Bidarray

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Bidarray
Bidarray
Vue générale du village de Bidarray depuis l'ouest.
Blason
De gueules à la crosse croisée de Roncevaux d'or accostée de deux coquilles du même.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Michel Anchordoquy
2020-2026
Code postal 64780
Code commune 64124
Démographie
Gentilé Bidarraitar[1]
Population
municipale
667 hab. (2018 en diminution de 2,63 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 03″ nord, 1° 20′ 38″ ouest
Altitude Min. 61 m
Max. 935 m
Superficie 38,20 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bayonne (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montagne Basque
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Bidarray (prononcé [bidaʁaj][2]; en basque: Bidarrai) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Bidarraitar[3],[4],[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Bidarray se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine et est frontalière avec l'Espagne (Communauté forale de Navarre)[5].

Elle se situe à 130 km par la route[Note 1] de Pau[6], préfecture du département, à 35 km de Bayonne[7], sous-préfecture, et à 57 km de Mauléon-Licharre[8], bureau centralisateur du canton de Montagne Basque dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Cambo-les-Bains[5].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[9] : Saint-Martin-d'Arrossa (4,1 km), Louhossoa (5,5 km), Ossès (5,6 km), Macaye (7,8 km), Itxassou (8,5 km), Mendionde (9,0 km), Irissarry (9,1 km), Hélette (9,4 km).

Sur le plan historique et culturel, Bidarray fait partie de la province de la Basse-Navarre, un des sept territoires composant le Pays basque[Note 3],[10]. La Basse-Navarre en est la province la plus variée en ce qui concerne son patrimoine, mais aussi la plus complexe du fait de son morcellement géographique[11]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ou Euskalzaindia divise la Basse-Navarre en six zones[12],[13]. La commune est dans le pays de Baïgorry-Ossès (Baigorri-Ortzaize), au sud-ouest de ce territoire.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est drainée par la Nive, le Bastan, Arantko erreka, azketako erreka, Errariko Erréka, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 46 km de longueur totale[16],[Carte 1].

La Nive, d'une longueur totale de 79,3 km, naît au pied du Mendi Zar (1 323 m), au-delà de la frontière espagnole, sous le nom de Harpeko erreka, et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Elle traverse la commune et se jette dans l'Adour à Bayonne, après avoir traversé 20 communes[17].

Le Bastan, d'une longueur totale de 12,9 km, prend sa source dans la commune et s'écoule du sud-ouest vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Nive sur le territoire communal[18].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[19]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[20].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[21]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[19]

  • Moyenne annuelle de température : 13,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 12,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 756 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[22] complétée par des études régionales[23] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Irouleguy », sur la commune d'Irouléguy, mise en service en 1963[24]et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[25],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 13,7 °C et la hauteur de précipitations de 1 398,2 mm pour la période 1981-2010[26]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Biarritz-Pays-Basque », sur la commune d'Anglet, mise en service en 1956 et à 28 km[27], la température moyenne annuelle évolue de 14,1 °C pour la période 1971-2000[28], à 14,3 °C pour 1981-2010[29], puis à 14,6 °C pour 1991-2020[30].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6]. Quatre sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[32],[Carte 2] :

  • le « massif du Mondarrain et de l'Artzamendi », d'une superficie de 5 792 ha, présentant une densité de milieux à caractère tourbeux et la présence d’espèces spécifiques au territoire, liées aux conditions de confinement et d’humidité importants des vallons du massif[33] ;
  • « la Nive », d'une superficie de 9 473 ha, un des rares bassins versants à accueillir l'ensemble des espèces de poissons migrateurs du territoire français, excepté l'Esturgeon européen[34] ;
  • les « montagnes des Aldudes », d'une superficie de 18 474 ha, ayant une vocation essentiellement pastorale, et dans une moindre mesure forestière, ce qui a engendré une mosaïque complexe de milieux, qui accueillent une grande diversité d’espèces de flore et de faune[35] ;
  • le « massif du Baygoura », d'une superficie de 3 297 ha, un massif montagneux à landes et pelouses exploité par le pastoralisme[36] et une au titre de la « directive Oiseaux »[32],[Carte 3] :
  • la « vallée de la Nive des Aldudes, Col de Lindux », d'une superficie de 14 767 ha, un massif montagneux schisteux à nombreux faciès rupestres, et pelouses montagnardes[37].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 7]sont recensées sur la commune[38],[Carte 4] : la « Crête d'Iparla et Artzamendi » (2 125,65 ha), couvrant 3 communes du département[39] et les « mont Baigura et crête d'Haltzamendi » (616,19 ha), couvrant 6 communes du département[40] et trois ZNIEFF de type 2[Note 8],[38],[Carte 5] :

  • le « massif du Baigura » (4 200,57 ha), couvrant 7 communes du département[41] ;
  • les « montagnes et vallées des Aldudes, massifs du Mondarrain et de l'Artzamendi » (23 074,84 ha), couvrant 9 communes du département[42] ;
  • le « réseau hydrographique des Nives » (3 596,23 ha), couvrant 33 communes du département[43].

