Ibarrolle

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Ibarrolle
Ibarrolle
La salle d'Etxepare.
Blason de Ibarrolle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Code postal 64120
Code commune 64267
Démographie
Gentilé Ibarrolar
Population
municipale
85 hab. (2016 en diminution de 13,27 % par rapport à 2011)
Densité 9,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 03″ nord, 1° 05′ 38″ ouest
Altitude Min. 159 m
Max. 764 m
Superficie 8,87 km2
Localisation

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Ibarrolle

Ibarrolle est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Ibarrolar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays d'Oztibarre, dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Ibarolle est accessible par la route départementale D 918.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par un affluent de la Bidouze, l'Othapaleko erreka, et par le tributaire de celui-ci, l'Ollokiko erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Urrutiko Bordaldea
  • Iranaba
  • Azarka
  • Pekotxea
  • Etxebestaldea
  • Xerra
  • Guillabé
  • Elizathea

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ibarrolle[3]
Larceveau-Arros-Cibits
Gamarthe Ibarrolle Bunus
Bussunarits-Sarrasquette Hosta Saint-Just-Ibarre

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ibarrolle provient du basque Ibarrola[4] qui signifie « forge de la vallée »[5]. Il est documenté[6] sous les formes Yvarole et Yvarola (1168 pour les deux formes, collection Duchesne volume CXIV, feuillet 35[7]), Yvarrola (1402, titres de Navarre, E 459[8]), Ibarrole (1441, notaires de Labastide-Villefranche, n°1, feuillet 35[9]), Ybarrole (1477, contrats d'Ohix, feuillet 48[10]), Ibarrola (1513, titres de Pampelune[11]) et Ybarrola (1621, Martin Biscay[12]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

La forme populaire s'était réduite à Ibarla[13] mais le nom actuel est Ibarrola[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Située en Ostabarret, Ibarolle comme son nom l'indique (« ibar » signifie vallée en Basque), se déploie dans une vallée qui lui est propre, entre des monts qui s'élèvent très rapidement ; un ruisseau mythique serpente le long des maisons, c'est le Laminosin, qui naît dans le « gouffre des Lamina ». De cette vallée, par le col de Gamia, on pouvait rejoindre Saint-Jean-le-Vieux, l'antique capitale du Pays de Cize.

À Ibarrolle se trouve toujours la maison noble Etchepare, citée en 1350, que l'on peut admirer près de l'église et qui arbore ses armoiries sur son claveau de porte. Vers 1488, Pierre d'Etchepare épouse Jeanne d'Uhart, fille du seigneur d'Uhart et Sorhapuru ; son fils épousera l'héritière d'Uhart d'Aïnhice.

En 1763, Catherine d'Etchepare s'allie à Jean de Lafaurie, seigneur de Socarro de Zabaltze à Saint-Jean-le-Vieux. Leur descendance prendra le nom de Lafaurie d'Etchepare et celui de Lassalle de Saint Jean le Vieux.

Uhaldea, autre maison noble, est connue aussi en 1350 à Ibarrolle. Au XVIIIe siècle, elle passera entre les mains des familles Lespade, Lassalle, Etcheverry d'Arbouet et Casamajor Salabert de Sauveterre.

Dans les armes communales, la chaîne de montagnes est celle qui surplombe la vallée et la traverse d'azur est pour le ruisseau des « Laminak ». La croix basque est un symbole identitaire du Pays Basque ; la commune revendique ici son appartenance et son attachement à cette communauté. Le troupeau de brebis rappelle le pastoralisme, propre à toute vallée étroite ; l'élevage est la seule activité agricole envisageable sur des pièces de terre de petite superficie au profil tourmenté. Le pèlerin évoque bien sûr le pèlerinage de Compostelle ; l'Ostabarret était un des carrefours incontournables de ce phénomène spirituel de masse qui touche l'Europe entière à partir du XIIe siècle, avec ses innombrables couvents et hôpitaux qui jalonnaient les chemins jacquaires. C'est à Ostabat que se rejoignent les trois importantes voies de Vézelay, du Puy et de Tours, avant de rejoindre les Ports de Cize et la Collégiale de Roncevaux, par Utxiat et Saint-Jean-le-Vieux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Taillé: au 1er de gueules à la chaîne de montagnes d'argent mouvant d'une cotice en barre d'azur et surmontée d'une croix basque virgulée d'or en franc quartier, au 2e de sinople à un troupeau de huit brebis au naturel paissantes, posées sans ordre en pointe, surmontées d'un bélier passant au naturel à la tête noire accornée d'or et accompagnées en chef d'un pèlerin au naturel marchant vêtu et capuchonné d'or, s'appuyant de la main senestre sur un bâton d’or[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2019
(décès)
Jean-Louis Caset
(1945-2019)
UDF puis MoDem Responsable d'agence bancaire
Conseiller général du Canton d'Iholdy
2019 En cours      
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ibarrolle appartient à sept structures intercommunales[15] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • la communauté d'agglomération du Pays Basque ;
  • le syndicat AEP de l'Ostabaret ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat pour le fonctionnement des écoles d'Ostibarret.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement[16] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé sur ordre de Charles III de Navarre[17], comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[18], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Ibarrolle la présence de 11 feux, le second de 31 feux.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2016, la commune comptait 85 habitants[Note 1], en diminution de 13,27 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Atlantiques : +2,65 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
242261398293270308310307315
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
286232208207196183177174197
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
178173165142157151139123121
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
116110101919288969798
2013 2016 - - - - - - -
9385-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La maison de maitre Etxe(ga)parea

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La maison dite la salle d'Etchepare[23] date du XVIIe siècle ;
  • Des maisons datant du XVIIe siècle[24], sont répertoriées par les monuments historiques.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Barthélemy

L'église Saint-Barthélemy[25] date en partie du Moyen Âge.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Ibarrolle
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques », , 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  5. « Notice portant sur l'inventaire général du patrimoine culturel d'Ibarrolle », notice no IA64000796, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  7. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  8. Titres du royaume de Navarre - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  12. Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  13. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926
  14. [1]
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 8 juin 2014)
  16. Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 25. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  17. Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
  18. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. [2], [3] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur la maison dite la salle d'Etchepare
  24. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les maisons du XVIIe siècle
  25. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Barthélemy

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]