Bardos

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne une commune française. Pour le compositeur hongrois éponyme, voir Lajos Bárdos.
Bardos
L’église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie et le château de Salha.
L’église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie et le château de Salha.
Blason de Bardos
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Nive-Adour
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Paul Diribarne
2014-2020
Code postal 64520
Code commune 64094
Démographie
Gentilé Bardoztar
Population
municipale
1 774 hab. (2014 en augmentation de 10,32 % par rapport à 2009)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 32″ nord, 1° 12′ 09″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 183 m
Superficie 42,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.bardos.fr

Bardos est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Bardoztar[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bardos est situé à 22,1 km à l'est de Bayonne[2].

Sa frontière sud et ouest est matérialisée par la Joyeuse. Sa frontière nord est quant à elle matérialisée par le cours du ruisseau du Termi, tributaire de la Joyeuse.


La commune fait partie de la province basque du Labourd et est limitrophe du département des Landes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bardos
Guiche Hastingues
Urt Bardos Bidache
Hasparren La Bastide-Clairence Orègue

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 4 253 hectares ; l'altitude maximale est de 186 m, sur la butte de Miremont, où se trouvent un ancien manoir du XIVe siècle ainsi qu'un château d'eau aménagé en belvédère surplombant la vallée de l'Adour.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le bassin versant de l'Adour, sont arrosées par trois affluents de l'Adour : la Joyeuse, la Bidouze et l'Arriougrand.

Deux ruisseaux tributaires de la Joyeuse traversent également la commune : la Bardolle et le ruisseau du Termi.

Enfin, deux ruisseaux tributaires de la Bidouze, le Lihoury et le ruisseau d'Armoun, sont aussi présents sur le territoire de Bardos.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Bardos, localité située à une vingtaine de kilomètres de la côte basque, est relativement semblable à celui de Biarritz, ci-dessous, avec des précipitations assez importantes : le climat océanique est dû à la proximité de l'océan Atlantique. La moyenne des températures en hiver se situe aux alentours de °C et avoisine les 20 °C en été. La température la plus basse relevée a été −12,7 °C le , et la plus élevée 40,6 °C le . Les pluies sur la côte basque sont rarement persistantes, excepté durant les tempêtes hivernales. Elles se manifestent souvent sous forme d'averses orageuses intenses et de courte durée.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Bardos - - 3 34 30
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Relevé météorologique de Biarritz et sa région
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,5 5,3 6,1 8,2 10,9 13,7 16 16,1 14,3 11,5 7,3 5,1 9,9
Température moyenne (°C) 8,1 9 10 11,7 14,6 17,3 19,8 19,9 18,6 15,6 11 8,5 13,7
Température maximale moyenne (°C) 11,6 12,6 13,8 15,3 18,3 20,9 23,5 23,7 22,9 19,7 14,7 12 17,4
Record de froid (°C) −12,7 −11,5 −7,2 −1,3 3,3 5,3 9,2 8,6 5,3 −0,6 −5,7 −8,9 −12,7
Record de chaleur (°C) 23,4 28,9 29,7 32,1 34,8 39,2 39,8 40,6 37 32,2 26,1 25,1 40,6
Précipitations (mm) 143,2 122,7 121,7 132,9 121 90,9 65,1 102,3 124,6 135,7 174,2 148,7 1 482,9
Source : Climatologie mensuelle Biarritz, 69 m (période 1961-1990) Infoclimat et Météo France


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Bardos est reliée par la route départementale 936 entre Bayonne et Oloron-Sainte-Marie, ainsi que par les départementales 10, 123, 253 et 653. La commune est desservie par le réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, sur sa ligne 870, menant de Bayonne à Tardets-Sorholus.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Bardos est traversée par l'autoroute A64, qui relie Toulouse à Briscous et est prolongée par la voie rapide RD 1, de Briscous à Bayonne. L'échangeur no 4 dit d'Urt se situe sur le territoire de la commune limitrophe de Briscous, mais permet un accès rapide à Bardos.

La RD 936 (ancienne route nationale 636) traverse le territoire de la commune dans la direction est-ouest. Elle se dirige, à l'ouest, vers Urt et Bayonne, et à l'est, vers Bidache et Juillan.

La commune de Bardos est également traversée par d'autres routes départementales d'importance moindre :

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lassarrade.
Article détaillé : Ibarre.

Sur le cadastre napoléonien de 1818, la commune est divisée en quatre sections[3]:

Ces quatre quartiers historiques sont aujourd'hui composés des lieudits suivants :

  • Lassarrade : Azkaratea, Beihalde, Habaintx, (le) Sabalan et Saudan
  • Legarre : Ermou, (lou) Guichot, Lambert, Miremont et (les) Tisserands
  • Lerine : Arbinoritz
  • Ibarre : Aranbidea, Baluarte et (les) Trois Bordes

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Depuis la fin des années 1970, la commune de Bardos a procédé à la création de lotissements réalisés sur différents terrains communaux :

  • Jaureguy (4 lots) en 1978[PL 1]
  • Mourdy (2 lots) en 1981[PL 2]
  • Bernatets (3 lots) en 1995[PL 3].

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 801, alors qu'il était de 706 en 2009[InseeCom 1]. Parmi ces logements, 84,6 % étaient des résidences principales, 6 % des résidences secondaires et logements occasionnels et 9,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 65 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 34,7 % des appartements[InseeCom 1].

Toujours en 2014, 73 % des habitants des résidences principales sont propriétaires (contre 74,1 % en 2009). Les locataires représentent quant à eux 22,6 % des habitants (contre 21,2 % en 2009), parmi lesquels 1 % logés en HLM loué vide (contre 1,3 % en 2009). Les personnes logées gratuitement représentent 4,4 % des habitants des résidences principales (contre 4,7 % en 2009)[InseeCom 2].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nom de la commune[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bardos est mentionné au XIIIe siècle (cartulaire de Bayonne[4]), et apparaît sous la forme Bardos (1203[JBO06 1], 1249[JBO06 1], 1305[JBO06 1], 1638[BBF 1] (carte du Siège Présidial Dax), Sancta Maria de Bardos (1693[5]) et Bardoze[6] au XIXe siècle.

Spécialiste du gascon, le linguiste allemand Gerhard Rohlfs y voit le nom d'homme gaulois Bardus suivi du suffixe aquitain -ossum[D-R 1].

Albert Dauzat et Charles Rostaing proposent quant à eux la racine bard- ou bart-, terme gascon (origine aquitaine) qu'ils rapprochent de l'ancien provençal bart désignant la terre argileuse[D-R 2]. Spécialiste en lexicographie et en onomastique, Jean-Baptiste Orpustan les rejoint dans son analyse, précisant que le premier terme désigne les terrains bas et argileux des abords de cours d’eau (ou barthes) et que le suffixe -os est "basco-aquitain". Il propose donc un « lieu où abonde la terre argileuse »[JBO06 1].

Bénédicte Boyrie-Fénié rejoint Jean-Baptiste Orpustan sur l'origine du nom, précisant quant à elle que la pérennité des formes laisse entendre que le nom a toujours été "compris"[BBF 1].

Son nom basque est Bardoze[7] et son nom occitan gascon est Bardòs[8].

Micro-toponymes[modifier | modifier le code]

Six maisons citées au Moyen-Age sont considérées comme nobles :

Six autres domaines au statut indéterminé sont cités à cette période :

  • Armendaritzea (1249 Armendariz et Armendariç[EG 1]) ;
  • Bilort (1388 Bilort[EG 1]) ;
  • Etxeberria (1404 Cheverye et Cheverrie[PH 4]) ;
  • Herauritz (1203 Farauriz[EG 1]) ;
  • Mendia (1469 Mendie[EG 1]) et
  • Vilanava (1316 Villanova[EG 1]).

Ascarat est une ferme déjà mentionnée en 1502[5] (titres de Bardos[9]) sous la graphie Escaratz.
Le dictionnaire de 1863 cite la ferme Berhabe[5] ainsi que la redoute Castella.
Gelos est un hydronyme, porté par un ruisseau qui arrose Bardos et Bidache, affluent du Lihurry. On le trouve mentionné sous les graphies l'ostau de Gelos en 1502[5] (titres de Navarre[10]) et le Gélous en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).
Le toponyme Haristoy apparaît sous la forme Haristoy (1249[5]).
La ferme Jauréguy est mentionnée en 1756[5] dans les collations du diocèse de Bayonne[11].
La ferme Paloumères apparaît en 1502 dans les titres de Navarre[10] sous la graphie l'ostau de las Paloumeres.
Plaçoo est un hameau cité par le dictionnaire de 1863[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les origines de Bardos ont pu être révélées grâce à la découverte archéologique sur la butte de Miremont (en gascon, regard sur le mont) d'outils et de fragments de silex allant du moustérien (Paléolithique Moyen) et de l'aurignacien (Paléolithique supérieur) au Paléolithique.

Un second site, proto-historique (Âge de Fer), existerait sur la commune au lieu-dit Castella (casterar en gascon ou gaztelu en basque désignent un lieu fortifié). Mais aucune fouille n'ayant été réalisée jusqu'à présent, il est difficile de pouvoir révéler plus d'informations à ce sujet[HL 1].

Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence romaine ne semble pas avoir tellement marqué ce territoire entre Adour et Bidouze comme ce fut le cas sur la côte basque. Cependant, leur présence économique est attestée grâce à la découverte en 1911 dans la commune proche de Sames d'un trésor de 48 pièces de bronze à l'effigie de trois empereurs romains : Gallien (253-268), Victorin (269-271) et Tetricus (271-274).

Si après avoir dévasté la ville de Bayonne vers 860-870, les Normands remontèrent l'Adour pillant églises et monastères, rien ne relate toutefois cet épisode dramatique dans les environs de Bardos[HL 2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1023, Sanche III Garcés, roi de Pampelune de 1004 à 1035, créé la vicomté de Labourd au profit de son cousin Loup-Sanche. Cette vicomté comprenait, en plus des localités labourdines, les vallées aujourd'hui bas-navarraises d'Arberoue et du Pays de Cize, ainsi que trois paroisses au statut particulier : Armendarits, Iholdy et Irissarry[HL 2].

La paroisse de Bardos est citée pour la première fois en 1072 dans le cartulaire de Sorde-l'Abbaye. Sous le règne de Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre de 1189 à 1199, la vicomté de Labourd passe sous l'autorité des Anglais. C'est en compensation des domaines confisqués par le roi de France que fut nommé en 1331 bailli du Labourd Raymond Durand, seigneur gascon qui acquit ainsi tous les revenus du pays de Labourd, à l'exception des droits de justice, qui restaient eux réservés aux roi. Une faveur lui fut cependant accordée avec la réception des droits de haute et basse justice sur les localités de Bardos, Briscous, Guiche et Urt, dont la distraction revenait quant à elle au roi Édouard III[HL 2].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La baronnie de Bardos est incorporée au duché de Gramont en 1643[HL 3].

