Isturits

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Isturits
Mairie d’Isturits
Mairie d’Isturits
Blason de Isturits
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Michel Donapetry
2014-2020
Code postal 64240
Code commune 64277
Démographie
Gentilé Izturiztar
Population
municipale
484 hab. (2014)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 01″ nord, 1° 12′ 14″ ouest
Altitude Min. 58 m – Max. 345 m
Superficie 13,60 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Isturits

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Isturits

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Isturits

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Isturits

Isturits est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Izturiztar[1].

Le village est principalement connu pour ses grottes d'Isturitz et d'Otsozelhaia.

Église

Géographie[modifier | modifier le code]

Isturits fait partie de la province basque de Basse-Navarre et se situe dans le pays de l'Arberoue.

Vue générale

La commune est composée du massif de l'Abarratia au sud-ouest, de landes au nord-est, et est traversée par l'Arberoue et sa vallée dans un axe sud-est/nord-ouest. La zone urbanisée se situe sur le versant est de la vallée. Le point culminant de la commune est l'Abarratia, haut de 345 m.

Accès[modifier | modifier le code]

On accède à Isturits par la D251 entre Ayherre et Saint-Martin-d'Arberoue, ou par la D156 en venant d'Orègue. La commune n'est pas desservie par les transports en commun.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par l'Arberoue et ses affluents, comme l'Haltzerreka (et par l'affluent de celui-ci, l'Othalatzeko erreka), le ruisseau de Hegia, le ruisseau de Bakardatz ou le Karabindegiko erreka, affluent du Lihoury.

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Bakardatz
  • Bourg
  • Garakoitz
  • Haltzerreka
  • Hiriarte
  • Jaimetegi
  • Kuhala
  • Oihartegi
  • Zepuru

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Isturits
Ayherre Orègue
Isturits
Saint-Esteben Saint-Martin-d'Arberoue

Toponymie[modifier | modifier le code]

La mairie utilise l'orthographe Isturitz.

Plusieurs interprétations existent pour expliquer le nom du village. Isturitz pourrait signifier « lieu de la côte rocheuse » ou « lieu de la source ».

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Ce toponyme est documenté[3] sous les formes Isturitz (1321, titres de la Camara de Comptos[4]), Izturiz (1513, titres de Pampelune[5]) et Sancta Eulalia d'Isturits (1754, collations du diocèse de Bayonne[6]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Mendilahartsu est documenté sous les formes Mendilaharsu (1435, titres de Pampelune[5]), Mendilhars (carte de Cassini), Mendilahaxou (carte d'état major).

Le toponyme Satharitz est documenté[3] sous les formes Satariz (1621, Martin Biscay[7]), Satharits (carte de Cassini).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Izturitze[1]. L'orthographe Isturitze est parfois utilisée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les grottes d'Isturits [8],[9] ont révélé des outils de pierre taillée datant du Moustérien ainsi qu'une mandibule d'homme de Néandertal.
Des couches moustériennes, interrompues par un étage où s'enchevêtrent de très nombreux squelettes d'ours, sont présentes à une grande profondeur dans cette ancienne terrasse d'alluvions de la Nive.
Les industries de l'Aurignacien, du Solutréen et du Magdalénien sont également représentées dans ces grottes. Les peintures pariétales datent du Paléolithique supérieur tout comme les objets sculptés qui y ont été découverts (pointes en silex, sagaies et harpons en bois de renne ou en os).
À la suite des modifications profondes du climat marquant la fin du Paléolithique, le site d'Isturitz cessera d'être habité jusqu'à l'Âge du cuivre, protégé par une nappe de stalagmites dont la formation indique des siècles d'abandon total.

Article détaillé : Grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village fait preuve d'une remarquable continuité d'habitation. Les premiers habitants s'installèrent dans la grotte d'Isturitz il y 82 000 ans et celle-ci restera habitée durant 70 000 ans. Les fortifications du mont Abarratia témoignent ensuite d'une occupation de la vallée de l'Arberoue durant la Protohistoire. Quelques traces de l'Antiquité et du haut Moyen Âge ont aussi été retrouvées dans les grottes d'Isturitz et d'Otsozelhaia. Les premiers écrits témoignant de la présence du village d'Isturitz remontent à 1249, dans les archives du Royaume de Navarre. L'église et la chapelle Sainte-Eulalie y sont déjà citées, tout comme le château de Rocafort[10].

