Niccolò Acciaiuoli

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Portrait par Andrea del Castagno

Niccolò Acciaiuoli (Castello di Montegufoni, 1310 - Naples, 1365) est un homme politique et un militaire italien, fils de Acciaiolo, de la famille florentine des Acciaiuoli.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était le fils d'Acciaiolo et de Guiglielma de Pazzi[1].

Les forts liens de la compagnie commerciale de la famille le portèrent à s'établir à Naples à partir de 1335, où il se mit au service du roi Robert d'Anjou, obtenant le prestigieux titre de Grand Sénéchal du Royaume de Naples[1].

Il devint conseiller de l'impératrice titulaire de Constantinople Catherine de Valois et tuteur de ses trois fils, dont le prince d'Achaïe Robert. Il accompagna l'impératrice au cours de son séjour en Morée entre 1338 et 1341[1].

Il obtint du prince Robert la seigneurie de Corinthe en avril 1358[2], la promesse du mariage entre Jeanne d'Anjou et Louis de Tarente et la reconquête du Royaume de Hongrie pour celui-ci. Après la mort de Louis en 1362, il s'employa à protéger la reine des barons en révolte.

Son cousin était Angelo Acciaiuoli, évêque de Florence, duquel nous est restée une célèbre lettre où il se défend d'accusations en écrivant une sorte d'autobiographie, précieux document historiographique des événements du Trecento.

Il eut quatre fils : Lorenzino Acciaiuoli (mort en 1353), patricien napolitain, Angelo Acciaiuoli (mort à Messine en 1380), comte, Lorenzo Acciaiuoli, baron et Benedetto Acciaiuoli, comte, mais aucun d'eux n'eut une longue descendance.

Amateur des lettres et des arts, Niccolò Acciaiuoli était l'ami de Pétrarque et de Boccace qu'il accueillit au château de Montegufoni en 1362. Il fit construire la magnifique Chartreuse de Galluzzo près de Florence, où il est enterré.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c P. Lock, The Franks in the Aegean, p 130
  2. Antoine Bon, La Morée franque. Recherches historiques, topographiques et archéologiques sur la principauté d'Achaïe, Bibliothèques de l'École française d'Athènes et de Rome - Série Athènes, 213, 1,‎ 1969 (lire en ligne), p. 704 p.474