Bergouey-Viellenave

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Bergouey-Viellenave
Bergouey-Viellenave
Église de Viellenave
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Félix Noblia
2020-2026
Code postal 64270
Code commune 64113
Démographie
Gentilé Burguetar-Erreitiar
Population
municipale
116 hab. (2018 en diminution de 7,2 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 26″ nord, 1° 03′ 19″ ouest
Altitude Min. 14 m
Max. 166 m
Superficie 11,37 km2
Élections
Départementales Canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Bergouey-Viellenave

Bergouey-Viellenave est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Burguetar-Erreitiar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bergouey-Viellenave fait partie du Lauhire, dans la province basque de Basse-Navarre. Bergouey est située sur la rive droite de la Bidouze, et Viellenave sur sa rive gauche.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par les routes départementales 256 et 310.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l’Adour, sont arrosées[3] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par les tributaires de celle-ci, les ruisseaux de Sanseroy, le Lauhirasse et le Minhurrieta erreka ainsi que par l'affluent de ce dernier, le ruisseau la Moulary.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Quatre quartiers composent la commune de Bergouey-Viellenave[4] :

  • la Lande ;
  • Heyguelusse ;
  • le Village ;
  • Galin.

Quelques lieudits d'après les cartes IGN :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bergouey apparaît sous les formes Bergui (vers 982[6], cartulaire de Saint-Sever[7]), bergai (1150[8], sancta maria de bergui (1160[8]), Bergoy (1286[6], rôles gascons), berguy (1292[8] et 1304[8]), Bergoi (XIIIe siècle[6], collection Duchesne volume CXIV[9]), bergui (1305[8]), bergouey (1316[8]), Bergoey (1397[6], notaires de Navarrenx[10]) et Bergoney (1793 ou an II[11]).

Le toponyme Viellenave apparaît sous les graphies Villanueva et lo castet de Villanava (respectivement 1247[6] et 1308[6], collection Duchesne volume CXIV[9]), vilanova et vyllanueva (1249[8] pour les deux formes) et Viellenave-de-Bidache (1801[12], Bulletin des lois).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Il pourrait avoir une origine latine[13].

Jean-Baptiste Orpustan signale que le nom basque moderne, Erreiti, est vraisemblablement la « forme raccourcie d’un ancien *iriberribehe(i)ti », soit « ville neuve d’en bas »[8].

Nom en basque et en occitan gascon[modifier | modifier le code]

Le nom basque de Bergouey-Viellenave est Burgue-Erreiti. Il fût normalisé par l'Académie de la langue basque le [14].

Les gentilés correspondants sont burguetar et erreitiar, normalisés eux-aussi le [14].

Son nom occitan gascon est Verguei[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Bergouey faisait partie du duché de Gramont[6]. Les ruines du premier château des Gramonts (XIe siècle) sont encore visibles à Viellenave.

Le , les trois communes d'Arancou, Bergouey et Viellenave-sur-Bidouze fusionnent. Le , Arancou redevient indépendante alors que Bergouey et Viellenave restent associées[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1 d'azur à la croix de Saint Jacques cousue de gueules chargée en cœur d'une coquille renversée d'or ; au 2 d'or au lion de gueules armé et lampassé d'azur ; au 3 d'or à la vache passante de gueules ; au 4 d'azur au pont à trois arches d'or posé sur deux trangles ondées d'argent[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Élise Bergeret    
2001 2020 Jean-Pascal Larrodé DVD[18]  
2020 En cours Félix Noblia    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales[19] :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2018, la commune comptait 116 habitants[Note 1], en diminution de 7,2 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
339348373403418449460444383
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
363369365340362338324308274
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
354335280224191180184173149
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
122100261146120112117127119
2018 - - - - - - - -
116--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

De 1793 à 1968, la population indiquée ne reflète que celle de Bergouey, encore séparé de Viellenave, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[12].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
214185193199205209202206193
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
181165177142150139130133121
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
128106108978890838170
1962 1968 - - - - - - -
7151-------
(Sources : Cassini)

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Une carrière (sables et granulats) est en activité sur la commune.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La fête communale a lieu le 15 août, à la suite de la fête patronale se déroulant fin juillet

Patrimoine linguistique[modifier | modifier le code]

Carte des sept provinces basques (1), 1863
Carte des sept provinces basques (2), 1863

Les deux versions de la Carte des sept provinces basques montrant la délimitation actuelle de l'euscara en dialectes, sous-dialectes et variétés dressée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte placent Bergouey-Viellenave en dehors de l'aire bascophone.

Le Recueil de linguistique et de toponymie des Pyrénées réalisé en 1887 par Julien Sacaze nous livre pour Bergouey et pour Viellenave une version en gascon, composée d'une traduction de deux textes mythologiques, ainsi que d'une liste des micro-toponymes de la commune.

