Biriatou

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Biriatou
Biriatou
Stèle commémorative du détachement de Biriatou de la commune d'Urrugne en 1603.
Blason de Biriatou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Solange Demarcq-Eguiguren
2020-2026
Code postal 64700
Code commune 64130
Démographie
Gentilé Biriatuar
Population
municipale
1 228 hab. (2019 en augmentation de 5,23 % par rapport à 2013)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 03″ nord, 1° 44′ 31″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 552 m
Superficie 11,04 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Bayonne (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Hendaye (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hendaye-Côte Basque-Sud
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Biriatou
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Biriatou
Liens
Site web biriatou.fr

Biriatou est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Biriatuar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Biriatou se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine et est frontalière avec l'Espagne (Communauté forale de Navarre)[2].

Elle se situe à 143 km par la route[Note 1] de Pau[3], préfecture du département, à 35 km de Bayonne[4], sous-préfecture, et à 7 km d'Hendaye[5], bureau centralisateur du canton d'Hendaye-Côte Basque-Sud dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[2]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Bayonne[2].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[6] : Hendaye (3,8 km), Urrugne (4,7 km), Ciboure (8,4 km), Saint-Jean-de-Luz (9,2 km), Ascain (10,0 km), Sare (13,4 km), Guéthary (14,9 km),

Sur le plan historique et culturel, Biriatou fait partie de la province du Labourd, un des sept territoires composant le Pays basque[Note 3],[7]. Le Labourd est traversé par la vallée alluviale de la Nive et rassemble les plus beaux villages du Pays basque[8]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ou Euskalzaindia divise le territoire du Labourd en six zones[9],[10]. La commune est dans la zone 'Lapurdi Itsasegia (Côte du Labourd)[11]. au sud-ouest de ce territoire, en façade atlantique.

Carte de Biriatou et des communes proches.
Communes limitrophes de Biriatou[12],[13]
Urrugne
Irun
(Espagne)
Biriatou
Bera
(Espagne)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Biriatou.

La commune est drainée par la Bidassoa, lantzetaerreka, lizarlan erreka et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 17 km de longueur totale[14],[Carte 1].

La Bidassoa, d'une longueur totale de 24,4 km, est un fleuve côtier torrentiel qui prend sa source en Espagne à Erratzu en communauté forale de Navarre et se jette dans la baie de Chingoudy entre Hendaye et Fontarrabie, dans le golfe de Gascogne près du Cap du Figuier[15].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[16]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[17].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[16]

  • Moyenne annuelle de température : 14,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 5] : 11,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 572 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[19] complétée par des études régionales[20] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Socoa », sur la commune de Ciboure, mise en service en 1921[21] et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[22],[Note 6], où la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[23], à 14,7 °C pour 1981-2010[24], puis à 15 °C pour 1991-2020[25].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 7]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : le « massif de la Rhune et de Choldocogagna »[27], d'une superficie de 5 385 ha, présentant une variété des pentes et des expositions permettant la présence d'habitats secs à très humides. Par ailleurs il y a une importante dépression tourbeuse abritant de nombreuses plantes rares[28],[Carte 2].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 8] est recensée sur la commune[29],[Carte 3] : les « zones tourbeuses, landes et pelouses, du mont Xoldokocana au col d'Ibardin » (1 091,05 ha), couvrant 2 communes du département[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Biriatou est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 9],[31],[32],[33]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bayonne (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 30 communes[34] et 251 520 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[35],[36].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Hendaye (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[37],[38].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (82,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (33,2 %), prairies (9,3 %), zones agricoles hétérogènes (6,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,7 %), zones urbanisées (0,1 %)[39].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Sur son territoire communal, se trouvent les anciens postes douaniers autoroutiers de l'autoroute A63 qui, une fois franchie la Bidassoa, se raccorde avec l'autoroute espagnole AP-8.

Biriatou est reliée à l'A63 par la route nationale 111. Le village est accessible par une route en cul de sac depuis Urrugne (quartier de Béhobie).

Il est traversé par le GR 10.