La paroisse de Bardos est admise au biltzar du Labourd en 1763[HL 3].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Bardos devient une commune en 1790[HL 3]. Elle est à l'origine le chef-lieu d'un canton comprenant les communes de Bardos et de Guiche, et dépend du district d'Ustaritz.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Bardos, paroisse du Labourd[modifier | modifier le code]

Situation de Bardos en Labourd

La relation de Bardos au Labourd présente quelques particularités (partagées avec les villages voisins de Guiche et Urt).

Pendant l'Ancien Régime, ces trois paroisses ne dépendaient pas judiciairement des institutions judiciaires labourdines, mais de la sénéchaussée de Came[AZ2000 1] Alors qu'elles avaient cessé de participer aux travaux du biltzar du Labourd, elles sont admises de nouveau dans cette assemblée en 1763, à charge de contribuer désormais aux travaux de celle-ci[AZ2000 2]. Ces péripéties semblent à Anne Zink de peu de signification : même avant ce rattachement, les trois paroisses étaient fiscalement labourdines, et c'était la coutume de la province du Labourd qui y régissait le droit civil[AZ1993 1]

De 1770 à 1771, le Biltzar a pour syndic général le bardoztar Pierre Damestoy, notaire de la maison Etxebeheitia.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats pour la commune des scrutins français depuis 2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 90,97 % Jacques Chirac RPR 9,03 % Jean-Marie Le Pen FN 84,96 % [12]
2007 55,84 % Nicolas Sarkozy UMP 44,16 % Ségolène Royal PS 89,96 % [13]
2012 50,95 % François Hollande PS 49,05 % Nicolas Sarkozy UMP 88,24 % [14]
2017 75,45 % Emmanuel Macron EM 24,55 % Marine Le Pen FN 84,43 % [15]
Élections législatives, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
Bardos est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats des .
Avant 2010, Bardos est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats des .
2002 63,64 % Jean Grenet UMP 36,36 % Jean Espilondo PS 63,88 % [16]
2007 64,93 % Jean Grenet UMP 35,07 % Jean Espilondo PS 64,85 % [17]
Après 2010, Bardos est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats de .
2012 50,07 % Colette Capdevielle PS 49,93 % Jean Grenet PRV 61,96 % [18]
2017 59,41 % Florence Lasserre-David MoDem 40,59 % Colette Capdevielle PS 49,12 % [19]
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
Année Liste 1re Liste 2e Participation
2004 24,27 % Jean-Marie Cavada UDF 19,33 % Alain Lamassoure UMP 45,39 % [20]
2009 31,51 % Dominique Baudis UMP 16,39 % Robert Rochefort MoDem 51,43 % [21]
2014 23,99 % Michèle Alliot-Marie UMP 16,05 % Louis Aliot FN 48,46 % [22]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
Année Liste 1re Liste 2e Participation
2004 41,85 % Alain Rousset PS 52,35 % Xavier Darcos UMP 66,80 % [23]
2010 36,39 % Alain Rousset UG 41,15 % Jean Lassalle MoDem 57,76 % [24]
2015 43.02 % Virginie Calmels LR 42.04 % Alain Rousset UG 59.51 % [25]
Élections cantonales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
Bardos est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de .
2001 54,96 % Jean-Jacques Lasserre UDF 16,44 % Jean-Claude Barroumes DVG 83,04 % [26]
2004  %  %  % [27]
2008 76,79 % Jean-Jacques Lasserre MoDem 13,53 % Jean-Claude Barroumes DVG 85,62 % [28]
2011  %  %  % [29]
Élections départementales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
Année Élu(e)s Battu(e)s Participation
Bardos est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de .
2015 78,05 % Fabienne Ayensa et Alain Iriart DIV 21,95 % Dave Daguerre et Anaïs Mendilahatxu FN 54,02 % [30]
Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2001  %  %  % [31]
2008  % Jean-Paul Diribarne  % Pierre Laborde 86,06 % [32]
2014 63,91 % Jean-Paul Diribarne DIV 36,08 % Jean-Claude Mailharrancin DIV 84,69 % [33]
Référendums.
Année Oui (national) Non (national) Participation
1992  % (51,04 %)  % (48,96 %)  % [34]
2000  % (73,21 %)  % (26,79 %)  % [35]
2005  % (45,33 %)  % (54,67 %)  % [36]


Élections présidentielles de 2012 et 2017[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande, PS, élu, avait obtenu 50,95 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 49,05 % des suffrages ; le taux de participation était de 88,24 %[37].

Lors du second tour des élections présidentielles de 2017, Emmanuel Macron, EM, élu, avait obtenu 75,45 % des suffrages et Marine Le Pen, FN, 24,55 % des suffrages ; le taux de participation était de 84,43 %[38].

Élections municipales de 2008 et 2014[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants lors des derniers recensements étant compris entre 1 500 et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[39].

Lors des élections municipales de 2008, 11 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour et 4 au second ; le taux de participation du second tour était de 86,06 %[40]. Jean-Paul Diribarne est élu maire de la commune.

