Bergouey-Viellenave

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Bergouey-Viellenave
Image illustrative de l'article Bergouey-Viellenave
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Pascal Larrodé
2014-2020
Code postal 64270
Code commune 64113
Démographie
Gentilé Burguetar
Population
municipale
122 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 26″ nord, 1° 03′ 19″ ouest
Altitude Min. 14 m – Max. 166 m
Superficie 11,37 km2
Localisation

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Bergouey-Viellenave est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Burguetar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bergouey-Viellenave fait partie du Lauhire, dans la province basque de Basse-Navarre. Bergouey est située sur la rive droite de la Bidouze, et Viellenave sur sa rive gauche.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par les routes départementales 256 et 310.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l’Adour, sont arrosées[3] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par les tributaires de celle-ci, les ruisseaux de Sanseroy, le Lauhirasse et le Minhurrieta erreka ainsi que par l'affluent de ce dernier, le ruisseau la Moulary.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bergouey apparaît sous les formes Bergui (vers 982[5], cartulaire de Saint-Sever[6]), bergai (1150[7], sancta maria de bergui (1160[7]), Bergoy (1286[5], rôles gascons), berguy (1292[7] et 1304[7]), Bergoi (XIIIe siècle[5], collection Duchesne volume CXIV[8]), bergui (1305[7]), bergouey (1316[7]), Bergoey (1397[5], notaires de Navarrenx[9]) et Bergoney (1793 ou an II[10]).

Il pourrait avoir une origine latine[11].

Le toponyme Viellenave apparaît sous les graphies Villanueva et lo castet de Villanava (respectivement 1247[5] et 1308[5], collection Duchesne volume CXIV[8]), vilanova et vyllanueva (1249[7] pour les deux formes) et Viellenave-de-Bidache (1801[12], Bulletin des lois).

Jean-Baptiste Orpustan signale que le nom basque moderne, Erreiti, est vraisemblablement la « forme raccourcie d’un ancien *iriberribehe(i)ti », soit « ville neuve d’en bas »[7].

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Burgue-Erreiti[2] et son nom occitan gascon est Verguei[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Bergouey faisait partie du duché de Gramont[5]. Les ruines du premier château des Gramonts (XIe siècle) sont encore visibles à Viellenave.

Le , les trois communes d'Arancou, Bergouey et Viellenave-sur-Bidouze fusionnent. Le , Arancou redevient indépendante alors que Bergouey et Viellenave restent associées[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1 d'azur à la croix de Saint Jacques cousue de gueules chargée en cœur d'une coquille renversée d'or ; au 2 d'or au lion de gueules armé et lampassé d'azur ; au 3 d'or à la vache passante de gueules ; au 4 d'azur au pont à trois arches d'or posé sur deux trangles ondées d'argent[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Élise Bergeret    
2001 en cours Pascal Larrodé    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à quatre structures intercommunales[16] :

  • la communauté d'agglomération du Pays basque ;
  • le syndicat AEP d'Arancou - Bergouey-Viellenave - Bidache - Labastide-Villefranche ;
  • le syndicat d’assainissement Adour - Ursuia ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 122 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
339 348 373 403 418 449 460 444 383
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
363 369 365 340 362 338 324 308 274
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
354 335 280 224 191 180 184 173 149
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
122 100 261 146 120 112 117 127 122
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

De 1793 à 1968, la population indiquée ne reflète que celle de Bergouey, encore séparé de Viellenave, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[12].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
214 185 193 199 205 209 202 206 193
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
181 165 177 142 150 139 130 133 121
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
128 106 108 97 88 90 83 81 70
1962 1968 - - - - - - -
71 51 - - - - - - -
(Sources : Cassini)

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Une carrière (sables et granulats) est en activité sur la commune.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La fête communale a lieu le 15 août, à la suite de la fête patronale se déroulant fin juillet

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château des Gramont fut construit au XIIe siècle. Une partie a survécu à l'usure du temps.

La commune présente un ensemble[21] de maisons et fermes anciennes (Sallahart[22] 1585, Apathe 1673, Barnetche[23], maison de maître[24] du XVIIe siècle).

Le pont dit romain[25], cité dès le XIIe siècle et remanié au XVIIIe siècle présente quatre arches sur la Bidouze.

Le moulin[26] accolé au pont de Viellenave et cité dès le XIIe siècle, fut reconstruit au XVIIe siècle. Les meules, four à pain et barrage sont en restauration depuis 2002.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques-le-Majeur[27],[28] du XIIIe siècle, restaurée au XIXe siècle, située sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, est inscrite comme monument historique pour son portail en façade roman. Elle recèle[29] un bénitier et deux statues inventoriées par le ministère de la Culture, un siège de célébrant[30] du XIXe siècle, un bénitier[31] du XVe siècle, un ensemble du maître-autel[32] (autel, gradin d'autel, tabernacle) du XIXe siècle, ainsi que deux verrières[33] (saint Jacques le Majeur et sainte Jeanne d'Arc).

L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie[34] date du XIXe siècle. Elle possède trois verrières, un confessionnal, un chemin de croix et cinq statues inventoriées[35] par le ministère de la Culture.

Le cimetière possède trois stèles discoïdales[36],[37],[38] répertoriées par le ministère de la Culture.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les rives de la Bidouze et le bois de Galin sont des lieux de promenades aménagés.

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture, (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Bergouey-Viellenave
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am et an Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 28 juillet 2013)
  5. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Cartulaire de Saint-Sever, d'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  7. a, b, c, d, e, f, g et h Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  8. a et b Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  9. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Fiche de Bergouey sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  11. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 p. 102
  12. a et b Fiche de Viellenave-sur-Bidouze sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  13. « Toponymes occitans », sur Lo Congrès (consulté le 1er janvier 2017).
  14. « Présentation de la commune », notice no IA64000262, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Guy Ascarat
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 31 mai 2014)
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. « Les maisons et fermes anciennes », notice no IA64000263, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « La maison Sallahart », notice no IA64000266, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « La ferme Barnetche », notice no IA64000270, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « La maison de maître », notice no IA64000269, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Le pont romain », notice no IA64000267, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Le moulin de Viellenave », notice no IA64000268, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « L'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IA64000265, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « L’église de Viellenave », notice no PA00084354, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Le mobilier de l’église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002941, base Palissy, ministère français de la Culture
  30. « Le siège de célébrant de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002918, base Palissy, ministère français de la Culture
  31. « Le bénitier de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002917, base Palissy, ministère français de la Culture
  32. « Le maître-autel de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002916, base Palissy, ministère français de la Culture
  33. « Les verrières de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002940, base Palissy, ministère français de la Culture
  34. « L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie », notice no IA64000264, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Le mobilier de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie », notice no IM64002915, base Palissy, ministère français de la Culture
  36. « La stèle discoïde n° 1 », notice no IM64002855, base Palissy, ministère français de la Culture
  37. « La stèle discoïde n° 2 », notice no IM64002859, base Palissy, ministère français de la Culture
  38. « La stèle discoïdale n° 3 », notice no IM64002922, base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]