Niccolò Vito Piccinni

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Niccolò Vito Piccinni

Description de cette image, également commentée ci-après

Niccolò Vito Piccinni

Naissance
Bari, Drapeau de l'Italie Italie
Décès (à 71 ans)
Passy, Drapeau de la France France
Activité principale compositeur
Années d'activité 1754-1798

Niccolò Vito Piccinni né à Bari le et mort à Passy le , est un compositeur italien[1].

Il est parfois prénommé « Nicola » et son nom se trouve également écrit « Piccini ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève au conservatoire de Naples, il a comme professeurs Leonardo Leo et Francesco Durante et comme compagnon d’études Pasquale Anfossi. Il compose son premier opéra, Donne dispettose, en 1754. En 1758, il écrit un nouvel opéra, Alexandre aux Indes sur un livret de Métastase. Puis, Piccinni déménage à Rome, et y connaît un succès considérable avec, par exemple, la bonne Fille, la Cecchina (1760), tiré d’une œuvre de Carlo Goldoni. Il composa ensuite plus de cinquante nouvelles œuvres lyriques, et remania Alexandre aux Indes en 1774. Mais il fut surtout apprécié grâce à ses opéras bouffes, l'Américano, la Finte Gemelle, le Donne Vendicate. Il est alors surnommé le prince de l'opéra. Sa Cecchina est jouée dans toute l'Europe. En 1773, sa réputation à Rome commença à pâlir devant celle d’Anfossi et en 1776, il accepta une invitation de la cour de France et devint professeur de chant de la reine Marie-Antoinette et directeur du Théâtre-Italien. En 1777 il est initié franc-maçon à la loge parisienne des Neuf Sœurs[2]. Il décida alors de se consacrer principalement à l’écriture d’opéras et, en 1778, il composa son premier opéra français, Roland, qui lui apporta une renommée importante.

C’est à Paris qu’il rencontra un autre compositeur, avec lequel il eut une rivalité bien connue  : Gluck. Ce dernier réformait l’opéra dans le but d’y introduire davantage de vérité dramatique. Cette querelle d’artistes, qui fut orchestrée par les encyclopédistes défenseurs de l'opéra italien, augmenta la notoriété de Piccinni, mais elle tourna à l’avantage de Gluck. L’opéra Iphigénie en Tauride de Piccinni (1781) fut joué deux ans après l’œuvre homonyme de son concurrent.

Ce fut en 1783 que Piccinni fait jouer Didon, son œuvre considérée comme la plus réussie dans le gendre seria. La même année, il se voit accorder une pension de la cour de France. Mais à partir de 1784, il connaît une période difficile, la concurrence d’Antonio Sacchini et d’Antonio Salieri le mettant en difficulté et plusieurs de ses opéras étant des échecs publics, en particulier son Pénélope en 1785. Connaissant quelques ennuis lors de la Révolution française, sa pension lui est supprimée en 1791 en tant que protégé de Marie-Antoinette, et le mariage de sa fille avec un jacobin lui valant un séjour en prison, il repart à Naples et de là à Venise, où il compose Griselda (1793). Puis, en 1798, il retourne à Paris, où, sans revenu, il est nommé par Bonaparte qui l'admirait inspecteur au Conservatoire, le sixième du nom. Sa santé est alors devenue très précaire et il ne peut assurer les devoirs de sa charge.

Piccinni est l’auteur principalement d’œuvres vocales (surtout des opéras), mais aussi de quelques pièces pour clavecin et de musique sacrée.

En 1855, la ville de Bari lui donnait le nom du théâtre communal, devenu depuis théâtre Piccinni.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Alessandro Di Profio (éd.), Niccolò Piccinni, musicista europeo, Bari, Adda, 2004.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://data.bnf.fr/12459868/niccolo_piccinni/
  2. Le Cosmopolitisme musical à Paris à la fin du XVIIIe siècle par Pierre-François Pinaud Chroniques d'histoire maçonnique N°63

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :