Aroue-Ithorots-Olhaïby

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Aroue-Ithorots-Olhaïby
La chapelle d'Olhaïby.
La chapelle d'Olhaïby.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Intercommunalité communauté d'agglomération du Pays basque
Maire
Mandat
Jean-Pierre Barneix
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64049
Démographie
Gentilé Arüetar
Population
municipale
248 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 09″ nord, 0° 54′ 59″ ouest
Altitude Min. 89 m – Max. 231 m
Superficie 17,85 km2
Localisation

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Aroue-Ithorots-Olhaïby

Aroue-Ithorots-Olhaïby est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Arüetar[1].

L'église Saint-Étienne d'Aroue dans la lumière du matin.
La tour de l'église d'Aroue.
Stèle discoïdale du cimetière d'Aroue.
La mairie, située à Aroue.
Vue du village d'Ithorots, l'église, le fronton, au fond : le château.
L'église d'Ithorots.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aroue-Ithorots-Olhaïby fait partie de la province basque de Soule.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[2] par des affluents du Saison, les ruisseaux Lafaure (et par le tributaire de celui-ci, le ruisseau le Hourquet) et de Lauhirasse (et par l'affluent de ce dernier, le Thiancoeniaerreka).

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 11.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Cinq quartiers composent la commune d'Aroue-Ithorots-Olhaiby[3] :

Aroue
  • Elizatea
  • Aldegaraia
  • Aldepea
Ithorots
Olhaiby

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Aroue apparaît sous les formes Aroe (1337[4]), Aroa (1385[5], collection Duchesne volume CXIV[6]), Aroe et Sent Stephen d'Aroe (respectivement[5] 1460 et 1469, contrats d'Ohix[7]), Degaierie de Aroa (1520[4]) et Aroue (1690[4]).

Le toponyme Ithorots apparaît sous les formes Ithorrodz (1337[4]), Uthorrotz (1469[4]), Itorrotz, Utorrotz, Uturrotz et Ytorrotz (respectivement[5] 1469, 1478, vers 1480 et 1482, contrats d'Ohix[7]), Uthurrotz (1480[4]), Yptorrotz et Iptorrotz (1690[4]), Ithorrots (1793[8] ou an II) et Ittorolz (1801[8], Bulletin des Lois).

Le toponyme Olhaïbi apparaît sous les formes Olhaivie (1308[4]), Olhabie (1375[5], contrats de Luntz[9]), Olƒabie (1376[5], montre militaire de Béarn[10]), Olhaibie et Olhabia (respectivement[5] 1385 et 1407, collection Duchesne volume CXIV[6]), Olhayvi (1496[5], contrats d'Ohix[7]), Olharby (1563[5], aveux de Languedoc[11]), Olhayby et Olhaybié (1690[4]) et Olhaiby (1793[12] ou an II).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan[4] indique qu'Ithorots pourrait signifier 'source, fontaine froide' et Olhaïby 'le gué des cabanes'.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Abbadie est mentionné en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]) et provient de l'abbaye laïque d'Ithorots, vassale de la vicomté de Soule.

Bartulague désignait une ferme d’Ithorots-Olhaïby, déjà mentionnée sous les graphies Bairulague (1477[5], contrats d'Ohix[7]) et Barhulague (1863[5], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Béloscar est une ferme d’Aroue, dont les contrats d’Ohix[7] font mention en 1496[5].

L'hydronyme Lafaure apparaît sous les formes la Phaura en 1538[5] (réformation de Béarn[13]) et la Phaure et 1863[5].

Olhassaria était un fief d’Aroue, vassal de la vicomté de Soule, mentionné sous les graphies Olhassari (XVIIe siècle[5], titres D'Arthez-Lassalle[14]) et Olhassarry (1863[5], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Arüe-Ithorrotze-Olhaibi[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[5] note qu'Aroue était un des sept vics de la Soule, et dépendait de la messagerie de la Barhoue.

Il y avait à Ithorots une abbaye laïque[5] vassale de la vicomté de Soule.

