponticelli (it) Sarno, De Luca, Bossa
Barra Aprea, Celeste
San Giovanni a Teduccio Mazzarella, Rinaldi
Piazza Garibaldi (it) Mazzarella
Quartieri Spagnoli (it) Di Biase, Lo Russo, Lepre
Pallonetto di Santa Lucia Elia, Mazzarella
Mergellina (it) Frizziero, Piccirillo
Vomero Cimmino, Caiazzo, Totaro, Varriale
Fuorigrotta, Soccavo und Bagnoli Bernardo, Sorrentino, Puccinelli
Rione Traiano (it) Cutolo-Perrella, Grimaldi, Scognamillo-Troncone
Pianura Lago, Marfella
Secondigliano Licciardi, Di Lauro, Contini-Bosti
Rione Sanità (it) Clan Misso, "Scissionisti" di Salvatore e Nicola Torino
Scampia Clan de Paolo Di Lauro
Forcella Clan Giuliano

(Données: novembre 2006)

Clan des Casalesi[modifier | modifier le code]

Le clan des Casalesi est une structure particulière au sein de la Camorra. Constitué par le regroupement de 7 familles à l'organisation semblable à la Cosa nostra sicilienne, c'est le clan mafieux le plus puissant d'Italie. Son chiffre d'affaires annuel serait de 30 milliards de dollars selon le parquet anti-mafia de Naples. Il contrôle la province de Caserte à partir de son fief de Casal di Principe, et serait responsable de 686 meurtres entre 1985 et 2004.

Liste partielle des administrations des municipalités dissoutes pour l'infiltration de la Camorra (depuis 1978)[modifier | modifier le code]

Internationalisation[modifier | modifier le code]

Très décentralisée, la Camorra est restée longtemps à l’écart des grands marchés internationaux criminels. Dans son livre Gomorra, Roberto Saviano a évoqué l’internationalisation de la Camorra en Espagne, en France en Allemagne en Écosse et au Maroc[12].

Espagne[modifier | modifier le code]

L'Espagne serait le pays le plus lié à la Camorra. Dans une interview au quotidien espagnol El Pais, Roberto Saviano[2],[13] explique que Nuvoletta, Michele Zaza et d’autres membres de la Camorra recyclent massivement leurs gains illicites dans l’industrie touristique andalouse, acquérant hôtels, restaurants et night-clubs. À tel point que les camorristes auraient rebaptisé la Costa del Sol, la « Costa Nostra », allusion à la Cosa Nostra.

La Camorra aurait également pris le contrôle des importations en Europe de cocaïne colombienne par des filières installées à Madrid et Barcelone. Selon lui[2], l’Espagne serait « envahie par l'argent de la Camorra », mais « la classe politique locale n'en aurait pas encore pris conscience ».

France[modifier | modifier le code]

Michele Zaza a eu d’importantes activités dans le trafic de cigarettes autour du port de Marseille. Au cours de son arrestation du 15 mars 1990, des soupçons de trafic de cocaïne pèsent également sur lui[14]. La Camorra est présente dans le 12e arrondissement de Paris (textile), à Nice, Lyon, Marseille, Montpellier et Bordeaux[15].

Quelques arrestations notables de camorristes en France:

Quelques membres notables[modifier | modifier le code]

Quelques membres célèbres : Raffaele Cutolo, Lorenzo et Angelo Nuvoletta, Pasquale et Salvatore Lo Russo, Pasquale Galasso, Lorenzo Dominici, Edoardo Contini, Tino Liniere, Carmine Alfieri, Michele Zaza, Paolo Di Lauro, Carmine Sorrentino, Antonio Bardellino, Francesco Schiavone (« Sandokan »), Michele Zagaria, Antonio Iovine, Vicenzo Crevelli et Carmine Ferrara.

Menaces sur des personnalités[modifier | modifier le code]

La Camorra a menacé de mort plusieurs juges, policiers ou journalistes, auteur du livre Gomorra. Giulio Cavalli, acteur de théâtre, est actuellement menacé par la Camorra du fait que ce dernier se moque d'eux dans ses pièces.

