Saint-Pée-sur-Nivelle

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Saint-Pée-sur-Nivelle
Saint-Pée-sur-Nivelle
Église de Saint-Pée du XVe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Dominique Idiart
2020-2026
Code postal 64310
Code commune 64495
Démographie
Gentilé Senpertar
Population
municipale
6 888 hab. (2018 en augmentation de 14,69 % par rapport à 2013)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 27″ nord, 1° 32′ 58″ ouest
Altitude Min. 10 m
Max. 227 m
Superficie 65,08 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Pée-sur-Nivelle
(ville isolée)
Aire d'attraction Bayonne (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ustaritz-Vallées de Nive et Nivelle
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://saintpeesurnivelle.fr/

Saint-Pée-sur-Nivelle est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Senpertar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et présentation sommaire[modifier | modifier le code]

Saint-Pée-sur-Nivelle étendue sur 6 500 ha fait partie de la province basque du Labourd. Elle est proche des principales villes de la côte basque (Saint-Jean-de-Luz à 14km, Bayonne à 20km, Biarritz a 18km). Elle est connue pour son lac, le lac de Saint-Pée-sur-Nivelle, étendue sur 12 ha, qui comporte une base de loisirs à deux kilomètres du vieux centre.

La commune du canton d'Ustaritz s'étend sur un large territoire, frontalier avec l'Espagne au sud-est (Urdazubi et Zugarramurdi).

Accès[modifier | modifier le code]

La commune à vingt kilomètres de Bayonne est desservie par les routes départementales D 3, D 4, D 255, D 305, D 307, D 855, D 856 et D 918.

La commune est desservie par la ligne 47 et 49 du réseau de bus Hegobus qui permet de rejoindre Saint-Jean-de-Luz ou Cambo-les-Bains pour 1 .

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[3] par trois fleuves, la Nivelle, le ruisseau Basarun et l'Uhabia.

La Nivelle, cours d'eau de 39 kilomètres, est rejointe sur les terres de Saint-Pée-sur-Nivelle par les ruisseaux de Lizunia, d' Opalazio, Uzkain, Arraio, de Xuhail, d' Etxeberri, de Tontolo et d' Amezpetu.

L'Uhabia est alimenté, sur le territoire de la commune, par le Zirikolatzeko erreka et par les tributaires de celui-ci, les ruisseaux de Besain et d' Urone, accompagné lui-même par le ruisseau de Zalpaia.

L'Urloko erreka, affluent indirect de la Nive, coule également sur le territoire de Saint-Pée-sur-Nivelle.

Le ruisseau d’Ostolape, contributaire du petit fleuve côtier le ruisseau Basarun, serpente lui aussi sur la commune.

Paul Raymond indique également, dans son dictionnaire topographique Béarn-Pays basque datant de 1863[4], un affluent de l’Alborga, le Haïstéchéhé, qui arrose Ahetze après avoir pris sa source à Saint-Pée-sur-Nivelle.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Quartier Ibarron, vieille ferme labourdine.

La mairie de Saint-Pée-sur-Nivelle découpe[Quand ?] la commune en neuf quartiers :

  • Amotz ;
  • Cherchebruit ;
  • Helbarron ;
  • Serres ;
  • Hergaray ;
  • Ibarron ;
  • Le Lac ;
  • Olha ;
  • Urguri.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[7]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[8].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[9]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[7]

  • Moyenne annuelle de température : 14,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 435 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[10] complétée par des études régionales[11] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Espelette », sur la commune d'Espelette, mise en service en 1974[12]et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[13],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 14,4 °C et la hauteur de précipitations de 1 672,3 mm pour la période 1981-2010[14]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Socoa », sur la commune de Ciboure, mise en service en 1921 et à 10 km[15], la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[16], à 14,7 °C pour 1981-2010[17], puis à 15 °C pour 1991-2020[18].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Pée-sur-Nivelle est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[19],[20],[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Pée-sur-Nivelle, une unité urbaine monocommunale[22] de 6 849 habitants en 2017, constituant une ville isolée[23],[24].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[25],[26].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (34,4 %), prairies (27,3 %), zones agricoles hétérogènes (20,5 %), zones urbanisées (6,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,6 %), terres arables (4,2 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[27].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Pée-sur-Nivelle apparaît sous les formes Sanctus Petrus d'Ivarren (1233[4], cartulaire de Bayonne[28]), Sanctis Petris divarren (1249), S-Pé (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Sainct-Pee de Labour (1690[4], cartulaire de Cantelli), Saint-Pee-d'Ibarren (1736[4], registre des baux du chapitre de Bayonne[29]) et Beaugard (1793[4]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Saint-Pée-sur-Nivelle s'appelait autrefois Saint-Pée-d'Ibarren, « à l'intérieur de la vallée »[30], qualificatif conservé uniquement par le quartien Ibarron de nos jours.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Amotz est mentionné en 1506[4] (aveux de Languedoc[31]).

Le toponyme Ibarron apparaît sous les formes Ibarre en Labort et Ybarre (1450[4] pour les deux formes, titres de Navarre[32]).

Le toponyme Ihintz apparaît sous la forme Ihins (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Ola apparaît sous la forme Olha (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Urguri apparaît sous la forme Urgoury (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque est Senpere[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Pée au début du XXe siècle.

Saint-Pée n'a longtemps été qu'un centre religieux et marchand, lieu de réunion réduit à sa plus simple expression et placé sous le patronage de saint Pierre, au milieu d'une multitude de petits hameaux montagnards le dominant en altitude.

Dans l'année 1609, le château est investi par Pierre de Rosteguy de Lancre missionné par le Parlement de Bordeaux afin de « purger le pays de tous les sorciers et sorcières sous l'emprise des démons ».

En 1790, Saint-Pée-sur-Nivelle devint le chef-lieu d'un canton[4] comprenant les communes d'Ahetze et de Saint-Pée-sur-Nivelle et dépendant du district d'Ustaritz. C'est l'une des communes basque les plus actives sous la Révolution française. Salvat Marithurry est l'un des premiers curés de France à prêter serment à la Constitution civile du clergé[33].

Lors des combats de 1793 autour de la Rhune entre la jeune République française et le Royaume d'Espagne, Le château est ravagé et brûlé par un détachement de l'armée espagnole passé par le col d'Ibardin. Avec le décret du 25 vendémiaire an II (), Saint-Pée prend le nom de Beaugard. La commune reprend sa dénomination usuelle sous le Consulat en 1801[34].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé aux 1 et 4 d'or à trois pals de gueules ; aux 2 et 3 d'azur à trois chaudrons d'or posées 2 et 1[35].
Commentaires : Devise : « bortitz eta on »[36].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[37].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
ca. 1830   Jean Goyeneche    
ca. 1837   Michel Haroçarené    
ca. 1851   Fabien Désiré Duronéa    
Les données manquantes sont à compléter.
1919 1935 Dominique Dufau[38] (1880-1956)   Notaire, conseiller d'arrondissement
Croix de guerre 1914-1918
Les données manquantes sont à compléter.
Charles Cami[39] (1907-1983) DVD puis UDR Conseiller général du canton d'Ustaritz (1964 → 1970)
Suppléant du député Bernard Marie (1967 → 1978)
Germain Esponda DVD Maire honoraire (2002)
Pierre Hirigoyen    
Christine Bessonart SE[40]
DVG[41]
UDF puis MoDem
 
Pierre-Marie Nousbaum UMP-LR Cadre du secteur privé
En cours
(au 19 janvier 2021)
Dominique Idiart[42] SE-DVG Employé de commerce
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Pée-sur-Nivelle fait partie de six structures intercommunales[43] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • l’agglomération Sud Pays basque ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal des collèges de Saint-Jean-de-Luz ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte Bizi Garbia.

Saint-Pée-sur-Nivelle accueille le siège du syndicat mixte Bizi Garbia.

La commune adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Altsasu (Espagne) depuis 1993[44].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[46].

En 2018, la commune comptait 6 888 habitants[Note 5], en augmentation de 14,69 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0961 9802 0152 2092 5182 5762 7512 8042 721
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7012 7082 6122 5762 5322 4922 5082 4322 375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3962 3952 3972 4222 4332 3782 3582 1952 054
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 2392 4222 5673 0563 4634 3315 1065 8656 721
2018 - - - - - - - -
6 888--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

Le marché de Saint-Pée-sur-Nivelle prit de l'importance au XIXe siècle, au point de détrôner celui de Sare[30].

La commune fait partie de la zone AOC de production du piment d'Espelette et de celle de l'ossau-iraty. Elle dispose aussi d'une Zone Artisanale nommée Lizardia.

C'est sur le territoire de Saint-Pée-sur-Nivelle qu'a été prise, en 1983, la photo de moutons traçant le logo Woolmark[48].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Ferme typique labourdine dans le quartier d'Ibarron datant du XVIIe siècle.

Festivités[modifier | modifier le code]

Chaque fin de juin, la ville de Saint-Pée s’anime pour ses fêtes communales, Senpereko Bestak en basque. Cinq jours de fêtes animent le village. la tenue des fêtes est le vert et noir (ou blanc). On y trouve de la force basque, de la pelote basque, des danses basques (mutxikos), la fanfare Emak-Hor, le jeu du canard (ahate jokoa), des concerts, le comice agricole, la fête foraine et de nombreuses animations. Le tout sur fond de gastronomie.[49]

Chaque deuxième dimanche de mai, le lac de Saint-Pée s'anime pour Herri Urrats.

Langues[modifier | modifier le code]

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Saint-Pée est le labourdin. Phillippe Veyrin[30] rapporte le sobriquet suivant s'appliquant anciennement aux Senpertars : Sempertarrak, belhaun buru handiak ('Gens de Saint-Pée, gros genoux').

