Leipzig

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Leipzig
Leipsick
Image illustrative de l'article Leipzig
Blason de Leipzig
Héraldique
Drapeau de Leipzig
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Drapeau du Land de Saxe Saxe
District
(Regierungsbezirk)
Leipzig
Arrondissement
(Landkreis)
Leipzig (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
63
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Burkhard Jung SPD
2006-2020
Partis au pouvoir SPD
Code postal 04003–04357
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
14 3 65 000
Indicatif téléphonique +49-341
Immatriculation L
Démographie
Population 524 145 hab. (31 juillet 2013[1])
Densité 1 763 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 20′ 25″ N 12° 22′ 29″ E / 51.3403, 12.3748 ()51° 20′ 25″ Nord 12° 22′ 29″ Est / 51.3403, 12.3748 ()  
Altitude 113 m
Superficie 29 736 ha = 297,36 km2
Localisation

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Leipzig

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Leipzig
Liens
Site web www.leipzig.de

Leipzig Leipzig (Lipsk en sorabe ; parfois Leipsick en français, dans un contexte historique) est une ville d'Allemagne, du nord-ouest du Land de Saxe. Avec plus de 525 000 habitants[1] (les Lipsiens), elle est la deuxième ville de la Saxe, derrière Dresde, la capitale politique de l'État libre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Leipzig de nuit

Elle est située au confluent de la Pleisse, de l'Elster blanche et de la Parthe.

Leipzig est une ville avec peu de relief, située sur une plaine. Le point culminant de la ville est le mont Monarchenhügel (159 m). Dans la partie sud de la ville, c'est le Fockeberg (153 m), mont artificiel du quartier sud de la ville, créé par l'accumulation des gravats des édifices détruits par les bombardements alliés pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Elle est voisine d'autres grandes villes allemandes comme Halle (30 km au nord-ouest), Chemnitz (environ 70 km au sud), Dresde (environ 100 km au sud-est), Erfurt (environ 100 km au sud-ouest), Magdebourg (environ 100 km au nord-ouest) et Berlin (environ 145 km au nord). Leipzig se situe à équidistance de trois capitales régionales, Erfurt, Magdebourg et Dresde, qu'elle dépasse pourtant en population. Leipzig tend à s'imposer comme une capitale économique suprarégionale.

Parcs, lacs et canaux[modifier | modifier le code]

Leipzig est une des villes les plus sylvestres d'Allemagne. Ici sur les rives de la Pleisse.

Le Neuseenland : sous ce terme se cache un ambitieux projet de l'État libre de Saxe, qui vise à revaloriser les anciens sites de mines à ciel ouvert qui caractérisaient le paysage du sud de Leipzig il y a encore quelques années. Les gigantesques cuves naturelles ainsi créées, ont été remplies d'eau. Les 18 nouveaux lacs représentent une superficie de 70 km2. Des équipements sportifs, de détente, des places de camping sont autant d'atouts touristiques. Le plus grand (436 ha), le plus proche et le plus fréquenté est le Cospudener See. Notons enfin que 4 de ses lacs sont destinés à protéger la ville d'une éventuelle inondation.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Leipzig
Schkeuditz Delitzsch, Rackwitz Jesewitz, Taucha
Leipzig Borsdorf, Brandis
Markranstädt, Kitzen Markkleeberg, Zwenkau Großpösna, Naunhof

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Leipzig (altitude : 136 m) Normales 1971-2000
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,9 −2 1,2 3,7 8,1 11,4 13,3 13,3 10,2 6 1,8 −0,7 5,4
Température maximale moyenne (°C) 3,2 4,1 8,7 13 18,6 21,5 23,7 23,9 19,3 13,7 7,2 4 13,4
Précipitations (mm) 30,9 26,7 36,5 42,4 42,1 55,1 58,2 58,6 44,5 35,8 37,1 38,9 506,8
Source : DWD
Panorama de la ville à partir du Völkerschlachtdenkmal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Leipzig.

Histoire médiévale et moderne[modifier | modifier le code]

Les origines de la ville remontent vers 900 et l'installation d'une colonie slave sur les rives de la Parthe (de) [réf. nécessaire]. C'est en 1015 que Leipzig est mentionnée pour la première fois dans la chronique de Dithmar, évêque de Mersebourg, lorsque ce dernier relate la mort de l'évêque de Meissen. Mais la fondation de la ville en tant que telle date de 1065 lorsque le margrave Otto le riche de Meißen lui octroie le privilège d'organiser deux marchés annuels (Jahrmärkte) : le premier à Pâques, et le second à la saint-Michel.

Le nom Leipzig est issu du toponyme sorabe Lipsk qui signifie « le lieu près des tilleuls ». Pour les peuples slaves auxquels on attribue la fondation de la ville, le tilleul était un arbre sacré. L'équivalent latin du toponyme est lipsia ; ce qui explique qu'en français, les habitants de Leipzig sont les Lipsiens.

Année VIIe siècleIXe siècle 1015 1165 1220 1232 1402 1459 1494 1507
Modification du toponyme Lipsk Libzi Lipz Liptzick Lipzic Leiptzgk Leipczigk Lips Leipzig

En 1409 est fondée l'université de Leipzig, l’Alma Mater Lipsiensis (la mère nourricière lipsienne), une des plus anciennes universités d'Allemagne.

En 1497, l'empereur Maximilien Ier étend les privilèges des (désormais trois) marchés annuels, en en faisant des foires impériales; concrètement, aucune ville dans un rayon d'environ 115 km n'a le droit d'organiser des foires. Fortes de ce droit, les trois foires de Leipzig se développent considérablement jusqu'à devenir les plus importantes d'Allemagne au XVIIIe siècle devançant celles de Francfort-sur-le-Main. Il s'agit des foires du Nouvel An, de Pâques, et de la Saint-Michel. Au XVIIIe siècle, constituant une véritable plateforme commerciale où s'échangent des marchandises de l'Europe occidentale, centrale, et orientale, de l'Empire russe et même de la Perse (par l'intermédiaire des marchands juifs de la Pologne-Lituanie). Au XIXe siècle, des marchands des États-Unis visitent régulièrement les foires. Le caractère international du commerce à Leipzig explique la présence (aujourd'hui encore) de nombreux consulats (États-Unis, Russie, France, Italie…).

En 1813 Leipzig est le théâtre de la bataille des Nations, une des plus grandes confrontations des guerres napoléoniennes, (opposant 190 000 Français et Saxons aux 330 000 Prussiens, Russes, Suédois, Autrichiens), bataille qui se solde par une défaite de l’Empereur des Français.

La gare centrale

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Carrefour de communication, Leipzig est pionnière lors de l'avènement du chemin de fer, avec l'édification, en 1839, d'une première ligne jusqu'à Dresde alors la plus longue en Allemagne et la construction de la gare Bayrischer Bahnhof, la plus ancienne en Europe, terminus de la liaison avec la Bavière. Leipzig est aujourd'hui l'un des nœuds ferroviaires les plus importants en Europe, sa gare de voyageurs, du début du XXe siècle, est l'une des plus importantes d'Europe.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Leipzig subit plusieurs bombardements aériens faisant 6 000 victimes. Soixante p. cent du centre-ville est détruit. Le 18 avril 1945, les troupes américaines atteignent la ville avant de se retirer au profit de l'Armée rouge conformément aux accords passés.

Après la Seconde Guerre mondiale, Leipzig se retrouve en zone d'occupation soviétique, puis dans la RDA dont elle est la deuxième ville, après Berlin. En 1989, depuis l'église Saint-Nicolas, les manifestations du lundi, aux cris de « Wir sind das Volk » (« Nous sommes le peuple »), précipitent la fin de la RDA. Après la réunification, Leipzig devient une ville de l'État libre (Freistaat) de Saxe.

Le 12 avril 1996, sont inaugurées les nouvelles foires de Leipzig, le pôle d'exposition et de congrès le plus moderne d'Europe. Aujourd'hui, Leipzig est une ville universitaire. Convaincante, elle est désignée ville-candidate de l'Allemagne, pour l'organisation des JO de 2012. En 2006, le Zentralstadion a accueilli des matchs de la Coupe du monde de football de 2006, dont un opposant la France et la Corée du Sud.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population lipsienne de 1600 à nos jours.

Au Moyen Âge, la population de la ville a connu un accroissement lent et irrégulier, du fait de nombreuses guerres, épidémies et famines. Par exemple en 1639, 4 229 personnes ont périt à cause d'une épidémie de peste. Avec les débuts de l'industrialisation au XIXe siècle, l'accroissement de population s'est accéléré. Il n'y avait que 32 000 habitants dans la ville en 1800. La barre des 100 000 habitants a été franchi en 1870, accédant au statut de Großstadt. En 1930 la ville comptait 718 200 habs, ce qui est jusqu'à présent son record maximal de population, qui a ensuite baissé jusqu'en 1939 à 707 000.

Durant la seconde Guerre mondiale, Leipzig a été la cible de bombardement allié. Au pire du bombardement, le 4 décembre 1943, 1 800 Lipsiens sont morts et 4 000 bâtiments ont été totalement détruits. Environ un cinquième de la population (140 000 personnes) étaient sans-abris. De par l'évacuation ou la fuite de personnes, les déportations ou les bombardements aériens, Leipzig a perdu environ 20 % de sa population (126 000 habitants). Le nombre d'habitants a baissé jusqu'en 1945 pour atteindre 582 000, a remonté jusqu'à 617 000 en 1950, et puis a régulièrement baissé dans la RDA jusqu'à la Wende à 530 000.

Entre 1990 et 1998, la population a accusé une baisse de 18 % due à une baisse de la natalité et à l'exode de nombreux Lipsiens pour atteindre 437 000 habitants. Entre 1998 et 2005, la population est remontée de 63 000 habitants, en partie du fait de l'inclusion de villages avoisinants à la ville de Leipzig. Dans les années 2000, l'immigration est aussi devenue supérieure à l'émigration. Leipzig comptait le 31 décembre 2010 exactement 522 883 habitants. Alors qu'elle était en 1939 la sixième ville d'Allemagne, elle est en 2010 à la douzième place.

Les statistiques ci-dessous donnent le nombre d'habitants pour la ville de Leipzig, qui a changé de taille au cours de l'histoire. Jusqu'en 1825, il s'agit le plus souvent d'estimations. À partir de cette date, les données proviennent soit de recensements globaux, soit d'extrapolation de statistiques par le Stadtverwaltung (jusqu'en 1944), par la Staatlichen Zentralverwaltung für Statistik (de 1945 à 1989) et du Statistischen Landesamt (à partir de 1990).

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

1165 1466 1507 1600 1699 1750 1800 1825 1852
500 6 000 9 000 20 000 15 553 35 000 32 146 41 506 60 686
1861 1871 1875 1880 1890 1900 1910 1919 1925
78 495 106 925 127 387 149 081 295 025 456 124 589 850 604 380 679 159
1933 1939 1945 1950 1960 1965 1970 1975 1981
713 470 707 365 581 528 617 574 589 632 595 660 583 885 566 630 559 574
1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025
553 560 511 579 470 778 493 208 502 651 522 883 532 600 538 500 538 600
Sources : Staatliche Zentralverwaltung für Statistik et à partir de 1990, le Statistisches Landesamt des Freistaates Sachsen.

Structure de la population[modifier | modifier le code]

Population Recensement du 31 décembre 2009
Population totale 518 862
Femmes 267 114
Hommes 251 748
Allemands 486 564
Étrangers 32 298
Pourcentage d'étrangers 6,2
Origine Habitants
1 Drapeau de la Russie Russie 5 547
2 Drapeau de l'Ukraine Ukraine 3 074
3 Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam 2 846
4 Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 2 067
5 Drapeau de la Pologne Pologne 1 814
6 Drapeau de la Turquie Turquie 1 510
7 Drapeau de l'Irak Irak 1 422
8 Drapeau de la République populaire de Chine Chine 1 069
9 Drapeau de la Hongrie Hongrie 864
10 Drapeau des États-Unis États-Unis 781
11 Drapeau de l'Italie Italie 780
12 Drapeau de la France France 721
13 Drapeau de la Grèce Grèce 644
14 Drapeau de l'Inde Inde 635
15 Drapeau de l'Autriche Autriche 626
Âge Habitants Pourcentage
0 - 5 22 417 4,3
5 - 10 18 112 3,5
10 - 15 14 026 2,7
15 - 20 19 559 3,8
20 - 25 39 632 7,7
25 - 30 45 818 8,9
30 - 35 36 449 7,1
35 - 40 34 780 6,7
40 - 45 39 601 7,7
45 - 50 38 319 7,4
50 - 55 33 073 6,4
55 - 60 32 897 6,4
60 - 65 25 529 5,0
65 - 70 37 110 7,2
70 - 75 31 143 6,0
75 - 80 20 157 3,9
80 - 85 14 349 2,8
85 et plus 12 498 2,4
Total 515 469 100,0

Source: Statistisches Landesamt des Freistaates Sachsen[1]

Administration[modifier | modifier le code]

Habitations sur l'Elster

Les quartiers[modifier | modifier le code]

  • Stadtmitte : historique, commerçant, vivant (la journée)
  • Südvorstadt : (littéralement « les faubourgs du sud ») quartier étudiant autour de la « Karli », la « Karl-Liebknecht-Strasse », axe nord-sud bordé de cafés, boutiques, petits restaurants et kebabs.
  • Connewitz : situé au sud de Südvorstadt, Connewitz est connu pour son ambiance jeune alternative et de gauche.
  • Plagwitz, Schleussig et Lindenau : quartiers occidentaux. Anciens quartiers industriels reconvertis. Résidentiels.
  • Gohlis : le quartier des magnifiques villas, pour la grande majorité d'entre elles, récemment restaurées.
  • Grünau : le quartier champignon à l'extrémité ouest de la ville. Marqué par les barres d'immeubles.

La vie politique municipale[modifier | modifier le code]

Depuis 1994, le maire, Oberbürgermeister, préside le Stadtrat, conseil municipal. Il est élu directement par les citoyens (deux tours). Il faut donc distinguer l'élection du maire et celle du conseil municipal, qui n'ont pas lieu en même temps.

En avril 2005, Wolfgang Tiefensee est réélu maire SPD dès le premier tour avec 67 % des voix. Pourtant, en novembre 2005, il accepte d'entrer au gouvernement de grande coalition d'Angela Merkel, où il était ministre fédéral des Transports, de la Construction et du Développement urbain.

Les nouvelles élections en février 2006 voient la victoire de Burkhard Jung (SPD), élu au second tour avec 51,6 %. Il lui faut pourtant composer avec un conseil municipal original : 19 sièges au SPD, 19 au PDS, 19 à la CDU, 7 aux die Grünen.

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Les résultats des deux dernières élections municipales sont les suivantes [3]:

Partis Élections 2009 (%) Élections 2004 (%) Évolution Sièges au conseil municipal
CDU 23,7 25,5 −1,9 17
Die Linke 23,2 (PDS) 26,1 (PDS) −2,9 17
SPD 20,4 26,9 −6,5 14
Grüne 14,6 10,0 +4,6 10
FDP 09,6 04,5 +5,1 [25]07[4]
WVL 02,9 02,6 +0,3 02
NPD 02,9 0- +2,9 02
Forum 01,7 01,6 +0,1 01
DSU 01,0 01,8 −0,9 00

Le taux de suffrages exprimés a augmenté de 38,6 à 41,4 %.

Élection du bourgmestre[modifier | modifier le code]

La dernière élection du bourgmestre de Leipzig le 27 janvier (1er tour) et 17 février 2013 (2e tour) a vu la reconduction du maire SPD Burkhard Jung.

Candidat Parti Premier tour Second tour
Burkhard Jung SPD 40,2 45
Horst Wawrzynski CDU 25,9 28,7
Barbara Höll Die Linke 15,3 14,2
Felix Ekardt Grüne 9,8 6,9
René Hobusch FDP 1,8 s'est désisté
Dirk Feiertag Sans parti[5] 6,9 5,2

Résultat en %.

Politique nationale[modifier | modifier le code]

La ville de Leipzig couvre deux circonscriptions électorales : la 153e, Leipzig I, et la 154e, Leipzig II. Actuellement, les deux députés lipsiens du Bundestag élus directement sont issus de la CDU. Il s'agit de Peter Feist et de Bettina Kudla, ancienne maire adjointe chargée des finances, réelus tous deux en septembre 2013. Wolfgang Tiefensee, qui fut maire de Leipzig, et qui a été de 2005 à 2007 ministre fédéral du gouvernement Merkel (il avait en 2002 décliné une première fois un poste ministériel dans le gouvernement de Gerhard Schröder) chargé, outre des transports, était également responsable des questions relatives aux nouveaux Länder, c'est-à-dire ceux issus de l'ancienne Allemagne de l’Est, est élu au scrutin proportionnel de liste, tout comme deux autres députées, respectivement sociale-démocrate et des Verts, contrairement à la majeure partie de la Saxe qui reste largement ancrée dans le camp des conservateurs. A noter que l'ancienne député de Die Linke, Barbara Höll, candidate à la mairie en janvier, n'a pas retrouvé son siège du fait d'un nombre insuffisant de voix qui se sont portées sur la liste du parti.

Organismes fédéraux[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, Lepizig abrite le siège du Tribunal administratif fédéral, instance suprême des juridictions administratives en Allemagne.

Le Tribunal administratif fédéral

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville de Leipzig est jumelée avec [6]:

Économie[modifier | modifier le code]

La découverte au XVIe siècle de mines d'argent, dans les montagnes voisines de l'Erzgebirge, a longtemps assuré la richesse de Leipzig.

Leipzig est une ville de commerce connue pour ses foires.

Le renouveau économique[modifier | modifier le code]

L'activité économique de Leipzig a retrouvé son dynamisme avec l’installation récente d'entreprises comme Siemens, Porsche ou BMW. À côté de Francfort-sur-le-Main, Munich, et Stuttgart, Leipzig tend à devenir un important centre bancaire et financier. À l'automne 2006, Amazon y construit son plus grand centre logistique allemand anticipant ainsi le déménagement du hub intercontinental de l'entreprise postale DHL qui quittera l'aéroport de Bruxelles en 2008. Cela devrait, selon DHL, aboutir à la création de trois mille cinq cents emplois directs sur l'aéroport de Leipzig-Halle. Son industrie est dominée par le secteur de la construction automobile (BMW) et électrique. Toutefois, le taux de chomage reste élevé (11,5 %) quoique en net recul, comparé aux autres villes de l'Est de l'Allemagne et surtout par rapport à la moyenne fédérale de l'ordre de 6,5 % environ.

En outre, les foires, qui font partie de l'histoire et de l'identité de la ville, participent à ce renouveau économique. Les foires de Leipzig, confrontées à une vive concurrence nationale (foires de Hanovre, Francfort et Düsseldorf), organisent avec succès le salon international de l'automobile, la Games Convention (le plus grand salon européen de jeux vidéo ouvert au public), et la foire du livre (au printemps), un événement qui donne lieu à de nombreuses lectures publiques et autres manifestations culturelles en ville.

Les médias[modifier | modifier le code]

MDR est l'une des neuf stations du groupement public de télé-radiodiffuseur allemand ARD. Son siège et les plateaux de télévision se situent dans une Média-city du sud-est de la ville. La MDR, associée aux Länder de la Saxe, Saxe-Anhalt et de la Thuringe crée et diffuse des programmes télés, radios et a son propre orchestre symphonique et un chœur.

Le Leipziger Volkszeitung était un journal d'importance nationale pour le mouvement ouvrier. Il est aujourd'hui le seul quotidien local de Leipzig. Le Kreuzer est un mensuel spécialiste de la culture, des festivités et de l'art à Leipzig.

Plusieurs radios privées émettent aussi depuis Leipzig, entre autres PSR, NRJ Sachsen, Mephisto 97,6, la radio universitaire...

Les infrastructures[modifier | modifier le code]

Ligne 4 du tramway de Leipzig

La gare centrale de Leipzig, inaugurée en 1915, est un nœud important de transport de passagers. Des départs d'InterCityExpress toutes les heures pour Hambourg en passant par Berlin, pour Munich via Nuremberg, pour Francfort-sur-le-Main via Erfurt, et pour Dresde.

L'aéroport international Leipzig/Halle se situe au nord-ouest de la ville, directement relié aux réseaux autoroutier et ferroviaire régional (et à partir de 2015 aux lignes grande vitesse du InterCityExpress)

Plusieurs autoroutes passent près de Leipzig. Au Nord l'A14, à l'ouest l'A9, et au sud l'A38. Les trois autoroutes forment un triangle autour de Leipzig et Halle.

Les transports en commun sont assurés depuis 1917 par la société LVB. Ils représentent aujourd'hui 14 lignes de tramway, 30 lignes régulières de bus (dont la plus longue fait 22 km), ainsi que 4 lignes de S-Bahn.

Le City-Tunnel (en travaux jusqu'en 2011) va créer un axe ferroviaire nord-sud sous le centre ville, évitant ainsi aux trains régionaux en direction de Plauen et de Bitterfeld d'avoir à contourner la ville. Il est aussi question de faire emprunter ce tunnel au ICE en direction de Munich. Quatre stations : Hauptbahnhof, Markt, Wilhelm-Leuschner-Platz, Bayrischer Bahnhof.

Éducation et Culture[modifier | modifier le code]

Université[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université de Leipzig.
Sceau de l'Université de Leipzig

Fondée en 1409, l’Alma Mater Lipsiensis est considérée comme la deuxième plus ancienne université de langue allemande (après Vienne) qui ait fonctionné sans discontinuité. En 1953, dans la RDA, elle prit le nom d'Université Karl Marx qu'elle perdit en 1991.

Elle compte aujourd'hui 14 facultés et plus institut pour près de 35 000 étudiants. Y étudièrent des Prix Nobel comme Werner Heisenberg, Gustav Hertz, Nathan Söderblom et Wilhelm Wundt.

Parmi les autres célèbres étudiants, on peut relever Johann Gottlieb Fichte, Goethe, Erich Kästner, Gottfried Wilhelm von Leibniz, Karl Liebknecht, Friedrich Nietzsche, Richard Wagner...

Les bâtiments principaux de l'université sont actuellement en travaux selon le projet de l'architecte néerlandais Erick van Egeraat. L'inauguration coïncidera avec le jubilé de l'Alma Mater Lipsiensis (automne 2009) (voir architecture)

La bibliothèque universitaire est antérieure à l'université elle-même puisqu'elle fut fondée en 1274. Elle a retrouvé son site exceptionnel de l'Albertina, et possède plus de 6 millions d'ouvrages, une collection de 173 000 pièces et médailles, de nombreux portraits et cartes, ainsi que quelques trésors comme une des 4 parties du Codex Sinaiticus et une Bible imprimée par Gutenberg.

Grandes écoles[modifier | modifier le code]

La bibliothèque nationale allemande

(nous nommons ici « grande école » une Hochschule, c'est-à-dire un établissement de rang universitaire)

L'école de musique et de théâtre « Felix Mendelssohn Bartholdy », fondée en 1843, est la première grande institution musicale allemande.

L'école de commerce de Leipzig (HHL) fondée le 25 avril 1898, est aussi la plus ancienne grande école de commerce d'Allemagne.

L'école de graphisme et d'art du livre (HGB) est la troisième grande école de Leipzig, fondée en 1764. Aujourd'hui 450 étudiants sont répartis entre quatre parcours universitaires : peinture/graphisme, art du livre/design, photographie, et art des médias.

Ville de l'édition[modifier | modifier le code]

C'est une ville à grande tradition culturelle ; la création, dès 1409, de l'université va y catalyser l'essor de l'industrie de l'édition, consacrée en 1912 par l'installation de la Bibliothèque allemande. Cette dernière sera intégrée après la réunification à l'institution Les Bibliothèques allemandes (depuis 2007 Bibliothèque nationale allemande -DNB- ) l'équivalent de la Bibliothèque nationale de France. Une Bibliothèque nationale allemande sur trois sites : Leipzig, Francfort et Berlin pour les archives musicales. En 1894, c'était la Bibliothèque Centrale allemande à l'attention des aveugles qui s'était installée en ville.

Leipzig était le centre traditionnel de nombreuses grandes maisons d'édition en Allemagne. Toutefois, malgré la chute du mur, Leipzig a perdu cet atout majeur qui participait à sa renommée internationale comme l'illustre le cas de l'éditeur Reclam-Verlag. Cette maison fondée à Leipzig en 1828 fut divisée en deux entités en 1947, avec une refondation à Stuttgart en zone d'occupation américaine. Après la réunification, la maison de Leipzig continua d'éditer sous le nom de « Reclam-Leipzig » jusqu'au début de l'année 2006 lorsque l'intégration à la maison de Stuttgart fut complète. Le nom de « Reclam-Leipzig » est désormais une marque de Reclam-Verlag.

Depuis 1959, la ville remet tous les deux ans le Prix Gutenberg.

Ville de la musique[modifier | modifier le code]

Festivaliers du Wave-Gotik-Treffen à l'Agra-Hall en 2005.

Jean-Sébastien Bach compose la majorité de ses œuvres sacrées à Leipzig alors qu'il est cantor à l'église Saint-Thomas, de 1723 à sa mort en 1750. À ce poste, il écrit plus de 200 cantates, dont 126 nous sont parvenues. Son tombeau se trouve dans le chœur de l'église. Chaque année depuis 1908, est organisé le Bachfest Leipzig (Festival Bach de Leipzig) avec un thème différent autour de Bach.

L'orchestre du Gewandhaus, une autre institution musicale de cette ville, est un orchestre symphonique qui a vu se succéder les chefs les plus illustres, Felix Mendelssohn, Arthur Nikisch et Kurt Masur, chef d'orchestre contemporain de renommée internationale.

En 1843, Felix Mendelssohn et Robert Schumann fondent le conservatoire de musique.

L'opéra de Leipzig est inauguré en 1960 et le Gewandhaus, le troisième du nom, en 1981.

C'est à la Pentecôte tous les ans depuis 1992, que se tient à Leipzig le plus grand festival dark, gothique et industriel au monde, le Wave-Gotik-Treffen, qui attire à chaque fois environ 27 000 festivaliers venus de toute l'Europe. Le festival comprend de multiples concerts et animations, disséminées partout dans la ville, et des marchés médiévaux.

Leipzig est la ville natale de Richard Wagner, de Bill et Tom Kaulitz, et aussi de Till Lindemann, le chanteur du groupe de Metal Industriel Allemand Rammstein

Elle est également la ville natale du dj et compositeur électronique Paul Kalkbrenner.

Musées de la ville[modifier | modifier le code]

Le musée des Beaux-Arts, fondé en 1837, s'est installé en décembre 2004 dans le Musée des arts visuels (Museum der bildenden Künste).

Le forum d'histoire contemporaine (histoire de la RDA et expositions temporaires)

Le musée de l'histoire de la ville

Ainsi que le Musée Bach, les Maisons Musées de Friedrich von Schiller, Felix Mendelssohn, Robert Schumann, le musée égyptien, le musée des instruments de musique...

Centres de recherche scientifique[modifier | modifier le code]

L'Académie des Sciences de Saxe est fondée à Leipzig en 1846.

Société Max-Planck d'anthropologie évolutionniste.

Institut Fraunhofer.

Culture alternative[modifier | modifier le code]

Des ruines industrielles sur la Wittenberger Straße à Eutritzsch.

Du fait de la baisse de population durant le XXe siècle (il y a à Leipzig 195 317 habitants de moins en 2010 qu'en 1930), Leipzig a de nombreux espaces vacants, des hangars industriels en ruines et des appartements vides. Les bâtiments sont depuis les années 1990 progressivement rénovés, mais moins rapidement qu'à Dresde, capitale de la Saxe où plus de subventions sont débloquées[7],[8]. Ce qui fait que l'immobilier et les loyers ont des prix parmi les plus bas d'Allemagne[9] et de nombreux étudiants viennent à Leipzig pour en profiter. Ces friches industrielles vides, appelées Lost Place dans le jargon germano-anglais, sont souvent visitées par les promeneurs ou les adeptes des géocaches, quoique l'entrée est parfois interdites pour cause de propriété privée et/ou de danger d'accidents (chute de pierres...).

Outre les artistes qui louent ou occupent des ateliers dans des bâtiments vacants comme à Westwerk ou dans la Spinnerei dans le quartier de Plagwitz, la ville a voulu favoriser le logement alternatif (pour dans le même temps éviter la multiplication des squats) avec les Wächterhäuser, des immeubles en ruines que la ville loue à très bas prix à des personnes qui rénovent leurs propres appartements. Pour ce faire, la ville de Leipzig collabore avec l'association HausHalten e.V[10],[11].

Puisque Leipzig est une ville étudiante et qu'il y a peu de différence d'altitude, il y a une concentration importante de cyclistes : 14,4 % des véhicules dans les rues de Leipzig sont des vélos. Il est prévu que ce chiffre atteigne 17 % en 2015. Des vélorutions sont régulièrement organisées pour promouvoir ce moyen de transport non polluant, quoique les vélorutionnaires aient quelquefois maille à partir avec les forces de l'ordre[12]. Différentes ONG sont situées à Leipzig, et particulièrement à la Haus der Demokratie (Maison de la démocratie) dans le quartier de Connewitz, comme Greenpeace, le Bund für Umwelt und Naturschutz Deutschland (BUND) (organisation allemande des Amis de la Terre) ou Ökolöwe[13] (le lion écolo), une association locale environnementale.

