Sainte-Engrâce

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Sainte-Engrâce
Église de Sainte-Engrâce. Gorges de Kakueta.
Gorges d'Ehujarre. Stèles discoïdales.
Ütziagaña. Mascarade.
Vue de Sainte-Engrâce.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Montagne Basque
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Albert Aguiar
2014-2020
Code postal 64560
Code commune 64475
Démographie
Gentilé Santagraztar
Population
municipale
205 hab. (2014)
Densité 2,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 54″ nord, 0° 51′ 10″ ouest
Altitude Min. 300 m
Max. 1 881 m
Superficie 72,69 km2
Localisation

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Liens
Site web sainte-engrace.com

Sainte-Engrâce (en basque Urdatx-Santa-Grazi) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Santagraztar[1] (ou Urdaxtar[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sainte-Engrâce fait partie de la Soule. La commune regroupe deux hameaux, Sainte-Engrâce Caserne et Sainte-Engrâce Bourg, le long de la départementale 113, dans la vallée de l'Uhaitxa. La mairie et l'école se trouvent dans le hameau de La Caserne, et l'église au bourg distant de 5 km. En haut de la vallée se trouve le cirque de Sainte-Engrâce.

De 1914 à 1915, la société hydroélectrique du Midi (SHEM) construit sur le gave de Sainte-Engrâce un barrage hydro électrique, surélevé entre 1953 et 1954. Le barrage est mis en service en 1955.

Sainte-Engrâce se trouve sur le GR 10, sentier de grande randonnée qui longe les Pyrénées de l'Atlantique à la Méditerranée (870 km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par des affluents du Saison :

  • le gave de Sainte-Engrâce et ses tributaires :
    • l'Abitolako erreka
    • le Béhizariéko erreka
    • le Gahardoyko erreka
    • le ruisseau des gorges de Kakouetta et ses affluents :
      • l'Achourako erreka
      • l'Althagnétako erreka
      • le Larrégorriko erreka
      • le ruisseau de Sombiague
    • l'Heyléko erreka
    • l'Inkhazkubuko erreka
    • l'Itzaléko erreka et son tributaire :
      • l'Agarratzéko erreka
    • le Lukhubignéko erreka
    • le Montcholako erreka
    • le Murrubelzéko erreka et son affluent :
      • le Bassabarrondoko erreka
  • le ruisseau de Letchartsu

Le ruisseau d'Ihitsaga, tributaire de l'Uthurzéhétako erreka, autre affluent du Saison, coule également sur la commune, ainsi que son affluent, le ruisseau de Sakia.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

13 quartiers composent la commune de Sainte-Engrâce[3] :

  • Altsaso (Altzazo sur les cartes IGN) ;
  • Arpidea ;
  • Athorro (Athoro sur les cartes IGN) ;
  • Dolaintiürrütia ;
  • Ekhialtea (Ekhi-Altia sur les cartes IGN) ;
  • Gaztanbidea ;
  • Harxilopea ;
  • Kalla (Calla sur les cartes IGN) ;
  • Kaserna (La Caserne sur les cartes IGN) ;
  • Otsogorri ;
  • Senta ;
  • Ükhümürrütia ;
  • Ürrütia.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sainte-Engrâce apparaît sous les formes Sancta-Gracia (1178[4], collection Duchesne volume CXIV[5]), Sancta-Engracia (1215[4], cartulaire d'Oloron[6]), Sente-Gracie (1383[4], contrats de Luntz[7]), Sente-Grace-deus-Portz (1386[4], notaires de Navarrenx[8]), Sancte-Gratii, Urdaix et Urdays (respectivement vers 1460[4] et vers 1476[4] pour les deux dernières formes, contrats d'Ohix[9]).

Vient du latin gratia (« grâce »).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

L'Althagnétako erreka est mentionné par Paul Raymond sous la forme Althaguette[4].