Espèces[modifier | modifier le code]

La commune de Bidarray possède un patrimoine remarquable d'espèces animales et végétales. Sur les contreforts de l'Artzamendi, au massif de Zerkambide, on trouve des habitats protégés comme des landes humides à bruyère à quatre angles Erica tetralix et bruyère ciliée Erica ciliaris ainsi que de vastes étendues de bruyère Saint Daboec Daboecia cantabrica.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bidarray est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 9],[44],[45],[46].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[47],[48].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (50,9 %), forêts (29,3 %), prairies (12,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,4 %)[49].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 6].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Route[modifier | modifier le code]

Bidarray est desservie par la route D 918.

Fer[modifier | modifier le code]

La gare de Pont-Noblia-Bidarray se situe du côté est de la Nive, face au centre, sur la ligne Bayonne - Saint-Jean-Pied-de-Port.

Randonnées[modifier | modifier le code]

Le mont Baïgura est accessible à partir de Bidarray. À l’est du territoire de la commune, le Laina culmine à 869 mètres[14].
L’Esteinumendi s’élève à 346 mètres[14].

Le GR 10 au petit matin
Cairn sur le GR 10
L'Artzamendi (926 m) vu des crêtes d'Iparla

Bidarray est le point de départ d'un tronçon du GR 10 qui rejoint Saint-Étienne-de-Baïgorry en passant par les crêtes d'Iparla, aux quatre sommets principaux : l'Aintziaga (905 m), l'Astate (1 022 m), le Buztanzelai (1 029 m) et l'Iparla (1 044 m).
Ce trajet chevauche la frontière franco-espagnole (borne frontière n° 90). Il est emprunté par des troupeaux de brebis, de chèvres et de pottoks, à demi sauvages, et est fréquenté par l'une des plus importantes colonies de vautours fauves d'Europe qui nichent en grand nombre sur une ceinture de falaises. De mars à novembre, on peut également y observer quelques vautours percnoptères.
Il offre également un beau point de vue sur l'Artzamendi (montagne des ours en basque) qui domine Itxassou, Espelette, Souraïde et Louhossoa du haut de ses 926 mètres (plus haut sommet du Labourd, et qui abrite une nécropole protohistorique de l'âge de fer, constituée d'un ensemble de cromlechs, notamment au col de Meatxe.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[56][modifier | modifier le code]

Le toponyme Bidarray apparaît sous les formes hespital de Bidarray (1268[57] et 1292[58]), Remonet de Vidarray (1413[56]), La encomienda de Vidarray (1621[53], Martin Biscay[59]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Pour Jean-Baptiste Orpustan[58], le toponyme serait formé du basque bide (« chemin ») et de arrhan (« prunellier, épineux ») pour donner « chemin(s) (d’)épineux ».

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Adarré désigne un mont entre Macaye et Bidarray (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[53]).

Ibarla est une ferme que la réformation d'Ossès[60] orthographie Ibarola en 1675[53].

Le Legarré, noté Légarre en 1863[53], est un hydronyme désignant un ruisseau, tributaire du Bastan.

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Bidarrai[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[53] note qu'au XVIIe siècle, la commanderie de Bidarray appartenait à l'évêque de Bayonne.
Bidarray devint une paroisse indépendante en 1723 et fut érigée en commune en 1790[57].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la crosse croisée de Roncevaux d'or accostée de deux coquilles du même[61].

Politique et administration[62][modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Domingo Larralde    
1800 1805 Jean Borda    
1805 1809 Martin Lambert    
1810 1816 Jean Duhalde    
1816 1817 Raymond Orthategaray    
1817 1835 Raymond Heguy    
1835 1848 Jean Ibar    
1848 1855 Jean Anchordoquy    
1855 1855 Jean Camino    
1855 1858 Jean Cedarry    
1858 1860 Martin Anchordoquy    
1860 1870 Dominique Saint Jean    
1870 1886 Martin Cedarry    
1886 1904 Jean Anchordoquy    
1904 1912 Jean Cedarry    
1912 1919 Dominique Etcheverry    
1919 1942 Jean Cedarry    
1942 1959 Pierre Ithurbide    
1959 1965 Guy Seychal    
1965 1977 Jean Cabillon    
1977 2004 Jean Lambert    
2004 2014 Jean-Bernard Berhouet DVD[63]  
1995 2001 Jean Lambert    
2014 En cours Jean-Michel Anchordoquy EHBAI[64]  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Bidarray participe à cinq structures intercommunales :

  • la communauté d'agglomération du Pays Basque ;
  • le SIVU pour la mise en œuvre du programme Natura 2000 sur le site du massif Mondarrain et de l’Artzamendi ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[65]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[66].