Les Volxküchen sont particulièrement nombreuses à Leipzig, plus que dans n'importe quelle autre ville allemande[14]. Les Vokü sont situées dans des centres autonomes ou des salles de concerts alternatifs. Leipzig a un magasin gratuit[15]. Leipzig a aussi une association locale de ville en transition[16] et de système d'échange local avec une monnaie alternative : le Lindentaler, qui devrait aussi procurer à terme à ses membres une allocation universelle[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Dans le centre ville de Leipzig se trouvent deux églises célèbres d'Allemagne, La Thomaskirche et la Nikolaikirche.

Église saint Thomas

L’église Saint-Thomas était l'église de Jean-Sébastien Bach, où il était Kantor (en français cantor, maître de chapelle). Il devait diriger la Thomasschule (l'école, ou maîtrise Saint-Thomas) et y composa la plus grande partie de son œuvre religieuse. Ses restes reposent depuis la Seconde Guerre mondiale dans le chœur de l'église et deux monuments à sa mémoire ont été érigés près de Saint-Thomas. Le Thomanerchor (chœur de Saint-Thomas), chorale d'une centaine de jeunes garçons, dont l'histoire remonte au XIIIe siècle, est l'un des plus connus d'Allemagne. Les choristes (appelés en allemand, les Thomaner), âgés de 8 à 18 ans, fréquentent un lycée-internat où ils suivent un enseignement orienté vers la musique et les langues étrangères. La plus grande partie de l'édifice est en style gothique tardif, de la fin du XVe siècle. L'intérieur et le portail principal (à l'ouest) sont en style néogothique du XIXe siècle. Depuis 1993 on y trouve le retable gothique de l'église Saint-Paul détruite par le régime communiste en 1968.


L’église Saint-Nicolas fut le théâtre de la révolution pacifique de l'automne 1989 qui précipita la chute du régime est-allemand. Tous les lundis, après la traditionnelle prière pour la paix, elle était le point de départ de manifestations qui gagnèrent rapidement en ampleur, débordant les autorités. Un monument reprenant la forme d'une colonne de l'église rappelle ces moments historiques.

L'église orthodoxe russe du souvenir fut érigée en 1913, à l'occasion des festivités célébrant la victoire sur Napoléon lors de la bataille des Nations de 1813. Elle célèbre les soldats russes tombés lors de cette bataille.

La synagogue (monument) : Au coin des rues Zentralstrasse et Gottschedstrasse, le site de l'ancienne synagogue, détruite lors de la Nuit de Cristal, a été aménagé en monument.

L'église Saint-Pierre (Peterskirche) était autrefois située dans le centre ville, à l'extrémité sud de la Peterstrasse. À la suite d'une politique ambitieuse d'urbanisme au XIXe siècle, l'église fut détruite et une nouvelle église Saint-Pierre, de style néogothique, fut érigée plus au sud. L'église subit actuellement d'importants travaux. La rénovation de l'église sera longue car seulement financée par les dons des fidèles.

Édifices historiques[modifier | modifier le code]

Altes Rathaus vu de face
Rathaus nouvelle

L'ancien hôtel de ville, l'Altes Rathaus sur la place du marché, de style renaissance allemande, érigé en 1556-1557 dans un temps record (9 mois) par Hieronymus Lotter, architecte et maire de la ville. L'asymétrie qu'il présente (de par sa tour) en fait pour l'époque un bâtiment avant-gardiste. Il est bâti tout en longueur et orné d'une belle façade Renaissance.

Hieronymus Lotter, de la famille des Lotter, était le maire mais aussi un architecte de Leipzig. Il fit construire également l'Ancienne Balance (Alte Waage) (1555) sur la place du marché, où, lors des foires de Leipzig, les produits soumis aux droits de douanes étaient déclarés, et éventuellement pesés. Il est également l'architecte du Bastion dit Moritzbastei, un chef-d'œuvre réputé imprenable. Une réputation mise à mal lorsque les troupes suédoises s'emparèrent de la ville lors de la guerre de Trente Ans. Dans ses galeries remises à jour dans les années 1970 s'est installé un haut lieu de la vie étudiante de l'université voisine (soirées, concerts, expos, lectures…).

Le nouvel hôtel de ville (1905), le Neues Rathaus, du début du XXe siècle sur le site de l'ancienne forteresse le Pleissenburg. Sa tour, avec 114 mètres, est la plus haute tour d'hôtel de ville d'Allemagne. Il devait symboliser, en 1905, la puissance de la quatrième ville d'Allemagne.

Les passages du centre ville :

La Vieille Bourse (1678-1687) sur la place Naschmarkt, dans un style baroque, abritait les réunions des marchands de Leipzig. Reconstruite après les bombardements de la Deuxième Guerre mondiale, elle accueille aujourd'hui lectures, concerts, expositions.

Les maisons bourgeoises baroques : Au coin des rues Brühl et Katharinenstrasse se situe la Romanushaus, autrefois maison bourgeoise, aujourd'hui abritant appartements et commerces, elle fut construite entre 1701 et 1703 par Johann Gregor Fuchs pour Franz Conrad Romanus (1671-1756), maire de Leipzig depuis 1701. Pour faire construire cette somptueuse maison baroque, il utilisa des fonds publics. Le scandale éclata, et Romanus fut condamné à 45 ans de prison.

Dans le nouvellement fondé Empire allemand, Leipzig accueillit la plus haute instance juridique, le Reichsgericht, dans un palais érigé à la fin du XIXe siècle au sud-ouest du centre ville. C'est dans cet édifice qu'eut lieu le procès de l'incendie du Reichstag. Aujourd'hui, il est le siège du Tribunal fédéral administratif, une des cinq hautes cours de justice de l'État fédéral.

