Béhorléguy

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Béhorléguy
Béhorléguy
L’église de l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Pascal Néguelouart
2020-2026
Code postal 64220
Code commune 64107
Démographie
Gentilé Behorlegitar
Population
municipale
73 hab. (2018 en diminution de 2,67 % par rapport à 2013)
Densité 3,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 45″ nord, 1° 07′ 03″ ouest
Altitude Min. 299 m
Max. 1 267 m
Superficie 20,58 km2
Élections
Départementales Canton de Montagne Basque
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Béhorléguy
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Béhorléguy

Béhorléguy est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Behorlegitar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Cize dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Béhorléguy est desservie par la route départementale D 117.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] des affluents du Laurhibar, l'Esteneko erreka et l'Olhazarréko erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Aphanize ;
  • Cayolar d'Istaurdy ;
  • Etchebérriborda ;(etxeberriborda =ferme de la maison neuve)
  • Ihidoya ;
  • Inthasendarragiratzeburukoharria (le rocher du sentier boueux du bout de la fougeraie)[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Béhorléguy apparaît sous les formes Beorrleguy (1264[5]), Behorleguy (1292[5]), Beorrlegui (1350[5]), Beorlegui (1513[6], titres de Pampelune[7]), Vehorlegui (1621[6], Martin Biscay[8]) et Notre-Dame de Béhorléguy (XVIIIe siècle[6], visites du diocèse de Bayonne[9]).
Issue du basque behor (« jument ») accompagné du suffixe locatif -gui.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Aphanize, désignant un mont, est attesté en 1863[6] dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque sous la forme Aphanice.

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Behorlegi[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à cinq fleurs de lys d'azur posées en sautoir[10].
Commentaires : Cette terre de Béhorleguy fut érigée en baronnie en 1391 par Charles III, roi de Navarre pour Jean de Béarn, gouverneur du château de Lourdes, qui avait épousé une sœur naturelle du roi[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 2001 Jean Unhassobiscay    
2001 2014 Anne-Marie Ibanez DVD[12]  
2014 En cours Pascal Neguelouart    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à cinq structures intercommunales :

  • la communauté d'agglomération du Pays Basque ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat du RPI Hergaray ;
  • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement de la population de Basse-Navarre de 1695[13] dénombre 30 feux à Béhorléguy.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2018, la commune comptait 73 habitants[Note 1], en diminution de 2,67 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
199176205213257248229231234
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
256239227210186180179180181
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
160158148148143145147155139
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
135121112917272747474
2013 2018 - - - - - - -
7573-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Saint-Engrace date des XVIIe et XVIIIe siècles ;
  • L'église de l'Assomption[20] date des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle recèle une Vierge à l'Enfant[21] en bois du XIIIe siècle, une statue en bois de la Vierge[22] du XVIe siècle, un christ en croix[23] du XVIe siècle, une statue de Vierge[24] du XVIIIe siècle et un banc[25] creusé de quatre troncs d'aumônes ;

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, la forêt des Arbailles couvrait en partie les territoires des communes d'Aussurucq, Béhorléguy, Camou-Cihigue, Musculdy, Ordiarp et Saint-Just-Ibarre.

Le col d'Aphanize est un col de montagne situé au-dessus de Béhorléguy. Il se situe à la limite des bassins de la Bidouze et de la Nive. Il domine au nord Eltzarreko ordokia et la source de la Bidouze, au sud la vallée du Laurhibar.Le col est adossé au pic de Béhorléguy (1 265 m).

L'Hauzkoa (1 268 m), est un sommet situé au sud-est de Béhorléguy.

Équipements[modifier | modifier le code]

Évocation artistique[modifier | modifier le code]

la première partie des Paysages euskariens pour orgue, écrit par Ermend-Bonnal en 1930, est intitulé La vallée de Béhorléguy.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Béhorléguy
  3. Éric Via, Les Noms de villes et de villages, éditions Belin.
  4. Carte IGN sous Géoportail
  5. a b et c « Présentation de la commune », notice no IA64000868, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. a b c et d Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  7. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  8. Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  9. Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Guy Ascarat
  11. Armorial des communes basques
  12. « Annuaire des Mairies des Pyrénées-Atlantiques », sur Annuaire des Mairies et Institutions de France, 2006-2007 (consulté le 30 juin 2020).
  13. Bibliothèque nationale, 6956, registre Moreau 979, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 300. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « la croix Harispe », notice no PA00084350, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « la ferme Ihidoia », notice no IA64000852, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « l'église de l'Assomption », notice no IA64000841, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la Vierge à l'Enfant
  22. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la Vierge du XVIe siècle
  23. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le Christ en croix
  24. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la statue de Vierge du XVIIIe siècle
  25. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le banc de l'église de l'Assomption

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]