Pascal-Stanislas Mancini

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Pascal-Stanislas Mancini

Pasquale Stanislao Mancini, Comte de Mancini, 8° Marquis de Fusignano, né à Castel Baronia en 1817 et mort à Capodimonte en 1888, est un jurisconsulte et homme politique italien. Il fait partie des auteurs à l'origine des conceptions subjectivistes de la nation, avec Ernest Renan et Henri Bergson[1]. Il est le père du Code de commerce italien, promulgué le 31 octobre 1882, dont les dispositions sont désormais intégrées au Code civil[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Vie publique[modifier | modifier le code]

Professeur de droit à Naples, il prit part, comme député, au mouvement de 1848. Il dut s'enfuir à Turin, y professa le droit international, et devint député à la Chambre piémontaise.

Lorsque Garibaldi conquit, en 1860, le royaume des Deux-Siciles, Mancini retourna à Naples, et fut, quelques mois ministre de la justice. Entré, en 1861, au parlement italien, il y fut un des chefs de la gauche, devint, en 1862, ministre de l'instruction publique, puis fut ministre de la justice et des cultes (1876-1878) et ministre des affaires étrangères (1881) où il dirigea pendant quatre ans la politique qui conduisit à la conclusion de la Triple-Alliance.

En droit international privé, il défendit la théorie personnaliste (droit) contre la théorie territorialiste (droit), estimant qu'un litige international doit être rattaché à la loi de nationalité commune des parties plutôt qu'à la loi d'un lieu. Servant le nationalisme de Mancini qui rêve de l'unité italienne, cette théorie est aujourd'hui en grande partie obsolète.

Mancini désignait le nationalisme - droit naturel ou divin d'une nation à rassembler tous ses membres dans un même État souverain - comme « fondement du nouveau droit des gens »[3].

Liens internes[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

  • « La nation est une société humaine naturelle, fondée sur l'unité de territoire, d'origine, de mœurs et de langue, et sur la communauté de la vie et de la conscience sociale. », 22 janvier 1851, discours d'ouverture de la chaire de droit international de l'Université de Turin[3].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. les auteurs à l'origine du subjectivisme national.
  2. Voir les travaux du professeur Annamaria Monti de l'Université Bocconi de Mila
  3. a et b in L'Allemagne de 1789 à 1945, Jean de Pange