L'Albertina abrite depuis 1891 la bibliothèque universitaire. Détruite par les bombardements (mais la grande majorité des volumes avait été déplacée), l'Albertina fut reconstruite dans les années 1990. Ce véritable palais consacré aux livres présente une architecture et une décoration intérieure étonnantes pour une bibliothèque universitaire.

Architecture du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Johannapark

L'Augustusplatz (l'ancienne Karl-Marx-Platz) est une des places les plus vastes d'Allemagne (40 000 m² c’est-à-dire plus que l'Alexanderplatz à Berlin). Située à l'extrémité est du centre ville, elle n'était encore à l'époque moderne, qu'un simple terrain où patientaient parfois les marchands qui se rendaient aux foires de Leipzig en entrant par la porte de Grimma. C'est aujourd'hui une place centrale par les institutions qui la bordent (université, poste, opéra, orchestre du Gewandhaus…) et en tant que nœud de communication (parking souterrain, boulevard, lignes de tramway). Nommée ainsi en l'honneur d'Auguste le Fort, elle était appelée la Karl-Marx Platz sous le régime de la RDA qui voulait en faire une vitrine régionale du régime. Les autorités décident de ne pas reconstruire les bâtiments à l'identique comme ce fut le cas pour le forum de Berlin (Université - Opéra - Bibliothèque) et à Dresde (Opéra Semper - Zwinger) ; et même de faire sauter l'église Saint-Paul (église de l'université) où Jean-sébastien Bach jouait de l'orgue. C'est pourquoi, mis à part le Krochhochhaus (antérieur), les bâtiments présentent encore la marque de l'architecture socialiste. Elle a fait l'objet d'une rénovation complète.

Le Krochhochhaus, érigé en 1928, était à l'époque le bâtiment le plus haut de la région. Si bien qu'en 1927, de nombreuses voix s'élevèrent contre la construction de ce « gratte-ciel ». Pour les quatre derniers étages, l'architecte n'eut le droit que d'ériger la façade, en attendant que leur utilité fût prouvée. Le Krochhochhaus est couronné d'une cloche que martèlent les deux sonneurs (selon le modèle de celle de la place Saint-Marc de Venise). La tour est nommée ainsi d'après le banquier Hans Kroch qui en avait fait la commande.

La tour de la ville (anciennement tour de l'université, aujourd’hui : City-Hochhaus). Composante de l'université, elle accueillait les séminaires de différentes facultés. Il s'agit aujourd'hui d'une tour de bureaux, bien intégrée à la silhouette de la ville. Du dernier étage (où se trouve un restaurant) on accède à la terrasse qui offre la meilleure vue sur le centre de Leipzig. On la désigne souvent à tort comme le siège de la MDR à cause du logo qui en coiffe le sommet.

L'Opéra construit de 1956 à 1960 à l'emplacement même de l'opéra détruit par les bombardements alliés. L'édifice se veut alors un trait d'union entre la tradition et le moderne, et est considéré aujourd'hui comme un exemple de l'architecture est-allemande de son temps.

Le Nouveau Gewandhaus, élevé en 1981, face à l'opéra, à la place de l'ancien musée, abrite une institution musicale allemande : l'orchestre homonyme (voir à ce nom). Le bâtiment résolument moderne du Gewandhaus resplendit surtout les soirs de concert quand, illuminé, il dévoile aux passants, à travers son front vitré, l'immense fresque intérieure.

L'université aujourd'hui et demain : le site central de l'université est, depuis 2005, l'objet d'importants travaux. En 2009, seront inaugurés les nouveaux bâtiments ; une nouvelle Mensa (restaurant universitaire), les bâtiments abritant les amphis ont été entièrement repensés, et les nouveaux bâtiments donnant sur l'Augustusplatz offriront aux passants une étonnante façade. Un nouveau bâtiment reprendra aussi les dimensions de l'ancienne église Saint-Paul, l'église de l'université dynamitée en 1968 sur décision de Walter Ulbricht. La reconstruction de cette église est une question polémique qui continue aujourd'hui d'alimenter les débats. Le projet architectural est désormais définitif : les dimensions du bâtiment et sa façade évoqueront celles d'une église. La polémique porte aujourd'hui sur la décoration intérieure : doit-on y réinstaller les sculptures, objets sacrés qui ont été sauvés en 1968 ? La structure intérieure du bâtiment doit-elle être dominée par des colonnes et nefs ? (le dernier rebondissement de l’« affaire » prévoit des colonnes qui se « dématérialiseraient » étant composées, du plafond au sol, de pierre, puis de verre, et enfin de lumière ; ses détracteurs les ont déjà surnommées les « stalactites »)[18].

La gare centrale de Leipzig érigée en 1915 avec son immense hall transversal de 267 m de long sur 32 m de large et ses deux halls d'entrée. Fort délabrée depuis la Seconde Guerre mondiale, elle a été restaurée à partir de 1995. En l'espace de deux ans, les halls ont été restaurés et un complexe commercial de 30 000 m² a vu le jour sur trois niveaux.

Infrastructures et bâtiments industriels[modifier | modifier le code]

Le portique de la gare bavaroise.

Les bâtiments industriels de Plagwitz.

Monuments[modifier | modifier le code]

Mémorial de la Bataille des nations
Statue de Hahnemann à Leipzig

Le Monument à la Bataille des Nations (Völkerschlachtdenkmal) au sud-est de la ville commémore cette bataille. Ce monument colossal fut utilisé à des fins idéologiques tour à tour par les nazis (lieu d'une grande victoire du peuple allemand, les nazis y ont organisé des démonstrations visuelles) et par le régime du SED (idéal du rapprochement avec la Russie, de l'amitié germano-soviétique). En 2013, pour son centenaire, le monument aura perdu la noirceur de sa façade  : une vaste opération de nettoyage au laser a commencé en juillet 2005.

Le Nouveau monument à Jean-Sébastien Bach érigé en 1908 près de l'église saint Thomas. Sur une socle de 3,20 m ; la statue de bronze de 2,45 m représente le maître et son orgue.