Lors des élections municipales de 2014, les 19 conseillers municipaux ont été élus au premier tour, avec un taux de participation de 84,69 % ; la liste majoritaire DIV présentée obtient cinq sièges au conseil communautaire ; la liste d'opposition DIV en obtient un[41]. Jean-Paul Diribarne est réélu à la tête de la municipalité.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Bardos ayant entre 1500 et 2499 habitants, le conseil municipal est constitué de 19 conseillers dont le maire[42].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1789 Jean Casenave    
1789 1790 Pierre Darricau   Cultivateur
1790 1792 Gabriel Janots-Detchart    
1792 1795 Pierre Darricau   Cultivateur
1795 1795 Gabriel Janots-Detchart    
1795 1797 Pierre Darricau   Cultivateur
1797 1798 François Larre   Cultivateur
1798 1816 Etienne Damestoy   Notaire
1816 1827 Jean-Baptiste Duclercq   Rentier
1827 1848 Etienne Damestoy   Notaire
1848 1849 Mathieu Chapa   Médecin
1849 1878 Pierre Darricau   Laboureur
1878 1881 Bernard Celhabe   Notaire
1881 1919 Pierre Damestoy   Instituteur
1919 1960 Pierre-Louis Damestoy "rouge" Vétérinaire
1961 1977 Jean-Marcel Damestoy "blanc" Agriculteur
1977 2008 Pierre Laborde "rouge" Instituteur
2008 en cours
(au avril 2014)
Jean-Paul Diribarne DIV Cadre en métallurgie
Conseiller départemental depuis 2017
Les données manquantes sont à compléter.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Bardos fait partie du canton de Nive-Adour, lui-même situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine. La commune appartient à la cinquième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Bardos relève des juridictions des tribunaux d'instance et de grande instance de Bayonne, dans le ressort de la cour d'appel de Pau[43].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Logo de la Communauté d'agglomération du Pays basque.

La commune appartient à six structures intercommunales[44] :

  • la communauté d'agglomération du Pays basque ;
  • le syndicat AEP de la région de Bidache ;
  • le syndicat d'assainissement Adour-Ursuia ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de protection des berges de l'Adour maritime et de ses affluents (SIPBAMA) ;
  • le syndicat mixte Erreka Berriak.

Bardos ne faisait partie d'aucune communauté de communes jusqu'au , date à laquelle elle rejoignit la communauté de communes du pays de Bidache[45]. Bardos est le siège du syndicat mixte Erreka Berriak.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La compétence Environnement - gestion des déchets étant du ressort intercommunal, la collecte des déchets de la commune est assurée par la Communauté d'agglomération du Pays Basque[46].

Le transfert et le traitement de ceux-cis est ensuite assuré par le syndicat mixte Bil Ta Garbi[47] dans le site souletin de Mendixka à Charritte-de-Bas.

La commune de Bardos dispose d'une déchetterie[48].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Bardos appartient à la strate des communes ayant une population comprise entre 500 et 2 000 habitants. Le tableau ci-dessous montre le résultat comptable par habitant sur dix années (période 2005 - 2015), ainsi que le solde de financement des investissements, toutes données comparées à la moyenne de la strate.

Comptes de la commune de Bardos de 2005 à 2015.
Résultats exprimés en €/habitant.

Années Résultat comptable Besoin (Besoin) ou capacité (Capacité) de
financement des investissements
Capacité
d'autofinancement (CAF)
Bardos Moyenne de
la strate
Bardos Moyenne de
la strate
Bardos Moyenne de
la strate
2005
279 213 Capacité 472 Besoin 12 279 219
2006
241 231 Capacité 149 Besoin 7 276 238
2007
335 29 Besoin 351 Capacité 41 335 227
2008
429 226 Capacité 213 Capacité 13 429 240
2009
337 235 Besoin 161 Besoin 23 337 247
2010
285 166 Capacité 191 Capacité 10 285 173
2011
296 186 Besoin 235 Capacité 0 296 194
2012
289 186 Capacité 16 Capacité 17 289 194
2013
282 177 Besoin 119 Capacité 16 282 187
2014
280 176 Capacité 13 Besoin 11 280 188
2015
229 183 Capacité 86 Besoin 18 232 180
Sources des données : les comptes des communes - Bardos[49].

Strate : communes de 500 à 2 000 habitants.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 8 septembre 2017, Bardos n'est jumelée avec aucune commune[50].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[52].

En 2014, la commune comptait 1 774 habitants[Note 1], en augmentation de 10,32 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : +2,6 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 451 2 283 2 418 2 300 2 468 2 641 2 612 2 660 2 612
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 586 2 518 2 542 2 304 1 912 1 733 1 805 1 708 1 722
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 772 1 675 1 662 1 519 1 520 1 514 1 535 1 280 1 175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 091 1 031 1 005 1 093 1 188 1 271 1 421 1 608 1 774
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges à Bardos en 2014 en pourcentage[InseeCom 3].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,1 
90 ans ou +
3,8 
7,3 
75 à 89 ans
10,4 
16,9 
60 à 74 ans
15,6 
21,9 
45 à 59 ans
19,6 
18,3 
30 à 44 ans
20,3 
15,7 
15 à 29 ans
11,8 
18,7 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges dans les Pyrénées-Atlantiques en 2014 en pourcentage[InseeDep 1].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
2,1 
8,4 
75 à 89 ans
12,0 
16,6 
60 à 74 ans
17,6 
21,2 
45 à 59 ans
20,6 
19,1 
30 à 44 ans
17,9 
16,8 
15 à 29 ans
14,6 
17,2 
0 à 14 ans
15,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lycée René Cassin à Bayonne

Bardos est située dans l'académie de Bordeaux[55].

La commune dispose de deux écoles : l'école primaire privée Sainte-Marie et l'école primaire publique[56].

L'école publique propose un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[57].

Le collège de secteur de la commune est le collège du Pays de Bidache à Bidache (distant de 5,6 km).

Le lycée de secteur est le lycée général René-Cassin situé à Bayonne (distant de 28,7 km).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le premier événement de l'année à noter sur la commune est le carnaval labourdin qui s'étale sur trois weekends comprenant visite des maisons dans les quartiers et journée puis soirée festive sur la place du village. Il est organisé par le Foyer de Bardos, association culturelle locale[58].

Le festival Xarnegu Eguna qui mêle cultures basque et gasconne est organisé par l'association éponyme chaque année aux alentours du 1er mai[59].

Depuis plus de 30 ans, le Foyer de Bardos organise une exposition d'art contemporain afin de diversifier l'offre culturelle en milieu rural. Elle se déroule chaque été entre le 15 juin et le 15 juillet[60].

Les fêtes de Bardos sont organisées par le Comité des Fêtes de Bardos tous les étés autour du 15 août[61]. Elles rassemblent une grande part des villageois.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose au 1er janvier 2017 d'un cabinet médical, d'une orthophoniste, d'un podologue, de deux masseurs kinésithérapeutes, trois ostéopathes, une naturopathe, un dentiste, cinq infirmiers libéraux et deux vétérinaires[M 1].

Les bardoztars ont également accès au centre hospitalier de la Côte Basque, principalement établi à Bayonne — site principal de Saint-Léon et sites de Cam-de-Prats et de Lormand — ainsi qu'au centre hospitalier de Saint-Palais, tous deux distant d'environ 28 km.

La commune dispose d'une maison de retraite médicalisée appelée Albodi[62].

Sports[modifier | modifier le code]

Les différents clubs et associations sportives du village ont à leur disposition plusieurs équipements : fronton, trinquet et mur à gauche pour la pelote basque, deux courts de tennis et un stade de rugby.
En 2011 a été créé face au stade un bâtiment d'évolution sportive doté d'un équipement de musculation et d'une salle de danse : Erdizka. En 2012, c'est un boulodrome qui a vu le jour près d'Erdizka.

Plusieurs associations sportives sont présentes sur la commune et permettent aux habitants une pratique régulière physique et sportive : ball-trap, gymnastique, line dance, musculation, pelote basque, remise en forme, rugby, et tennis[M 2].

Médias[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de média local traitant uniquement de Bardos, excepté le Bardos-Info, bulletin municipal édité par la mairie et agrémenté de divers articles provenant des associations locales[M 3].

Trois chaînes de télévision traitent de l'actualité de la commune à date plus ou moins fréquente : Euskal Telebista[63], (chaîne publique du Gouvernement Basque traitant l'ensemble du Pays basque), France 3 Euskal Herri[64] (décrochage local du média national) et TVPI[65] (chaîne locale couvrant Pays basque, Landes et Béarn).

L'actualité du village est également relayée dans la presse écrite par des correspondants locaux à travers trois journaux : Herria (journal hebdomadaire en langue basque), La Semaine du Pays Basque (journal hebdomadaire en langue française) et Sud Ouest Pays basque (journal quotidien en langue française).

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

Bardos appartient au diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron dont Mgr Marc Aillet est l'évêque depuis 2008.

L'église unique de l'Assomption relève de la paroisse Notre Dame du Chemin de Saint-Jacques[66]

Article détaillé : Diocèse de Bayonne.
Culte israélite

La communauté juive fut longtemps présente dans les communes limitrophes de La Bastide-Clairence et de Bidache, où ont coexisté lieux de culte et cimetières[67]. Aucun lieu de culte ne semble cependant avoir existé à Bardos.

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XIXe siècle, Bardos était renommée pour son activité lapidaire, distincte par les thèmes et procédés employés, différents de ceux du pays de Mixe, d'Iholdy, d'Itxassou et de Cambo-les-Bains[PV 1].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 32 753 €, ce qui plaçait Bardos au 11 125e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[InseeCom 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 076 personnes, parmi lesquelles on comptait 76,14 % d'actifs dont 70,3 % ayant un emploi et 6,1 % de chômeurs[InseeCom 5].

On comptait 447 emplois dans la zone d'emploi, contre 450 en 2009. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 766, l'indicateur de concentration d'emploi est de 58,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre moins d'un emploi par habitant actif[InseeCom 6],[Note 2].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Bardos selon leur secteur d'activité[InseeCom 7] :

Structure de l’économie à Bardos au 1er janvier 2015.
Nombre d’établissements concernés
ENSEMBLE 131
Industrie 14
Construction 26
Commerce, transport, hébergement et restauration 30
Services aux entreprises 31
Services aux particuliers 30
Champ : activités marchandes hors agriculture.

Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs par secteur d'activité au regard du nombre de salariés[InseeCom 8] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 209 100,0 166 39 2 1 1
Agriculture, sylviculture et pêche 48 23,0 45 3 0 0 0
Industrie 18 8,6 14 4 0 0 0
Construction 29 13,9 19 8 1 1 0
Commerce, transports, services divers 88 42,1 66 22 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 896 19,8 493 382 14 5 2
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 26 12,4 22 2 1 0 1
Champ : ensemble des activités.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de plusieurs zones d'Indication géographique protégée (IGP) : l'IGP Kiwi de l'Adour[68] ; l'AOC / AOP[Note 3] ossau-iraty (fromage)[69] ; l'IGP Tomme des Pyrénées (fromage)[70] ; l'IGP Volailles de Gascogne[71] ; l'IGP Volailles du Béarn[72] ; l'IGP Jambon de Bayonne (zones de production des porcs et de transformations des jambons)[73] ainsi que l'IGP Canard à foie gras du Sud-Ouest[74].

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Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2016, l'INSEE recense sur la commune 1 supérette, 1 épicerie, 1 boulangerie, 1 boucherie charcuterie, 1 magasin d'électroménager et et de matériel audio-vidéo et 1 fleuriste[75].

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'office de tourisme du Pays de Bidache couvre l'ensemble des sept communes de l'intercommunalité dont Bardos fait partie. Il est situé à Bidache. Le Pays de Bidache est quant à lui membre du PAT Nive-Adour-Ursuia avec le Pays de Hasparren[76].

Hébergements

Deux établissements chambres d'hôtes[77], trois gîtes ruraux / meublés[78] et cinq Gîtes de France[79] viennent compléter les capacités d’accueil de la localité.

Il existe enfin sur le territoire communal un hôtel, l'Hôtel Restaurant Chez Odile[80].

Restaurants

Deux restaurants sont présents sur la commune[M 4]: l'Hôtel Restaurant Chez Odile et le Bar Restaurant Chez Bixente.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bardos ne compte pas de monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[81]. Cependant, 13 lieux et monuments sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[81].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

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Le château de Salha[82] fut construit dans la seconde moitié du XVIIe siècle (probablement 1655). Un édifice primitif médiéval existait cependant dès 1456. Aucun vestige architectural n'est aujourd'hui existant. Propriété au Moyen Âge des Gramont, le château passa ensuite au XVe siècle aux mains des Suhigaray, dont les armes ont été conservées par ma municipalité pour représenter la commune. Acquit par les Salha qui lui donnèrent son nom au XVIIe siècle, il sera ensuite remanié au XIXe siècle en résidence bourgeoise par plusieurs propriétaires successifs. Les services de la Mairie y sont installés depuis 1982.

Le manoir dit château de Miremont[83] fut érigé au XVe siècle, puis agrandi au cours du XIXe siècle. Cette demeure, qualifiée au XVIIe siècle de "maison noble", appartint aux De Miremont, famille d'écuyers de Bardos. Le site de la Butte de Miremont, à 180 mètres d'altitude, offre une vue panoramique sur l'Adour, les Landes et les Pyrénées.

Le moulin d'Ermont, d'Ermou ou du Bosc[84] date du XVe siècle. Il est mentionné pour la première fois en 1456 et appartient alors aux Gramont. Comme le château Salha, il sera la propriété des Suhigaray, puis des Salha, avant de devenir propriété privée abritant au cours des siècles divers meuniers. Il cessera toute activité en 1962.

Bardos possède des maisons de maître des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles : Cazenave[85], Etchebeheity (actuellement Etxebeheitia)[86], Lichabe (Lixabea)[87], Lurberriet (Lurberrieta)[88] et Sorhouet (Sorhoeta)[89].

On trouve également des fermes datant des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles[90] telles qu'Arotcheche (actuellement Arotzetxea)[91], Arribit (Arribitea)[92] et Lissarague (Leizarragabeherea)[93].

L'ancienne mairie[94], en activité jusqu'en 1982, date du XVIIIe siècle.


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption de la Bienheureuse-Vierge-Marie[95] a été reconstruite à la fin du XIXe siècle mais elle a conservé le porche roman du XIIIe siècle.

Elle possède de nombreuses pièces répertoriées par le ministère de la Culture à l'Inventaire général du patrimoine culturel[96] telles que du mobilier (Christ en croix[97], fonts baptismaux[98], une chaire à prêcher[99], une croix de chaire à prêcher[100], des confessionnaux[101],[102], l'ensemble du maître-autel[103],[104], l'ensemble de l'autel de la Vierge[105], l'ensemble de l'autel de saint Joseph[106] et des sculptures[107]), des objets (chandeliers d'autel[108],[109]), des statues (un ensemble de quatre statues représentant saint Pierre, le Sacré-Cœur, une Vierge à l'enfant et saint Jean[110]) et des peintures (peinture monumentale sur bois[111] et le tableau du maître-autel[112]).

Elle est située à l'endroit le plus élevé du bourg, à 128 mètres d'altitude. Le cimetière, qui se trouvait autrefois autour de l'église comme dans de nombreux villages du Pays basque, a été déplacé le 21 mai 1861 à son actuelle place au bord de la route départementale 936.

Patrimoine vernaculaire[modifier | modifier le code]

Connue jusqu'au XIXe siècle pour son activité lapidaire[PV 1], qu'il s'agisse de taille, de gravure ou d'ornementation, Bardos possède sur ses maisons de nombreux cartouches, linteaux et plaques ornementés. Dans son ouvrage sur les maisons basques, Gérard Moutche en recense six caractéristiques[GM 1],[GM 2],[GM 3],[GM 4],[GM 5].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Dans sa description des contours du Pays basque établie en 1955, Philippe Veyrin précise que les localités d'Urt et de Bardos sont "devenues plus qu'à demi gasconnes"[PV 2].

Basque

D'après la Carte des Sept Provinces Basques du prince Louis-Lucien Bonaparte (1863), le dialecte basque parlé à Bardos est le bas-navarrais oriental, le sous-dialecte étant celui de "Cize-Mixe". Le village disposait d'une variété propre dite "variété de Bardos" parlée également sur la commune voisine d'Orègue.

Cependant la classification a changé. Grâce aux nouveaux critères méthodologiques, la dialectologie basque s'est considérablement développée au cours des dernières années. Et selon les derniers travaux réalisés par le philologue Koldo Zuazo, le dialecte basque utilisé à Bardos est le navarro-labourdin avec un sous-dialecte de l'est[113].

Gascon

Il faut aussi noter que bien que le basque était majoritaire, le gascon était jadis parlé par une partie non négligeable de la population, souvent en plus du basque.

Le dicton local qui suit, faisant état de Bardos et de Bidache, est en gascon

Que vas entà Bidàishen ? Pòt de graisha.
Que vas entà Bardòs ? Shuca aqueth òs.
A Bardòs que minjan la carna e que daishan los òs.

Tu vas à Bidache ? Pot de graisse.
Tu vas à Bardos ? Suce l'os.
À Bardos, on mange la viande et laisse les os.

Surnoms[modifier | modifier le code]

Les habitants de Bardos, appelés Bardoztar, disposaient, comme la plupart de leurs voisins, de surnoms cocasses, en basque comme en gascon[114]:

  • "xarnegu arraza" (en basque, race métisse)
  • "los sents" (en gascon, les saints)

Traditions carnavalesques[modifier | modifier le code]

Grâce à une enquête réalisée par Thierry Truffaut sur les fêtes traditionnelles du Labourd dans les années 1980, plusieurs témoignages permirent de mettre en évidence la place que détenait le carnaval à Bardos.

Les rapports à l'espace

Comme se souvient Jean-Baptiste Bernatets, bardoztar né en 1898 à la maison Trentomas, avant la Seconde Guerre mondiale, des festivités étaient également organisées dans les différents quartiers : "cette époque de l'année était l'occasion d'organiser de bonnes réjouissances, comme les bals qui permettaient aux jeunes de se retrouver"[TT05 1].

La valorisation de la place

Thierry Truffaut note sur les communes de Bardos et Guiche la présence d'une danse assez originale : le "feu au cul"[TT 1],[TT05 2].

D'après le témoignage de Georgette Laborde, aubergiste à la maison Lambert âgée à l'époque de 73 ans, cette danse s'observait en période de carnaval ou le soir de certaines réjouissances entre jeunes. Les danseurs devaient réussir à mettre le feu à un journal roulé et attaché au bas du dos de l'un des participants qui se trémoussait en chantant "Je parie cent écus que vous ne me mettrez pas le feu aux fesses, je paris cent écus que vous ne me mettrez pas le feu au cul"[TT 1]. Il semblerait que cette danse soit apparentée à plusieurs danses carnavalesques dansées naguère le mercredi des Cendres, telles que décrites par l'ethnologue Arnold van Gennep. Danse du feu aux fesses, danse du Tio-Tio (ou Tillou), danse de la chemise, danse de la candelette, danse des camisards... autant de danses semblables dont la tradition s'observe en Languedoc et Catalogne Nord[TT 2]. En Baztan, vallée navarraise proche du Labourd, cette danse porte le nom d'ipurdi(ko) dantza, ou danse du cul[TT05 3].

Les différentes farces étant surtout effectuées sur la place des villages, les jeunes bardoztars profitaient du calme de la nuit pour entasser sur celle-ci des barrières et des charrettes, en prenant soin d'attacher aux queues des chiens des boîtes de conserve, dans le seul but de réveiller les habitants[TT05 4].

Les déplacements hors de la commune

Thierry Truffaut nous apprends qu'entre les deux guerres, en dehors des tournées, les jeunes hommes du Bas-Adour descendaient à Peyrehorade afin d'aller au bal le mercredi des Cendres[TT05 5].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Deux zones Natura 2000 se situent partiellement sur le territoire de la commune : « la Joyeuse (cours d'eau) » (ou Aran)[115] et « la Bidouze (cours d'eau) »[116].

De plus, trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sont situées partiellement ou entièrement sur le territoire de la commune[117] : les « Landes de l'Arberoue » ; le « Réseau hydrographique de la Bidouze et de l'Arberoue » et la « Vallée de la Joyeuse ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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  • Salvat Diharce : prêtre titulaire de l'abbaye d'Arthous (à Hastingues), évêque de Tarbes de 1580 à 1601.
  • Dominique de Lissabe : capitaine de navires et de corsaires né à Bardos en 1724 et mort en 1791 à bord de la goélette La Manon.
  • Salvat Monho : écrivain de langue basque, deuxième vicaire de Bardos de 1790 à 1791.
  • Valentin de Salha : chevalier de Salha, capitaine de vaisseau et général de division né en 1758 à Bardos et mort en 1841 à Saint-Palais.
  • Juan Martin Hiribarren : écrivain de langue basque né en 1810 à Ascain et mort en 1866 à Bayonne. Il fut nommé vicaire de Bardos en 1834 puis curé de 1839 à 1865.
  • Jean-Pierre Duvoisin : capitaine de douane et écrivain basque né en 1810 à Ainhoa et mort en 1891 à Ciboure. Il se retira de 1859 à 1864 à Bardos au quartier Lassarrade, maison Etxebeheitia, afin de s'adonner à la traduction de la Bible en langue basque.
  • Michel Labéguerie : sénateur abertzale de tendance démocrate-chrétienne né en 1921 à Ustaritz et mort en 1980 à Toulouse. Son père, né à Bardos au quartier Lassarrade, maison Attoa, s'installa à Ustaritz et exerça le métier de forgeron.
  • André Dassary : chanteur populaire français né en 1912 à Biarritz et mort en 1987 à Paris. Son grand-père avait quitté Bardos pour s'installer à Biarritz avec son épouse originaire d'Arnéguy.
  • Killers : groupe français de heavy-métal fondé à Bardos en 1982.

Citations[modifier | modifier le code]

Juan Martin Hiribarren, Eskaldunak

« Laphurdi bazterrean, iphar alderditik, Bardoitz mendixken puntan, errekak artetik, Ikusten da airean bere lur mehekin, Etxeak dituela xuri gusturekin[JMH 1]. »

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Les armoiries de Bardos furent adoptées par le conseil municipal en 1982.

Blason Blasonnement :
Écartelé aux 1 et 4 d'azur à trois pals d'or, aux 2 et 3 de gueules au chêne arraché d'argent et un ours d'or passant sur le fût de l'arbre[118].

Les armes retenues par le conseil municipal sont celles de la famille de Suhigaray, connue pour avoir acquis la maison noble de Bardos des Gramont au début du XVIe siècle, par l'intermédiaire de Petri de Suhigaray. Un changement fut cependant effectué, les trois piliers originels devenant trois pals. Ces armes sont visibles localement dans la mairie ainsi qu'au mur à gauche[M 5].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .
  2. L'indicateur de concentration d’emploi est égal au nombre d’emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone.
  3. L'appellation d'origine contrôlée (AOC) est un label faisant partie des appellations d'origine protégée européennes ; toutes deux étant des Indications Géographiques Protégées (IGP, niveau européen).

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. a et b LOG T2 - Catégories et types de logements
  2. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation
  3. POP T3 - Population par sexe et âge en 2014
  4. RFDM - Revenus fiscaux localisés des ménages
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. DEN T5 — Nombre d'établissements par secteur d'activité au 1er janvier 2015.
  8. CEN T1 — Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.
  1. POP T3 - Population par sexe et âge en 2014

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Ouvrage collectif, sous la direction d'Hubert Lamant-Duhart, Bardos, Ekaina, .

  • Hubert Lamant-Duhart. La référence est notée « HL » dans le texte.
  1. p. 135
  2. a, b et c p. 136
  3. a, b et c p. 15
  • Jean-Pierre Espilondo. La référence est notée « JE » dans le texte.
  • Alfred Lassus. La référence est notée « AL » dans le texte.
  • Gilbert Desport. La référence est notée « GD » dans le texte.
  • Christian Laprérie. La référence est notée « CL » dans le texte.
  • Danielle Albizu. La référence est notée « DA » dans le texte.
  • Thierry Truffaut. La référence est notée « TT » dans le texte.
  1. a et b p. 345
  2. p. 346

Bénédicte Boyrie-Fénié, Dictionnaire toponymique des communes - Landes et Bas-Adour, Éditions Cairn, . La référence est notée "BBF" dans le texte.

  1. a et b p. 256

Albert Dauzat & Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, . La référence est notée "D-R" dans le texte.

  1. p. 53
  2. p. 53

Juan Martin Hiribarren, Euskaldunak, Hiria. La référence est notée "JMH" dans le texte.

  1. p. 160.

Pierre Laborde, Bardos - un village qui a évolué, Imprimerie des 3 Vallées, . La référence est notée "PL" dans le texte.

  1. p. 8
  2. p. 9
  3. p. 20

Jean-Baptiste Orpustan, Les noms des maisons médiévales en Labourd, Basse-Navarre et Soule, Éditions Izpegi Baigorri, . La référence est notée "JBO00" dans le texte.

  1. a, b et c p. 350

Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque - noms des pays, vallées, communes et hameaux, Presses Universitaires de Bordeaux, . La référence est notée "JBO06" dans le texte.

  1. a, b, c et d p. 21

Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays Basque, . La référence est notée "PR" dans le texte.

Thierry Truffaut, Joaldun et Kaskarot - des carnavals en Pays Basque, Elkar, . La référence est notée "TT05" dans le texte.

  1. p. 220
  2. p. 221
  3. p. 269
  4. p. 222
  5. p. 225

Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud, . La référence est notée "PV" dans le texte.

  1. a et b p. 303
  2. p. 16

Anne Zink, L'héritier de la maison - Géographie coutumière du Sud-Ouest de la France sous l´Ancien Régime, Éditions de l'EHESS, . La référence est notée "AZ1993" dans le texte.

  1. p. 28

Anne Zink, Pays ou circonscriptions. Les collectivités territoriales de la France du sud-ouest sous l'Ancien Régime, Publications de la Sorbonne, . La référence est notée "AZ2000" dans le texte.

  1. p. 34
  2. p. 57

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

La référence est notée « M » dans le texte.

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  10. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Titres de Navarre
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