Le Recueil des idiomes de la région gasconne réalisé en 1894 par le linguiste Édouard Bourciez nous livre pour Bergouey et pour Viellenave une version de la parabole de l'enfant prodigue traduite en gascon.

La carte du Pays Basque français dressée en 1943 par Maurice Haulon laisse apparaître la "démarcation actuelle entre la langue basque et les dialectes romans", incluant les anciennes communes de Bergouey et de Viellenave-sur-Bidouze dans l'aire gasconophone.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château des Gramont fut construit au XIIe siècle. Une partie a survécu à l'usure du temps.

La commune présente un ensemble[24] de maisons et fermes anciennes (Sallahart[25] 1585, Apathe 1673, Barnetche[26], maison de maître[27] du XVIIe siècle).

Le pont dit romain[28], cité dès le XIIe siècle et remanié au XVIIIe siècle présente quatre arches sur la Bidouze.

Le moulin[29] accolé au pont de Viellenave et cité dès le XIIe siècle, fut reconstruit au XVIIe siècle. Les meules, four à pain et barrage sont en restauration depuis 2002.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques-le-Majeur[30],[31] du XIIIe siècle, restaurée au XIXe siècle, située sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, est inscrite comme monument historique pour son portail en façade roman. Elle recèle[32] un bénitier et deux statues inventoriées par le ministère de la Culture, un siège de célébrant[33] du XIXe siècle, un bénitier[34] du XVe siècle, un ensemble du maître-autel[35] (autel, gradin d'autel, tabernacle) du XIXe siècle, ainsi que deux verrières[36] (saint Jacques le Majeur et sainte Jeanne d'Arc).

L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie[37] date du XIXe siècle. Elle possède trois verrières, un confessionnal, un chemin de croix et cinq statues inventoriées[38] par le ministère de la Culture.

Le cimetière possède trois stèles discoïdales[39],[40],[41] répertoriées par le ministère de la Culture.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les rives de la Bidouze et le bois de Galin sont des lieux de promenades aménagés.

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux : Pyrénées-Atlantiques, Paris, Archives et Culture, , 167 p. (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Bergouey-Viellenave
  4. Généalogie et Histoire des Familles, « Cadastre napoléonien Basse-Navarre / Bergouey-Viellenave », (consulté le 25 août 2018)
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an et ao Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 28 juillet 2013)
  6. a b c d e f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  7. Cartulaire de Saint-Sever, d'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  8. a b c d e f g et h Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux de Labourd, Basse-Navarre et Soule, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux 2006, , 244 p. (ISBN 978-2-86781-396-2 et 2-86781-396-4, présentation en ligne)
  9. a et b Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  10. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Fiche de Bergouey sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  12. a et b Fiche de Viellenave-sur-Bidouze sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  13. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 p. 102
  14. a et b Euskaltzaindia, « Nafarroa Behereko herri izendegia » [PDF], sur www.euskaltzaindia.eus (consulté en 3er décembre 2019).
  15. « Toponymes occitans », sur Lo Congrès (consulté le 1er janvier 2017).
  16. « Présentation de la commune », notice no IA64000262, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Guy Ascarat
  18. « Annuaire des Mairies des Pyrénées-Atlantiques », sur Annuaire des Mairies et Institutions de France, 2006-2007 (consulté le 30 juin 2020).
  19. Comersis, « Liste des groupements de Bergouey-Viellenave » (consulté le 3 décembre 2019)
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. « Les maisons et fermes anciennes », notice no IA64000263, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « La maison Sallahart », notice no IA64000266, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « La ferme Barnetche », notice no IA64000270, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « La maison de maître », notice no IA64000269, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Le pont romain », notice no IA64000267, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Le moulin de Viellenave », notice no IA64000268, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « L'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IA64000265, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « L’église de Viellenave », notice no PA00084354, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Le mobilier de l’église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002941, base Palissy, ministère français de la Culture
  33. « Le siège de célébrant de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002918, base Palissy, ministère français de la Culture
  34. « Le bénitier de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002917, base Palissy, ministère français de la Culture
  35. « Le maître-autel de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002916, base Palissy, ministère français de la Culture
  36. « Les verrières de l'église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IM64002940, base Palissy, ministère français de la Culture
  37. « L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie », notice no IA64000264, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Le mobilier de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie », notice no IM64002915, base Palissy, ministère français de la Culture
  39. « La stèle discoïde n° 1 », notice no IM64002855, base Palissy, ministère français de la Culture
  40. « La stèle discoïde n° 2 », notice no IM64002859, base Palissy, ministère français de la Culture
  41. « La stèle discoïdale n° 3 », notice no IM64002922, base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]