Ferdinand Ier des Deux-Siciles

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Ferdinand Ier
Ferdinand Ier des Deux-Siciles
Ferdinand Ier des Deux-Siciles
Titre
Roi des Deux-Siciles
12 décembre 18164 janvier 1825
8 ans, 0 mois et 23 jours
Prédécesseur Unification des royaumes de Naples et de Sicile
Charles V et VII (indirectement)
Successeur François Ier
Roi de Sicile
10 août 175912 décembre 1816
57 ans, 4 mois et 2 jours
Prédécesseur Charles III d'Espagne
Successeur lui-même en tant que roi des Deux-Siciles
Roi de Naples
10 août 175921 janvier 1799
24 juin 179930 mars 1806
3 mai 181512 décembre 1816
Prédécesseur Charles III d'Espagne
Successeur lui-même en tant que roi des Deux-Siciles
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon-Siciles
Nom de naissance Ferdinando Antonio Pasquale Giovanni Nepomuceno Serafino Gennaro Benedetto
Date de naissance 12 janvier 1751
Lieu de naissance Naples (Naples)
Date de décès 4 janvier 1825 (à 73 ans)
Lieu de décès Naples
Père Charles III d'Espagne
Mère Marie-Amélie de Saxe
Conjoint Marie-Caroline d'Autriche
Lucia Migliaccio
Enfant(s) Voir liste ci-contre
Résidence Palais de Caserte

Ferdinand Ier des Deux-Siciles
Roi des Deux-Siciles

Ferdinand Ier des Deux-Siciles, né le 12 janvier 1751 à Naples et mort le 4 janvier 1825 dans la même ville, est :

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils cadet de Charles VII de Naples et de Marie-Amélie de Saxe, il n'a que 8 ans quand son père, appelé en 1759 à ceindre la couronne d'Espagne sous le nom de Charles III, lui laisse les trônes de Naples et de Sicile sous la tutelle de Tanucci.

Partie prenante de la réconciliation de la Maison de Bourbon avec celle de maison de Habsbourg-Lorraine, il est fiancé successivement à trois sœurs archiduchesses d'Autriche : Marie-Jeanne, morte en 1762, Marie-Josèphe, disparue à son tour en 1767, enfin la même année, Marie-Caroline, âgée de 15 ans. Le mariage est célébré l'année suivante et ne sera pas très heureux, l'impétueuse reine s'ennuyant auprès d'un mari très effacé. L'union sera cependant très prolifique.

Politiquement, ce roi faible est gouverné par son épouse et son favori Joseph Acton.

Cousin et beau-frère du roi Louis XVI de France et de son épouse Marie-Antoinette d'Autriche qui est la jeune sœur de la reine Marie-Caroline, il est un temps question de fiancer le jeune dauphin à une des princesses de Bourbon-Sicile.

Aussi le couple royal est-il un ennemi farouche de la Révolution française. La reine jure même de tout faire pour venger sa sœur condamnée à mort puis exécutée par la République française.

Cependant vaincu, le roi perd en 1798 ses États de terre ferme, mais il y rentre l'année suivante, ramené par le cardinal Ruffo, et y laisse exercer une cruelle répression. Il les perd de nouveau en 1806 pour avoir violé la neutralité qu'il avait jurée à Napoléon Ier qui attribue son royaume à son frère Joseph, puis à Joachim Murat.

Ferdinand continue néanmoins à régner en Sicile où il a la douleur d'apprendre le mariage de sa petite-fille, l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche avec « l'ogre corse » Napoléon Ier. En 1812, il accorde une constitution à la Sicile, qu'il retire cependant en 1816.

La reine meurt en 1814 et peu après Ferdinand épouse Lucia Migliaccio, duchesse de Floridia et princesse de Castura.

En 1815, il remonte sur le trône de Naples et en décembre 1816, il unifie alors ses deux royaumes sous le nom de Royaume des Deux-Siciles et se fait nommer Ferdinand Ier.

En 1820, éclate une insurrection qui n'est réprimée qu'avec le secours de l'Autriche.

En tant que souverain éclairé, il fonde également dans son palais de San Leucio, près de Caserte, une manufacture de soie aux visées utopistes. Tous les artisans, au nombre de 291, venus de toute l'Europe, y sont égaux. Il crée également le musée archéologique de Naples, pour y exposer les objets découverts à Pompéi et Herculanum.

Mort en 1825, il est inhumé en la basilique Santa Chiara de Naples, nécropole des rois de Sicile, puis des Deux-Siciles.

Descendance[modifier | modifier le code]

En 1768, il épouse Marie-Caroline d'Autriche (1752-1814). De cette union naissent 18 enfants :

Ascendance[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Ferdinand Ier des Deux-Siciles » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)