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Santa Grazi[1] (ou Urdatx[1]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Sainte-Engrâce s'est probablement formée autour de l'église du même nom, fondée en 1085 par l'abbaye de Leyre en Navarre, à laquelle s'adjoignait un hôpital pour les pèlerins. C'était une étape sur le chemin de Compostelle, dont le nom fait référence à une jeune Lusitanienne qui fut martyrisée par les Romains vers l'an 300 alors qu'elle se rendait en Gaule pour épouser un noble chrétien. Le culte de la sainte prit naissance à Saragosse et la légende dit qu'au Xe siècle, des voleurs s'emparèrent d'un bras de la sainte et le cachèrent dans le tronc creux d'un chêne. Chaque jour un taureau s'agenouillait devant le chêne et ses cornes flamboyaient. Une église fut alors édifiée à cet emplacement et devint lieu de pèlerinage. La précieuse relique disparut en 1569 au cours des guerres de religion. L'église fut classée monument historique en 1841. Elle fut l'objet d'importants travaux de restauration dans le milieu des années 1980.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 en cours
(au avril 2014)
Albert Aguiar    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de huit structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le SIGOM ;
  • le SIVOM du canton de Tardets ;
  • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
  • le SIVU d’Erayce ;
  • le SIVU La Verna ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Sainte-Engrâce accueille le siège du SIVU d'Erayce ainsi que celui du SIVU La Verna.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 205 habitants, en augmentation de 0,49 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 057 1 258 1 056 1 275 1 457 1 402 1 340 1 451 1 337
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 229 1 221 1 174 1 045 1 013 999 994 941 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
902 883 889 851 727 815 772 628 589
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
566 529 510 391 319 250 212 209 205
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école, l'école élémentaire publique Caserne[15].

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture et le tourisme sont les deux principales activités du village. Il y a 15 gîtes ruraux et 2 campings à Sainte-Engrâce. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'Ossau-iraty.

Il y a quelques artisans dans le secteur du bâtiment et 45 agriculteurs en activité sur le territoire de la commune, pratiquant uniquement l'élevage. Les ovins sont de race laitière (manech ou béarnaise), leur lait est utilisé pour la production de fromage fermier ou vendu à des groupes laitiers. Les bovins sont des blondes d'Aquitaine, élevés pour la viande tandis que les chevaux sont de « race Lourde »[16].

La station de ski d'Issarbe est une station de ski de fond du département des Pyrénées-Atlantiques. Elle est implantée sur les communes de Lanne-en-Barétous et Sainte-Engrâce.

Le barrage hydroélectrique de la Société hydroélectrique du Midi (SHEM) — une ancienne filiale de la SNCF aujourd'hui d'Engie —, est construit entre 1914 et 1915, puis surélevé de 1953 à 1954 et mis en service en 1955 sur le gave de Sainte-Engrâce. Haut de 42 m, il possède une capacité de 11 300 m3.

Suez a mis en service le le barrage hydroélectrique souterrain de La Verna à Sainte-Engrâce. Situé à 700 mètres de profondeur dans le gouffre de la Pierre-Saint-Martin, ce barrage capte l'eau d'une rivière souterraine qui réalimente en permanence un cours d'eau à sec six mois de l'année[17].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église[18] est romane, massive, avec une abside, deux absidioles et un clocher carré. Les trois nefs comptent 12 chapiteaux remarquables[19]. Lors de la visite, on peut, moyennant quelques pièces, déclencher l'éclairage du chœur et la diffusion de très beaux chants religieux basques. Le cimetière contient des stèles discoïdales caractéristiques du pays basque.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

En plus du GR 10, il existe plusieurs sentiers balisés proposant des promenades de durées et de difficultés variables (de 2 à 7 heures) vers la forêt d'Iraty, les gorges d'Ehujarre, les gorges de Kakouetta.

Depuis 2010, l'immense salle de La Verna est ouverte au public. C'est une cavité qui fait partie du gouffre de la Pierre-Saint-Martin.

L'église du XIe siècle.
Stèles discoïdales au cimetière de Sainte-Engrâce.
Chapiteau de l'église représentant l'Adoration des Rois Mages.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marc Large a publié un roman dont l'intrigue se déroule à Sainte-Engrâce en 1780 : Xan de l'Ours, la légende de l'homme sauvage, éd. Cairn, 2008, avec une préface de Renaud[20].
  • Haritchabalet, prêtre de Sainte-Engrâce à la fin du XVIIIe siècle. Il était aussi contrebandier.
  • Mesnard de Clesle, gouverneur et lieutenant du roi dans le Pays de Soule.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Fiche du Sandre sur la commune de Sainte-Engrâce
  3. [1]
  4. a, b, c, d, e, f et g Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  5. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  7. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. {{http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Sainte-Engr%C3%A2ce%20%2864%29}}
  16. Renseignements fournis par la mairie de Sainte-Engrâce le 26.07.2006.
  17. Suez met en service un barrage souterrain au Pays Basque
  18. Ministère de la culture, base Mérimée - Fiche sur l'église de Sainte-Engrâce
  19. Représentant : Centaures lançant des flèches - Servants jouant de la trompe de chasse - La naissance de Jésus - Les 3 femmes devant le sépulcre vide - Des chrétiens dévorés par les lions (2) - Scène de musique et danse (2) - Salomon et la Reine de Saba - Animaux divers - Les Rois Mages en chemin vers Bethléem - Adoration des Rois Mages.
  20. Xan de l'Ours, la légende de l'homme sauvage de Sainte-Engrâce