La commune est desservie par la ligne 5 du réseau de bus Hegobus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Biriatou apparaît sous la forme Biriato (1552[40], titres de Navarre[41]), Biriaton (1901[42], Bulletin des lois) et Biriatu[43] au XIXe siècle.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon Jean-Baptiste Orpustan[44], aucune étymologie basque ne semble venir expliquer l’origine du toponyme, mais peut-être le nom latin Viriatus, justifié par la citation de 1552.

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Biriatu[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune s'est détachée d'Urrugne par arrêté royal le 7 novembre 1603, le même jour que Ciboure, bien qu’étant un quartier d’Urrugne très peu peuplé. Au début du XVIIe siècle en effet, il n’y existait que sept maisons, métairies exclues[45].

À partir de cette date donc, la commune obtient le droit de choisir ses jurats et son maire-abbé. Compte tenu de sa petite taille, Biriatou n’est pas représentée directement au biltzar du Labourd, mais par l’intermédiaire du maire-abbé d’Urrugne.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Elle fut la première localité française occupée par les troupes espagnoles lors de l’occupation de 1636-1637, à la suite de la déclaration de guerre de Louis XIII à l’Espagne, dans le cadre du conflit connu sous le nom de « guerre de Trente Ans »[45]. Cette occupation fut l’occasion d’un désastre économique pour la bourgade et les localités voisines, comme le relate l’enquête publique citant un marchand d’Hendaye, Joannes Darregorry, « … hormis fort peu de maisons qui restent encore, les autres sont ou entièrement desmolies ou bruslées entre deux murailles dans les paroisses de Hendaye, Biriatou, Urrugne et Ascaing et la pauvreté des habitants si grande qu’ils sont contraincts d’aller habiter ailleurs comme ils ont fait jusques à présent pour n’avoir moien de repparer de long tems leurs dictes maisons ny mesme faire travailler leurs terres qui demeureront par ce moien incultes ayant leurs habitans entierement perdus leur bestail, outre que partie des vignes et vergers sont coupés et les lieux rendus presque inhabitables … »[46].

Existence d'une mine de fer[modifier | modifier le code]

L'existence d'une mine de fer est attestée par Réaumur dans son ouvrage L'art de convertir le fer en acier page 171 : Je ne connois point de fer plus propre à faire de l'acier que celui que donne la mine de Biriatou, pays de Labour, prés de Baionne ; cette mine est négligée depuis longtemps ; on en fit en 1716. un essay par ordre de son Altesse Royale, un échantillon du fer venu de cet essay, me fut remis, je l'ai éprouvé en acier qui est du meilleur qu'on puisse souhaiter

La Révolution et la guerre de la Convention[modifier | modifier le code]

En mars 1793, Urrugne et Biriatou fusionnent. Biriatou ne retrouvera son indépendance qu’à la fin de 1795[45].

Lors de l’action militaire espagnole commencée le 23 avril 1793, l’armée française se replie sur la Croix des Bouquets, sur le territoire de la commune d'Urrugne. De nouveau le 13 juillet, le village est occupé, cette fois par les Espagnols, repoussés dans leur offensive, et transformé en fortin sous les coups de boutoir des troupes de la Convention, emmenées par le capitaine La Tour d'Auvergne. Les troupes espagnoles se retranchent dans la localité jusqu’au 5 février 1794, date du début de l’offensive espagnole repoussée, qui se conclut par la victoire française du 17 pluviose[45].

En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II - 3 mars 1794) fait arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, communes infâmes[47]. Cette mesure est également étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.

Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau »[48]. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires[49] à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.

Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. »[50]. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage : « Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères. »[51]

Les guerres de l’Empire[modifier | modifier le code]

En 1813, Biriatou est un des points de résistance des armées du maréchal Soult, qui battent en retraite face aux troupes alliées (Espagnols, Portugais et Anglais). Le quartier général du maréchal Soult se trouve alors à Saint-Jean-de-Luz, alors que les deux divisions du général Reille sont disposées à Biriatou, tenant le pont de Béhobie.

Après l’offensive des troupes alliées, le 7 octobre 1813, Biriatou demeurera occupée durant toute l’année 1814[45].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Biriatou Blason
Coupé au 1) parti au I à dextre d’or au lion de gueules tenant de sa patte dextre un dard du même péri en barre, la pointe en haut et à senestre d’azur à la fleur de lys d’or, au II de gueules à la rose des vents d’argent de huit pointes partie d’or et de sable alternées avec huit pointes d’or, à la flèche d’azur brochant en barre, la pointe en bas à dextre, au 2) d’azur aux quatre trangles ondées d’argent, au saumon nageant du même issant de la troisième et brochant sur le tout en chef.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Variante

Hubert Lamant-Duhart[45] donne un blasonnement quelque peu différent : « Coupé, au I parti à dextre d’or au lion de gueules tenant de sa patte dextre un dard péri en barre, la pointe en haut, aussi de gueules ; parti d’azur à une fleur de lys d’or, qui sont les armes du Labourd ; à senestre, de gueules à la rose des vents ou boussole d’argent, les pointes d’or et de sable, à la flèche d’azur brochante en barre, la pointe en bas à dextre ; au II au saumon d’argent nageant dans une onde d’azur et d’argent ».

Ces armes ont été officialisées par un conseil municipal de 1989[45].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1746 1747 Joannis Dostis   maire-abbé[Note 11], sieur[Note 12] d’Adatchenea
1759 1760 Jean Dostis   maire-abbé
1793 1794 Arnaud Balanqué   maire d’Urrugne[Note 13]
1802 1805 Jean Aprendisteguy    
1806 1824 Jean Dibildox    
1825 1846 Jean Aprendisteguy, de Mouniort    
1847 1847 Harismendy    
1848 1855 Jean Aprendisteguy (homonyme)    
1856 1864 Bernard Hiribarren    
1865 1873 Balthazar Ilhardoy    
1874 1876 R. Bideau    
1876 1884 Aramburu    
1884 1888 Bernard Ilhardoy    
1888 1890 Pierre Lapeyre    
1890 1890 Bernard Ilhardoy (démissionne)    
1891 1904 Pierre Larroulet    
1904 1908 Bernard Ilhardoy    
1908 1912 Raymond Berroa    
1912 1930 Bernard Ilhardoy    
1931 1945 Jean Hiribarren    
1945 1947 Christophe Haramboure    
1948 1954 Jean Hiribarren    
1955 1971 Joseph Halzuet    
1971 1989 Ignace Belloquy    
1989 2020 Michel Hiriart    
2020 En cours Solange Demarcq-Eguiguren    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Biriatou fait partie de trois structures intercommunales[52] :

  • l’agglomération Sud Pays basque ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

La commune fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastián.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1637, Biriatou comptait 30 feux, soit 150 habitants[45].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[54].

En 2019, la commune comptait 1 228 habitants[Note 14], en augmentation de 5,23 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,8 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
218157212205341449429414451
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
435432466464618547583548523
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
540519555471520545526461486
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
5455775305946948319529861 167
2018 2019 - - - - - - -
1 2241 228-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[55].)
Histogramme de l'évolution démographique

Biriatou fait partie de l'aire urbaine d'Irun-Hendaye.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles publiques : l'école maternelle et l'école élémentaire[56]. Ces deux écoles proposent un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[57].

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le jeu de l'oie (antzara jokoa)[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un jeu de tradition basque que l'on retrouve dans d'autres communes du Labourd (Ainhoa, Ahetze, Sare, Souraïde).

La règle du jeu est simple :

Plusieurs cavaliers, traversant un portique sous lequel est suspendue une oie au bout d'une corde, doivent arracher le cou de l'animal. Le premier participant, le roi, possède un sabre. Les joueurs suivants doivent arracher le cou à main nue[58]

De nos jours, ce sport n'est autorisé que si l'oie a été tuée auparavant. Il existe également une variante du jeu de l'oie de l'autre côté de la frontière avec l'Espagne au cours de laquelle les participants doivent arracher le cou d'un coq pour leurs 18 ans.

Langues[modifier | modifier le code]

D'après la Carte des Sept Provinces Basques (1863) du prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Biriatou est le labourdin.

Festivités[modifier | modifier le code]

Les fêtes patronales sont organisées par le comité des fêtes et se déroulent du 6 au 14 novembre.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La redoute[59] dite Louis XIV fut utilisée pendant la guerre franco-espagnole de 1793-1795.

Le fronton place libre.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[60],[61] date en partie du XVIe siècle. Elle fait l'objet d'une inscription auprès des monuments historiques. Elle est dédiée à Martin de Tours, saint né vers 316 en Pannonie, qui résida à Tours et mourut en 397 à Candes-Saint-Martin en Indre-et-Loire. Ce saint est fêté le 11 novembre.

L'église est construite sur la base d'un rectangle, de petite taille, possédant deux appendices opposés est-ouest, et un clocher-porche, dont la construction en grès rose est postérieure au reste de l'édifice (1852)[45].

On ne sait pas aujourd'hui dater avec précision la fondation d'une église à Biriatou. On retrouve une mention de celle-ci dans la charte du 25 mai 1305[62], montrant qu'elle était une annexe du prieuré de Zubernoa à Hendaye.

Il ne reste sans doute rien de l'église mentionnée, bien que les murs latéraux soient plus épais que les autres[45] semblant avoir incorporé quelques vestiges.

L'église fut occupée pendant la guerre de 1793, servant de retranchement aux Espagnols. Le général Laroche indique ainsi dans son rapport au ministre de la Guerre de l'époque Jean-Baptiste Bouchotte : « ... l'église de Biriatou est entourée de retranchements et de fossés ; sa porte a été fermée en maçonnerie. On a laissé seulement une petite porte où il ne peut passer qu'un seul homme à la fois ; la petite porte qui est très forte, est doublée au-dedans de plaques de fer épaisses et à petites distances les unes des autres. En dedans de l'église et à l'entrée de cette petite porte, on a pratiqué un creux très profond couvert par une porte à laquelle sont attachées des cordes, afin de pouvoir la lever du haut de l'église en cas que les Français veuillent y entrer. On a fait aussi dans l'église une espèce de pont qu'on lève par les mêmes moyens, ce pont sert à monter au premier étage où l'on a rassemblé beaucoup de grenades pour les jeter au besoin ... Dans l'église est cantonné le bataillon des Catalans, environ 900 hommes ... »[62].

Le compte rendu des délibérations du conseil municipal mentionne encore le 8 août 1832 : « ... En 1813, lors de l'entrée des troupes alliées sur le territoire français, l'église a servi d'écurie pour y mettre les chevaux des divers corps. Le boisage ornant son intérieur avait été totalement détruit de manière qu'il n'y resta absolument rien que le mur extérieur et la toiture... Une seule galerie a été construite dans l'église, beaucoup trop insuffisante pour contenir les hommes assis aux escaliers et sur le sol, d'où la confusion et l'embarras n'en est pas moins grande... Il est demandé la construction d'une deuxième galerie ainsi que le crépissage intérieur... »[45].

L'église Saint-Martin.
Stèle discoïdale.

Un oratoire, dit d'Errondenia se dresse sur le flanc sud du gaztelu zahar, dominant la baie de Chingoudy. Il s'agit d'un oratoire privé, érigé en 1939, par la famille Ugarte-Dravasa[45].

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire bilingue français/basque. Ainsi que d'une Ama Ikastola.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Noël Darrobers, Urrugne des origines à la Révolution, Ekaina,
  • Hubert Lamant-Duhart, Les seigneurs d’Urtubie, Ekaina,
  • ouvrage collectif, sous la direction de Hubert Lamant-Duhart, Biriatou, Ekaina,
  • Mairie de Ciboure, Déclaration des habitants d’Urrugne à ceux de Ciboure pour limiter les prétentions de ces derniers sur les terres communes d’Urrugne,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Le Pays basque comprend sept provinces dont trois au nord qui forment le pays basque français : le Labourd, la Soule et la Basse-Navarre.
  4. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[18].
  5. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  6. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  7. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[26].
  8. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  9. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  10. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  11. Auzapeza est le mot basque qui désigne littéralement l’« abbé des voisins », ou comme l’histoire nous l’a restitué en français, le « maire-abbé », sans que le terme abbé, qui était le diminutif souvent adopté, n’ait de connotation religieuse. Avant 1790, le maire-abbé et les conseillés, nommés « jurats » étaient désignés chaque année le 31 décembre par le maire-abbé et les jurats sortants, et par des députés représentant les maîtres de maison. Ils avaient pour tâche l’administration de la communauté
  12. « Sieur » ou « maître » désigne le chef de famille, et de la maison.
  13. En mars 1793, Urrugne et Biriatou fusionnent. Biriatou ne retrouvera son indépendance qu’à la fin de 1795.
  14. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Biriatou » sur Géoportail (consulté le 10 août 2021)..
  2. « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune de Biriatou », sur www.geoportail.gouv.fr.
  3. « ZNIEFF de type I sur la commune de Biriatou », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  4. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. a b et c « Métadonnées de la commune de Biriatou », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Biriatou et Pau », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. Stephan Georg, « Distance entre Biriatou et Bayonne », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  5. Stephan Georg, « Distance entre Biriatou et Hendaye », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Communes les plus proches de Biriatou », sur www.villorama.com (consulté le ).
  7. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 22.
  8. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 25.
  9. « Toponymes », sur le site de l'Académie de la langue basque (consulté le ).
  10. (eu) Euskal Herriko udalerrien zerrenda alfabetikoa (Liste alphabétique des communes du Pays basque).
  11. Lapurdi Itsastegia(-a) (Lapurdi) : toponymes sur le site de l'Académie de la langue basque.
  12. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad et ae Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le ).
  13. (es) Ministère espagnol de l'agriculture, pêche et environnement, « GeoPortal », sur sig.mapama.es (consulté le ).
  14. « Fiche communale de Biriatou », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Aquitaine (consulté le ).
  15. Sandre, « la Bidassoa ».
  16. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  17. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
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  19. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  20. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le ).
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  41. Titres du royaume de Navarre - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 426.
  42. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  43. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926
  44. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques », , 246 p. (ISBN 2-86781-396-4 et 9782867813962).
  45. a b c d e f g h i j k et l ouvrage collectif, sous la direction de Hubert Lamant-Duhart, Biriatou, Ekaina, .
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  49. Le maire et l'officier municipal de Capbreton demandèrent des consignes aux Représentants du peuple par un courrier (texte transcrit par P. Haristoy, Les Paroisses du Pays basque pendant la période révolutionnaire, Pau, Vignancour, 1895-1901, pages 256-257) du 24 ventôse an II (14 mars 1794) pour les 229 détenus sous leur responsabilité :

    « 1°) Combien de pain à donner à chaque homme (nous n'avons pas de pain, si ce n'est de la méture) ?
    2°) Pouvons-nous consentir à ce qu'ils s'achètent du vin ou autres provisions ?
    3°) Nous t'observons que nous n'avons point de viande ;
    4°) Pouvons-nous leur permettre d'avoir de la lumière, la nuit, dans un fanal ?
    5°) Pouvons-nous permettre qu'ils aient leurs matelas ou paillasses ? Nous leur avons fait porter de la paille pour coucher ;
    6°) Pouvons-nous permettre qu'ils sortent deux à deux pour laver leur linge ?
    7°) S'il y a des malades, sommes-nous autorisés à les faire sortir de la maison de réclusion pour les traduire dans d'autres pour les faire traiter ? »

  50. Archives nationales, F11/394, 18 vendémiaire an III (9 octobre 1794), citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463, OCLC 492295167), p. 309.
  51. Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, année 1935, pages 67 à 70, et Les paroisses du Pays basque, page 263, Gure Herria, années 1930-1932 - Sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463, OCLC 492295167), p. 310.
  52. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le ).
  53. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  54. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  55. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  56. {{http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Biriatou%20%2864%29}}.
  57. {{http://www.mintzaira.fr/fr/services-en-basque/ecoles.html?tx_ecoles_pi1[commune]=63&tx_ecoles_pi1[cdc]=0&tx_ecoles_pi1[province]=0&tx_ecoles_pi1[category]=16&tx_ecoles_pi1[type]=0&tx_ecoles_pi1[education_mode]=0&tx_ecoles_pi1[submit]=Rechercher&id=183&L=0}}.
  58. Site de la commune
  59. « La redoute Louis XIV », notice no PA64000013, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  60. « L'église paroissiale », notice no PA64000074, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  61. « L'église Saint-Martin », notice no IA64000711, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  62. a et b Jean Fourcade, Le prieuré Saint-Jacques de Zubernoa, Bulletin de la société des sciences, lettres et arts de Bayonne, .