Palais de Caserte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Palais royal de Caserte
Image illustrative de l'article Palais de Caserte
La façade du palais de Caserte
Nom local Reggia di Caserta
Période ou style Classicisme
Architecte Luigi Vanvitelli
Début construction 1752
Fin construction 1845
Propriétaire initial Maison de Bourbon-Siciles
Destination initiale Résidence royale
Propriétaire actuel République italienne
Protection  Patrimoine mondial (1997)
Coordonnées 41° 04′ 24″ N 14° 19′ 38″ E / 41.073221, 14.327288 ()41° 04′ 24″ Nord 14° 19′ 38″ Est / 41.073221, 14.327288 ()  
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région historique Campanie
Subdivision administrative Région
Commune Caserte

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Palais royal de Caserte

Le palais royal de Caserte (en italien « Reggia di Caserta ») est une résidence de la famille royale des Bourbons de Naples. L'ensemble monumental, proclamé patrimoine de l'humanité par l'UNESCO, est exceptionnel dans la manière dont il réunit un somptueux palais avec son parc et ses jardins mais aussi une partie naturelle boisée, des pavillons de chasse et un complexe industriel pour la production de la soie. C'est une évocation éloquente et concrète du siècle des Lumières, intégrée plutôt qu'imposée à son paysage naturel.

En termes de volume, le palais de Caserte est la plus grande résidence royale dans le monde avec plus de 2 000 000 m3, le palais atteint les 61 000 m2[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La construction du palais fut entreprise par Charles de Bourbon (sans numérotation spécifique quand il devint roi des Deux-Siciles en 1734, mais qui était connu sous le nom de Charles V au royaume de Sicile et de Charles VII au royaume de Naples, et de Charles III d'Espagne quand il retourna à Madrid à partir de 1759). Charles de Bourbon est né à Madrid le 20 janvier 1716 et y est mort le 14 décembre 1788.

Ce personnage à multiples titres ne doit pas être confondu avec Charles III de Naples auquel il est constamment fait référence alors qu'il lui est bien antérieur. Le projet fut confié à l'architecte Luigi Vanvitelli au milieu du XVIIIe siècle pour rivaliser avec Versailles et le palais royal de Madrid. Le palais devait en effet être le symbole du nouvel état bourbonien : d'un côté façade de sa puissance et sa magnificence, de l'autre instrument efficace et rationnel. Il s'insérait dans un plan politique plus vaste de Charles, qui voulait déplacer à Caserte les principales structures administratives de l'État, tout en reliant la ville à la capitale, Naples, par une avenue monumentale de plus de vingt kilomètres. Ce plan ne fut cependant jamais réalisé.

La construction du palais débuta en 1752 et se conclut en 1780, supervisée par Carlo Vanvitelli (it) qui remplaça son père après sa mort.

Le palais[modifier | modifier le code]

L'escalier monumental
Salle de trône

Quand en 1752, Charles III de Bourbon fit commencer les travaux pour la construction du palais de Caserte, son but était d'en faire le Versailles du royaume de Naples. Son objectif fut pleinement atteint grâce à la réalisation de l'architecte Luigi Vanvitelli, digne représentant de la tendance classiciste européenne et créateur d'un langage architectural équilibré et rigoureux. L'édifice comprend une énorme structure linéaire qui englobe à l'intérieur quatre cours identiques. A l'implantation architectonique régulière, avec de longues façades encadrées aux angles par des corps légèrement saillants, correspond une distribution rigoureuse des espaces intérieurs, articulés selon des exigences de fonctionnalité et de représentation précises. À partir de la pose de la première pierre le 20 janvier 1752, jour du trente-sixième anniversaire du roi, il faudra attendre jusqu'en 1774 pour que la construction soit achevée. La mort du souverain espagnol Ferdinand IV, et le retour à Madrid de Charles III pour le remplacer sur le trône, n'interrompirent pas les travaux du palais, parachevé après la mort de Luigi Vanvitelli par son fils Carlo.

Du portail central, qui s'ouvre sur la façade en travertin et terre cuite au-dessus d'un socle en bossage, on accède à une galerie à trois nefs, reliées par autant de couloirs. Du couloir principal part l'escalier monumental qui monte à la chapelle palatine et aux appartements royaux, décorés et aménagés entre la fin du XVIIe siècle et la première moitié du XVIIIe siècle, par des artistes et des artisans locaux. Un parc fut imaginé autour du palais, prenant également exemple sur le célèbre jardin du Roi Soleil et dont la décoration et les aménagements furent conçus par Vanvitelli lui-même.

Le parc[modifier | modifier le code]

Vue du Palais depuis le parc

Le parc s'étend sur 120 hectares derrière le palais, en partie sur un terrain de collines. Il s'inspire du parc du château de Versailles. Face au centre de la façade postérieure du palais s'ouvre une très longue allée agrémentée de fontaines, bassins et cascades artificielles en succession. De l'allée principale partent des allées transversales plus petites qui s'enfoncent dans une végétation assez dense qui fait place ensuite à d'autres fontaines ornées de statues mythologiques, un bassin à poissons et un lac de cygnes.

Le parc est donc tout entier construit d'après le modèle italien, géométrique et rationnel.

Pour l'approvisionnement de l'eau nécessaire au fonctionnement de tous les éléments du parc, Vanvitelli a dû spécialement construire un aqueduc qui parcourt la campagne sur de nombreux kilomètres.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://issuu.com/caponeeditore/docs/reggiadicaserta

Le palais de Caserte au cinéma[modifier | modifier le code]

C'est dans ce palais que furent tournées les scènes du palais de Theed dans les films Star Wars, épisode I : La Menace fantôme et Star Wars, épisode II : L'Attaque des clones ainsi que certains passages du film Mission Impossible et de Waterloo.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) « Les jardins de la résidence royale de Caserte » in Caroline Holmes, Folies et fantaisies architecturales d'Europe (photographies de Nic Barlow, introduction de Tim Knox, traduit de l'anglais par Odile Menegaux), Citadelles & Mazenod, Paris, 2008, p. 112-115 (ISBN 978-2-85088-261-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]