Le Goerdelerdenkmal, le monument à Goerdeler, maire de Leipzig et Résistant, exécuté en 1945 par les autorités du Reich. Ce monument situé à proximité du Nouvel hôtel de ville est un puits de cinq mètres, an fond duquel se trouve une cloche qui sonne plusieurs fois par jour. La nuit, une colonne de lumière jaillit du puits.

Sur le Naschmarkt, la place située derrière l’Ancien hôtel de ville, et devant la Vieille Bourse, on peut admirer le monument à Goethe, statue de bronze sur un socle de granit, dévoilé en 1903, il rappelle que Goethe fut étudiant à Leipzig.

Près de Goerdellering, au nord-ouest du centre-ville, se trouve une statue de Samuel Hahnemann, fondateur de l'homéopathie. Hahnemann a étudié la médecine à Leipzig, et c'est aussi dans cette ville qu'il forma ses premiers disciples.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée des Beaux-Arts (Museum der Bildenden Künste)[19]. Il abrite l'une des plus importantes collections d'art européen, regroupant des œuvres de la fin du Moyen Âge à l'époque contemporaine.
  • Musée Bach (Bachmuseum).
  • Musée égyptien (Aegyptisches Museum). On peut y voir de remarquables collections regroupant environ 9 000 pièces depuis l'Ancien Empire jusqu'à l'ère chrétienne.
  • Forum d'histoire contemporaine (Zeitgeschichtliches Forum Leipzig)[20]. Le musée, consacré à l'histoire de la ville et de l'Est de l'Allemagne depuis la Seconde Guerre mondiale, est conçu comme un lieu de mémoire, et comprend également une bibliothèque et un centre d'information.
  • Musée Grassi (Grassi-Museum).
  • Musée de l'Artisanat (Museum für Kunsthandwerk).
  • Musée d'Ethnographie (Museun für Völkerkunde)[21].
  • Musée des instruments de musique (Musikinstrumenten-Museum).
  • Musée Stasi (Museum in der Runden Ecke)[22].

Sport et loisirs[modifier | modifier le code]

En 2003, Leipzig est désignée par le Comité olympique allemand pour être la ville candidate à l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2012. Les autres villes concurrentes étaient Hambourg, Francfort-sur-le-Main, Stuttgart, et Düsseldorf. Et accueillera les olympiades des metiers en 2013. La ville accueille les championnats du monde d'escrime en 2005, puis les championnats d'Europe en 2010.

En 2006, le Zentralstadion accueille plusieurs matchs de la Coupe du monde de football.

Équipements collectifs[modifier | modifier le code]

2004, inauguration du Zentralstadion sur le site de l'ancien stade central qui avait une capacité de 100 000 spectateurs. Le nouveau à une capacité de 45 000 places assises couvertes.

2002, inauguration de l'ARENA Leipzig, salle omnisports.

En outre, Leipzig compte plus de 400 centres sportifs (23 piscines et 14 complexes de sports aquatiques, 128 salles de sport, 4 stades, plusieurs trajets d'inlineskate, 71 terrains de sport...), 300 clubs sportifs, un lycée et une faculté de sciences sportives.

Sports collectifs[modifier | modifier le code]

La ville compte plusieurs clubs de football, mais ceux-ci n'évoluent pas dans l'élite du football allemand. On peut notamment citer le Lokomotive Leipzig, finaliste de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football en 1987 et trois fois champion d'Allemagne, ainsi que le Sachsen Leipzig qui évolue en quatrième division. Red Bull a créé un nouveau club : Le RB Leipzig

Personnages connus[modifier | modifier le code]

Spécialités de la ville[modifier | modifier le code]

  • Leipziger Lerchen, les alouettes de Leipzig, sont une spécialité de la ville que l'on trouve dans toutes les pâtisseries. Après que le roi de Saxe eut interdit, en 1876, la chasse de ces oiseaux dont la préparation contribua à la renommée gastronomique de la ville, les pâtissiers eurent l'idée de créer une nouvelle spécialité du même nom, faite de pâte brisée enveloppant de la pâte d'amandes.
  • Les Taller Bach, petits palets au chocolat, à la pâte d'amandes et au biscuit tendre.
  • Le rôti de porc ou les jarrets de porc avec les fameuses Klößen ( boulettes un peu gélatineuses à base de pomme de terre appelées dans d'autres régions Knödel).
  • Säxsische Suppe, soupe de pommes de terre avec des morceaux de saucisse, typique de la région de la Saxe.
  • La Gose, bière traditionnelle de Leipzig.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La ville de Leipzig en Allemagne, Agence nationale de l'habitat, Caisse des Dépôts, 2008, 171 p.
  • Michel Besnier, Leipzig, Seyssel, Champ Vallon, 1990, 103 p.(ISBN 2-87673-108-8).
  • Elisa Goudin, Les inflexions de la politique culturelle allemande après l'unification à l'exemple de la ville de Leipzig (1990-1998), Paris, Université de la Sorbonne nouvelle, Paris 3, 2002 (thèse de doctorat d'Études germaniques).
  • Herwig Guratzsch et al., Le Musée des beaux-arts, Leipzig, Paris, Fondation Paribas, 1994, 127 p. (ISBN 90-6153-326-0).
  • Caroline Moine, Le cinéma en RDA, entre autarcie culturelle et dialogue international : une histoire du festival international de films documentaires de Leipzig : 1949-1990, Paris, Université Panthéon-Sorbonne, Paris 1, 2005, 591 p. (thèse de doctorat d'Histoire).
  • Richard Petzoldt, Le Thomanerchor de Leipzig, Leipzig, VEB, 1962, 94 p.
  • Anne Sommerlat, Les relations est-allemandes et soviétiques à l'Université de Leipzig : présence et images du russe (1945-1970), Paris, Université de Paris 8, 1998, 124 p. (mémoire de DEA d'Études germaniques).

Liens externes[modifier | modifier le code]