Rosa Iervolino

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Rosa Iervolino
Rosa Iervolino, en compagnie d'Antonio Bassolino, président de la Campanie.
Rosa Iervolino, en compagnie d'Antonio Bassolino, président de la Campanie.
Fonctions
Maire de Naples
Prédécesseur Riccardo Marone
Successeur Luigi de Magistris
Ministre de l'Intérieur
Président du Conseil Massimo D'Alema
Gouvernement D'Alema I
Prédécesseur Giorgio Napolitano
Successeur Enzo Bianco
Présidente du conseil national
de la Démocratie chrétienne
Prédécesseur Ciriaco De Mita
Successeur Aucun (Disparition du parti)
Ministre de l'Instruction publique
Président du Conseil Giuliano Amato
Carlo Azeglio Ciampi
Gouvernement Amato I
Ciampi
Prédécesseur Riccardo Misasi
Successeur Francesco D'Onofrio
Ministre pour les Affaires sociales
Président du Conseil Giovanni Goria
Ciriaco De Mita
Giulio Andreotti
Gouvernement Goria
De Mita
Andreotti VI et VII
Prédécesseur Aucun
Successeur Adriano Bompiani
Biographie
Date de naissance (78 ans)
Lieu de naissance Naples (Italie)
Parti politique DC (jusqu'en 1994)
PPI (1994-2002)
DL (2002-2007)
PD (depuis 2007)
Profession Fonctionnaire

Rosa Iervolino, dite Rosa Russo Iervolino (née 17 septembre 1936 à Naples en Campanie - ) est une femme politique italienne.

Plusieurs fois parlementaire et ministre de la République italienne, a été le maire de Naples jusqu'au 30 mai 2011.

Biographie et activité politique[modifier | modifier le code]

Elle est la fille d'Angela Raffaele Iervolino, membre de la Démocratie chrétienne (DC) et plusieurs fois ministre dans les années 1940 et 1960.

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu son diplôme de droit, elle intègre le département d'études du conseil national de l'économie et du travail (CNL) en 1961. Elle y reste sept ans, puis entre, en 1969, au département juridique du ministère du Budget, qu'elle quitte en 1973.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Membre de la DC, elle a été vice-présidente de la fédération des femmes entre 1968 et 1978. Le , elle est élue au Sénat de la République, où elle siège jusqu'en 1992. Elle y prend, en 1985, la présidence de la commission parlementaire de surveillance de l'audiovisuel public, qu'elle occupe deux ans.

1987-1992 : ministre des Affaires sociales[modifier | modifier le code]

À la suite des élections générales du , elle est nommée, le 28 juillet, ministre, sans portefeuille, pour les Affaires sociales, dans le gouvernement du chrétien-démocrate Giovanni Goria. Elle est confirmée, le , par Ciriaco De Mita, le et le par Giulio Andreotti.

Dans ce cadre, elle promeut, avec l'ancien président du Conseil des ministres socialiste, Bettino Craxi, du « texte unique des lois en matière de discipline des stupéfiants et des substances psychotrope ». Cette législation, qui établit la pénalisation des consommateurs, est cependant critiquée par les opposants à la prohibition.

1992-1994 : ministre de l'Instruction publique[modifier | modifier le code]

Après les élections générales des 5 et , elle devient, le 28 juin, ministre de l'Instruction publique, dans le gouvernement du socialiste Giuliano Amato, et démissionne de son mandat de sénatrice. Elle décide alors du retrait d'une campagne anti-SIDA sous format de bande dessinée destinée à expliquer l'usage du préservatif dans les lycées, qui suscite des polémiques.

Le , elle remplace Ciriaco De Mita à la présidence du conseil national de la Démocratie chrétienne, devenant la première femme à occuper cette fonction et la femme à avoir exercé les plus hautes responsabilités dans le parti. Son texte sur la lutte contre les stupéfiants est abrogé, l'année suivante, par référendum populaire.

1994-1996 : du centre au centre-gauche[modifier | modifier le code]

Ayant accompagné le mouvement de rénovation interne de la DC, laminée par l'opération Mains propres, conduit par le secrétaire Mino Martinazzoli, elle rejoint, le , le Parti populaire italien (PPI), qui réunit l'immense majorité des membres de l'ancienne formation et se positionne au centre-gauche.

Aux élections générales des 27 et , elle est élue à la Chambre des députés dans le cadre du Pacte pour l'Italie, une coalition centriste qui se révèle être un échec. Cette défaite conduit Martinazzoli à la démission et Iervolino prend la direction du comité de régence, qui conduit le PPI jusqu'à son congrès suivant.

À l'approche des élections générales du , elle favorise le rapprochement du PPI avec le Parti démocrate de la gauche (PDS), successeur réformiste et social-démocrate du Parti communiste italien (PCI). Les deux formations, s'associant avec d'autres petits partis, constituent, sous la direction de l'ancien ministre et économiste Romano Prodi, la coalition de L'Olivier.

1997-2001 : la coalition de L'Olivier[modifier | modifier le code]

L'alliance remporte le scrutin, au cours duquel elle conserve son mandat de députée. Le , Massimo D'Alema, chef de file des Démocrates de gauche (DS, successeur du PDS), est nommé président du Conseil des ministres. Il forme alors son gouvernement, dans lequel elle devient ministre de l'Intérieur. C'est la première fois qu'une femme occupe ce poste dans l'histoire de l'Italie.

Elle n'est pas reconduite lorsque D'Alema forme son second exécutif, le , mais elle prend alors la présidence de la commission des Affaires constitutionnelles de la Chambre des députés.

2001-2011 : Maire de Naples[modifier | modifier le code]

Candidate de L'Olivier aux élections municipales du à Naples, elle est élue maire de la ville au second tour, avec 52,9 % des suffrages exprimés contre Antonio Martusciello, membre de Forza Italia et soutenu par la Maison des Libertés. Au conseil municipal, le centre-gauche remporte 36 des 60 sièges à pourvoir. En 2002, le PPI fusionne avec d'autres petites formations du christianisme social pour former Démocratie et liberté - La Marguerite (DL).

Elle est réélue lors des élections des 28 et , en remportant 57,2 % des voix dès le premier tour, contre l'ancien préfet de police Antonio Martusciello, candidat de la Maison des Libertés. Au sein du conseil municipal, l'alliance de centre-gauche se renforce, avec 38 élus sur 58.

Le , elle intègre le comité national pour la création du Parti démocrate (PD), qui rassemble les Démocrates de gauche (DS) et DL.

Elle ne se représente pas aux élections municipales de , qui voient l'échec total de la candidature démocrate, le préfet Mario Morcone ne remportant que 19,1 % des voix et 5 sièges sur 45. Le scrutin est remporté par la coalition formée par Luigi de Magistris, de l'Italie des valeurs (IDV).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mère de trois enfants, grand-mère, elle est la veuve d'un médecin universitaire. Elle est généralement connue sous le nom de Rosa Russo Jervolino, abrégé en RRJ, la présence du J s'expliquant par une ambiguïté graphique qui a longtemps existé dans la langue italienne.

Cependant, son véritable nom est Rosa Iervolino, puisque la loi italienne interdit de substituer son nom de naissance par celui de son époux. En revanche, aux élections, elle se présente comme Rosa Iervolino Russo, puisque la loi électorale permet d'ajouter, après son patronyme, un autre nom ou un pseudonyme.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]