Paul Raymond[3] note que les fiefs de Mendilahaxou et de Satharits dépendaient du royaume de Navarre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Isturits Blason De gueules à la tour d'or, maçonnée et ajourée de sable, ouverte du champ, cantonnée en chef à senestre d'une chauve-souris d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1941
(démission d'office)
M. Mendiboure   Révoqué par le gouvernement de Vichy[11]
1983 2001 Xalbat Charriton    
2001 en cours Jean-Michel Donapetry    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune participe à six structures intercommunales[12] :

  • la communauté de communes du pays d'Hasparren « Hazparneko lurraldea » ;
  • le syndicat AEP de l'Arberoue ;
  • le syndicat d’assainissement Adour - Ursuïa ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la réalisation d'une maison de retraite dans la vallée de l'Arberoue ;
  • le syndicat intercommunal pour lsoutien à la culture basque.

Isturits accueille le siège du syndicat intercommunal pour la réalisation d'une maison de retraite dans la vallée de l'Arberoue.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 484 habitants, en augmentation de 9,01 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
795 721 717 730 706 760 676 780 689
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
679 594 570 551 526 543 521 481 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
416 415 420 370 380 372 384 346 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
288 262 303 321 330 364 377 444 484
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire publique[17]. Cette école propose un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[18].

Langues[modifier | modifier le code]

En plus du français, le basque est parlé par 23,61 % de la population (2010).

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité de la commune est principalement agricole (ovins, bovins, maïs...). Une carrière est en activité sur le flanc nord de l'Abarratia. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Béla[9], dans ses tablettes écrites vers 1615, indique que les habitants d'Isturitz pratiquaient le jeu de la courte boule, cousin du croquet.
  • Fortifications protohistoriques[19] du mont Abarratia.
  • Ruines (tour) du château de Rocafort du XIIIe siècle.
  • Maisons dont l'origine remonte au XIIIe siècle (Sathariztegia, Mendilahartsua, Zabarotzea...).
  • Le fronton date de 1866.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Eulalie datant du XIIIe siècle, partiellement reconstruite au XVIIe siècle. Retable (inscrit aux monuments historiques) et galeries à deux étages du XVIIe siècle.
  • Ruines de la chapelle Sainte-Eulalie, édifiée sur une source miraculeuse au bord du ruisseau Haltzerreka. Elle est citée en 1249 dans les archives du Royaume de Navarre. La chapelle accueillait une importante procession qui se déroulait chaque année, jusqu'au milieu du XXe siècle. Elle fut ensuite peu à peu abandonnée et il n'en reste aujourd'hui que peu de traces.
  • Stèles discoïdales. Le cimetière d'Isturits abritait la plus ancienne stèle du Pays basque français, qui datait de 1501.[10]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les grottes d'Isturitz et d'Otsozelaia[20] forment une série de grottes préhistoriques situées sur le site naturel de la colline de Gaztelu dans la vallée de l'Arberoue.
L'Abarratia (345 m), fortification protohistorique (gaztelu à 3 gradins), est un mont situé entre les communes d'Ayherre et d'Isturits.

Une grande partie de la commune est classée en zone ZNIEFF : Landes de l'Arberoue (Type 2) et Grottes d'Otsozelaia et d'Isturitz (Type 1).

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire publique[21], d'une maison de retraite, d'un fronton, d'un trinquet et d'une salle pour tous. On y trouve aussi le musée ethnographique Xanxotea.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

- François Dardan (1733-1792), prêtre et professeur au séminaire de Larressore. Il fut béatifié en 1926.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Académie de la langue basque
  2. Site du Sandre sur Isturits
  3. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda - Diccionario de Antiguedades del reino de Navarra ; 1840 ; Pampelune
  5. a et b Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  6. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  8. Jacques Allières, Les Basques, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », (1re éd. 1997), 127 p. (ISBN 213053144X et 9782130531449, OCLC 77097933), p. 9 et 10
  9. a et b Philippe Veyrin, Les Basques de Labourd, de Soule et de Basse Navarre : leur histoire et leurs traditions (monographie), Pau, Cairn [publié avec le concours du conseil régional et la direction régionale des Affaires culturelles de la région Aquitaine], [rééd.] (1re éd. Bayonne, Musée basque et de l'histoire de Bayonne, ), 347 p. (ISBN 9782350682617, OCLC 826784280, notice BnF no FRBNF42791812, présentation en ligne), p. 80 à 82
  10. a et b redacteur-isturits, « Isturits », sur www.hazparnekolurraldea.com (consulté le 15 avril 2017)
  11. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96189538/f12.item.r=canton.zoom
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 8 juin 2014)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. {{http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Isturits%20%2864%29}}
  18. {{http://www.mintzaira.fr/fr/services-en-basque/ecoles.html?tx_ecoles_pi1[commune]=86&tx_ecoles_pi1[cdc]=0&tx_ecoles_pi1[province]=0&tx_ecoles_pi1[category]=16&tx_ecoles_pi1[type]=0&tx_ecoles_pi1[education_mode]=0&tx_ecoles_pi1[submit]=Rechercher&id=183&L=0}}
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les fortifications protohistoriques
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les grottes d'Isturits
  21. Site de l'école Le petit Prince

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :