Bidache

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Bidache
Bidache
Le château de Bidache.
Blason de Bidache
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-François Lasserre
2020-2026
Code postal 64520
Code commune 64123
Démographie
Gentilé Bidachot
Population
municipale
1 358 hab. (2019 en augmentation de 2,34 % par rapport à 2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 03″ nord, 1° 08′ 24″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 162 m
Superficie 30,43 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bayonne (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Bidache
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Bidache
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Bidache
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Bidache

Bidache est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Bidachot[1] (ou Bidaxundar[2] en basque).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Bidache se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[3].

Elle se situe à 82 km par la route[Note 1] de Pau[4], préfecture du département, à 35 km de Bayonne[5], sous-préfecture, et à 22 km de Saint-Palais[6], bureau centralisateur du canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[3]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Peyrehorade[3].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[7] : Came (2,7 km), Sames (4,7 km), Bardos (5,1 km), Hastingues (5,7 km), Guiche (6,0 km), Oeyregave (6,6 km), Peyrehorade (7,6 km), Orthevielle (7,7 km).

Sur le plan historique et culturel, Bidache fait partie de la province de la Basse-Navarre, un des sept territoires composant le Pays basque[Note 3],[8]. La Basse-Navarre en est la province la plus variée en ce qui concerne son patrimoine, mais aussi la plus complexe du fait de son morcellement géographique[9]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ou Euskalzaindia divise la Basse-Navarre en six zones[10],[11]. La commune est dans le pays d’Agramont (Agaramonte), au nord de ce territoire.

Communes limitrophes de Bidache[12]
Hastingues
(Landes)
Bardos Bidache Came
Orègue Arraute-Charritte

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Bidache.

La commune est drainée par la Bidouze, le Lihoury, l'Aphatarena, l'arriou grand, l'arriou de Ménine, le Gelous, le ruisseau d'Ermou, le ruisseau de Sarrot et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 45 km de longueur totale[13],[Carte 1].

La Bidouze, d'une longueur totale de 82,2 km, prend sa source dans la commune d'Aussurucq et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Adour à Guiche, après avoir traversé 26 communes[14].

Le Lihoury, d'une longueur totale de 45,7 km, prend sa source dans la commune d'Iholdy et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Bidouze à Came, après avoir traversé 8 communes[15].

L'Aphatarena, d'une longueur totale de 16,9 km, prend sa source dans la commune de Béguios et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Lihoury sur le territoire communal, après avoir traversé 6 communes[16].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[17]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[18].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[17]

  • Moyenne annuelle de température : 14,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 5] : 13,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 356 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[20] complétée par des études régionales[21] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1985 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[22]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records BIDACHE (64) - alt : 45 m 43° 28′ 48″ N, 1° 08′ 30″ O
Statistiques établies sur la période 1985-2010 - Records établis sur la période du 01-01-1985 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,9 5 6,9 10,7 13,7 15,6 15,7 12,8 10,2 5,8 3,4 8,8
Température moyenne (°C) 7,2 8,2 10,7 12,4 16,3 19,1 21,1 21,4 18,8 15,6 10,5 8 14,1
Température maximale moyenne (°C) 12 13,6 16,5 17,9 21,8 24,5 26,6 27 24,7 20,9 15,1 12,5 19,5
Record de froid (°C)
date du record
−14,1
16.01.1985
−10
12.02.12
−8
01.03.05
−2,1
07.04.21
0,7
02.05.16
3
10.06.1987
7
13.07.00
6
30.08.1986
4
27.09.02
−1,5
29.10.12
−7,5
23.11.1988
−8,5
16.12.01
−14,1
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
24,9
01.01.22
28
26.02.1994
29,8
31.03.21
33
30.04.05
36,5
28.05.01
39,5
30.06.15
39,5
18.07.17
40,5
04.08.03
38,6
12.09.16
35
04.10.04
29,3
01.11.20
26
03.12.1985
40,5
2003
Précipitations (mm) 131,7 115 109,4 129,2 112,4 81,1 65,5 88,4 106,4 132,5 175,6 139,6 1 386,8
Source : « Fiche 64123001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : « la Bidouze (cours d'eau) »[24], d'une superficie de 2 570 ha, un vaste réseau hydrographique drainant les coteaux du Pays basque[25],[Carte 2].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Deux ZNIEFF de type 2[Note 7] sont recensées sur la commune[26],[Carte 3] :

  • le « bois de Mixe » (896,92 ha), couvrant 3 communes du département[27] ;
  • le « réseau hydrographique de la Bidouze et annexes hydrauliques » (2 867,4 ha), couvrant 30 communes dont 1 dans les Landes et 29 dans les Pyrénées-Atlantiques[28].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bidache est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[29],[30],[31].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[32],[33].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (74,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (32,5 %), zones agricoles hétérogènes (32,5 %), forêts (24 %), terres arables (8,7 %), zones urbanisées (2,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,3 %)[34].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Quatre quartiers composent la commune de Bidache[35] :

  • la Barte ;
  • la Ville ;
  • le Meche ;
  • Bourdettes ;
  • Mixe.

Ces quartiers sont composés selon l'IGN des lieudits suivants :

  • Bois de Mixe ;
  • Château de Gramont ;
  • Haritzague ;
  • Haut de Borde ;
  • le Mech ;
  • Peyrolle ;
  • Quartier du Port ;
  • le Rap ;
  • Saint-Jean.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 811 du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, qui mène de Bayonne à Tardets-Sorholus.
La sortie no 4 de l'autoroute A64 donne un accès à la localité, également traversée par la départementale 936.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Bidache est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité modérée)[36]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[37].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment la Bidouze, le Lihoury et l'Apatharena. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 2006, 2009, 2013, 2014, 2016, 2019 et 2021 et au titre des inondations par remontée de nappe en 2013[38],[36].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bidache.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[39]. 86,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 10],[40].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bidache apparaît sous les formes : bidezon (1140[41]), sanctus jacobus de bidachen (1160[41]), bidassun (1292[41]), Villa de Bidaxen (1293[42]), bidayssun (1304[41]), bidaissun (1305[41] et 1306[41]), Vidaxen et Vidayxon (respectivement 1312[42] et 1329[42], titres de la Camara de Comptos[43]), Bidassun (1328[42]), Bidaxen (1342[41] et 1489[42], notaires de Pau[44] pour la dernière date) et Bidasche (1650[42], carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Bidache provient du basque bide, « chemin », et haitz, « pierre », signifiant « lieu du chemin de pierre »[41].

Nom en basque et en occitan gascon[modifier | modifier le code]

Le nom basque de Bidache est Bidaxune. Il fut normalisé par l'Académie de la langue basque le [45].

Le gentilé correspondant est bidaxundar, normalisé lui-aussi le [45].

Son nom occitan gascon est Bidaishe[46].

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Gelous est un hydronyme qui désigne un ruisseau qui arrose Bidache et Bardos avant de rejoindre le Lihoury. Il est cité en 1502[42] (l’ostau de Gelos, sur la commune de Bardos) dans les titres de Navarre[47].
Le château de Gramont est mentionné sous les graphies Agramont (XIIe siècle[42], collection Duchesne volume CXIV[48]), Castrum Acris-Montis (1244[42], rôles gascons), Agremont et Aigremont (fin du XIIIe siècle[42]), Egremont (1399[42], rôles gascons) et Grantmont (1456[42], titres de Navarre[47]).
Le Jarzin est l'appellation donnée à l'ensemble datant de la première moitié du XVIIe siècle et formé de l'orangerie et de la maison du jardinier du château de Gramont[49].
La Ménine est un hydronyme, associé à un tributaire du Lihoury.
Le hameau de Mixe est indiqué en 1863[42] dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Histoire[modifier | modifier le code]

La « souveraineté » de Bidache[modifier | modifier le code]

Le cimetière juif.

De la fin du XVIe siècle à la Révolution française, Bidache constitue une petite principauté qui se proclame « souveraine », sous la souveraineté de la famille de Gramont, prétention généralement considérée avec sérieux par les historiens.

Cela signifie concrètement que la justice y est rendue en dernier ressort, sous l'autorité du chef de la maison de Gramont, prince de Bidache, sans qu'on ne puisse en appeler aux parlements de France ou de Navarre. Ainsi la petite ville est un havre pour ceux qui veulent y trouver asile. Elle sert de refuge à des contrebandiers, ainsi qu'à des Juifs chassés d'Espagne à la suite de l'Inquisition[50].

Entre les XVIe et XVIIIe siècles, une communauté juive s'y développe, de même qu'à Bayonne et à Guiche, sous la protection des ducs de Gramont, souverains de Bidache, vice-rois de Navarre et gouverneurs du Béarn.

Bidache depuis 1790[modifier | modifier le code]

En 1790, le canton de Bidache ne comptait que la ville de Bidache, et dépendait du district de Saint-Palais.

Bidache et le Pays basque[modifier | modifier le code]

L'appartenance de Bidache à la Navarre en fin de Moyen Âge ne fait aucun doute. Jean-Baptiste Orpustan relève plusieurs mentions de la ville à partir de 1291 parmi les listes de paroisses payant franchise au pouvoir royal navarrais[51]. Entre 1329 et 1434 les seigneurs de Gramont prêtent régulièrement hommage au roi de Navarre pour leur château de Bidache[52].

Sous l'Ancien Régime, Bidache prétend à constituer une principauté souveraine, même si en 1710 encore, le procureur général près le parlement de Navarre prétend que « la seigneurie de Bidache est située en Navarre et qu'il peut y avoir appel de ce qui est décidé et réglé par les juges de cette seigneurie, et que les appellations doivent être portées devant le parlement de Navarre »[53]. La situation n'est donc pas dépourvue d'ambiguïté[54].

En 1943 encore, la carte du Pays basque (signée M. Haulou) qui illustre l'histoire des Basques de Philippe Veyrin en exclut Bidache[55]. De nos jours, Bidache est désormais généralement incluse dans les listes de communes de Basse-Navarre et figure sur les cartes comme appartenant au Pays basque[56].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 mars 2001 Jean-Jacques Lasserre UDF[57] puis MoDem Conseiller général du canton de Bidache (1982 → 2015)
Conseiller régional de la région Aquitaine (1986 → 2011)
Président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques (2001 → 2008)
Sénateur des Pyrénées-Atlantiques (2011 → 2017)
Conseiller départemental du canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre (2015 → )
Président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques (2015 → )
mars 2001 2020 Michel Dallemane DVD  
juillet 2020 En cours Jean-François Lasserre[58]   Fils de Jean-Jacques Lasserre

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales[59] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[61].

En 2019, la commune comptait 1 358 habitants[Note 11], en augmentation de 2,34 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,8 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2422 0172 0682 1902 6402 7222 8692 7772 711
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6252 7062 7602 5672 5962 5972 6442 5642 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2172 2622 1691 6211 5561 5441 3691 2401 139
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 1131 0671 0331 0151 0391 0661 1671 1891 284
2015 2019 - - - - - - -
1 3441 358-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire publique[64] et d'un collège[65].

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

La commune possède une carrière qui a fourni, entre autres, des pierres pour la chapelle du couvent de Notre-Dame-du-Refuge à Anglet.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine linguistique[modifier | modifier le code]

Carte des sept provinces basques (1), 1863
Carte des sept provinces basques (2), 1863

Les deux versions de la Carte des sept provinces basques montrant la délimitation actuelle de l'euskara en dialectes, sous-dialectes et variétés dressée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte placent Bidache en dehors de l'aire bascophone.

Le Recueil de linguistique et de toponymie des Pyrénées réalisé en 1887 par Julien Sacaze nous livre pour Bidache une version en gascon, composée d'une traduction de deux textes mythologiques, ainsi que d'une liste des microtoponymes de la commune.

Le Recueil des idiomes de la région gasconne réalisé en 1894 par le linguiste Édouard Bourciez nous livre pour Bidache deux versions de la parabole de l'enfant prodigue traduites en gascon.

La carte du Pays basque français dressée en 1943 par Maurice Haulon laisse apparaître la "démarcation actuelle entre la langue basque et les dialectes romans", incluant la commune de Bidache dans l'aire gasconophone.

La commune est d'histoire et de langue occitane gasconne, langue localement toujours enseignée dans l'enseignement public. Mais, ce village est tout de même proprement sharnègo (métis de basque et de gascon) car il possède aussi des éléments de son histoire qui sont à apparenter au Pays basque.

Musique[modifier | modifier le code]

Bidache metal est un festival de metal et de hard rock organisé depuis 2003 à Bidache.

Dictons gascons[modifier | modifier le code]

Que vas entà Bidaishe ? Pòt de grèisha.

Que vas entà Bardòs ? Chuca aqueth òs.

Tu vas à Bidache ? Pot de graisse.

Tu vas à Bardos ? Suce cet os.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Bidache[66],[67],[68],[49], construit au XIIe siècle, par les ducs de Gramont, connaît aujourd'hui des travaux de consolidation. On peut déjà voir les résultats sur l'entrée principale du château. La fameuse volerie (fauconnerie) n'est plus présente.

Le pont de Gramont[69] sur le Lihoury date du XVIIe siècle, tout comme le pont Romain[70] ou du Moulin.

La commune présente un ensemble[71] de maisons[72],[73],[74],[75] des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, dont celle dite Hôtel restaurant basque (1586[76]), la maison Tanneur[77] (XVIIe siècle), des maisons de maître[78],[79],[80],[81] et la maison Champina[82], ancien entrepôt commercial (XVIIIe siècle).

Le moulin de Gramont[83] ou de Heugas date du XVIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église néogothique Saint-Jacques-le-Majeur[84] abrite la crypte des ducs de Gramont et offre un chemin de croix[85] réalisé par René-Marie Castaing (prix de Rome) et Jacques Castaing. Elle recèle d'autre part un ensemble de trente et une verrières[86] et divers mobiliers[87] inventoriés par le ministère de la Culture.

Deux cimetières israélites[88],[89] témoignent de la présence influente de la communauté juive.

L'ancienne synagogue[90], actuellement maison Capdevielle, date du XVIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

(La commune de Bidache ne possède pas de blason communal)

Blason Blasonnement :
Écartelé : au 1, d'or au lion d'azur armé et lampassé de gueules (qui est Gramont) ; aux 2 et 3, de gueules à trois flèches d'or armées et empennées d'argent, 2 et 1, les pointes en bas (qui est d'Aster) ; au 4, d'argent à un lévrier de gueules colleté d'azur, à l'orle de sable semée de besants d'or (qui est d'Aure) ; sur le tout de gueules à quatre otelles d'argent (qui est Comminges).
Commentaires : Cri : Dios nos ayude! (Dieu aide nous !). Devise : Dei gratia sum id quod sum (« par la grâce de Dieu je suis ce que je suis »)[91].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Robert, Des travaux et des jours en Piémont pyrénéen, Bidache, Barembach, J. P. Gyss, coll. « Au souffle du terroir », , 256 p. (BNF 34872937, SUDOC 009695737).

