Parti socialiste italien

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Parti socialiste italien
Partito socialista italiano
Image illustrative de l'article Parti socialiste italien
Logo officiel
Présentation
Leader Filippo Turati, Anna Kuliscioff, Giacomo Matteotti, Giuseppe Saragat, Pietro Nenni, Riccardo Lombardi, Sandro Pertini, Francesco De Martino, Bettino Craxi, Giuliano Amato, Valdo Spini, Ottaviano Del Turco
Fondation Gênes,
Disparition Milan,
Siège Via del Corso, 476 - Rome
Organisation de Jeunesse Federazione dei Giovani Socialisti Italiani (FGSI)
Journal Avanti!
Idéologie - Avant 1978: Socialisme, Social-démocratie, socialisme révolutionnaire, socialisme démocratique, Marxisme

- Après 1978: Social-démocratie, Social-libéralisme, Socialisme libéral, Gauche réformiste, Europeisme
Affiliation internationale Internationale socialiste
Affiliation européenne Parti socialiste européen
Coalition 1948 : Front Populaire Démocrate (Gauche)

1960-1976: Centre-gauche organique (Centre-gauche)

1980-1993: Pentapartito (Centre)
Adhérents 51.224 (1992)
Couleurs Vermillon, Rouge
Présidents de groupe
Chambre des députés Nicola Capria (1994)
Sénat de la République Fabrizio Cicchitto (1994)
Parlement européen Jean-Pierre Cot (PSE) (1994)
Représentation
Députés (1992)
92 / 630
Sénateurs (1992)
49 / 315
Eurodéputés (1989)
12 / 81

Le Parti socialiste italien (PSI, en italien, Partito Socialista Italiano) est un ancien parti politique italien, de type social-démocrate.

De 1892 à 1945[modifier | modifier le code]

Fondé en 1892, à Gênes, sous le nom de Parti des travailleurs italiens (Partito dei Lavoratori Italiani) qui réunit les expériences du Parti ouvrier italien (Partito Operaio Italiano) né en 1882 à Milan, la Lega Socialista Milanese ainsi que d'autres ligues et mouvements marxistes italiens. Lors de son IIe congrès à Reggio d'Émilie (en 1893), il adopte son nom définitif de PSI. Son importance sociale et électorale s'accroît à partir de 1896, spécialement dans le nord du pays. Après la répression des désordres sociaux de 1898, la direction adopte une ligne réformiste. Filippo Turati en est le leader principal. Le parti conquiert la direction de nombreuses municipalités et participe au développement du mouvement ouvrier urbain et rural. Aussi contribue-t-il fortement à l'organisation des syndicats. En 1904, une coalition de gauche, dirigée par Enrico Ferri et Arturo Labriola, l'emporte à la direction du parti. En 1906, l'aile syndicaliste révolutionnaire (Labriola, Enrico Leone) en est toutefois écartée ; elle est formellement exclue du parti lors du congrès de 1908. La coalition hybride qui succède, avec à sa tête l'intégraliste Oddino Morgari, se défait en 1912 en faveur d'un courant révolutionnaire conduit par Benito Mussolini. Devenu directeur du quotidien socialiste L'Avanti! après la guerre de Libye, Mussolini est expulsé peu après le déclenchement de la Première Guerre mondiale pour son engagement en faveur de l'entrée en guerre de l'Italie. Le parti défend la neutralité avec la formule "ni adhérer ni saboter" de Costantino Lazzari. Face à la montée du fascisme, le parti, conduit par son aile dite maximaliste (ayant pour dirigeant Giacinto Menotti Serrati), connaît des scissions. En 1921, à Livourne, le Parti communiste italien s'en sépare, puis c'est le tour des socialistes réformistes qui sont expulsés et fondent le PSU.

Le Parti Socialiste Italien subit de plein fouet les exactions des fascistes en 1919, puis, avec la prise du pouvoir par Mussolini, livre une bataille d'opposition que mène en particulier un jeune militant, Giacomo Matteotti. Ce dernier est assassiné par des hommes du pouvoir. Le Parti est dissous par le régime fasciste en 1925, ses leaders sont emprisonnés ou s'enfuient à l'étranger. Des nombreux militants du PSI participent à la guerre civile d'Espagne, puis à la résistance antifasciste en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, dans les Brigate Giacomo Matteotti.

De 1945 à la dissolution de 1994[modifier | modifier le code]

Le PSI participe aux gouvernements d'après guerre, puis, en 1947, passe à l'opposition.

En 1948, il se présente aux élections législatives ensemble avec le Parti Communiste Italien (PCI) dans le "Fronte Popolare" (Front Populaire - FP). Le résultat des élections est un échec pour la gauche, et pour le PSI en particulier, qui poursuit toutefois une stratégie d'unité d'action avec le PCI. Cette stratégie débouche sur une nette subalternité par rapport aux communistes.

Le PSI regagne une certaine marge de manœuvre en 1956, après les faits de Hongrie. Sous la leadership de Pietro Nenni, commence alors une opération de rapprochement à la Démocratie chrétienne, qui portera en 1962 à un "virage à gauche" ("svolta a sinistra") dans la politique italienne, et à la constitution du premier gouvernement de centre-gauche (centrosinistra).

L'élan réformateur du centre-gauche s'estompe assez rapidement, tandis que le PSI subit des scissions (gauchistes du PSIUP, Partito Socialista di Unità Proletaria), et opère des réunifications (fusion avec les sociaux-démocrates du PSDI, dans le PSU, Partito Socialista Unificato).

En 1968, les sociaux-démocrates du PSDI abandonnent à nouveau le PSU, qui reprend alors sa dénomination historique de PSI (Parti Socialiste Italien). Le parti, tout en conservant un profil gauchiste[1]e, dans les années qui suivent, soutient les gouvernements de la nouvelle formule de centre-gauche, sous le nom du "pentapartito" (gouvernement des "cinq partis" : Démocratie Chrétienne, Socialistes, Sociaux démocrates, Républicains, Libéraux)

Dans les années 1980, sous l'impulsion de son secrétaire général, le député de Milan Bettino Craxi, le parti socialiste incarne la composante de gauche de la majorité gouvernementale : en 1983, après un bon résultat aux élections législatives, Bettino Craxi devient Président du Conseil (le demeurant jusqu'en 1987) dans un gouvernement de centre-gauche en coalition avec la Démocratie chrétienne, qui reste majoritaire.

Il a été dissous en 1994 à l'issue du scandale de « Mani pulite », après le XXXXVIIe congrès du PSI, dans lequel était impliqué Bettino Craxi, réfugié en Tunisie pour échapper à la justice italienne.

Les partis héritiers du PSI[modifier | modifier le code]

Des cadres et des adhérents du PSI ont alors fondé les Socialisti italiani qui allaient devenir les Socialistes démocrates italiens tandis que d'autres fidèles de Bettino Craxi allaient fonder le Nouveau Parti socialiste italien, allié à Silvio Berlusconi, qui était un proche de Craxi. D'autres enfin ont constitué la Fédération travailliste qui a fusionné avec le PDS et d'autres petites formations au sein des Démocrates de gauche. Fin 2007, le parti semble se reconstituer sous le nom de Parti socialiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.storiain.net/arret/num182/artic7.asp