Larrau

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Larrau
Partie de pala inter-âge.
Partie de pala inter-âge.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Montagne Basque
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Marc Bengochea
2014-2020
Code postal 64560
Code commune 64316
Démographie
Gentilé Larraintar
Population
municipale
195 hab. (2014)
Densité 1,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 01′ 11″ nord, 0° 57′ 16″ ouest
Altitude Min. 319 m
Max. 2 022 m
Superficie 126,80 km2
Localisation

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Larrau est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Larraintar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Larrau fait partie de la Soule. La commune est frontalière avec l'Espagne au sud. Le port de Larrau est un col situé sur la frontière. La route internationale du port de Larrau relie la France à l'Espagne depuis 1969.

Vue de la chaîne des Pyrénées depuis le pic d'Orhy situé sur la commune de Larrau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le Saison et par ses affluents :

  • le ruisseau Etchélu ;
  • l'Ibarrondoko erreka ;
  • le ruisseau de Letchartsu ;
  • le ruisseau d'Odeyzakia et ses affluents :
    • le ruisseau d'Orgambidesca
    • le Thartako erreka
  • le Sarrantolatzéko erreka ;
  • l'Uthurzéhétako erreka et ses affluents :
    • l'Ardanéko erreka
    • l'Ardakhotchiko erreka
    • le ruisseau d'Ihitsaga
    • le ruisseau de Betzula.

Le ruisseau Erbeiché, affluent de l'Uthurrotche erreka, qui alimente le Saison, traverse également le territoire de la commune.

L'Harléguiko erreka, qui se jette dans le Chistouko erreka, affluent indirect du Saison, arrose lui aussi la commune.

L'Iratiko erreka (12,8 km) prend naissance sur la commune avant de se diriger vers Mendive, Lecumberry, puis l'Espagne. Ses affluents, les erreka Imitzéko, Léherreko, Olzaluréko et Uthurkokotséko coulent également sur Larrau.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

12 quartiers composent la commune de Larrau[3] :

  • Arbide ;
  • Arbidezola ;
  • Bagargi (Chalets d'Iraty, Bagargiak sur les cartes IGN) ;
  • Hegixuri (Heguichouri) ;
  • Ekhibegihandigaña ;
  • Ekhibegihandizola ;
  • Ekhibegitxipia ;
  • Hurartea ;
  • Itzalherria ;
  • Kharrika ;
  • Ügarre ;
  • Zarzaia.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Larrau apparaît sous les formes Sanctus Johannes de Larraun et l'ospitau de Larraun (respectivement 1174[4] et 1385[4], collection Duchesne volume CXIV[5]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Les toponymes Achéritxé, Acourtéry, Araté (trois monts sur le territoire de Larrau) et Achigarre (un bois de la commune) sont mentionnés en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Larraine[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que la commune comptait un ancien prieuré qui dépendait de l'abbaye de Sauvelade.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2008 Marcel Accoceberry[6]   Agriculteur
2008 2014 Sébastien Uthurriague   Agriculteur
2014 en cours Jean-Marc Bengochea    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[7] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le SIVOM du canton de Tardets ;
  • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 195 habitants, en diminution de -4,41 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
848 813 751 948 1 004 1 157 1 188 1 235 1 170
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 307 1 190 1 167 1 048 948 886 919 857 861
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
846 840 790 897 698 615 600 544 458
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
450 405 345 298 241 214 208 191 195
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école élémentaire publique[12]. Cette école propose un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[13].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La fontaine.

L'intersection du 43e parallèle nord et du 1er méridien à l'ouest de Greenwich se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste, vue depuis le chœur.

L'église Saint-Jean-Baptiste a été classée monument historique en 2003[14]. Ses parties les plus anciennes datent du XIIe siècle. Deux objets mobiliers situés dans l'église sont aussi classées comme monuments historiques[15] : une croix de procession et une statue de Vierge à l'enfant du XVIe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le col d'Erroïmendi, le col d'Iratzabaleta, les gorges d'Holzarté, le pic de Bizkarzé et le pic d'Orhy sont accessibles à partir de Larrau, ainsi que la Forêt d'Iraty.

Le suivi scientifique de la migration des oiseaux sur la voie transpyrénéenne est réalisé chaque année de mi-juillet à fin novembre par les ornithologues de la Ligue pour la protection des oiseaux. Depuis 1979, le col d'Organbidexka[16], situé sur la commune de Larrau à proximité des Chalets d'Iraty[17], est le site historique de suivi de la migration dans une démarche de sciences citoyennes qui, depuis, a été étendue à d'autres sites en France[18].

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Fiche du Sandre sur la commune de Larrau
  3. [1]
  4. a, b, c et d Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  5. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. Marcel Accoceberry sur l'encyclopédie Auñamendi
  7. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 11 juin 2014)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. {{http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Larrau%20%2864%29}}
  13. http://www.mintzaira.fr/fr/services-en-basque/ecoles.html?tx_ecoles_pi1[commune]=94&tx_ecoles_pi1[cdc]=0&tx_ecoles_pi1[province]=0&tx_ecoles_pi1[category]=16&tx_ecoles_pi1[type]=0&tx_ecoles_pi1[education_mode]=0&tx_ecoles_pi1[submit]=Rechercher&id=183&L=0
  14. Ministère de la culture, base Mérimée - Fiche sur l'église Saint-Jean-Baptiste
  15. Ministère de la culture, base Palissy - Fiche sur les objets mobiliers de l'église Saint-Jean-Baptiste
  16. « Col d'Organbidexka », sur www.migraction.net (consulté le 3 septembre 2017)
  17. « Chalets d'Iraty », sur www.chalets-iraty.com (consulté le 3 septembre 2017)
  18. « Portail français du suivi de la migration des oiseaux », sur www.migraction.net (consulté le 3 septembre 2017)
  19. Pierre Machot, « La forge de Larrau en Haute Soule (1750-1869) », Ekaina, no 105, 2008, pp. 23-46.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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