En 2018, la commune comptait 667 habitants[Note 11], en diminution de 2,63 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
8271 2031 2291 4171 3021 3481 3211 2551 241
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 1651 1421 0001 0261 0561 1211 0361 1751 127
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 019962879894859828810751745
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
714673631585645637635633685
2018 - - - - - - - -
667--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[67] puis Insee à partir de 2006[68].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire publique[69]. Cette école propose un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[70].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production du vignoble d'Irouléguy. L'activité est principalement agricole. Bidarray fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

La pureté des eaux de la Nive a permis l'établissement d'une activité de pisciculture. La rivière permet de plus la pratique de sports d'eau vive comme le kayak ou le raft. Une base est implantée dans la commune depuis 1991. La navigation est de difficulté moyenne (classe II passage 3), car l'essentiel de son parcours est une successions de rapides et de planiols.

Pratique du sport d'eau vive à Bidarray.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Bidarray est le bas-navarrais occidental.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune présente un ensemble[71] de maisons et de fermes dont la construction des plus anciennes remonte au XVIIe siècle. La ferme Gastetto[51], date de la fin du XVIIe siècle ou du début du siècle suivant. La ferme Antxordokia[52], du lieu-dit Hanchordokia, date du XVIIIe siècle, tout comme les fermes Garbelania[50], Topene Zaharra[55] et Marmaroa[54].
Le pont Noblia[72], sur la Nive, fut construit au XIVe siècle. Il fait l'objet d'une inscription par les monuments historiques.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption[73],[74], d'origine médiévale (XIIe siècle) a été reconstruite en 1625. C'est une église à campenard.
La grotte de Zelharburu et sa stalagmite donnait lieu à un pèlerinage dédié à Harpeko Saindua.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Oxalde, né à Bidarray au XIXe siècle, est une poète basque qui se distingua dans les jeux floraux ; il y gagna de nombreux prix de poésie. Son poème dédié à l'impératrice Eugénie, Enperatrizari, remporta le concours de Sare en 1868.

Jules Moulier, appelé également Oxobi, né en 1888 à Bidarray et mort en 1958 à Bayonne, est un prêtre, bertsolari, poète, écrivain et académicien basque français de langue basque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Le Pays basque comprend sept provinces dont trois au nord qui forment le pays basque français : le Labourd, la Soule et la Basse-Navarre.
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[31].
  7. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  8. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  9. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  10. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Bidarray » sur Géoportail (consulté le 10 août 2021)..
  2. « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune de Bidarray », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Sites Natura 2000 de types zones de protection spéciale (ZPS) (Directive Oiseaux) », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  4. « ZNIEFF de type I sur la commune de Bidarray », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  5. « ZNIEFF de type II sur la commune de Bidarray », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  6. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Absolutif indéfini basque. L’absolutif singulier est bidarraitarra, l’absolutif pluriel bidarraitarrak.
  2. « Bidarray » sur prononcerlieux.canalblog.com (Prononciation LOCALE française des toponymes, base de données phonétique), 26 mars 2020
  3. a et b Gentilé sur habitants.fr
  4. - Académie de la langue basque
  5. a b et c « Métadonnées de la commune de Bidarray », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  6. Stephan Georg, « Distance entre Bidarray et Pau », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  7. Stephan Georg, « Distance entre Bidarray et Bayonne », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  8. Stephan Georg, « Distance entre Bidarray et Mauléon-Licharre », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Communes les plus proches de Bidarray », sur www.villorama.com (consulté le ).
  10. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 22.
  11. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 25.
  12. « Toponymes Nafarroa Beherea », sur le site de l'Académie de la langue basque (consulté le ).
  13. (eu) Euskal Herriko udalerrien zerrenda alfabetikoa (Liste alphabétique des communes du Pays basque).
  14. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu bv bw bx by bz ca cb cc cd ce cf cg ch ci cj ck cl cm cn co cp cq cr cs ct cu cv cw cx cy cz da db dc dd de df dg dh di dj dk dl dm dn do dp dq dr ds dt et du Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le ).
  15. (es) Ministère espagnol de l'agriculture, pêche et environnement, « GeoPortal », sur sig.mapama.es (consulté le ).
  16. « Fiche communale de Bidarray », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Aquitaine (consulté le ).
  17. Sandre, « la Nive ».
  18. Sandre, « le Bastan ».
  19. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
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