Le fief d'Olhaïby était vassal de la vicomté de Soule, et son titulaire était l'un des dix potestats de Soule[5].

La commune fut "temple de la Raison" pendant la Révolution, sans doute à cause du voisinage béarnais, Aroue fut la seule commune basque à adopter la politique jacobine antireligieuse.

Entre 1790 et 1794, la commune d'Ithorots absorbe[8] Olhaïby pour former la nouvelle commune d'Ithorots-Olhaïby. Le (par arrêté préfectoral du ), la commune d'Aroue absorbe Ithorots-Olhaïby pour former la nouvelle commune d'Aroue-Ithorots-Olhaïby.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 2001 Franz Duboscq    
2001 2008 Marcel Gégu    
2008 en cours Jean-Pascal Barneix    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à huit structures intercommunales[15] :

  • la communauté d'agglomération du Pays basque ;
  • le syndicat AEP du pays de Mixe ;
  • le syndicat AEP du pays de Soule ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de regroupement pédagogique d'Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Aroue et Etcharry ;
  • le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 248 habitants, en augmentation de 1,22 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
464 379 543 509 514 555 535 500 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
506 466 393 400 402 368 340 355 352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
328 345 326 268 277 254 249 270 265
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
268 223 286 249 254 230 246 245 248
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006 [19].)
Histogramme de l'évolution démographique

De 1793 à 1968, la population indiquée ne reflète que celle d'Aroue, encore séparé d'Ithorots-Olhaïby, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[8].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
257 265 254 312 292 302 298 300 264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
263 249 241 211 224 220 207 205 205
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
199 199 196 163 153 142 136 122 93
1962 1968 - - - - - - -
87 85 - - - - - - -
(Sources : Cassini)

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

C’est un village à l’architecture typique de l'est du Pays basque : toits à deux pentes couverts de tuiles, murs blanchis à la chaux, avec, dans le bourg, des maisons du XVIe siècle.

Comme dans beaucoup de villages basques, le fronton de pelote voisine avec l’église.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur le GR 65. Elle marque le début du 7e tronçon de ce GR inscrit par l'UNESCO au Patrimoine mondial. Le dossier de présentation à l'UNESCO la situe sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il n'y a pas de véritable justification historique à cela mais c'est un fait contemporain important pour cette petite localité. Une justification a été trouvée par le docteur Urrutibetehy, pionnier du tracé des chemins dans la région (c'est lui qui a installé la stèle dite de Gibraltar et en a fait un point de convergence de ces chemins). Il a vu dans le cavalier figurant sur le linteau de la porte de la sacristie une représentation de saint Jacques Matamore.

L’église Saint-Étienne[20] à Aroue, romane remaniée au XIXe siècle présente parmi ses sculptures du XIIe siècle un saint Jacques à cheval, image espagnole du « matamoro ».

L'église Saint-Samson[21], d'Ithorots, date du XIXe siècle.

L'église d'Olhaïby recèle du mobilier[22] du XVIIIe siècle, inventorié par le ministère de la Culture (retable[23], chandeliers[24], statues[25], tabernacle[26], tableau[27], croix d'autel[28] et de procession[29]).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Franz Duboscq, né à Saint-Jean-de-Luz en 1924, fut député puis sénateur, ancien président du conseil général et maire de la commune jusqu'en 2001.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Aroue-Ithorots-Olhaïby
  3. [1]
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques », , 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. a et b Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  7. a, b, c, d et e Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a, b, c et d Fiche d'OIthorots-Olhaïby sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  9. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire
  12. Fiche d'Olhaïby sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  13. Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  14. Titres de la famille d'Arthez-Lassalle à Tardets
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 21 juin 2014)
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. « L'église Saint-Étienne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « L'église Saint-Samson », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Le mobilier de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Le retable de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Les chandeliers de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture, « Notice no PM64000542 »
  25. « Les statues de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « Le tabernacle de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Le tableau de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « La croix d'autel de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « La croix de procession de l'église d'Olhaïby », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]