Italie des valeurs

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Italie des valeurs
Italia Dei Valori
Image illustrative de l'article Italie des valeurs
Logo officiel
Présentation
Secrétaire Ignazio Messina
Fondation 21 mars 1998
Siège Via Principe Eugenio, 31
Rome
Positionnement Centre-droit
Députés
0 / 630
Sénateurs
0 / 315
Députés européens
0 / 73
Conseiller régionaux
17 / 1 019
Idéologie Démocratie libérale, Centrisme
Affiliation internationale Aucune
Affiliation européenne Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
Couleurs Bleu ciel
Site web www.italiadeivalori.it/

L’Italie des valeurs (Italia dei Valori, en italien) est un parti politique centriste et populiste italien, fondé à Rome en 1998 par Antonio Di Pietro, ancien juge d'instruction de l'opération anti-corruption Mani Pulite.

Son organe s’intitule Orizzonti Nuovi (Nouveaux Horizons).

Parti libéral[modifier | modifier le code]

Il appartient à la famille libérale européenne depuis le 28 septembre 2000 (congrès du Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs (ELDR) de Tenerife).

Alliances électorales[modifier | modifier le code]

Il est l'un des sept partis alliés de l'Union, créée en février 2005.

Il devient le principal allié[note 1] du Parti démocrate en 2008. Le secrétaire du PD, Pier Luigi Bersani, annonce en janvier 2010 une alliance électorale avec l'Italie des valeurs dans onze régions sur treize[1].

Pour les élections législatives de 2013, il rompt son alliance avec le PD et constitue la coalition Révolution civile avec des formations extra-parlementaires communistes et écologistes.


Élections politiques de 2006[modifier | modifier le code]

Aux élections de 2006, apparentée avec les listes de l'Union, l'IDV obtient 2,3 % des voix à la Chambre et 16 députés. Aux élections sénatoriales, elle obtient 2,9 % des voix et 4 sénateurs.

Élections politiques de 2008[modifier | modifier le code]

L'IdV se renforce en s'alliant au Parti démocrate nouvellement créé, avec 1 593 675 voix à la Chambre (4,37 % ; 28 députés) et 1 414 118 voix au Sénat (4,315 % ; 14 sénateurs). Il obtient également 41 589 voix chez les Italiens de l'étranger et un député supplémentaire élu dans la circonscription Europe où il dépasse 8,18 %. Jean-Léonard Touadi devient le premier parlementaire italien noir, avant de quitter le mouvement en juillet 2008. Fin 2008, l'IdV remporte un succès spectaculaire dans une élection régionale (Abruzzes, 15 %) en y faisant jeu presque égal avec le Parti démocrate, avec lequel il était une nouvelle fois allié, bien que ce soit le Peuple de la liberté qui emporte la présidence de région.

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Aux élections européennes et régionales de 2004, ce parti se présente avec le symbole Lista Di Pietro - Italia dei Valori : il obtient 694 963 votes, avec 2,1 % des voix, permettant l’élection d’Antonio Di Pietro et de son allié Achille Occhetto, un ancien communiste. Ce dernier démissionna pour laisser la place à un autre ancien membre du Parti communiste italien, Giulietto Chiesa.

Di Pietro quitta le Parlement européen pour la Chambre des députés italienne et Chiesa rejoignit le groupe du Parti socialiste européen le 17 mai 2006. L'Italie des valeurs n'est alors plus représentée en tant que telle à Strasbourg jusqu'aux élections suivantes.

Aux élections européennes de juin 2009, le Parti des Valeurs devient le 4e parti italien, avec 2 452 731 voix (8,08 %) et 7 députés membres du groupe ADLE.

Lors des élections suivantes, en mai 2014, avec des listes toutes dirigées par Ignazio Messina et la disparition de la mention Di Pietro sur le symbole électoral, le parti perd tous ses députés en ne remportant que 179 693 voix, soit 0,65 %, un véritable effondrement.

Élections administratives[modifier | modifier le code]

En 2011, Luigi de Magistris, député européen, ancien magistrat, devient à la surprise générale maire de Naples, en dépassant au premier tour le candidat du Parti démocrate. Mais il quitte le parti en décembre 2012 pour créer son propre mouvement.

Ce succès n'est pas le seul de l'Italie des valeurs qui avec le PD remporte de nombreuses communes et provinces au détriment du Peuple de la liberté.

L'Italie des valeurs remporte à l'automne un grand succès symbolique en promouvant le référendum abrogatif de 2012 en Italie et en recueillant avec ses alliés plus de un million de signatures, déposées à la Cour de cassation italienne.

Cependant, en 2012, après avoir échoué lors des élections anticipées de l'Assemblée régionale sicilienne (aucun élu) et après avoir été interviewé par l'émission de Rai 3, Report, en expliquant mal ce qu'il était advenu d'un legs de près d'un milliard de lires, le leadership d'Antonio di Pietro est vivement contesté à l'intérieur du parti qui affronte, au même moment, le succès du Mouvement cinq étoiles. A la surprise quasi générale, Beppe Grillo considère qu'il ferait un excellent chef de l'État italien, le 30 octobre 2012. Le 8 novembre, Donadi, président du groupe parlementaire et un autre député quittent le parti et le groupe, ce qui provoque la fin du groupe parlementaire Idv (20 députés minimum), provoquant une grave crise interne.

Di Pietro quitte la direction[modifier | modifier le code]

L'Italie des valeurs n'obtient aucun élu lors des élections législatives de février 2013. Antonio Di Pietro décide de se retirer et d'enlever son nom du logo du parti. En juin 2013, le nouveau secrétaire du parti, élu, est Ignazio Messina.

Symbole électoral[modifier | modifier le code]

Description : une ligne de circonférence bleu Europe avec, à l'intérieur du cercle, dans la moitié supérieure du champ, sur fond azur décroissant de haut en bas, la silhouette stylisée d'un goéland en quadrichromie avec les couleurs en continu, de gauche à droite, de la décomposition spectrale (type arc-en-ciel). Dans la partie médiane du cercle, sur la gauche, la mention « ITALIA » et sur la droite, dans la ligne en dessous, la mention « VALORI », les deux écrites en lettres capitales bleues et la dernière mention précédée par la mention « dei » (des) en minuscule italique, toujours bleu Europe, avec le point sur le i en rouge. Dans la partie inférieure du cercle, en gros caractères, la mention « DiPIETRO » en lettres noires, majuscules et italiques, avec le point sur le premier i en rouge et avec cette dernière lettre plus petite que les autres.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Si on ne compte pas les Radicaux italiens qui étaient présents directement sur les listes du Parti démocrate, l'IDV était le seul allié électoral du PD.

Références[modifier | modifier le code]