Faide[modifier | modifier le code]

En 1978, Raffaele Cutolo a fondé la Nuova Camorra Organizzata (it) (NCO). Ses opposants ont fondé la Nuova Famiglia et la guerre entre les deux organisations fit 264 morts pour la seule année 1982[16].

Dix ans après, Carmine Alfieri (it) tenta d’organiser la Camorra au niveau de la Campanie. Cette nouvelle guerre totale fit 673 morts de 1989 à 1991, dont plus de 500 à Naples même.

Fin 2004 et début 2005, une tentative de sécession à l’intérieur du clan de Paolo Di Lauro a déclenché, dans les quartiers Scampia et Secondigliano, un conflit meurtrier qui fit 134 morts[17].

Fin octobre 2006, une vague de crimes fit dix-huit morts. Ces crimes résulteraient d’une modification des équilibres dans l’aire napolitaine, avec la constitution de deux cartels : les clans Misso-Mazzarella-Sarno contre l’alliance de Secondigliano (Di Lauro, Licciardi)[18].

Le 18 septembre 2008, 6 africains sont criblés de balles à Castel Volturno par le clan des Casalesi, sur fond de lutte de pouvoir entre ce clan camorriste et le milieu criminel africain.

Films[modifier | modifier le code]

  • Il Camorrista (1986), réalisé par Giuseppe Tornatore. Vaguement inspiré par l'histoire vraie du parrain de la NCO, Raffaele Cutolo. Cutolo est joué par Ben Gazzara avec le doublage de l'acteur italien Mariano Rigillo (it).
  • Gomorra film italien réalisé par Matteo Garrone en 2008 sur la Camorra.
  • Fortapàsc (2009), réalisé par Marco Risi

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (fr) « Mafias et organisations criminelles, La Camorra », sur www.bancpublic.be,‎ septembre 2003 (consulté le 29 mai 2010)
  2. a, b et c (fr) Adriano Farano, « Gomorra : la mafia italienne au cinéma », Cafebabel.com,‎ 2008 (consulté le 2 janvier 2009)
  3. http://content.time.com/time/magazine/article/0,9171,727210,00.html
  4. a, b et c (en) « La Nuova Camorra Organizzata By Mike La Sorte », sur www.americanmafia.com,‎ avril 2006 (consulté le 29 mai 2010)
  5. Le Monde, 1er décembre 2004
  6. Jean-Jacques Bozonnet, Enquête La Camorra : Naples sous l'empire du crime, Le Monde, 11 novembre 2006.
  7. Jean-Jacques Bozonnet, Enquête La Camorra : Naples sous l'empire du crime, Le Monde, 11 novembre 2006.
  8. Roberto Saviano, Gomorra, coll. « Connaissance », Paris, octobre 2007
  9. Courrier international n.1055 du 20 au 26 janvier 2011 : "Naples-Constanza : des croisières qui puent" p. 24-25
  10. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées boo.
  11. Behan, Camorra, p. 184
  12. Roberto Saviano (trad. de l'italien par Vincent Raynaud), Gomorra. Dans l'empire de la camorra, Paris, Gallimard,‎ 2007, broché, 14 x 20,6, 367 p. (ISBN 978-2-07-078289-5, résumé)
  13. (es) « L'Espagne est envahie par l'argent de la Camorra », sur www.elpais.com,‎ 12/11/2006 (consulté le 29 mai 2010)
  14. (fr) « Un pavé dans la coca article publié dans l'édition du 19 avril 1990 de L'Humanité. »
  15. (fr) « Saviano, la vie blindée d'un écrivain. Article paru dans Le jour dimanche », sur www.robertosaviano.com,‎ 14 octobre 2007 (consulté le 29 mai 2010)
  16. (fr) « Italie : Guerre mafieuse à Napoli paru dans le journal Le Monde », sur www.interet-general.info,‎ 14/12/2004 (consulté le 29 mai 2010)
  17. (fr) « La mafia napolitaine se déchaîne », sur www.rfi.fr,‎ 23/12/2004 (consulté le 29 mai 2010)
  18. (de) « Site officiel du journal tagesspiegel. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Autres groupes mafieux en Italie