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre recèle une importante dalle funéraire et surtout un retable de maître-autel du XVIIIe siècle inventorié par le ministère de la Culture[50].

La chapelle Sainte-Marie-Madeleine du quartier Amotz à Saint-Pée-sur-Nivelle date du XVIIIe siècle.[51]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un gaztelu zahar se dresse au lieu-dit Larreondoa à une altitude de 85 mètres.

Il existe des traces d'un ancien château où réside au XVe siècle le seigneur bailli de la province. Son architecture s'est ouverte ensuite au style renaissance. Le Conseiller Pierre de Lancre y habite en 1609 pendant la chasse aux sorcières qu'il orchestre avec minutie. Le château est aujourd'hui en ruine et un mémorial en hommage a ces sorcières tués fut érige face au château.

Saint-Pée-sur-Nivelle compte plusieurs moulins à eau. Le moulin ouvert au public Plazako Errota, est construit près de l'église . Celui d'Ibarron, construit par les communautés locales, contestant aux maisons nobles leur droit de banalité[52]. On lit d'ailleurs, au-dessus de la porte, l'inscription suivante :Hau da errota senpereco herriac eraguinaracia. 1652 (ceci est le moulin que le Pays de Saint-Pée a fait faire)[30].

Patrimoine sportif[modifier | modifier le code]

Saint-Pée possède trois frontons de pelote basque à Amotz, Ibarron et au centre. C'est le pays de naissance de la chistera moderne. Gaintchiki Harotchea, adolescent de Saint-Pée-sur-Nivelle, invente en 1857, une fixation au poignet de petits paniers ovales en lattes de châtaignier, qui donne naissance au panier chistera[30]. Un trinquet, situé place Xan Iturria, utilisable en toute saison, est utiliser pour pratiquer pratique la main nue, le xare et la paleta.[53]

Un écomusée de la pelote et du xistera Pilotari, situé à l'Office de tourisme, vous dévoilera tous les secrets sur l'invention du Xistera.

La ville possède aussi un stade, face au Netto.

Patrimoine culinaire[modifier | modifier le code]

La gastronomie associée à un artisanat d'alimentation traditionnelle est riche :

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La commune abrite le lac de Saint-Pée-sur-Nivelle, qui est un lieu touristique. Ce lac dispose d'une petite base nautique avec des pédalos, un toboggan...

La Nivelle permet la pratique du canoë. La pêche sportive tout au long de son cours donne l'occasion d'attraper du saumon, de la truite de mer, de la truite fario...

Les montagnes accueillent encore des poneys pottocks en estive.

Équipements[modifier | modifier le code]

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le Saint-Pée Union Club est une association regroupant plusieurs sport dont le rugby à XV, le handball, la pelote basque, la canoé, lasterka, et le foot.

Rugby à XV rugby à XV

Le sport le plus reconnu est sûrement le club de rugby à XV amateur qui après avoir évolué en série régionale puis en Honneur évolue en 2017-2018 en Fédérale 3.

Le SPUC a été sacré plusieurs fois champion de France :

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois écoles primaires, deux publiques (école du Bourg et école d'Amotz) et l'autre privée (école Saint-Joseph), d'un collège (collège Arretxea) et d'un lycée agricole privé (lycée Saint-Christophe). De plus, l'ikastola Zaldubi offre aux enfants un enseignement en langue basque depuis 1971[54].

Culture[modifier | modifier le code]

La ville dispose d’un espace culturel, appelé Larreko. Qui permet d'accueillir 326 personnes assises et 896 debout.[55]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nées au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Lancre, né en 1553 à Bordeaux et décédé en 1631, est un conseiller au parlement de Bordeaux, puis conseiller du roi, membre du Conseil d'État. Du château de Saint-Pée-sur-Nivelle, il instruit les procès en sorcellerie du Labourd et fait « arder et brancher » près de six cents prétendus sorciers. De Lancre envoie au bûcher, après les avoir torturés, des femmes, des enfants, mais aussi des prêtres.

Nées au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Nées au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Saint-Pée-sur-Nivelle
  4. a b c d e f g h i j et k Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  5. Carte IGN sous Géoportail
  6. (es) Ministère espagnol de l'agriculture, pêche et environnement, « GeoPortal », sur sig.mapama.es (consulté le 22 février 2018).
  7. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 10 juillet 2021)
  8. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 10 juillet 2021)
  9. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  10. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  11. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le 10 juillet 2021)
  12. « Station Météo-France Espelette - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 10 juillet 2021)
  13. « Orthodromie entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Espelette », sur fr.distance.to (consulté le 10 juillet 2021).
  14. « Station Météo-France Espelette - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté en espelette).
  15. « Orthodromie entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Ciboure », sur fr.distance.to (consulté le 10 juillet 2021).
  16. « Station météorologique de Socoa - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  17. « Station météorologique de Socoa - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  18. « Station météorologique de Socoa - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  19. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  20. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  21. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [2]Henry Dop, Les Seigneurs de Saint-Pée, Société des Amis du Musée basque

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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