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Le Pays basque comprend sept provinces dont trois au nord qui forment le pays basque français : le Labourd, la Soule et la Basse-Navarre.
  4. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[19].
  5. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  6. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures règlementaires, administratives ou contractuelles[23].
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Bidache » sur Géoportail (consulté le 10 août 2021)..
  2. « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune de Bidache », sur www.geoportail.gouv.fr.
  3. « ZNIEFF de type II sur la commune de Bidache », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  4. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  5. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. - Académie de la langue basque
  3. a b et c « Métadonnées de la commune de Bidache », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  4. Stephan Georg, « Distance entre Bidache et Pau », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  5. Stephan Georg, « Distance entre Bidache et Bayonne », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  6. Stephan Georg, « Distance entre Bidache et Saint-Palais », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  7. « Communes les plus proches de Bidache », sur www.villorama.com (consulté le ).
  8. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 22.
  9. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 25.
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  11. (eu) Euskal Herriko udalerrien zerrenda alfabetikoa (Liste alphabétique des communes du Pays basque).
  12. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le ).
  13. « Fiche communale de Bidache », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Aquitaine (consulté le ).
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  15. Sandre, « le Lihoury ».
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  42. a b c d e f g h i j k l et m Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (BNF 31182570, lire en ligne)..
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  48. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihénart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  49. a et b « L'orangerie et la maison de jardinier du château de Gramont », notice no IA64000291, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. Cette section étant un résumé succinct de l'article Principauté souveraine de Bidache, on se rapportera à celui-ci pour le détail des sources ainsi que pour une bibliographie détaillée.
  51. Jean-Baptiste Orpustan, « La Basse-Navarre en 1350 - IV - Le Pays de Mixe », Bulletin du Musée Basque, no 84,‎ , p. 86-88
  52. Jean de Jaurgain et Raymond Ritter, La maison de Gramont 1040-1967, Les amis du musée pyrénéen, Tarbes, tome 1, p. 59, p. 65, p. 69 et p. 71
  53. Jaurguin et Ritter, op. cit., tome 2, p. 674-675
  54. Comme le relève Eugène Goyheneche, Le Pays Basque, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1979, p. 139.
  55. Philippe Veyrin, Les Basques de Labourd, de Soule et de Basse-Navarre, leur histoire et leurs traditions, , consulté sous sa réédition Artaud, 1978
  56. On la trouvera par exemple dans les listes toponymiques de communes basques résultant des travaux de l'Académie Euskaltzaindia : [1].
  57. « Annuaire des Mairies des Pyrénées-Atlantiques », sur Annuaire des Mairies et Institutions de France, 2006-2007 (consulté le ).
  58. « Jean-François Lasserre, futur maire de Bidache », sur mediabask.eus, (consulté le ).
  59. Comersis, « Liste des groupements de Bidache » (consulté le ).
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  61. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
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  63. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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  65. « Bienvenue sur le site internet du collège de Bidache », sur ac-bordeaux.fr (consulté le ).
  66. « Le château de Bidache », notice no PA00084358, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  67. « L'orangerie du château de Gramont », notice no IA64000289, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  68. « L'écurie du château ducal de Gramont, dite Le Pavillon », notice no IA64000290, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  69. « Le pont de Gramont », notice no PA64000047, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  70. « Le pont romain », notice no IA64000276, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  71. « Les maisons et fermes anciennes », notice no IA64000272, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  72. « Maison du XVIe siècle », notice no IA64000287, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  73. « Maison du XVIIe siècle », notice no IA64000288, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  74. « La maison dite Congrès », notice no IA64000286, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  75. « Maison du début du XVIIIe siècle », notice no IA64000285, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  76. « La maison dite Hôtel restaurant basque », notice no IA64000283, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  77. « La maison Tanneur », notice no IA64000281, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  78. « La maison de maître du XIXe siècle », notice no IA64000280, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  79. « La maison de maître dite Barthe », notice no IA64000284, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  80. « La maison de maître du lieu-dit Uhalde », notice no IA64000274, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  81. « La maison de maître du lieu-dit Valentin », notice no IA64000278, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  82. « La maison Champina », notice no IA64000279, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  83. « Le moulin de Gramont », notice no IA64000277, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  84. « L'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IA64000273, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  85. « Le chemin de croix de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002920, base Palissy, ministère français de la Culture.
  86. « Les verrières de l'église de Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002919, base Palissy, ministère français de la Culture.
  87. « Le mobilier de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002921, base Palissy, ministère français de la Culture.
  88. « Le cimetière israélite », notice no PA00135193, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  89. « Le cimetière juif », notice no IA64000275, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  90. « La maison Capdevielle, ancienne synagogue », notice no IA64000282, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  91. Devise tirée de la Bible (saint Paul), 1 Corinthiens 15,10.